There and Back Again, an heir's holiday

Disclaimers : Harry Potter et les autres appartiennent à JK Rowling.

NDA : Bonjour. :)
Merci à tous pour les reviews et les encouragements, ça me fait vraiment très plaisir !
Merci aussi à Andeor, mon beta-lecteur.

Exams passés, j'ai à nouveau un peu de temps libre en dehors des heures de boulot, donc, sans plus attendre, voila le troisième chapitre de There And Back Again (un peu court, certes).
Bonne lecture et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. :)


...

Chapitre 3

Quand la confiance règne moins.

...

Blaise

Rogue avait beau être le directeur de notre maison, contrairement à ce que les autres semblaient penser, il ne nous chouchoutait pas le moins du monde. Enfin, de toute façon, nous ne l'aurions sûrement pas accepté si ça avait été le cas. Orgueil serpentard.
Et donc, Pansy et moi ne faisions pas trop les fiers en nous dirigeant vers le bureau du maître des potions. J'ignorais ce qu'il voulait nous dire mais je me doutais que ça n'allait pas franchement nous plaire.
Et puis, pourquoi n'avait-il pas voulu que Draco vienne ?

Remarque, tant mieux, maintenir l'illusion d'un vrai Draco aurait été vraiment difficile, face à son parrain.

J'essayais d'imaginer ce que pouvait subir Draco en ce moment. Peut-être que nous n'aurions pas du le laisser au balafré et à la belette, qui sait ce qu'ils allaient bien pouvoir lui faire...

Mais nous n'avons pas vraiment eu le choix, vu que la Granger n'était pas là.
Bien sûr, nous aurions pu le laisser dans le dortoir, mais si quelqu'un y entrait et le découvrait, tout s'écroulerait et nos efforts seraient réduits à néant.

- Crabbe et Goyle auraient pu le garder.

Pansy avait rompu le silence. Il semblerait que nos pensées aient suivi le même chemin. Elle avait l'air de regretter d'avoir confié Draco aux Gryffondors.

- Tu sais bien que non. Ils sont incapables d'être discrets ou de garder un secret, alors en plus, utiliser l'Imperium, tu imagines ? Non, nous avons fait la seule chose possible. Et puis, il sera en sécurité, les Gryffondors se couperaient une main plutôt que de trahir un secret ou revenir sur leur parole.

- Oui, tu as sûrement raison.

Elle soupira. Je passai mon bras autour de ses épaules. Je n'avais pas l'habitude de la voir comme ça. Quand nous étions en public, elle gardait constamment son masque de froideur, de fierté et de cynisme. Presque identique à celui de Draco. Un peu le même que celui de tous les Serpentards en fait.

Nous cachions tous nos sentiments en permanence, pour nous montrer forts.
Les trois autres maisons nous détestaient et nous ne pouvions nous permettre de laisser paraître de la faiblesse.

Mais ces jours-ci, quand nous nous retrouvions seuls tous les deux, Pansy en profitait pour souffler un peu, et dévoilait son vrai visage. Celui d'une fille dépassée par les évènements, et épuisée.

Je la serrai un peu contre moi.
Elle n'était pas seule.
Nous étions deux là-dedans, et ensemble, tout irait bien.

Elle sembla le comprendre et releva le visage pour me faire un mince sourire stressé.
Je la lâchai, nous étions arrivés devant la porte de Rogue.

Elle était ouverte et nous entrâmes lentement.
Une voix sèche nous ordonna de la refermer derrière nous, et la haute silhouette sombre de Rogue nous dépassa pour venir s'asseoir à son bureau.
Nous prîmes place face à lui et un silence pesant s'installa.
Il nous dévisageait froidement.
Il finit par prendre la parole.

- Mademoiselle Parkinson, Monsieur Zabini, je suppose que vous savez de quoi je veux vous parler.

- Non, Monsieur, affirma Pansy.

Sa voix était ferme et elle arborait à nouveau son habituel air dur. J'étais fier d'elle, je savais à quel point c'était difficile de garder un visage impassible avec la fatigue qui nous écrasait.
Quand à moi, mon léger sourire moqueur était ma marque de fabrique et je l'affichais sans plus m'en rendre compte.

