le chapitre 3 retransformé ( un peu)


Je détestais le métro.

Voilà une chose qui j'en étais certaine ne changerait jamais. Comment pourrais-je un jour apprécier cette proximité des corps et l'odeur de ceux-ci ? Comment pourrais–je un jour aimer la chaleur étouffante et le bruit insupportable que faisaient les trains qui glissaient sur les rails ?

Mais comme tous les gens présents, je n'avais pas le choix. Je pouvais certes choisir de prendre une voiture pour aller travailler mais le temps passé dans ces embouteillages moldus était le triple de celui passé dans les transports en communs. Encore une fois, les sorciers avaient des moyens de déplacements beaucoup plus simples.

Donc il ne me restait que cette solution épouvantable.

En plus ce satané métro c'était encore arrêté entre deux voies pour cause de « problème technique » ! Et moi je risquai de mourir écrabouiller contre la porte, j'avais la nette impression que quelqu'un essayait de se rapprocher encore plus de moi, si vous voyez ce que je veux dire…

Au secours ! Je m'écrasai encore plus, si c'était possible, afin d'échapper à cette personne ingrate mais cela semblait être mission impossible. J'espérais vraiment que le métro allait vraiment redémarrer dans « quelques instants ».

Malgré tout je préférais mille fois être ici que de me retrouver avec ma famille. Le mariage de mon frère m'avait laissé un gout amer dans la bouche et une leçon que j'aurais déjà dû avoir apprise: ce n'était pas mon monde.

Comme tant de chose, je préférais oublier cet évènement pour penser plutôt à un futur plus heureux, remplis de bisounours roses et bleus dansant la carrioca avec des flutes en aluminium...

Le train redémarra enfin au bout de 30 minutes. Personne ne sembla le remarquer ou alors ils considéraient ce fait comme normal. Quelque fois on voyait des ruraux qui s'agitaient dès que ce moyen de locomotion avait un peu de retard ou s'arrêtait comme cela venait de se produire. Ils applaudissaient aussi dès que le problème était résolue. Les citadins, eux, n'y faisaient même plus attention tellement c'était fréquent. Une journée sans problème de train était comme une journée sans soleil… il y en a toujours même si on ne les voit pas.

On s'arrêta à une station, mais la question d'une importance capitale était : étais-ce la mienne ou pas ? Je me mettais sur la pointe des pieds afin de voir le panneau indiquant son nom mais peine perdue, les portes qui c'étaient ouvertes étant de l'autre côté de la foule… de toute façon il était trop tard, le train commençait déjà à repartir dans un sifflement aigu.

A l'arrêt suivant, je ne me lassai pas faire et bousculai la plupart des personnes présentes afin de pouvoir sortir un nez hors d'ici. Une femme me poussa brutalement et je faillis tomber sur le quai ! En me retournant pour voir l'auteur de ce crime abominable (j'aurais pu tomber dans le trou séparant le quai du train !), je vis que tous riaient de ma chute. Et bien sûr, personne ne m'aida à me relever. Ce que je fis rapidement pour partir et ne plus entendre leurs ricanements d'hyènes.

Et bien sûr, je n'étais pas sortie à la bonne station ! C'eut été trop beau ! Il me fallut attendre le prochain train et pousser encore des personnes pour me retrouver ENCORE comprimée comme une pomme de terre dans une boite de sardine !

La vitrine de la librairie moldue me faisait face. C'était ici que je passais quatre jours par semaine à ranger, à vendre et à passer des commandes. Les recettes de mes propres livres me rapportaient assez pour vivre confortablement mais j'avais choisit de faire un autre travail sans aucun rapport avec la magie.

Cette allée piétonne était purement moldue et aucun sorcier ne serait venut dans celle-ci. Pour quoi faire ? Je pouvais donc m'y promener en toute tranquillité sans risquer de faire une rencontre malheureuse.

De plus, les autres commerçants de la rue étaient d'une gentillesse extrême mis à part le cordonnier qui passait plus de temps à râler qu'à réparer des chaussures, inexistantes par ailleurs. Il semblerait que son caractère est eut pour conséquences de rendre ses affaires au point mort.

Je pouvais voir ma patronne à travers la vitre : elle parlait avec l'un de nos plus gros client qui me cachait à sa vue. Mlle. Hellispot était une femme grande et charpentée, que l'on aurait plus imaginée dans un champ de betterave que dans une librairie.

Elle avait eu une enfance difficile : ses parents, tous deux ouvriers de constructions, étaient morts écrasés par une poutre en béton. Elle n'avait pas de famille et avait donc atterrit dans un orphelinat miteux à l'âge de 7 ans. Aucune famille n'avait voulue d'elle à cause de son caractère soit disant insupportable. Dès qu'elle atteignit l'âge de 18 ans, elle décida de devenir son propre patron mais tous ces essais se soldèrent par des échecs. D'abord vendeuse de légumes, esthéticienne à domicile puis patronne d'un bar elle finit par acquérir , pour une somme misérable, la boutique d'un vieil homme.

Elle en fit la plus importante librairie de la ville et eut même droit à un article dans le journal. Avant mon arrivée, elle eut de nombreux employé mais aucun de dura très longtemps : ils ne pouvait la supporter. Je fus embauchée après qu'elle eut agrandit la librairie « Artémis » et étonnamment, j'étais encore là aujourd'hui.

