Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Un nouveau chapitre ^^ J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture !
Guest (réponse du chapitre 1) : merci :D
Chapitre 3
Kazuha courrait sans s'arrêter. Elle regardait à peine où elle allait. Les marier ? C'était stupide, absurde ! Elle ne voulait pas. Ça ne pouvait pas se passer comme ça ! Si Heiji était obligé de l'épouser alors... alors...
Les larmes ruisselaient le long de ses joues. Elle releva la tête et eut un sursaut en réalisant qu'elle se trouvait dans le petit parc à quelques rues de chez elle. Des bruits de pas la firent se retourner et elle vit Heiji se diriger vers elle. Elle se remit à courir et dut bifurquer sur la droite en arrivant aux abords du bassin. Il était toujours derrière elle et la rattrapait peu à peu. Kazuha passa sur le petit pont et en redescendant de l'autre côté, elle dérapa. Il essaya de la retenir et pour la deuxième fois de la journée, ils tombèrent ensemble.
L'eau était froide. Heiji l'attrapa par la taille et la remonta à la surface. Trempés, ils s'assirent sur le rivage. Les lampadaires s'allumèrent à cet instant. Kazuha,recroquevillée sur elle-même, pleurait toujours. Lui ne savait absolument pas quoi dire. Il ne voulait pas non plus qu'ils soient forcés de se marier, mais la réaction de la jeune fille le désespérait. La décision de leurs parents n'étaient peut-être pas irrévocables. C'est ce qu'il aurait voulu lui dire, mais aucun mot ne sortit de sa bouche.
Alors qu'elle grelottait de froid, il attrapa sa main en silence et l'aida à se lever. Elle voulut dire quelque chose, mais n'y parvint pas. Elle sanglota sur tout le chemin du retour. Il lui tenait toujours la main, la forçant à avancer.
Lorsqu'ils arrivèrent chez Kazuha, les trois adultes étaient dans le salon. Heiji dirigea la jeune fille vers les escaliers et après un dernier regard pour elle, quitta la maison.
Toujours en larmes, Kazuha monta lentement marches après marches, s'arrêtant fréquemment pour essuyer ses yeux. Elle ne voyait rien du tout avec toutes ces larmes. Pourtant, dès qu'elle respirait un grand coup pour faire passer sa crise, ça repartait de plus belle. Elle atteignit sa chambre avec difficulté et se laissa tomber sur son lit. Ainsi, c'est comme ça qu'elle allait le perdre ?
Shizuka vint la trouver et la déshabilla, lui évitant de prendre froid. Elle la mît sous la douche et attendit qu'elle est finie pour la coucher dans son lit. Stone, la jeune fille ne fit aucune remarque. Elle se laissa faire et s'endormit rapidement.
En bas, Heizo et Ginshiro discutaient.
"Extrême comme réaction, commenta le deuxième, un verre à la main.
- Je t'avais prévenu. On continue ?
- Ah oui, fit Shizuka en les rejoignant. On ne peut pas s'arrêter maintenant. Elle vient de s'endormir."
Les deux autres approuvèrent. Ils ne pouvaient plus reculer à présent.
Cette nuit-là, Kazuha fit un rêve étrange. Elle se trouvait d'une chambre, confortablement installée dans un lit. Elle était bien ainsi, il y avait juste un léger froid. En douceur, elle ouvrit les yeux et tiqua en voyant la silhouette d'un homme à quelques mètres d'elle. Ce-dernier fumait sur le balcon. Derrière lui, la lune étincelante l'empêchait de discerner plus qu'une ombre. La jeune femme se redressa et elle remarqua alors qu'elle était nue. À ce mouvement, l'homme se retourna vers elle, posant la cigarette qu'il tenait à la main. C'était Heiji. Heiji qui lui lança un regard mi-surpris, mi-dédaigneux. Il l'ignora, se tournant vers l'extérieur. Kazuha sentit quelque chose se briser en elle.
"Tu n'es pas heureux ?" murmura-t-elle sans pouvoir s'en empêcher.
Il se retourna vers elle, écrasa sa cigarette et poussa un profond soupir.
"Non."
À cet unique mot, Kazuha sentit son corps chuter. Elle avait l'impression de tomber dans un puits sans fin. Le cri qu'elle poussa revint comme un écho et elle se réveilla.
