CHAPITRE 2 : PLAN FOIREUX ET COUPS DE CHANCE
L'objectif principal de leur plan était de les mettre le plus souvent possible ensemble, afin que leur nature de vampire-calice émerge pour les réunir dans l'éternité. Un plan clair, net et précis qui était assez large pour optimiser au maximum les moyens de réalisations ; mais un plan qui contenait qu'en même un très grave petit souci : ils étaient ennemis jurés.
Avez-vous déjà essayé de mettre ensemble deux personnes qui se détestent cordialement ? Eh bien je vous le déconseille fortement à moins que vous ne soyez pourvu d'une grande volonté et d'une patience infini, parce que tôt ou tard vous avez envie d'en prendre un pour cogner sur l'autre, et ainsi de vous soulager de cette tension inutile et très, mais alors très !, fatiguante.
Le premier jour de leur « plan » a été une véritable catastrophe, je vous jure ! Tout d'abord, sous prétexte d'une grande réunion familiale, où la présence de Jacob était très conseillé (il n'y a pas eu du tout de menace -_-'), tout le monde s'est retrouvé dans le salon. Mais, Jacob est parti jouer avec Renesmée et Edouard est parti jouer au piano, et n'ont plus bougé du reste de la journée. Pas un mot ni paroles n'avaient été échangés entre eux deux, pas de regards ou de changement de comportement, rien à part une très grande indifférence.
La semaine suivant ce premier contact fut d'un calme plat immense, échec mineure pour les filles où se mélangeait colère et rage impuissante. Puis, un miracle survint le soir de la pleine lune rouge : Jacob et Edouard était en plein échange de mot, limite s'ils en venaient pas aux mains !
-espèce de sac à puces ! Qu'est-ce que tu fous encore là ? Depuis une semaine tu n'arrêtes pas de me suivre ! Siffla le vampire. Serais-tu amoureux de moi ? Susurra-t-il en plissant les yeux, moqueur.
-ça ne va pas espèce de cadavre ambulant ! T'es complètement fou ? Moi ? Amoureux de toi ? Vraiment, tu devrais vérifier la qualité de ton sang avant de le boire ! Riposta Jacob. A moins que cela ne soit de naissance, cela expliquerais tout…
-répète un peu espèce de dégénéré ? murmura Edouard très menaçant en se collant à Jacob.
-j'ai dit que ta folie était de naissance, vampire, répondit le loup en grognant sourdement.
Edouard plissa encore les yeux et plaqua violement l'indien Quileute contre le mur, prêt à frapper ce visage qui l'énervait au plus haut point. Il leva son point dans l'intention de lui faire cracher son sang et ses dents, quand, soudain, Bella l'en empêcha.
-ça suffit vous deux ! J'en ai plus qu'assez de vous voir vous frapper ! Vous croyez que vous donnez quoi comme image à Renesmée ? cria-t-elle en colère. Si vous voulez vous battre allez dehors mais il est hors de question que vous faites ça ici. DEHORS !!! hurla Bella en les empoignant pour les mettre dans le jardin.
Ils furent enfermés dehors, la pleine lune rouge les baignant de ses rayons sanglants. Ils mirent un moment avant de se reprendre et de constater que leur homologue se tenait juste à côté d'eux. Ils se regardèrent un moment, sans bouger, puis se sautèrent dessus mutuellement.
On les voyait grogner, mordre, griffer ; sans cesse se roulant sur l'herbe pour prendre l'ascendant sur l'autre. Le combat laissait penser qu'il durerait des heures, les blessures sans gravités se multipliaient, quand soudain, Edward s'installa à califourchon sur Jacob, bloquant ses hanches et ses bras, souriant d'un air de vainqueur.
-alors la descente de lit, un problème ? Rigola-t-il en le voyant se tortiller sous lui. Mon sang est pur, il n'y a aucune folie en moi puisque j'ai réussi, encore une fois soi dit en passant, à te faire plier sous ma puissance, donc tu as encore fait une erreur.
-je ne crois pas espèce de cinglé, siffla le loup en retour, narquois. Je suis plus puissant que toi, souffla-t-il en essayant de se dégager de la prise, en vain.
-plus puissant que moi ? Mais qui est en-dessous, Jacob ? Ne serais-ce pas toi par hasard ? C'est moi qui domine… ronronna le vampire en se collant au corps de l'indien, humant avec légèreté le parfum qui se dégageait de son corps. Ton odeur a changé espèce de mutant, il sent bon… je crois que tu as un goût savoureux à présent, comme les millésimes : il leur faut du temps avant de devenir vraiment délicieux. C'est triste pour toi, mais cela fait trop longtemps que je n'ai pas bu correctement et je pense que je vais me servir sur toi et puis cela me permettra de me débarrasser de ton ignoble présence… chuchota-t-il en esquissant un sourire sadiquement gourmand, ses canines se découpant dans l'obscurité de la nuit.