Avec un sourire, je me décidai à pousser la porte quand j'entendis une voix trainante reconnaissable entre mille :

-Que fais une petite sorcière dans un endroit pareil ? Ce n'est pas vraiment un lieu recommandé par le petit guide touristique des sorciers

Avec un frisson d'horreur, je me retournai très doucement, comme si par ce biais ce qui se trouvait derrière moi pouvait ainsi avoir le temps disparaitre.

Mais il était bien là, à quelques mètres de moi et affichant un odieux sourire méprisant.

Qu'avais je dis déjà ? Qu'aucun sorcier ne se risquerait à venir dans ce lieu ? En bien, il semblerait que je me sois trompé, encore une fois.

La meilleure défense était l'attaque. Je ne m'étais pas préparer psychologiquement à ça mais je pouvais toujours essayer au risque de perdre quelques plumes., il ne m'en restait déjà pas beaucoup mais…

-Et vous ? Un Malefoy chercherait 'il a augmenté sa culture moldue ? répondis-je avec le peu de courage que je possédais.

Je ne sais pas ce que j'espérais obtenir mais il me sembla que son cela aggrava ma situation : il prit une expression effrayante et cessa de sourire.

Il se rapprocha de moi pour me chuchoter avec haine :

-On arrête de jouer : je me suis renseigné sur toi ou plutôt sur une certaine Rose Flincher et étonnamment il n'y avait presque aucune données te concernant. Pourquoi une personne qui n'aurait rien a caché changerait elle de nom ? D'ailleurs pourquoi une sorcière vit-elle parmi les moldus au 6 rue des archers à Londres ?

La peur m'assaillit soudainement. Il avait fait des recherches sur moi dans un but précis mais lequel ? Avait-il découvert ma véritable identité ? Je ne pensais pas, sinon il ne se serait pas tenu aussi près du monstre que j'étais.

Un soupçon de courage restait encore en moi et c'était peut-être pour cela que je lui répondis :

-Changer de nom n'est pas interdit par la loi, non ? Et puis j'ai le droit de me promener et d'habiter où je le souhaite afin de parfaire mes connaissances concernant les moldus.

Un silence pesant s'installa entre nous. Il me regardait avec froideur et haine tandis que moi je devais ressemblait à une petite souris se prenant pour un rat mutant porteur de la peste noire.

Enfin il rompit le silence en crachant :

-Quoi que tu caches, je le trouverais. Je ne te laisserais pas un seul instant de répit et tu me révéleras tout quand tu ne pourras plus me supporter. Je paris que tu ne tiendras pas une semaine ! Tu réclameras ma pitié et tu te mettras à genou devant moi !

Je fermai les poings pour contenir mes tremblements mais c'était peine perdue.

-Que t'ai je donc fait ? Réussis-je à dire ou plutôt à chuchoter.

Il retrouva instantanément une attitude méprisante et glaciale :

-Que m 'a tu fais ? As-tu donc déjà oublié, petite idiote ? Au mariage de William, tu m'as laissé seul au milieu de la piste de danse ! Quelle honte pour un Malefoy ! Sache, petit vermine qu'on n'abandonne jamais un Malefoy surtout quand celui-ci s'abaisse à danser avec une moins que rien. Tu n'imaginais comme même pas qu'il n'y aurait pas de conséquences ?

-Je… je m'excuse….je ne…

-Tes excuses ne valent rien pour moi ! Je vais te pourrir la vie jusqu'à ce que tu en meures !

C'est à ce moment-là que Mlle. Helispot sortit de la boutique avec un client.

-Que ce passe t'il ici ? Devant ma boutique en plus ? Rose, tu es toute blanche ! Cet homme t'embête il ?

Je ne pouvais plus dire un seul mot, piégé par ceux que Malefoy venait de prononcer.

-Ce n'est rien madame, juste une petite discussion entre ami, ne vous inquiétez pas, je dois m'en aller de toute façon…

Il disparut au coin de la rue mais ma frayeur ne diminua pas pour autant. Je ne pouvais pas partir ou disparaitre, il avait surement engagé des personnes pour me surveiller. Que pouvais–je faire pour me sortir de là ?

Je fus comme absente tout le reste de la journé . hellispot ne me fit aucune remarque, comprenant peut-être que ce n'était pas le jour. Ses paroles me parvenaient comme étouffées, venant de très loin, d'une autre galaxie.

Par contre, Les paroles de Drago Malefoy tournaient en boucle dans mon esprit, encore et encore.

Ma patronne décida de me ramener en voiture, ne voulant pas me laisser prendre les transports en commun dans cet état : en sortant de la boutique, j'avais fallait me faire écraser par un cycliste nain et je m'étais pris la vitrine en voulant rentrer.

Dehors il faisait très beau pour une journée d'automne. Dans tous les films, quand une catastrophe arrive au personnage principal , le temps est orageux, pluvieux, en symbiose avec ses sentiments. Moi, il reflétait l'exact contraire.

Ce n'est qu'une fois arriver dans mon petit appartement que je trouvai la solution. Pour qu'il me laisse tranquille, je n'avais qu'à lui dire que j'étais une cracmol. Il le dirait dans toute la communauté magique mais quelle importance ? Ce serait juste un bon moyen de couper le maigre lien qui me relier encore à eux