Bonjour/Bonsoir tout le monde /o/

Vous allez bien ? :3

Voilà le chapitre 2 enfin de sortie xD je le sors avec un jour de retard désolée D'8 je n'étais pas là hier donc je n'ai pas pu m'en occuper xOx j'espère en tout cas qu'il vous plaira !

Je tenais à vous remercier de me suivre et de me motiver avec vos petits mots trop adorables ! Pour ce qui est de la fin tragique ou non de cette histoire…c'est un secret:3 si je vous dévoile tout maintenant ça ne serait pas drôle. Aller, sur ce, bonne lecture à tous w !

PS-1 : Je suis tellement amoureuse de ce couple que je vais même en faire un cosplay…ah ah ah…ah ah…ah…que je suis faible huhuhu.

PS-2 : Je tiens à remercier une amie très chère à mon cœur pour m'avoir aidé, par le biais d'un rp, à trouver une bonne inspiration pour ce chapitre !

Rating: MA (+18)

Personnages : Jean Kirschtein / Marco Bott

Inspiration : L'attaque des Titans / Shingeki no Kyojin

Les personnages présentés dans cette histoire ainsi que l'univers ne m'appartiennent pas.

Chapitre 2 :

« Ne lâche surtout pas ma main…»

Un frisson étrange parcourut l'épine dorsale de Marco, le clouant ainsi sur place. Encore un rêve. Cette fois, il savait ce qu'il était en train de rêver. Il savait ce qu'il allait y voir. Une poussière épaisse tournoyait autour de lui alors qu'il essayait de bouger, en vain. Soudain, il réussi à trouver assez de force pour avancer. Seulement cette fois, Jean le tenait part la main, le forçant finalement à courir.

- « Magne-toi si tu ne veux pas te faire bouffer ! » lui hurlait ce dernier avant d'enclencher son équipement tridimensionnel pour échapper à un titan sorti de nul part. Marco en fit de même tout en manquant de se faire croquer in extremis.

Essoufflé, il se tourna vers son ami sans trop comprendre la situation. Qu'est-ce qu'il se passait exactement ? Pourquoi étaient-ils là ? Comment les titans étaient-ils entrés ? Il balaya ses pensées d'un revers de la main avant de se lever. Regardant tout autour de lui.

- « Il ne faut pas qu'on reste là, on va tous se faire bouffer sinon. » lâcha Jean dans un soupire en regardant le massacre qui se déroulait autour d'eux. « Viens. » fit-il en prenant à nouveau la main de Marco. « On doit aller au QG de ravitaillement tu vas manquer de gaz vu tout le trajet que tu as déjà fait. »

Alors qu'ils étaient en route, Marco tomba effectivement en panne de gaz, tombant alors au sol sans aucune douceur. Quand Jean le vit à terre, vulnérable, il ne put le laisser là et descendit auprès de lui pour le prendre sous son aile.

- « Jean pousse-toi de là ! » hurla le brun en voyant un déviant foncer droit sur eux.

Un flash l'éblouit soudain lorsqu'il tenta de pousser Jean d'un coup de bras. Une nouvelle fois, il se retrouvait plongé dans l'obscurité la plus totale. Essayant de se relevé, il parvient finalement à trouver la force qui lui était nécessaire pour avancer dans cette noirceur. Presque machinalement, il se dirigeait vers ce même bâtiment en ruine qu'il pouvait apercevoir au loin et qu'il avait déjà vu la veille. La même scène horrible se déroulait sous ses yeux. Seulement cette fois, Jean ouvrit son seul œil gauche pour le regarder.

- « C'est…de ta faute…Marco… » murmurait ce dernier en le pointant du doigt. « C'est à cause de toi que je suis mort. Car tu n'as pas su te protéger tout seul. » termina le blond sur un ton morbide.

Le cadavre de Jean continuait de le lui répéter, sans cesse, jusqu'à ce que Marco tombe à genoux en hurlant, les mains serrant son visage entre ses jambes. Pendant qu'il était en train de rêver, le corps tout entier de Marco tremblait sous la couverture. Peu à peu, de la sueur avait perlé sur son front tandis qu'il se tournait et retournait, encore et encore.

- « Jean… » sanglotait ce dernier dans son sommeil, les mains agrippées à ses cheveux tandis qu'il se balançait de gauche à droite.