- Bien, alors je vais devoir clarifier les choses. Qu'arrive t-il à Draco ?

- Draco ? Il est comme d'habitude, non ?

- Arrêtez ce petit jeu. Vous croyez que je suis aveugle ? Il ne répond plus à mes questions durant les cours, ou donne des réponses fausses. Draco est mon filleul, comme vous devez le savoir, et je sais pertinemment quand il y a un problème. Et là, il y a un problème. J'aimerais que vous me disiez ce que vous savez tous les deux.

- Nous ne sommes au courant de rien, Draco est parfaitement normal lorsqu'il est avec nous, et nous n'avons rien remarqué.

- Je vois...

Rogue avait prit un air pincé et il plissa les yeux, légèrement menaçant.

- Alors je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Sachez juste que je suis l'un des meilleurs en legilimencie, et que je sais que vous mentez. Je trouverai ce qui se passe, et je n'aurai aucun scrupule à vous renvoyer si jamais vous le méritez, que vous soyez des Serpentards ou non.

Pansy et moi sortîmes sans ajouter un mot.

Une fois la porte refermée, je sentis qu'elle glissait sa main dans la mienne.
La Serpentarde était glacée à l'intérieur, désemparée. Je le savais car je ressentais la même chose.
Nos regards se croisèrent. Nous n'avions pas besoin de mots pour savoir que nous pensions la même chose.
La situation nous échappait. Ça empirait.

Si Draco ne se réveillait pas très vite, nous découvririons le printemps à Azkaban. Ou la colère de Voldemort pour avoir caché l'état de Draco.
A vrai dire, je ne savais pas ce qui était le pire. Et je ne tenais pas à savoir.

En remontant des cachots, j'aperçus Hermione dehors, par une fenêtre. Je la désignais du menton à Pansy et elle hocha la tête.
Il était temps de voir avec Miss Géniale si sa réputation était fondée.

...

Hermione

Le printemps arrivait doucement sur Poudlard, et je trouvais extrêmement agréable de passer un moment dans le parc, après une longue journée de cours.

Ginny avait accepté de venir avec moi, et sa compagnie gaie et légèrement futile me changeait agréablement les idées. Elle me racontait en détail ses sorties avec Dean, tout en le comparant à Harry.
Personnellement, je ne voyais pas en quoi ses yeux d'un vert profond pouvaient illuminer n'importe quel instant et pourquoi ses mains bronzées montraient qu'il était profondément bon et doux avec ses petites amies. Je me fichais un peu de ce genre de choses.
Mais quand Ginny parlait de tout ça, ça n'était plus ridicule comme avec Lavande et Parvati, mais ça devenait rafraîchissant et drôle.

Et donc nous étions en train de rire toutes les deux quand j'aperçus Pansy et Blaise qui s'approchaient.

Leurs visages sombres et fermés me ramenèrent immédiatement à la réalité. Ils me regardaient avec insistance, restant suffisamment à l'écart pour que Ginny ne se doute de rien. Je ne pouvais continuer à faire semblant de les ignorer et je demandais à Ginny si je ne la retardais pas dans son travail à faire. Elle m'assura que non, avant de se mettre à rougir et murmurer qu'il fallait qu'elle rentre, qu'elle avait oublié quelques parchemins à rendre.

Je la regardai partir d'un air amusé. Elle était bien la sœur de son frère...

Les Serpentards se dirigèrent vers le pied du château et je les suivis. Je connaissais cet endroit, j'y passais en faisant mes rondes de préfète, la rumeur disant qu'il s'y passait parfois des choses peu recommandables. En effet, là où nous nous trouvions, aucune personne à l'intérieur du château ne pouvait nous voir, et quelques arbres nous cachaient à la vue des rares promeneurs de ce début de soirée.
Je décidai de garder ma main sur ma baguette, au cas où...

- Granger, on voulait te parler.

