Bonjours les filles

Tout d'abord un grand merci pour toutes vos reviews, je suis contente et touchée que mon histoire continue de vous plaire. Sachez que j'ai maintenant une idée très précise d'où je veux emmener mes personnages et donc je peux vous dire que cette fic ne comportera pas énormément de chapitres, je dirais 5 ou 6 pas plus car l'étendre trop reviendrai à " écrire pour ne rien dire" donc je préfère faire court et que vous ayez quelque chose de bien à lire :)

Merci à lincece49: oui je sais je suis très cruelle lol et malheureusement pour toi ce n'est pas fini. J'espère malgré tout que tu aimera cette suite. Merci pour ta review; lamue12: oui la suite ne va pas être facile mais tu as raison il faut rester optimiste. Oui ne t'inquiète pas je compte bien terminer mes autres fics, c'est juste que je n'arrive plus pour l'instant à écrire dessus, je veux dabord aller au bout de ce que j'ai dans la tête mais ne t'inquiète pas tu auras des suites^^ merci encore de me suivre; Thalice: et oui que veux tu, j'aime bien vous faire souffrir lol et c'est pas fini ^^; Kyssou: lol vous n'avez pas fini de me trouver cruelle; Camelia Bella: Ah pour ça il va falloir me suivre jusqu'au bout ^^; TinkerBelle: je sais je suis très cruelle, j'espère malgré tout que tu aimera ce nouveau chapitre; Lyly8649: la réponse dans ce chapitre, merci pour ta review; tonie: merci pour ta gentille review, j'espère que cette suite te plaira; bella-lili-rosec: voici la suite et la réponse à ta question, merci pour ta review; sochic88: merci pour ta review, voici la suite^^; Habswifes: merci pour ta review

Merci aussi pour les mises en alerte et en favoris. Pour ceux qui n'osent pas, n'hésitez pas à me donner votre avis, je promet je ne mord pas et je dois avouer que vos reviews sont un réel carburant pour moi^^

Bonne lecture


Chapitre 3

(Devil in me- Kate Voegele)

Paraissait-il que l'on se rendait compte de l'importance d'une personne pour sois qu'une foi qu'on l'avait perdu. Cela s'appliquait-il pour moi? Dans ce cas je crois que je m'en étais rendu compte un bon millier de foi. Edward et moi cela avait été une évidence au premier regard.

Perdu... l'avais-je perdu définitivement cette foi? C'est la question que je me posais en boucle depuis l'appel de Jacob Black.

Assise depuis maintenant une demi heure dans la salle d'attente, je sentais mon cœur s'emballer au fur et à mesure que les minutes s'égrenaient.

Une décision doit être prise...

Qu'avait-il voulu dire? Le débrancher?

Non! Absolument hors de question! Edward allait s'en sortir. Je le savais, je le sentais... il n'allait pas baisser les bras, il n'allait pas me laisser!Il ne pouvait pas! Il n'avait pas le droit!

Nous avions mis tellement de temps à nous retrouver. Nous nous étions fait tellement de promesses.

Il n'avait pas le droit d'abandonner! Nous étions liés!

Je savais que s'il me quittait, cette foi je ne m'en relèverai pas. Ce qu'il y avait entre nous était beaucoup trop fort pour que désormais l'un de nous puisse survivre sans l'autre.

Depuis la seconde de notre rencontre, les battements de nos cœurs s'étaient instinctivement branchés sur le rythme de l'autre pour n'en former plus qu'un.

Ce médecin ne pouvait pas me demander une chose pareille. Il n'en avait pas le droit et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'en empêcher!

Mon cœur battait très fort dans ma poitrine. Si fort que je me demandais s'il n'allait pas finir par se détacher pour rejoindre sa moitié agonisante.

- Isabella?

Jacob Black s'approchait de moi en souriant gentiment. Je me levais gauchement, essayant de maîtriser mes vertiges.

- Merci d'être venue aussi rapidement.

- Que se passe t-il? Est-ce qu'Edward va bien?

- Allons dans mon bureau nous serons plus tranquille pour discuter, sourit-il encore une foi découvrant sa dentition parfaitement blanche. Putain il ne savait faire que ça... sourire, comme si cela aller atténuer ce qui allait suivre. Je ne voulais pas de ses putains de sourires, je ne voulais pas de sa gentillesse, je voulais qu'il me dise ce qui se passait parce que s'il ne le faisait pas tout de suite j'allais péter un plomb. La tristesse de ces derniers mois commençait lentement mais surement à faire place à un sentiment bien plus fort et destructeur, un sentiment que je savais je ne maîtriserais pas.