Totalement impuissant, il restait accroupi face à son ami en le laissant proliférer ses accusations. « Oui Marco, c'est de ta faute s'il est dans cet état. Si tu ne t'étais pas mis tout seul en danger, il n'en serait pas là maintenant. Tout est entièrement de ta faute. Tu ne sers à rien. » fit une voix à l'intérieur de sa tête.

- « Tais-toi… » murmurait le brun dans un sanglot étouffé.

Étant allongé en position fœtale, la tête cachée entre ses bras, Marco se laissa totalement aller et pleura. C'est tout ce qu'il était capable de faire, pleurer. « C'est de ta faute. » fit une voix, « Tu n'aurais jamais dû entrer dans l'armée. » lui dit une autre, « Je suis mort à cause de toi Marco. » grogna la voix de Jean.

- « Laissez-moi…je vous en supplie… » sanglotait le brun en empoignant ses cheveux entre ses doigts.

- « Marco, réveille-toi maintenant.» lui murmurait une voix au loin, trop loin pour qu'il puisse l'atteindre.

- « Laissez-moi… » souffla le jeune homme

- « Réveille-toi. » susurrait toujours cette même voix, un peu plus proche de lui.

- « Laissez-moi… » suppliait-il en laissant aller ses larmes. « Jean…aide-moi… » avait-il murmuré dans son sommeil tout en ayant tendu les bras vers le ciel pour essayer de saisir quelque chose, ou quelqu'un.

- « Marco, merde, tu vas te réveiller à la fin ! Ce n'est qu'un mauvais rêve, rien qu'un mauvais rêve ! Je suis là abrutis et si tu veux que je t'aide, ouvres tes putain de yeux ! » fit cette même voix lointaine, de plus en plus fort. C'était Jean !

Relevant alors la tête, le brun le chercha du regard, terrifié à l'idée de ne pas le trouver. Il vit alors une lumière, elle n'était pas froide…bien au contraire, elle était douce et chaleureuse. Marco se décida enfin à se lever, tendant la main vers cette lumière pour l'atteindre, tout en avançant. Le premier réflexe du corps endormi de Marco fut d'enlacer vivement celui qui se tenait au dessus de lui. Tremblant alors, il ouvrit enfin les yeux, des larmes continuant d'en couler. Il huma un instant cette odeur qu'il ne connaissait que trop bien. Restant silencieux quelques instants, il se mit à rougir d'un teint vermillon lorsqu'il se rendit compte qu'il tenait Jean dans ses bras. Sans plus attendre, il le relâcha aussitôt avant de s'écarter de lui.

- « Je…je suis désolé…J'ai fait un cauchemar, ce n'est rien. Retourne dormir. » dit-il en ayant tourné le dos à Jean pour éviter à tous prix de montrer son visage écarlate à son ami.

Pourquoi est-ce que son cœur battait aussi vite ? C'était sûrement dû à ce cauchemar ! Ou bien serait-ce…à cause de ce contact ? Marco semblait totalement désorienté, complètement perdu et submergé par ses émotions. Reprenant alors son sourire légendaire, il se tourna, toujours les joues bien rouges, pour retourner se coucher.

- « B…bonne nuit ! » s'empressait-il de dire avant de fermer les yeux dans le but de ne plus être tenté de le regarder une fois de plus.

Un long silence s'installa après qu'il eu finit sa courte phrase. Comme si Jean cherchait quelque chose à dire. « Je t'en supplie ! Ne dis rien et rendort-toi ! » criait sa petite conscience en s'étant mis en boule dans un coin de sa tête. Jean quant à lui, fronça les sourcils. Il était évident que son ami cherchait à se défiler encore une fois. Seulement cette fois ci, Kirschtein était bien déterminé et ne le laisserait pas fuir à nouveau. Il retourna alors son ami en le prenant à nouveau par les épaules. Dans un soupire de surprise, Marco se retrouva dos au sol, les mains plaquées au dessus de sa tête par le blond. La force que ce dernier exerçait sur ses poignets l'empêchait littéralement de bouger d'avantage.

- « Bonne nuit… » murmura le blond sur un ton un peu étrange en le regardant droit dans les yeux.

- « Comment ? » fit alors Marco en se retournant, n'ayant pas entendu.

- « Bonne nuit ! C'est tout ce que tu trouves à dire Marco ?! Non mais tu te fiches complètement de moi en plus ! » s'énerva finalement Kirschtein en ayant largement haussé la voix.