Essoufflée, la jeune fille mît un certain temps à se remettre de son cauchemar. Le non de Heiji mélangé à son cri tournaient en boucle dans sa tête.
Les rayons du soleil la calmèrent un peu et remise de ses émotions, Kazuha se leva.
En bas, elle fut surprise de voir son petit déjeuner prêt. Perplexe, elle mangea dans un silence apaisant et trouva un mot de son père sur le frigo.
"Je fais ça pour ton bonheur."
Cette simple phrase parvint à bouleverser une fois de plus la jeune fille. Il ne savait pas qu'avec cette décision, bien qu'arbitraire, il exhaussait son vœu le plus cher. Cependant, ils étaient deux concernés et Heiji n'avait pas à souffrir de cette situation.
Lorsque Heiji se réveilla ce matin-là, il lui fallut un moment avant de se remémorer tout ce qui s'était passé la veille. Le souvenir de Kazuha le visage baigné de larmes lui revint en premier et il eut envie de la voir. Savoir comment elle allait. Que pensait-elle de tout ça ?
De son côté, il l'aimait sans aucun doute, mais l'arbitraire de cette décision et son injustice lui déplaisait fortement. S'il voulait se marier avec Kazuha, alors il la demanderait en mariage ! Il n'avait pas besoin d'un stupide mariage arrangé où ils n'avaient pas leur mot à dire. Il s'agissait de leur vie tout de même.
Bouillonnant, il descendit à la cuisine et constata rapidement que la maison était déserte. Sa mère était peut-être partie faire des courses. Il déjeuna, se prépara et après une bonne heure d'attente, décida d'aller la voir. Il s'inquiétait trop à son sujet et il avait besoin de parler de tout ça avec elle.
Pleine d'espoir, Kazuha se glissa dans son bain. Cette méthode avait toujours été une des plus efficaces. Avant un examen important, elle se faisait couler un bon bain chaud et tout son stress disparaissait. C'était une solution miracle.
Pourtant, aujourd'hui, son cas semblait être plus grave qu'elle ne le pensait. Assise dans l'eau, ses cheveux relevés en un chignon pour ne pas les mouiller, ses sentiments se confondaient. Elle était heureuse, honteuse de ce bonheur et en même temps malheureuse voire désespérée. La jeune fille ne comprenait plus rien. Les jambes repliées contre sa poitrine, elle tenta vainement de clarifier son esprit.
Il suffisait d'appréhender les choses une par une. Tout à son énumération qu'elle voulait salvatrice, elle n'entendit pas son ami d'enfance l'appeler. Ce n'est que lorsqu'il passa devant la salle de bain en criant son prénom qu'elle réagit.
"Heiji ? s'écria-t-elle, surprise qu'il soit ici.
Malgré leur récentes fiançailles, c'était bien la dernière personne qu'elle s'attendait à voir chez elle. Bien évidemment, il entra, soulagé de l'avoir trouvé et son visage devint rouge écrevisse en réalisant qu'elle prenait son bain. Esquivant le tapis de bain envoyé par Kazuha, il se mît à couvert dans le couloir. Il s'appuya contre le mur et se laissa glisser au sol.
"Désolé Kazuha, je ne voulais pas... j'étais inquiet."
Elle resta muette face à cette révélation et ne bougea pas.
"Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça et... tu dois au moins être aussi perdue que moi."
Consciente qu'il avait fait beaucoup d'efforts pour prononcer ces mots, Kazuha réussit à atteindre sa serviette de bain. Elle sortit de l'eau et s'enroula dedans. Heiji arrêta de respirer, devinant ce qu'elle faisait.
"C'est vrai, concéda la jeune fille en s'immobilisant sur le seuil de la salle de bain. Je suis perdue, complètement perdue."
Elle lui sourit faiblement, tenant fermement contre elle sa serviette. Elle baissa la tête, les joues légèrement rougies.
"Mais... nous sommes toujours ensemble alors... j'imagine que cette idée de mariage me fait moins peur comme ça."
Heiji la regarda, surpris. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Que tant qu'elle était avec lui, elle pouvait tout affronter ? Ou alors que quitte à devoir faire un mariage arrangé, elle préférait que ce soit avec lui ?
Un sentiment confus de bien-être s'empara de lui et il commença à bafouiller, rougissant.
"Je... tu devrais t'habiller", souffla-t-il en détournant les yeux, gêné.
