Chapitre 3
Quand Harry eut enfin des signes de réveil, Hedwige fila le retrouver comme si elle avait ressenti les prémisses de son réveil. Le Seigneur des elfes eut un léger sourire quand il vit une chouette blanche entrer dans la chambre. Hedwige se posa près de Harry et lui pinça gentiment l'oreille pour le réveiller. Le jeune sorcier grogna pour la forme et voulut se rendormir, se sentant en sécurité dans la noirceur de l'inconscience. Cependant, Hedwige n'était pas du tout d'accord avec lui. Elle se rapprocha du visage de son maître et frotta sa tête plumée sur le nez de Harry. Elle savait par expérience que ça le réveillerait. Harry incommodé par les plumes qui lui rentraient dans le nez grogna à nouveau, puis sans ouvrir les yeux, prit Hedwige dans une douce et ferme étreinte. Il lui caressa tendrement le dos en murmurant, alors que la chouette fermait les yeux de plaisir :
« -Bonjour ma toute belle, que se passe-t-il ? »
Depuis qu'il se transformait en phénix, le jeune sorcier pouvait comprendre toutes les langues des oiseaux et donc, il comprenait Hedwige et lui répondait.
« -Harry, Fumseck voudrait te rejoindre. Il a appris ce qui s'est passé et c'est Dumbledore qui a ordonné cela pour te briser. D'ailleurs, il a ensorcelé Rogue qui ne peut lutter contre la puissance de ce monstre. »
« -Pourquoi ne suis-je pas surpris ? Et ? » soupira Harry.
« -Il lui a crevé un œil et l'a défiguré »
« -Bien fait ! Il n'a eu que ce qu'il méritait. »
« -Oui, tu as tout à fait raison. » hulula la chouette.
« -Mais penses-tu que je puisses lui faire confiance ? »
« -Oui, j'ai toute confiance en lui. » répondit Hedwige.
« -Si tu dis qu'il est bien, alors j'accepte de lui faire confiance. » décida Harry.
À l'extérieur, Fumseck tenta une nouvelle fois de pénétrer dans le domaine, mais au lieu d'être repoussé, il traversa la barrière. Seulement, il ressentit une menace de la part du domaine. Trahis Harry et tu seras un phénix mort. L'oiseau jura à la magie qu'il protègerait l'enfant jusqu'à la mort s'il le fallait, puis alla rejoindre Harry. Quand il pénétra dans la chambre, il poussa la chansonnette ravi de voir Harry, même si l'enfant avait le dos tourné et semblait dormir. Il se posa devant le visage du jeune sorcier et chanta :
« -Harry, enfant. J'ai appris ce qu'il t'est arrivé. Tu es à l'abri ici et je resterai tout le temps avec toi. »
Hedwige s'extirpa doucement de l'étreinte de son maître et siffla furieusement contre Fumseck :
« -JE reste avec lui ! »
Alors que les deux oiseaux commençaient à se disputer, le jeune garçon cacha son visage sous son oreiller et marmonna :
-« Hedwige, Fumseck ! Il est trop tôt pour que vous vous disputiez. Laissez-moi dormir. »
Les deux oiseaux se calmèrent, mais un rire près du lit fit violemment sursauter le jeune garçon qui se tourna vers l'origine tout en bousculant involontairement la chouette qui décolla pour se reposer au même endroit un instant plus tard. Hedwige gonfla ses plumes puis lança un regard noir vers Fumseck qui avait l'air de vouloir lui tirer la langue. Harry quant à lui s'éloigna d'un bond du rire et, alors qu'il se trouvait près de l'extrémité du lit, il découvrit qu'une femme le regardait. C'était une femme, il la reconnaissait, car elle avait des seins ce que les hommes non pas... non, ils n'en ont pas, donc c'est vraiment une femme et les femmes ne font pas ce que les hommes font, il ne risquait rien. Soupirant de soulagement, il se détendit, mais regarda quand même la femme avec méfiance. La femme le regardait avec douceur et rien dans son aura, sa magie ou la position de son corps ne lui révélait une quelconque volonté de lui nuire. Il commença à lui faire un peu confiance quand il vit qu'Hedwige était posée sur les cuisses de la femme et se laissait tendrement caresser. C'était la preuve dont il avait besoin pour lui faire confiance et lui obéir. Harry se tourna complètement vers elle et murmura :
-Bonjour madame. .