Cela eu le dont de faire sursauter Marco, il ne put s'empêcher de le fixer en ayant légèrement les sourcils relevés. Finalement, les traits de Jean s'adoucirent quant il posa à nouveau son regard sur le brun totalement tétanisé. Il desserra alors légèrement la poigne qu'il exerçait sur les poignets de ce dernier.

- « Écoutes… » commença Jean en s'étant clairement calmé. « Je t'ai entendu Marco, j'ai entendu mon prénom et je t'ai vue souffrir dans ton sommeil. C'était comme ci tu étais seul face à la mort, face à ces créatures qui menace nos vies et je… » coupa celui-ci avant d'inspirer un bon coup. « Merde Marco, je suis ton ami, du moins je le crois ! Alors dis moi ce que tu vois, dis moi pourquoi ces larmes viennent noyer tes yeux chaque nuits depuis des semaines ! » termina Kirschtein en ayant à nouveau plongé son regard dans celui de Marco.

Alors c'était donc ça ? C'était bien ce qu'il pensait, ce n'était pas la première fois que Jean l'avait vu dans un état pareil. « Je t'ai appelé… ? » murmurait sa conscience en ayant repointé légèrement le bout de son nez, deux perles d'eau salée encore perchées aux coins de ses yeux. Marco ne savait pas qu'il avait tendance à parler dans son sommeil, cela eu le dont de le faire rougir de plus belles. Il savait. Marco savait très bien qu'il risquait de perdre son ami s'il ne se confiait pas à lui. « Tu m'as vu pleurer… ? » se disait-il. « J'ai prononcé ton nom… ? » pensait le brun. Prenant son courage à deux mains, il avala sa salive avant de détourner le regard. Il ne pouvait pas le regarder, ce n'était pas concevable pour lui. Inspirant un grand coup, il ferma les yeux avant de commencer.

- « Cela fait plusieurs semaines que je fais le même rêve. » débuta le soldat en marquant une légère pause. « Dedans…j'apparais toujours seul, perdu au milieu des ruines de la ville. Je ne sais pas comment, mais à chaque fois je suis amené à avancer au même endroit…l'un des murs de la façade du QG de ravitaillement. » fit-il en s'efforçant de garder son calme et son sang froid pour ne pas sangloter à nouveau en se remémorant les images. Il tremblait. « Ce que j'y vois…c'est toi. Gisant sur le sol…Dans mon rêve, il te manque la moitié du visage et la moitié du torse…Tu es mort… » murmurait Marco en ayant pris une grande inspiration sur la fin de sa phrase. « Et c'est de ma faute si tu l'es… »

Le regard de Jean devint quelque peu livide à l'entente de l'histoire de ce rêve. Il est vrai que même si il l'avait déjà envisagé, il ne s'était pas même une seule fois imaginé mourir par la main de ces monstres, et encore moins avec la moitié de son corps manquante. Il déglutit difficilement, la bouche entre ouverte, priant sûrement sa bonne étoile pour ne pas finir ses jours d'un façon aussi horrible. Il chassa vite ces idées de sa tête, se rappelant que ce n'était qu'un cauchemar, qui plus est celui de son ami et non le sien. Soudain, il percuta les dernières paroles du brun, écarquillant légèrement les yeux, avant de prendre à nouveau un air dur.

- « Ta faute ? Mais qu'est ce que tu racontes encore comme conneries Marco ? » lança le blond, agacé, avant de resserrer à nouveau les poignets du jeune Bott et de s'approcher dangereusement son visage du sien. « Tu es vraiment un imbécile Marco tu le sais ? Je suis un militaire, toi aussi, et si je dois un jour mourir à cause de ces…de ces choses, ça ne sera en aucun cas ta faute enfin ! » reprit Jean après avoir marqué une courte pause. « On connais tout les deux les risques qu'on encourt, seulement on a choisi de le faire, alors tu te dois d'être plus fort que ça…Car si je suis une faiblesse pour toi, ça te porteras préjudice le moment venu ! » Jean remua la tête avant de finalement soupirer. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres avant qu'il ne reprenne là où il en était. « Je te l'ai dit Marco, je suis là..je ne pars pas et je ne compte pas mourir demain. Alors s'il te plais, ne pleure plus à cause de moi, parce que… » s'étranglait ce dernier. « Parce que ça me rend faible moi aussi ! » dit-il finalement alors que ces joues s'empourpraient de rouge.