- Tiens donc, pourtant ce matin vous nous avez aimablement jetés, si mes souvenirs sont bons.

Ils se regardèrent, l'air gêné et coupable. Je savais pertinemment qu'ils jouaient la comédie et le leur dit. Blaise me sourit.

- Écoute, tu nous connais depuis le temps. On est des Serpentards, et il est possible que parfois, notre fierté mal placée nous pousse à dire des choses maladroites, ou qu'on ne pense pas forcement.

Je n'étais pas convaincue, mais acceptai néanmoins ces pseudo-excuses.

- Qu'est-ce que vous me voulez ?

Pansy me raconta l'entretien avec Rogue.
La situation s'aggravait, donc. Je réfléchis un instant avant de déclarer.

- Je ne vois pas comment faire pour que Rogue n'ai plus aucun doute, mais on peut au moins se débrouiller pour que Draco réponde correctement en cours de Défense Contre les Forces du Mal...

...

Ron

J'avais attendu Harry un moment, mais il n'était pas redescendu.

Je m'étais donc mis à mon devoir de Défense contre les Forces du Mal, seul.
J'aimais bien cette matière, avant. Mais maintenant que c'était Rogue qui l'enseignait, il se débrouillait pour rendre son sujet aussi ennuyeux et incompréhensible que les potions.
Mon devoir n'avançait pas et je regardais la nuit tomber dans le parc.

Soudain la porte s'ouvrit et Hermione marcha dans ma direction. Elle me demanda en chuchotant où se trouvait Draco.
Je me levai et la précédai jusqu'à l'intérieur du dortoir.

Tout était calme, et baigné dans une douce pénombre. Elle me jeta un regard interrogatif et je haussai les épaules.
Où était Harry ?
Pouvait-il être sorti sans que je ne le remarque ?
Les rideaux de son lit étaient tirés et je m'approchai pour les ouvrir, Hermione sur mes talons.

Je n'en crus pas mes yeux. Je restai pétrifié par la surprise. Hermione me poussa gentiment sur le coté et je me tournais vers elle. Elle n'avait même pas l'air étonné !

- C'est quoi ce bordel ?

Je me tournai à nouveau vers Harry. Il était endormi, sur le flanc, son bras reposant sur le torse de Malfoy. Le Serpentard, lui, était couché sur le dos, le visage impassible et les yeux ouverts. Avait-il seulement remarqué notre présence ?
Mais pourquoi Harry dormait-il avec ce fou ? Il ne pouvait pas avoir fait ça de son plein gré, alors que s'était-il passé ici ?
Hermione s'était penchée sur Harry et lui secoua doucement l'épaule.

- Harry, réveille toi.

Il ouvrit les yeux et sembla mettre quelques secondes avant de se rendre compte de la situation. Il poussa une exclamation de surprise et enleva immédiatement son bras de l'autre. Il se tourna vers nous, l'air horrifié.

- Ce n'est pas du tout ce que vous croyez !

Hermione répondit d'un air amusé.

- Mais on ne croit rien du tout. Hein Ron ? Tout est parfaitement normal.

Harry se renfrogna.

- Je n'ai pas eu le choix, regardez.

Il se leva et s'éloigna de son lit, sur lequel Draco n'avait pas bougé, évidemment.
Et là, soudainement, Draco bougea ! Il se tourna sur le coté, ramenant ses bras et ses jambes autour de lui. Il commença à se balancer lentement, sa respiration devenant irrégulière.

- Par Merlin, il pleure ?

Ah ! Hermione avait enfin l'air étonné ! Cette fille était finalement normale, ça me rassurait.

Par contre, Malfoy, lui, s'éloignait de plus en plus de la norme.
Effectivement, il pleurait en gémissant à voix très basse.

Harry revint vers son lit et s'assit à coté de Draco. Il lui parla à l'oreille et celui-ci reprit immédiatement son calme.
Harry releva la tête vers nous et nous jeta un regard éloquent.

- Je n'avais pas le choix, je n'allais pas le laisser comme ça. Et, bien que j'ignore pourquoi, ma présence a l'air de le calmer...