Je lui suivis malgré tout tentant tant bien que mal de prendre sur moi. Il m'incita à prendre place sur l'un des fauteuils mais je choisis de rester debout.

- Venez-en au fait! aboyai-je sans attendre.

- Isabella... votre ami a de nouveau fait un arrêt cardiaque.

Mon cœur s'arrêta une seconde avant de repartir à un rythme effréné. Je me mis à trembler d'une façon incontrôlable, m'imprégnant des mots que ce putain de médecin venait de débiter. Je m'accrochais au dossier du siège devant moi de toutes mes maigres forces de peur que si je lâchais prise je me mettre à tout foutre en l'air.

Edward avait de nouveau fait un arrêt

Je pensais qu'il se battait depuis un an pour me revenir mais s'il le faisait ses efforts ne servaient à rien car ils continuaient à l'emmener loin de moi. La bile me remontait dans la gorge. Je ne voulais qu'une chose, courir à sa chambre et le supplier... le supplier de rester près de moi, de ne pas m'abandonner.

- Isabella, je sais que cela doit être dur pour vous mais ce n'est pas la première foi que cela arrive. Son état ne s'améliore pas et si il se réveillait, je ne peux vraiment pas vous garantir l'état dans lequel vous le retrouveriez.

Je plantais mes yeux secs pour une foi dans les siens et le mis silencieusement au défi de m'annoncer la suite. Car quoi qu'il dise, il était absolument hors de question que je lui retire la vie, que je permette à son sang de refroidir dans ses veines. Son cœur continuera de battre j'en fais le serment, il n'avait pas le droit de me quitter. Il me l'avait promis. Plus rien ne nous séparerai, rien! J'allais me battre pour le maintenir près de moi, me battre pour nous deux quoi qu'il en pense. Il songeait sérieusement à m'abandonner? A continuer sa route loin et sans moi? Très bien mais moi je n'étais pas d'accord.

- Vous êtes celle qu'il a désigner pour prendre les décisions au cas où... , continua le médecin, ses yeux débordants de pitié mal contenue qui me donnait envie de vomir. Puis je ne sais pas ce qu'il déchiffra dans mon regard mais cela l'effraya.

Moi je savais.

Il m'avait vu pendant douze mois venir chaque jour au chevet de l'amour de ma vie, le pleurer de me revenir et aujourd'hui la femme qui se tenait devant lui ne versait pas une larme devant la pire nouvelle que l'on pouvait lui annoncer, elle demeurait presque indifférente, froide, les émotions avaient désertées son cœur presque mort pour n'en contenir qu'une seule. La rage. Une rage si puissante qu'elle me brûlait de l'intérieur.

- C'est hors de question! claquai-je aussi froidement qu'un pic de glace que je lui planterai en plein cœur.

Il se passa une main dans ses cheveux d'un noir d'encre, embarrassé et surpris de mon humeur bien trop calme.

- Je sais que ce que je vous dis n'est pas facile à entendre mais il faut que vous y réfléchissiez. Nous n'avons noté aucune réaction, aucune activité cérébrale apparente Isabella. Il s'avança vers moi et pris mes mains dans les siennes brûlantes. Je ne vous demande certainement pas de prendre une décision dans la minute mais...

Je retirais mes mains d'un coup sec. Ses paroles me tuaient aussi surement qu'une balle en plein cœur. Comment ne pouvait-il pas voir qu'il avait tord? Ma vie était reliée à celle de mon amant comme les racines d'un arbre l'étaient à la terre, c'est à dire profondément, entremêlées ensemble jusqu'à ne former plus qu'une. Si je tuais Edward comme me le suggérais ce putain de médecin, je me tuais également.

Des larmes aussi toxiques qu'un poison affluaient sous mes paupières que j'avais fermées me brûlant la rétine mais je ne les laissais pas couler.

- J'ai. Dis. Non! crachai-je en approchant mon visage du sien. Vous ne savez rien. Il va vivre, il va revenir et JAMAIS je ne mettrais un terme à sa vie vous entendez? JAMAIS!

Son regard, bien qu'abasourdis s'adoucit plus qu'il ne l'était déjà. Je connaissais très bien cette expression. Tout mon entourage me regardait de cette manière depuis l'accident et cela me mis encore plus en colère. Cette colère, perfide et traître qui faufilait de minutes en minutes ses griffes dans ma chaire. Je commençais à en vouloir à tout le monde...à ce médecin qui me demandais une chose que je ne serais jamais capable de faire au lieu de s'évertuer à lui sauver la vie.

- Isabella...