Comment ? Le fait de voir Marco dans un tel état avait une influence sur lui ? Marco n'y avait jamais pensé. C'est vrai que, maintenant qu'il y pensait, Jean avait toujours été le premier à s'inquiéter pour lui…et ce en n'importe quelles circonstances. Pendant qu'il songeait à tout ça, il ne pu s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure en quittant le regard de son ami.

- « Je suis désolé…je ne pensais pas que tout cela t'affecterait autant…seulement…si je fais ces cauchemars c'est parce que… » commença le brun en inspirant profondément, fermant les poings et rougissant encore plus. « C'est parce que j'ai peur de te perde…j'ai peur que tu m'abandonnes… » murmurait-il gigotant légèrement les mains pour essayer de se défaire de lui.

- « Pourquoi veux tu que je t'abandonne Marco, je suis bien avec toi. Tu es le seul qui… » fit Jean en s'arrêtant soudainement. Songeant à ce qu'il voulait dire, il redevint rouge pivoine avant de reculer vivement et s'asseoir en tailleur. « Désolé, je ne me suis pas rendu compte que je…enfin…Je ne pourrais jamais te laisser derrière abrutis ! J'ai besoin de toi, j'aime ta présence, elle m'est presque devenue indispensable pour ne pas que la peur s'empare de moi à chaque seconde. Et bien évidemment que je ne veux pas te perdre non plus, alors je resterais avec toi et je te protégerais. Tu entend Marco et du plus fort que je le peux ! Ces titans ne t'auront jamais moi vivant ! », Il plaqua ses mains contre son visage, manquant de mourir de gêne. « Merde, tu me déstabilise complètement, je ne comprend pas...il n'y a qu'avec toi que je perds tous mes moyens comme ça. » marmonna le blond dans sa barbe. « Sèche tes larmes maintenant, sinon je vais être tenté de te serrer dans mes bras…J'ai tellement envie de te prendre dans mes bras ! » avait-il grogné en montrant les dents.

De tout ce que son ami venait de lui dire, Marco n'avait retenu que quelques brides tellement il se sentait gêné de ce qu'il venait de lui avouer. « Me prendre dans tes bras… ? » chuchota sa petite conscience, assise sur le genoux de Jean. Il réfléchissait beaucoup trop, tellement que son visage était encore plus écarlate qu'à l'instant. Ses larmes n'étaient toujours pas sèches et il n'avait pas la force de les sécher lui-même, l'esprit trop embrumé par les révélations de son ami. S'asseyant finalement face au blond, il plongea son regard encore brillant dans celui de ce dernier, la tête légèrement penchée sur le côté.

- « Me...prendre dans tes bras ? » dit-il un peu plus fort, comme s'il ne comprenait pas vraiment la raison pour laquelle son ami avait tellement envie de le faire.

Sans trop comprendre pourquoi, son cœur continuait à battre comme s'il allait lui exploser dans la poitrine. Cela lui faisait mal de chien, mais ce n'était pas pour autant une douleur désagréable. Il voulait qu'il le prenne dans ses bras. Il voulait sentir sa chaleur. Il voulait que Jean lui fasse oublier toutes ces horreurs. Inspirant un bon coup, il ferma les yeux un instant avant de penché la tête en arrière, contemplant alors le toit de la tente.

- « Alors fais-le…S'il te plaît…J'en ai tellement besoin… » murmura enfin Marco en ayant finalement fermé les yeux et baissé la tête à nouveau. Il tendit alors une main dans sa direction, ouvrant les yeux pour les perdre dans son regard. « J'ai tellement besoin de toi… » souffla le brun avant que Jean ne vienne vivement l'enlacé, le faisant alors tomber en arrière.

L'espace d'un instant, ils restèrent tout deux silencieux à s'enlacer de la sorte. Soudain, Jean releva son visage pour regarder celui, bien rougit d'ailleurs, de son meilleur ami. Essuyant ses larmes à l'aide de son index, il resta à le regarder pendant plusieurs secondes avant d'approcher dangereusement son visage une fois de plus.

- «Pardonne-moi... » fit Jean en plaquant ses lèvres contre celles de Marco comme si sa vie en dépendait.