Coucou tout le monde !

J'ai pas grand choses à dire, à par peut être désolée pour l'attente, mais bon, vu que j'ai pas beaucoup de review j'ai du mal à me motiver ' J'ai l'impression que personne ne lit ma fic ! Donc si tu lis et que tu veux le prochain chapitre rapidement, commente ! ça prend 5 minute !

Chapitre 3 : Fenouil

"Sasuke…"

Ce prénom, prononcé d'une voix grave et étonnement sensuelle, réveilla le brun. Il lui fallut un temps pour se rappeler que ce nom lui appartenait. Lorsqu'il parvint à ouvrir ses paupières, il fut surpris de tomber sur deux yeux.

De grands yeux d'un million de bleus, brillant et splendide, qui fixaient intensément les pupilles noires du garçon. Sasuke rougit furieusement alors qu'il commençait à comprendre à qui ce regard appartenait. Naruto Uzumaki.

Le visage d'archange de l'adolescent étais aussi beau que d'habitude. Ses mèches, d'habitude soigneusement dressées en pique, étaient ébouriffées comme jamais, ce qui lui donnait un air encore plus insolent. Sous la lumière de l'aube naissante, la peau du chanteur avait pris une douce couleur pèche.

Naruto se pencha lentement sur le côté et susurra l'oreille de Sasuke d'une voix suave :

"Adorable…"

Le mot, familier, interpella le brun.

"Que… ?"

Mais il ne put finir sa phrase car ses lèvres furent subitement très occupées. Celles du blond, douces comme une caresse, s'en étaient emparées en un baiser horriblement tendre. Pour une raison étrange, elles avaient comme un goût de pluie. Comme quand on se place sous une averse et qu'on gobe les gouttes. Une pluie chaude, une pluie d'été.

Soudainement, un bourdonnement désagréable arriva dans l'oreille de Sasuke. Il décida d'abord de ne pas en tenir compte, mais à mesure qu'il grandissait, il reconnut la mélodie familière.

La sonnerie de son réveil.

Sasuke appuya sur le bouton d'arrêt presque mécaniquement alors qu'il réalisait ce dont il venait juste de rêver. Lui, embrassant Naruto. Un homme. Qu'il venait juste de rencontrer par dessus le marché. Avec effroi, l'adolescent constata que ses sous-vêtements étaient tachés d'un fluide visqueux. Affreusement honteux, il s'empressa de se changer et d'enfoncer le caleçon au fond de la machine à laver. Il ne pourrait plus jamais le mettre, celui-ci.

Il n'osa même pas prendre une douche, et se contenta d'enfiler les premiers vêtements qui lui passèrent sous la main. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, son oncle l'interpella :

"Hé, Sasuke-kun !"

Celui-ci tourna la tête.

"Tu es sûr que ça va ?

-Bah, bien sûr." Répondit-il tout en sentant ses joues s'enflammer.

"Pourquoi ça n'irait pas ?

-Parce que, déjà, tu n'as rien avalé. Ensuite, il est sept heure moins le quart : Ibiki vient à peine de se lever. Et enfin, parce que tu n'as même pas mis de chaussures, imbécile !"

C'était effectivement vrai. Sasuke se mit à fixer piteusement ses chaussettes bleues, puis s'assit et mangea un croissant, sans le moindre appétit.

Pour se changer les idées, le jeune homme se mit à allumer la télé. Les publicités avaient le don de rester dans sa tête pendant toute la journée ; raison pour laquelle il changeait de chaîne dès qu'elles apparaissaient, d'habitude. Mais là, il préférait avoir la voix d'une niaise simulant un orgasme en mangeant un yaourt que de se repasser son rêve en boucle. Mais malheureusement, même la cruche qui bouffe du yaourt lui rappelait son rêve, parce que évidemment, elle avait des cheveux blonds, la salope.

Le monde entier semblait s'être ligué contre lui, aujourd'hui.

Ubito, quant à lui, trouvait le comportement de son neveu fort étrange. Et c'était amplement compréhensible : Comment ne pas penser ainsi lorsque celui que l'on a connu comme stoïque se mettait subitement à rougir pour un rien, à s'administrer des claques sans raison ou encore à se passer la tête sous le robinet à des moments arbitraires ?

Ce petit manège dura jusqu'à l'heure du départ, huit heure moins dix.

Sasuke avait espéré que le regard fort louche de son chauffeur le dégoûterait suffisamment pour que ses hormones se calme. Mais hélas, quand on a Naruto Uzumaki en tête, même un pédophile aux cheveux gras peut paraître sexy.

Sasuke aperçut alors le sourire suspect d'Ibiki dans le rétroviseur.

"Ou pas." Songea-t-il.

Sasuke arriva jusqu'à son casier, un peu moins en émoi que plus tôt dans la matinée, mais sacrément rouge quand même. Il fut surpris d'y trouver une fleur et une lettre.