-Appelle-moi Arië, dit doucement la femme.
-D'accord, madame Arië, répondit Harry.
-Tu es vraiment adorable, mon petit, murmura Arië avec un léger sourire.
Harry devint écarlate et cacha son visage entre ses mains pour le plus grand amusement d'Arië. La jeune femme trouvait l'enfant vraiment trop mignon, avec ses grands yeux verts et sa tignasse noir. On lui donnerait à peine douze ans alors qu'il en avait seize. Mais comme le roi l'avait dit, les sorciers sont aussi mauvais avec leurs propres enfants. Elle regardait avec douceur cet enfant malmené par les sorciers, qui se renfonçait dans le sommeil. Si Harry avait été un chat, il aurait ronronné de bonheur en sentant sa chouette et Fumseck lisser ses cheveux. Elle aurait bien voulu le laisser dormir, mais il commençait vraiment à sentir mauvais. Elle lui dit avec douceur :
-Il est presque midi, il va falloir que tu ailles prendre une douche et t'habiller.
-Non ! gémit Harry en se cachant sous ses couvertures. Il voulait rester dans son lit au chaud et à l'abri.
-Ce n'était pas une demande, c'était un ordre, lui indiqua la jeune elfe.
-Je...
-Mon cher Harry, soit tu vas seul sous la douche, soit je t'y force.
Harry revit les images de son viol, devint blême et s'enfuit dans la salle de bain de crainte qu'elle ne voit ses larmes dévaler ses joues ou qu'elle le blesse.
Il ferma la porte, se déshabilla avec des gestes nerveux et se mit sous une douche brûlante comme si le fait de s'ébouillanter le débarrasserait de sa honte. Il regarda autour de lui, prit un gant de crin et se mit à frotter avec frénésie son corps maigre jusqu'à ce que le sang se mette à couler. L'eau de la douche se teinta en rouge. Pas un endroit de son corps n'était épargné. A bout de force, il tomba à genoux et se mit à sangloter lourdement ses mains secouées par des spasmes incontrôlés. La magie voyant l'horreur de la situation apparut devant l'elfe sous la forme d'une petite fée et lui dit :
-Venez vite. Maître Harry ne va pas bien.
Arië se leva rapidement, ouvrit la porte et retint un cri d'horreur quand elle vit l'état dans lequel se trouvait l'enfant. Elle se précipita sur lui, vit le gant de crin maculé de sang et sans le moindre savon. Elle s'agenouilla près de lui, changea la température de l'eau, prit un gant plus doux et nettoya le plus délicatement possible le corps martyrisé du pauvre garçon. L'enfant était tétanisé et pleurait doucement. Cependant, quand le gant s'approcha des fesses du jeune, Harry se mit à gémir :
-Non, je vous en supplie... pas encore... ça fait trop mal.
Avec horreur, Arië comprit qu'un sorcier avait volé à ce pauvre petit son innocence et sa virginité. Elle le serra doucement contre lui en lui murmurant tendrement à l'oreille :
-Plus personne ne pourra te toucher. Je te protègerai, je te le jure.
Harry leva lentement la tête pour la regarder et vit dans les yeux de l'elfe toute sa sincérité et sa détermination à le protéger. Ce que sa mère lui avait dit lui vint à l'esprit et brisant son silence et son immobilité, il se retourna et se jeta dans ses bras afin de pouvoir enfin ressentir l'étreinte d'une mère. Arië le serra contre elle et le laissa vider son cœur blessé. Harry pleurait lourdement et osa raconter ce qui lui était arrivé. Il ne savait pas ce qui le poussait à parler, mais au bout d'une heure de sanglots, il ressentit un allègement du fardeau qu'il portait depuis sa fuite de Poudlard. Il était tellement épuisé qu'il s'endormit dans les bras de l'elfe. Arië l'écarta d'elle, le nettoya doucement, le sécha, l'habilla, puis le déposa délicatement dans le lit et demanda à la petite fée de le surveiller. Maintenant que l'enfant dormait, elle sortit doucement de la chambre, referma silencieusement la porte et partit en courant dans un sprint d'enfer vers la salle du trône. Quand elle y arriva, elle ouvrit la porte en grand, faisant sursauter tous les elfes qui soupirèrent de soulagement en ne voyant pas arriver des sorciers, mais une elfe. Le roi se leva, allait parler quand Arië lui révéla :
-Votre majesté, notre jeune maître a été profané par l'un de ses professeurs sorciers.
