Note : il est vrai que j'avais un peu perdu le fil mais, bon, comme certaines VEULENT cette suite, je me suis replongé dans l'écrit du chapitre 3 dont j'ai d'ailleurs carrément supprimer l'ancienne version qui ne me plaisait pas et, recommencer parce que Merl mérite qu'on s'attarde sur son cas ! Alors, dites-moi !
Merci pour les reviews qui m'ont bien aidé ! alors bonnes lectures !
Série : Merlin / Humour / Romance / Angst
Pairing : Gauvain & Merl.
Aucun personnage ne m'appartient à part Merl : )
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Arthur… Non, Gauvain au pays de Merl tome 3
Chapitre 3 : Découverte
Gauvain, une brindille au coin des lèvres, attendait patiemment son rendez-vous devant la taverne. Le cœur battant à cent à l'heure et le corps tremblant d'excitation, il n'avait qu'une hâte : celui de passer du bon temps avec Merl. Haaaa, Merl… si cet énergumène n'était jamais apparu, il aurait été certain que jamais dans sa vie, il aurait trouvé mieux. La veille, il avait laissé son promis au pas de l'ancienne chambre de Merlin et, bien qu'il fut tenté –seulement tenté– d'entrer dans sa chambre, en gentleman, il lui avait juste laissé un baiser sur une joue… et, ô non de dieu, comme cela lui était difficile de le quitter… DEUX MOIS qu'il attendait… Deux longs mois et, là, il était enfin présent !
Vêtu d'une chemise en lin blanc et d'un pantalon noir, il voulait se montrer sous un nouveau jour… oui, parce que bon, il avait beau avoir trainé avec Merl durant quelque temps, il avait envie de se faire tout de même mignon… Il soupira lorsqu'il le vit s'avancer dans sa direction. Gauvain, immobile, se demandait toujours comment il pouvait réussir à le différencier de Merlin… Son Merl avait toujours ce sourire qui en disait bien long sur ses petits coups bas et, la main tremblante, il espérait qu'il n'allait pas le fuir.
Au milieu du brouhaha de la vie quotidienne, Merl lui sourit et, lorsque Gauvain se pencha pour lui baiser une joue, ce dernier recula :
— Je,… commença-t-il en roulant des yeux avant de fixer le sol, est-ce qu'il faut toujours que tu me fasses la bise ? bredouilla-t-il en poursuivant,… parce qu'Arthur, lui, il ne le faisait pas avec Merlin…
Comme tu es beau quand tu rougis, pensa le chevalier.
— Non, répondit-il en l'invitant à le suivre,… c'est parce que j'ai envie de t'embrasser et, comme je sais que tu as peur…
— Je n'ai pas peur ! tonna Merl en se figeant à ses mots puis, comme s'il réalisait ce qu'il venait d'avouer, il ajouta incertain de lui en bégayant,… enfin, heu,…
Gauvain le prit au mot et, sans attendre, il posa une main sur une hanche de son vis-à-vis et la seconde sur la nuque puis, d'une lenteur à lui laisser le temps de refuser, il déposa ses lèvres contre celles de Merl. A travers ses paumes, il sentit le corps de son compagnon frissonner et, en savourant cet instant de bonheur, il recula pour s'apercevoir que son énergumène devanait aussi rouge qu'une tomate.
— Alors ? taquina Gauvain, un brin amusé pour sa bouille.
— Je,… j'aime bien, souffla-t-il en le fixant droit dans les yeux.
Plongé dans les prunelles bleues océan, le chevalier se rendait compte que son jeune compagnon était vraiment loin d'avoir tout découvert puis, un grand sourire illumina ses lèvres.
— Pourquoi tu rigoles ! coupa Merl en croisant des bras comme si l'ainé se moquer de lui.
— Je ne rigole pas ! s'exclama le chevalier en le lâchant.
— Arrête ! Je vois bien que tu te moques de mon inexpérience !
Mais où vas-tu chercher tout ça ! se dit Gauvain.
— Mais non, Merl ! reprit-il en voulant lui saisir les mains que ce dernier plaça derrière son dos,… c'est que…
— Que quoi ! cingla rageusement le plus jeune,… ça y est, tu t'es dit… que maintenant que je suis réellement… vrai que tu allais… enfin profiter du fait que… je ne connaisse rien des humains ! marmonna-t-il en levant les mains au ciel.
— Mais,… noooonnnn ! hurla finalement Gauvain, déçu qu'il pense à cela…
Et c'est reparti pour un tour ! s'inquiéta le chevalier…
Désespéré pour l'être, Gauvain l'attira brutalement tout contre lui et, les bras autour de la taille de Merl, il déposa à nouveau ses lèvres sur celle de ce dernier qui, perdu, cala ses mains contre le torse du chevalier… Instinctivement, le plus jeune qui voulut lui répondre de vive voix ouvrit la bouche et, la langue de Gauvain captura la sienne, l'amenant à s'enrouler entre elles…
Un gémissement de contentement s'échappa de la gorge du plus jeune qui agrippa fermement de ses mains tremblantes les pans de la chemise de son ainé. Le corps chancelant, il découvrait la saveur d'un vrai baiser… la langue de Gauvain dansait sensuellement avec la sienne et, en sentant son cœur battre avec frénésie, il ne comprenait pas ce que son corps attendait de plus… La température corporelle augmentait au fur et à mesure que le baiser s'éternisait…
Le chevalier le sentait fébrile entre ses bras et, en espérant le rassurer, il resserra son étreinte. Lorsqu'ils manquèrent d'air, Merl fut le premier à s'éloigner de son compagnon et, les joues rouges, il contemplait le regard luisant de Gauvain. Il avait confiance en lui… comme toujours d'ailleurs et, à cet instant, ce dernier enflammait entièrement son corps et, devant l'incompréhension totale de ce qu'il ne connaissait pas, il murmura en baissant son regard :
— Gauvain ?... dit-il en s'avançant devant les bras écartés de son interlocuteur,… quand j'ai le cœur qui bat trop vite,… continua-t-il en sentant l'étreinte se resserrer,… quand tu me donnes chaud à m'embraser sur place,… dit-il en levant enfin ses yeux bleus,… quand je tremble à en avoir des frissons,…
Et moi alors ! se contint l'ainé,… je crève de chaud ! Je brule ! Je fonds ! Je meurs !