- STOP! finis-je par hurler à bout de nerf. J'AI DIS NON! Il est toujours là quelque part, il n'a pas abandonné et tant qu'il lui restera un souffle de vie je ne le laisserai jamais tomber! Alors au lieu de me sortir des conneries pareilles je vous conseille de faire votre boulot au lieu de rester là à vous tourner les pouces, votre gros cul enfoncé sur votre fauteuil!

J'étais injuste, je le savais, il avait fait tout ce qu'il pouvait mais je m'en fichais. Je voulais faire sortir cette rage en moi. Je voulais faire mal comme j'avais mal. Par tout les moyens. Et brusquement je savais contre qui je voulais diriger cette rage. Qui je voulais faire payer tout ça.

Car finalement il n'y avait qu'un seul coupable...

Pendant un an j'avais laissé de côté ce que je savais de l'accident ou ce que je croyais savoir pour ne me concentrer que sur mon amant. Même la police avait conclu à un accident banal pour faute de preuve mais moi je savais.

Sans un mot je claquai bruyamment la porte pour me diriger pour la seconde foi aujourd'hui dans la chambre paisible en apparence de mon amour. La bague était toujours posée près de lui. Je la pris dans ma paume me remémorant une phrase qu'il m'avait dite et que je ressentais aujourd'hui jusqu'au fond de mes tripes.

" Nous sommes liés désormais" puis il avait ajouté en plantant ses yeux noircis par l'excitation dans les miens comme une promesse " A la vie à la mort".

Je caressais doucement ses cheveux, déposais un baiser sur son front tiède puis laissais mes lèvres sur sa peau un moment.

- Je t'aime, chuchotai-je. Je sais ce que je dois faire. Tu ne sera pas seul à payer, je te le promet, assurai-je déterminée.

Un dernier baiser, une dernière dose d'amour déposée sur ses lèvres et je quittais rapidement l'hôpital. Bizarrement mon cœur battait normalement compte tenu ce que j'avais décidé de faire. J'avais mal partout, des milliers de lames imaginaires me transperçaient de partout. J'avais l'impression d'être glacée de l'intérieur, un froid tellement insoutenable qu'il me brûlait presque.

La chaleur de cette fin d'après midi me frappa de plein fouet accentuant mon malaise grandissant. Mon cœur battait à vive allure, mes tempes bourdonnaient si fort qu'un voile noir se déposa devant mes yeux me stoppant net. Je m'assis sur un petit banc usé le temps de reprendre mes esprit. Je fermais les yeux et respirais profondément. Je prenais petit à petit conscience de ce que j'étais en train de faire et un doute minime mais pointu s'insinua en moi, écorchant ma détermination à mesure que mes nausées disparaissaient. Je n'étais pas ce genre de fille. Avais-je suffisamment de cran et de volonté pour faire ce que je m'apprêtai à faire? Oui définitivement oui. Maintenant aurai-je le courage qu'il faut? Toujours ce doute qui se creusait un chemin de plus en plus profondément.

Trois ans plus tôt

- Hors de question Bella, c'est non, non et encore non!

Adossé contre la fenêtre de sa chambre, mon amour ressemblait à un ange noir, absolument sublime. Hormis les deux bougies allumées sur la table de nuit, seule la lune éclairait la chambre lui donnant un air presque irréel. Il était magnifique tout vêtu de noir et j'aurai pu avoir envie de lui sauter tant j'avais envie et besoin de lui après quatre jour sans se voir... si nous n'étions pas en train de nous disputer.

- Très bien, dans ce cas là tu n'y vas pas non plus! persistai-je. Je savais qu'à ce moment là j'avais tout d'une gamine boudeuse mais je m'en fichais. Félix poussait le vice jusqu'au bout depuis quelques temps. Depuis qu'il savait que sa poule aux œufs d'or avait désormais un raison sérieuse de le laisser tomber une foi sa dette payée.

- Arrête de faire l'enfant veux tu? s'agaça t-il en se massant les tempes. Il souffla fortement puis s'approcha de moi. Son regard bien que las c'était radoucit lorsqu'il passa ses mains le long de mes bras nus. Je sais que ce n'est pas facile pour toi mon ange mais crois moi ça ne l'est pas plus pour moi non plus.

- Ça me tue Edward, je ne sais jamais ce qui se passe quand tu es avec elles. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer tout et n'importe quoi. Les mots que tu leur dis, la façon dont tu les touche, j'ai peur et peut être que je suis masochiste, surement même, mais j'ai besoin de voir de mes propres yeux.

- Et moi je te dis que tu n'as pas besoin de savoir, protesta t-il d'un ton sec, tu as surtout besoin de me faire confiance bella. Je sais que ce que je te demande est... bref sache que je ne t'ai jamais menti, je n'ai jamais couché avec l'une d'entre elles. Son regard s'assombrit et son visage se ferma de nouveau. Du moins pas lorsque j'étais en couple. C'est l'essentiel que tu dois savoir.