Tous les elfes observèrent Arië avec horreur. Quelqu'un avait osé faire cela, avait osé prendre la virginité du gardien. Cet homme devait payer de sa vie ce forfait. La haine se lisait maintenant dans les yeux de tous les elfes. Les sorciers d'Angleterre allaient payer, ils allaient le payer très cher. Une génération paiera pour cette infamie. Le roi regarda tous les elfes présents et d'un signe de tête accepta la punition. Ensuite, il se tourna vers Arië et lui dit :
-Arië, restez avec lui. Qu'il ne soit jamais seul.
-Bien, votre majesté.
La jeune elfe repartit sans voir le regard que lui portait le roi. Liaran quitta la pièce suivit par ses conseillers et se rendit devant le cœur du domaine. Elle n'était pas en marbre ou en granit, mais en cristal et avait la forme d'une fleur de rose. Là, il s'agenouilla, posa son front sur les pieds de la sculpture et murmura :
-Que les portes du domaine soient à jamais fermées aux sorciers et que seuls ceux en qui notre mère a confiance puissent y pénétrer.
Il avait l'intention d'effectuer la punition quand le maître-gardien... enfin, Harry serait remis sur pied. Il leva les yeux et vit une lumière intense recouvrir le domaine bloquant définitivement le retour des sorciers non désirés. Au fond de lui, la magie lui disait d'attendre, que tout était prêt pour la vengeance. Il se releva et alla vers son bureau afin de faire son discours quand le temps serait arrivé.
Pendant ce temps, Arië retourna auprès de Harry et recommença à le veiller. Elle pensait qu'il dormirait jusqu'au lendemain, mais une heure après son retour à ses côtés, il montra des signes d'éveil. En voyant cela, l'elfe cessa de broder et fit un doux sourire au jeune garçon quand il ouvrit les yeux. Harry soupira de soulagement quand il vit la femme qui l'avait aidé et l'avait soutenu. Arië lui dit avec gentillesse :
-Tu es prêt à te lever ?
-Ou... oui, madame.
-Viens, tu dois avoir faim.
Harry n'avait pas vraiment envie de manger, mais il accepta de se lever. C'est à se moment qu'il découvrit qu'il portait des vêtements autre que ceux qu'il avait avant. Il avait un polo, un jeans et au pied du lit se trouvait une paire de chaussure de sport. Il rougit violemment quand l'elfe lui mit ses chaussures comme s'il était un petit garçon et l'emmena vers la salle à manger en lui tenant la main comme une mère le fait avec son tout petit enfant. C'est écarlate qu'il arriva dans la salle à manger. Là, il découvrit une immense salle à manger où se trouvaient des dizaines d'elfes. Tous se levèrent à son entrée et le saluèrent comme s'ils étaient des elfes de maison. Harry était horrifié et quand ils se relevèrent, il les salua de la même façon. Les elfes se regardaient avec stupeur, le maître-gardien n'avait pas à se prosterner ainsi. Avant qu'ils puissent dire quoi que ce soit, Harry leur dit :
-Ce n'est pas à vous de vous incliner. Vous êtes des elfes des bois, je ne suis qu'un simple mortel.
-Vous n'êtes pas un simple mortel, vous êtes le gardien de la magie et nous sommes vos serviteurs, lui dit le roi des elfes enfin, d'après ce que Harry pouvait voir.
-Non, vous n'êtes pas des serviteurs. Je ne vous verrai jamais comme des serviteurs. Mais puis-je vous voir comme... des amis? demanda doucement Harry.
Harry était terrifié à l'idée que son idée soit rejetée avec violence et quant aux elfes, ils étaient stupéfaits devant ce qu'avait demandé le jeune garçon. Amis, il les voulait pour amis ce que personne n'avait jamais voulu d'eux. Il les traitait comme... comme des égaux. Liaran regarda Harry avec stupéfaction :
-Maître-gardien ?