Kazuha opina et retourna dans la salle de bain, fermant la porte. Devant le miroir, elle prit conscience de la taille de sa serviette, ce qu'elle dissimulait et ce qu'elle ne dissimulait pas. Elle retint un cri et se dépêcha de s'habiller convenablement.
Dans le salon, Heiji s'installa sur le canapé, un livre en main et essaya tant bien que mal de se plonger dedans. Ce n'était pas chose aisée avec les images de Kazuha, en serviette, dans son esprit. Elle s'arrêtait à mi-cuisses, compressait doucement sa poitrine généreuse et pour couronner le tout, épouser parfaitement les formes de son corps. Non, décidément, impossible de se concentrer. Il reposa son livre et Kazuha entra à cet instant.
"Nous devrions profiter du beau temps pour aller nous promener, non ? proposa-t-elle. Si tu es ici, j'imagine que tes parents ne doivent pas être chez toi, tout comme mon père, donc nous n'avons plus qu'à les attendre."
Heiji approuva. Ils auraient pu les appeler à la limite, mais il voyait déjà la conversation dégénérer.
Ils décidèrent d'aller au parc d'attraction, ça leur changerait les idées. En semaine, il n'y avait pas grand monde et ils enchaînèrent les manèges. À midi, ils mangèrent un fast food, se reposèrent un peu, puis Kazuha l'emmena au spectacle aquatique du parc qui avait lieu en début d'après-midi. Elle fut souriante toute la journée et fait étrange, ils ne se disputèrent que très peu. Autre bizarrerie : aucune enquête ne vint perturber leur journée. Alors que le soleil déclinait, Kazuha le tira jusqu'à la grande attraction du parc : les montagnes russes.
"C'était trop bien !" s'écria Kazuha en descendant tandis qu'Heiji la suivait en titubant.
Il n'était pas spécialement fan de cette attraction. Avoir la tête à l'envers, très peu pour lui. Il prit pourtant la photo souvenir. Dessus, Kazuha criait, les yeux fermés. Lui la regardait, intrigué. Il la rangea soigneusement, s'interrogeant sur le fait que Kazuha ne l'ait pas déjà demandée. Elle qui adorait ce genre de chose habituellement.
Il trouva bien vite sa réponse. La jeune fille avait d'autres idées en tête. Devant le plan du parc, le guide des attractions à la main, elle cochait ce qu'ils avaient déjà fait.
"Hey Heiji ! Il va falloir revenir, on aura jamais le temps de tout tester", déclara-t-elle visiblement embêtée en se tournant vers lui.
Cette remarqua fit rire le détective et il ne se priva pas pour se moquer d'elle. Cependant, il était heureux de la tournure que prenait les événements. S'ils devaient revenir alors, ils reviendraient.
Après un dernier manège, plus calme cette fois-ci, ils se rendirent tranquillement vers la sortie. Alors qu'Heiji parlait des prochaines compétitions de kendo, il se rendit compte qu'il avait perdu Kazuha. Inquiet, il la chercha un moment avant de la trouver devant la carte du restaurant du parc. Elle se tourna vers lui, les mains jointes, avec des yeux implorants.
Dix minutes plus tard, ils étaient tous les deux assis au dernière étage de la tour du parc dans le fameux restaurant panoramique. Heiji soupira, se demandant encore comment il arrivait à se faire avoir à chaque fois.
"Heiji ! réprimanda Kazuha. Il fallait me le dire si tu en voulais pas venir.
- Aho ! Je n'ai pas eu le choix", protesta-t-il.
Ce qui les emmena à une nouvelle dispute et ils ne tardèrent pas à en rire. Ils discutèrent pendant un long moment avant que Heiji ne remarque quelque chose. Il observa la salle et constata alors qu'il n'y avait que des couples. Jeunes ou vieux, toutes les personnes mangeant autour d'eux étaient avec leur petit(e) ami(e), fiancé(e) ou conjoint. Il sentit ses joues se colorer et se tourna vers Kazuha. Radieuse, elle lui parlait d'un livre qu'elle venait de lire. Il réalisa alors qu'à présent ils étaient fiancés et cette pensée lui plut énormément. Pour le reste de la soirée, il décida de ne plus se prendre la tête avec cette histoire.
Léger comme chapitre, oui je sais. J'espère juste que les personnages ne sont pas trop hors caractères. Dites moi ce que vous en pensez. Bises à tous !