— Oui… répondit le chevalier qui tentait de garder le contrôle –mais quel contrôle quand celui qu'il l'aime lui détaillait tout ce qu'il ressentait le rendait fou !–
— Est-ce que ça veut dire que,… je t'aime ?
Ne me regarde pas avec tes yeux… non, pas comme ça… se lamenta l'ainé en posant son menton sur l'une de ses épaules.
— Je crois que tu me le diras,… le jour où tu seras prêt, lui souffla-t-il avec difficulté.
Gauvain avait longtemps rêvé d'entendre ces mots mais, Merl étant un ancien ange gardien, il ne voulait pas le brusquer, bien qu'il ait eu un passage à vide où l'envie de le dévergonder serait le plus simple… or, Merl ayant un caractère des plus insupportables et imprévisibles, le chevalier savait qu'il ne donnerait pas cher de sa peau… Il soupira en lui prenant une main et, en silence, ils marchèrent tous les deux en direction des bois.
… … …
Main dans la main, ils s'arrêtèrent au milieu d'une clairière et, en s'adossant contre un arbre, Gauvain l'invita à s'assoir entre ses cuisses. Content de voir que ce dernier ne poserait pas de questions, il le blottit tout contre lui et, en approchant ses lèvres de ses oreilles, il lui demanda ce qu'il aimait depuis qu'il était réel. A cette demande, Merl pivota carrément pour passer ses jambes autour de la taille de Gauvain qui, soit dit en passant commençait à avoir terriblement chaud, le regardait avec amour.
— Pourquoi ? demanda le plus jeune en ouvrant grand ses yeux.
— Ben,… reprit dépité Gauvain,… pour mieux te connaitre…
— Pourquoi ? réitéra Merl d'un air innocent.
— C'est juste une règle qui me permettrait de mieux savoir ce que tu apprécies dans la vie…
— Mais pourquoi !
Un vrai gamin ! Pourquoi-ci et pourquoi-ça ! se dit le chevalier…
— Embrasse-moi… coupa Gauvain mais, au lieu de le faire, Merl, étrangement répondit enfin à sa question.
Dégonflé ! s'indigna l'ainé en souriant….
— J'aime sentir la brise,… dit-il en fermant les yeux,… comme j'aime te sentir, dit-il en souriant… j'aime le gout des fruits sucrés… comme je sais que j'aime tes lèvres,… dit-il en rougissant… j'aime l'odeur de la rosée matinal… comme j'aime ton parfum,… j'aime entendre le chant des oiseaux… comme j'aime ta voix… finit-il par dire en ouvrant son regard sur celui de Gauvain…
Ce dernier, touché par tant de franchise, crut un instant fondre comme une midinette tant il n'aurait jamais osé imaginer un Merl aussi attendrissant.
— Pourquoi veux-tu savoir tout ça ? demanda-t-il comme si ce qu'il venait de lui répondre était tout à fait naturel.
— Je,… ne put seulement répondre Gauvain tellement il était ému.
— Pourquoi tu…
Merl fut coupé par les lèvres humides de son ainé et, le corps tremblotant, il passa ses bras autour du cou de son amant. Il avait tant de questions sans réponse que le simple baiser de Gauvain semblait toutes les lui donner. Il aimait que son chevalier l'embrasse, il aimait sentir sa langue jouer avec la sienne… puis, en sentant les mains brulantes de l'ainé se frayer un chemin sous le haut de son dos, Merl tressaillit en reculant vivement la tête en arrière. Les yeux paniqués, il bégaya d'un ton si apeuré que Gauvain sentit un frisson glacial parcourir son torse :
— Gauvain ! s'écria-t-il.
— Qu'est-ce qui passe ? s'exclama-t-il en croisant le regard angoissé de Merl,… je t'ai fait mal ?
Merl, les lèvres vibrantes, secoua la tête.
— J'ai fait quelque chose qui t'a déplu ?
Le plus jeune se pinça la lèvre supérieure en secouant encore la tête.
— Dis-moi Merl ? Tu me fais peur quand tu ne me dis rien… demanda-t-il en tremblant de tous ses membres.
Gauvain, en lui relevant le menton, aperçut de la crainte dans les prunelles habituellement moqueuses et, d'un simple regard, il lui intima de lui répondre. Il entendit Merl soupirer en frissonnant et, il lui souffla :
— J'ai mal…
Vraiment inquiet de ne pas comprendre la situation qui, pourtant se passait à merveille, il attendit la suite de la réponse et, en voyant le visage soudainement baissé de Merl, ce dernier ajouta :
— Je suis tout dur…
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Alors ?
Anath 63
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