-Harry. Mon nom est Harry. Je ne suis et ne serais jamais votre maître.
Liaran vit dans les yeux de Harry sa peur et son désarrois à l'idée que sa demande soit refusée. Alors, avec un doux sourire il lui répondit :
-Harry, ce serait pour nous un honneur d'être vos amis.
Le sourire magnifique qu'il reçut de l'enfant le conforta dans sa décision. Le petit garçon était magnifique quand il souriait comme cela. Les elfes décidèrent de le faire sourire le plus possible, de lui rendre sa joie de vivre. Tout content que les elfes aient accepté sa demande, il leur demanda :
-Je peux faire quelque chose pour vous aider ?
-Le simple fait que vous nous traitiez aussi bien est la meilleure façon de nous aider, lui dit Liaran.
-Mais je vais m'ennuyer ?
-Mais non, Harry. Nous allons trouver le moyen pour que cela n'arrive pas.
-Merci, monsieur.
-Ne m'appelle pas monsieur, appelle-moi Liaran.
-D'accord, monsieur Liaran.
-Liaran tout court.
-D'accord Liaran.
-Parfait. En tant que roi des elfes et maître d'hôtel, tu vas devoir m'obéir.
-... heu... D'accord, accepta Harry après s'être rappelé des paroles de sa mère.
-Parfait. Alors, tu vas t'asseoir à côté d'Arië et me faire le plaisir de te remplumer. Ensuite, tu pourras sortir jouer avec les enfants tout le reste de la journée. Puis le soir, tu vas manger, lire une ou deux heures et enfin dormir. Quand tu seras bien reposé et en plein forme, nous commencerons les cours. Tu es d'accord ?
-Heu... je peux refuser ?
-Non !
Arië pouffa de rire, alors que Harry regardait avec stupéfaction le souverain elfique qui attendait patiemment que le jeune garçon aille s'asseoir. Harry regarda tout le monde nerveusement, puis s'assit à côté d'Arië. Il avait l'air d'attendre des coups pour s'être assis à côté de la jeune elfe. Tous les elfes voyaient leur maître-gardien trembler de peur à l'idée de se faire battre, et ça, ça les mettait dans une rage incroyable. Ils paieront, ils le paieront au prix fort. Les serviteurs déposèrent les plats devant Harry le plus délicatement possible afin de ne pas l'effrayer encore plus. Il y avait assez de nourriture pour nourrir tout Poudlard pendant deux jours complets. Harry regarda ce qu'il y avait dans son assiette avec dégoût, rien que l'odeur lui donnait envie de vomir. Il prit une fourchette parmi la dizaine de couvert qui se trouvait de chaque côté de son assiette et commença à jouer avec la nourriture. Il entendit quelqu'un tousser et en levant la tête, il vit le roi le regarder avec sévérité. Harry poussa un lourd soupir, puis se mit à manger lentement plus pour obéir au roi que par réelle faim. En un rien de temps, il se sentit saisi par la nausée. Il avait envi de vomir mais à un point incroyable. Soudain, il laissa tomber ses couverts et s'enfuit rapidement vers le jardin puis se mit à vomir à grand traits dans l'un des buissons.
Les elfes étaient en train de manger et de rire tout en gardant un œil vigilant sur le maître-gardien, quand ce dernier pâle comme un mort lâcha précipitamment ses couverts, se leva brusquement de table et s'enfuit vers le jardin. Liaran se leva d'un bond en ordonnant à l'enfant de s'arrêter, mais il ne lui obéissait pas et continuait sa course. Liaran et Arië suivirent le jeune garçon et découvrirent la raison de cette fuite. Liaran se gifla mentalement alors que la jeune elfe pleurait en comprenant que le pauvre petit n'était plus habitué à manger autant. Ils avaient mal pour l'enfant qui vomissait en pleurs, son corps maigre secoué par des spasmes violents. Quand sa nausée se calma, Arië s'agenouilla près de lui et avec une douceur toute maternelle lui nettoya le visage. Harry était blême et tremblait de tous ses membres. Arië le serra contre elle et ferma douloureusement les yeux en le sentant pleurer lourdement. Le roi s'approcha de lui et fut horrifié quand l'enfant s'échappa de l'étreinte rassurante et recula précipitamment en protégeant sa tête de ses bras tout en suppliant :
-Je suis désolé... pardon... pardon... je ne recommencerai pas... je serai un gentil garçon... ne me faites pas de mal... je suis désolé...