"Une déclaration d'amour ? Je croyais avoir été suffisamment clair lors des dernières confessions que j'ai reçues…"

Par "clair", le brun entendait surtout "cruel", puisque pas une n'avaient su retenir ses larmes à la fin de la "réponse" du mannequin.

Mais l'enveloppe ne contenait pas une lettre d'amour enflammée, simplement une petite partition. N'ayant jamais appris la musique, Sasuke ne savait pas vraiment quoi faire de cette portée. Il eut tenu un manuscrit écrit en hébreu qu'il n'aurait pas été moins avancé.

Voyant Sakura accompagnée d'Ino arriver, il en profita pour leur faire signe de le rejoindre.

"Regardez ce que j'ai reçu dans mon casier…"

Les deux filles firent les yeux ronds.

"Du fenouil en fleur fraîchement cueilli et une partition ? Serieux ?"

Et oui, Ino, fille de fleuriste, peut identifier ce que l'humain de base qualifierait de fleur moche par "fenouil en fleur fraîchement cueilli".

"Attends… " répliqua Sakura. "Si réé la, Si réé la… Si ré Soool… Non, connais pas cette musique."

"En tout cas, ce doit être une déclaration d'amour bizarre," enchaîna la blonde, "parce que, en langage des fleurs, fenouil veut dire "Quel fort parfum d'amouuuur".

-Sérieux ? Tu connais le langage des fleurs pour "fenouil" ?

-Si tu avais écouté la prof de botanique en primaire, tu le saurais aussi, grand front.

-Mais y a que les filles idiotes comme toi qui cherche à apprendre des trucs aussi débiles pour paraître intelligente, vieille truie !

-Saumon !

-Gros thon !

-TARAMA !

-RACOLLEUSE !

-PORCINET !"

S'en suivit une floppée d'insulte, habituelle pour le duo "Pink Honey", (Inko pour les intimes) un groupe d'idole "soudé".

Sasuke n'étais en tout cas pas bien avancé.

En arrivant dans la salle de classe, la fleur et la portée dans la main, il se mit à fredonner les notes pour se souvenir. C'était vraiment agaçant car il était persuadé d'avoir entendu cette mélodie quelque part.

A ce moment-là, Suijestu, un guitariste en pleine ascension de popularité, s'écria :

"Ah toi aussi t'aime les "Ratt" !

-Pardon ?

-La chanson que tu chante. "You're in love", des Ratt.

-Ah ! Oui, oui, euh… ouais je l'aime bien.

-Trop cool ! Y a pas beaucoup de gens qui aime la musique des années 80, comme moi ! Mais c'est la meilleure, tu trouves pas ? Et tu savais que…"

S'en suivit un long monologue sur tous les plus grands musiciens de l'époque.

Sasuke, quant à lui, se torturait les méninges. Plus il y pensait, moins ça ressemblait à une déclaration d'amour, cette histoire. "Il y a de l'amour dans l'air" et "Tu es amoureux"…

Sasuke écarquilla les yeux et devint rouge écrevisse alors qu'il commençait à comprendre ce que la personne avait voulu dire.

Merde.

Et bizarrement, ça ressemblait bien au genre de blague qu'un certain crétin aurait pu faire. Furieux, Sasuke s'approcha de Sakura et lui demanda ou Naruto se trouvait.

"Bah, il est en tournée à Londres aujourd'hui tu te souviens pas ?"

Si, il se souvenait. Et c'était bien chiant, parce que ça voulait dire que sa seule piste venait d'être supprimée.

"Sinon," reprit la jeune fille, "tu as découvert quelle musique c'était ?" Dit elle en montrant la partition que le garçon serrait si fort dans sa main qu'elle menaçait de se déchirer.

"Non, et je m'en fous." Répliqua-t-il sèchement, non sans un beau far rouge vif.

Il entreprit ensuite de déchirer le papier et de le lancer violemment dans la corbeille.

"Quel bourreau des cœurs, ce Sasu-chan !"

"J'suis pas le seul, faut croire." Murmura-t-il si bas que Sakura ne comprit absolument rien.

Tant mieux.

Le reste de la journée se déroula de manière normale, mais personne n'était au courant des débat acharnés qui prenait place dans la tête de Sasuke. Et le pire, c'est que le crétin lui avait manqué pendant toute la journée. Il espérait toujours le voir arriver en trombe dans la classe, mais, bien entendu, cela n'arriva pas. À moins qu'il ne revienne en fusée et qu'il soit complètement immunisé du décalage horaire…

Lorsque la sonnerie annonçant la fin du dernier cours retentit, Sasuke réalisa qu'il avait tant pensé au blond absent qu'il n'avait pas écouté un traître mot de ce que les professeurs avait pu dire.

Mais il avait quand même appris trois chose.

Premièrement, quelqu'un semblait décidé à l'aider à mettre au clair ses sentiments.

Deuxièmement, il était amoureux d'un garçon.

Et troisièmement, c'était la pire chose qui lui soit jamais arrivé.

Si tu veux que le prochain chapitre arrive vite, COMMENTE !