- Je ne suis pas d'accord!

Il soupira et s'éloigna de nouveau de moi en frottant ses mains sur son visage. Je voyais bien que j'argumentais pour rien. Il était inflexible et rien ne le ferais changer d'avis, il ne voulait pas de moi là bas. Il ne voulait pas que je sache. Mais la jalousie me dévorait comme de l'acide et me rendait presque désespérée et irrationnelle. Comment une femme saine d'esprit pouvait vouloir s'infliger cela? Moi. Edward était de plus en plus fatigué ces derniers temps et Félix le sollicitait de plus en plus souvent. Je ne savais pas exactement ce qu'il lui demandait de faire mais Edward me cachait quelque chose. Je le savais, je le sentais au plus profond de mon être. Son comportement changeait, il était devenu lunatique. Il se mettait en colère facilement allant même jusqu'à une certaine violence. Les nuits que nous passions ensemble n'étaient plus non plus les mêmes. Nous faisions toujours autant l'amour mais ses gestes auparavant doux, passionnés et tendres étaient devenus brusques, désespérés et possessifs. Il dormait à peine et finissait souvent par s'éclipser au milieu de la nuit après s'être assuré que je dormais profondément... ce qui n'était pas toujours le cas.

Alors quand j'avais appris qu'il devait se rendre à un gala de bienfaisance au bras de la fille d'un puissant homme d'affaire, Jane Volturi, j'avais vu rouge. Les organisateurs de la soirée avaient besoin de personnel pour la soirée et je voyais une occasion pour moi de satisfaire ma curiosité malsaine. Malheureusement pour moi, Edward avait su par je ne sais quel moyen d'ailleurs que j'avais postulé pour l'un des postes et avait débarqué dans ma chambre dans un état de rage inédit.

- De quoi tu as peur? le poussai-je dans ses retranchements, mauvaise. Qu'est-ce que tu me caches que tu as peur que je découvre? Tu crois que je n'ai pas remarqué que tu n'allais pas bien? Tu crois que je ne vois que tu ne dors plus, que tu manges à peine, que...

- BELLA CA SUFFIT! finit-il par hurler à bout en envoyant valser le contenu de mon bureau.

Son cri me stupéfia mes ce sont les larmes qui coulaient sur ses joues qui firent retomber ma colère comme un soufflet et brisèrent mon cœur. Oubliant mes doutes je me précipitais dans ses bras et effaça de mes lèvres ses gouttes d'eau salées et chaudes. Jamais mon amour n'avait ainsi perdu le contrôle de lui même et je crevais de le savoir si mal. Sa dette l'emmenait lentement mais surement loin de moi et nous le savions l'un et l'autre. Nous avions beau lutter, je savais qu'un jour nous aboutirions à une impasse.

- Je t'en pris bella, je t'en supplie, ne fais pas ça, m'implora t-il d'une voix rauque qui me brisa encore plus. Je ne veux pas que tu vois ça et plus que tout, Félix ne dois jamais savoir qui tu es. La peur s'échappait pas tout les pores de sa peau s'incrustant dans la mienne sournoisement.

Je commençais à me demander s'il le laisserai partir si facilement une foi sa dette payée et lorsque je relevais la tête pour plonger mon regard dans le sien j'eu ma réponse et j'étais terrifiée.

De nos jours

Nous nous étions séparé deux semaines plus tard...

Tout me confirmais ce que je savais déjà au fond de moi. Cette conversation, la manière dont il était resté vague lorsqu'il m'avait dit qu'il ne devait plus rien à Félix quand on s'était retrouvé...

J'avais la réponse à ma question. Il n'était pas question de courage dans ce que j'allais faire mais d'amour, un amour si profond et extrême que le reste ne pouvait plus m'atteindre. Un calme aussi froid que soudain me gagna. Je ne ressentais plus rien, mes émotions, mes doutes étaient comme glacés, figés en moi. Je ne sentais que ce vide, ce froid qui à lui seul me donna la force et la détermination nécessaire pour me relever avec cette détermination, cette certitude profonde qui me faisait avancer.

Edward n'a jamais été victime d'un accident et j'estimais que je n'avais que trop fermé les yeux. Il fallait que j'agisse. J'allais peut être perdre l'amour de ma vie, l'homme sans qui je ne pouvais plus vivre et si cela devait arriver, je m'assurerai qu'il ne parte pas seul...


La suite dans à peu près 3 semaines et comme je suis gentille, je mettrai un extrait chaque réponse à vos reviews :)

A bientôt^^