C'était vraiment bizarre, et je me réjouis de ne pas être à la place d'Harry. Le pauvre, obligé de rester avec Malfoy...
Je jetai un regard vers Hermione, elle n'avait rien dit et semblait réfléchir, les yeux posés sur Draco.

- Harry, éloigne toi de lui, s'il te plaît, je voudrais essayer quelque chose.

Il obéit et Draco réagit immédiatement. Hermione s'assit alors à coté du blond et se mit à le rassurer gentiment, mais son état ne semblait pas s'améliorer. Elle tendit alors la main vers lui et la posa sur son épaule. Malfoy tressaillit sous le contact et eut un mouvement de recul. Il avait l'air de très mal supporter qu'on le touche et ses sanglots redoublèrent. Malgré son état et son regard dans le vide, on pouvait sentir sa panique.
Je reculai d'un pas. Maudit soit ce coté gryffondor qui nous poussait à nous encombrer de cinglés du genre de Malfoy.
Harry attrapa Hermione par le bras et l'éloigna un peu brutalement.

- Arrêtes ça !! Tu vois bien que ça empire ! Arrête de lui faire du mal !

La brune le regarda, abasourdie, s'asseoir à la place qu'elle occupait une minute plus tôt, et caresser les cheveux de Malfoy en se penchant sur lui.

- Harry, tu te rends compte de l'étrangeté de la situation ? On dirait que tu es le seul à pouvoir rassurer Draco. Je ne sais pas encore pourquoi, mais c'est peut-être une bonne piste pour le sauver.

Harry releva le visage vers elle, il avait l'air surpris.
Je m'avançais vers eux.

- Je voudrais pas déranger, mais on devrait descendre manger si on ne veut pas que les autres viennent nous chercher.

- Oui, tu as raison. Surtout que Blaise et Pansy doivent commencer à en avoir marre de nous attendre sous les regards soupçonneux de la Grosse Dame.

Harry hocha la tête et se releva, obligeant Draco à faire de même, pendant que j'attrapais sa cape d'invisibilité. Alors qu'il en recouvrait Draco, Harry lâcha.

- S'il vous plaît, pas un mot, à qui que ce soit, sur la réaction de Dra... Malfoy. On n'est encore sûrs de rien et je ne tiens pas à ce que les Serpentards soient au courant pour l'instant.

Nous sortîmes tous les quatre et Pansy perdit un instant son air dur en voyant Draco réapparaître devant elle. Elle croisa mon regard et eut un reniflement de mépris pendant que je me marrais discrètement.
Ils le remirent sous Imperium et nous descendîmes manger, en prenant des chemins différents pour ne pas avoir l'air d'avoir été ensembles tous les six.

La soirée se passa tranquillement, Harry écrivait sans relâche, essayant tant bien que mal de remplir les quatre rouleaux de parchemins à rendre pour demain. Hermione, de retour de la bibliothèque, lui jetait des regards désolés tout en relisant mon propre devoir.

Vers onze heures, elle annonça qu'elle montait se coucher. Et, exactement au même instant, quelqu'un se mit à tambouriner contre la porte de la salle commune, le vacarme soudain nous faisant sursauter.
J'allai ouvrir et expliquer à cette personne ce que je pensais des gens dans son genre, qui se moquait de réveiller toute la tour.
Mais avant que je n'ai pu dire un mot, Zabini était entré dans la pièce et m'avait attrapé par l'avant de mon pull, me plaquant brutalement contre le mur. Il cracha, d'une voix vibrante de colère :

- Qu'est-ce que vous avez osé faire à Draco ? Réponds, Weasley, avant que je te refasse le portrait !

...

A suivre...


Voila voila. :)
J'espere que ça vous a plu.

Rendez-vous dans le prochain chapitre pour savoir ce qu'ils ont fait à Draco, si Blaise va tabasser Ron, si Hermione et Blaise ont une liaison et si Draco va se reveiller.
(Ou dans les chapitres suivants quoi, je ne vais pas gacher mon suspens trop vite :p)

A bientot.