Arië n'en pouvant plus fondit en larme. Ce pauvre petit avait été totalement brisé et elle se rendit compte que la magie était elle-aussi en larmes devant l'état de son petit. Liaran horrifié, s'agenouilla près de lui et avec des gestes lents, il prit un Harry complètement terrorisé dans une délicate étreinte. Il s'assit dans la terre humide, se moquant de l'état dans lequel se trouverait son pantalon de soie et se mit à le bercer. Il chantonna une berceuse elfique que sa mère lui chantait quand il était petit et sentit les tremblements s'espacer, puis s'arrêter. Après presque une heure, Harry était calme dans les bras du roi, son nez enfoui dans la tunique royale et serrant le souverain avec une étreinte écrasante... enfin, elle le serait, s'il avait eu plus de force dans son frêle corps. Alors c'était ça l'étreinte d'un père ? Liaran murmura à l'oreille de l'enfant :
-Nous sommes désolés, mon bonhomme. Jusqu'à ce que tu sois capable de manger normalement, tu auras comme repas de la soupe et du pain. Tu es d'accord ?
-Oui, monsieur, souffla Harry.
Liaran soupira lourdement en entendant l'enfant lui répondre ça. Ce pauvre petit avait peur de se faire battre pour avoir été malade. Il lui demanda gentiment :
-Tu es prêt à te lever ?
Liaran fut étonné quand l'enfant se tendit violemment.
-Je...
-N'aie pas peur, je ne te ferai rien.
-C'est pas ça. Je...
-Oui ?
-Je... je peux rester dans vos bras ?
Liaran eut un doux sourire, embrassa le haut du crâne de l'enfant en répondant :
-Bien sûr.
Harry soupira de soulagement et se pelotonna un peu plus dans les bras du roi. L'elfe se mit à genoux, puis se releva en tenant le gardien dans ses bras, le pauvre petit était brisé, mais il voulait leur faire confiance et par la magie il ne regrettera pas ce choix. Arië partit vers la salle à manger et ordonna que soit apporté de la soupe et du pain pour le maître-gardien. Les serviteurs filèrent changer le menu et revinrent avec une soupe et une tranche de pain. Maintenant que tout était prêt, ils attendirent l'arrivée du roi et du maître-gardien. Ils eurent un doux sourire en voyant l'enfant serré dans les bras de leur roi. Liaran déposa délicatement Harry sur le siège le plus proche de lui afin qu'il puisse l'aider à manger et pour qu'il soit le plus près possible de lui pour le soutenir en cas de nouvelle crise. Harry écarlate prit le pain et le mit en morceaux dans la soupe. Il prit sa cuiller et commença à manger lentement sous l'observation attentive de tous les elfes. Le repas reprit tranquillement, les elfes faisaient leur possible pour que l'ambiance soit à la fête afin que Harry ne pense à rien d'autre. Les elfes parlaient tous en anglais afin qu'il puisse comprendre leurs histoires drôles. Au début Harry n'eut pas l'air d'écouter, mais peu à peu il laissa traîner une oreille distraite aux conversations et dut plus d'une fois arrêter de manger afin de ne pas recracher ce qu'il avait dans la bouche pour ne pas asperger son voisin d'en face. Les elfes étaient ravis de voir que le maître-gardien était heureux et riait. Harry mit plus d'une heure pour terminer sa soupe et quand il mangea son dernier morceau de pain, il rougit violemment en voyant le regard fier de Liaran posé sur lui. Le roi des elfes lui dit tel un père à son plus jeune fils :
-Tu as tout mangé, je suis très fier de toi. Maintenant, tu peux aller jouer.
Harry devint encore plus rouge en entendant le roi lui parler ainsi. Il n'avait plus cinq ans que diable, il en avait quinze. S'excusant rapidement, il s'éclipsa de la salle et se précipita à l'extérieur. Là, il vit avec bonheur Fumseck et Hedwige. Quand les deux oiseaux le virent, ils le convainquirent de prendre sa forme animagus. Deux phénix et une chouette s'amusèrent comme des petits fous dans les airs en jouant à chat.
À Suivre
