Après une longue conversation sur mes nombreuses qualités (je vous jure que j'ai pourtant essayé de rester modeste T.T), de nombreuses questions de la part d'Alice et d'Edward et d'une glace, Rose, Emmett et mon apollon s'excusèrent de devoir partir.

Ceci bien évidement suivit par un nombre incalculable de bises et de « ce fut un plaisir », « je suis ravi de vous avoir rencontré » ou même « nous nous reverrons surement au mariage », ils commencèrent à s'éloigner. Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression d'avoir oublié un truck … Edward qui se retourne, s'il ne regard pas devant lui il va se prendre un arbre, moi j'vous le dis. Il me fait signe, pour me dire au revoir ?

Je me disais bien que j'avais oublié quelque chose, l'enfoiré avait fuit avant que je n'ai eu le temps de lui dire au revoir ! Et il a le culot de me faire signe comme ça ? Je sens que la prochaine fois je vais le lui faire bouffer, moi, son sourire …

Enfin, j'ai beau dire mais depuis qu'ils sont partis c'est plus drôle ... on se fait même carrément chier, pour rester polis ... ou pas. Finalement je crois que je vais rentrer chez moi avec les deux autres qui recommence à se bécoter ... Au bout de cinq minutes à essayer de leur rappeler discrètement que j'existe toujours, pour leur dire au revoir, j'abandonne lamentablement et me casse vite fait.

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"YES !!!"

Angéla éclate de rire, faut dire que je dois être tordante à sauter comme une barge en criant des "yes" à tous bouts de champs ... Si tu en as conscience pourquoi tu continue crétine ? Je t'emmerde ! ... Alors là sa va plus ... au bout d'une semaine à me parler toute seule je commence à m'y habituer, mais c'est bien la première fois que je me réponds en m'insultant ... Merci qui ? Merci Edward !

"Je sais que tu est très heureuse et maintenant que toute la fac le sait aussi, calme toi Bella."

"Mais enfin t'imagine ?! C'est géniale, c'est super, c'est ultra méga super trop bien !!"

"Bonjours Bella."

J'arrête de sauter, pour le plus grand bonheur d'Angéla et me retourne vers mon interlocuteur. Un homme, d'une cinquantaine d'année, son éternel sourire enfantin et le regard pétillant, me fait face. Angela le regarde, la bouche ouverte. Bah quoi ? Qu'est-ce qu'il a de bizarre ? Ce n'est pas comme si c'était le pape, c'est juste le directeur et propriétaire, multi millionnaire, du conservatoire et de la fac, qui vient me dire bonjours ...

Finalement j'ai rien dit.

"Salut, comment sa va ?"

"Très bien. J'ai appris la nouvelle. Je ne te demanderai pas comment tu vas vu les cris que tu pousse depuis vingt minutes ..." Il rit tandis que je me contente d'une grimace d'excuse. "Et bien bonne chance."

Puis il s'en va en nous laisse, moi, normale (dans la limite du possible) et Angéla, en mode bug total. J'observe ma montre et regarde le temps qu'elle va mettre à revenir sur terre. Résultat : 1min08s.

Record personnel : 2min46s.

Ouais, bah elle a encore du chemin à faire la petite.

"Depuis quand le Directeur vient te dire bonjours ?"

"Je l'ais croisé un jour dans un café (et oui, lui aussi ^^). J'étais en train de finir un dossier et il a renversé son café dessus, pour s'excuser il m'en a offert un autre et on a discuté. Bref ... voila."

"J'y ... crois ... pas ..."

C'est ce que je vois, vu la tête que tu tire ... Putain elles sont bruyantes les blondasses d'à cotés. Elles se contentent de glousser toute les trois seconde en regardant un groupe dehors assis sur la pelouse. Angie aussi les regarde et se tourne vers la fenêtre.

"Non mais t'a vu ses yeux ? Il est tellement canon et" Et Kyaa, kyaa, kyaa, encore à piailler devant les garçons. Elles ne changeront donc jamais ?

"Eh, Bella." Je me retourne vers Angie qui observe le groupe assis sur l'herbe."Regarde, c'est lui."

"Lui ... LUI ??? C'est ... ce n'est pas possible ! J'y crois pas ! (Pause) Au fait ... c'est qui ?"

Angel me regarde désespérée, avec un regard mauvais avant de soupirer.

"D'après les rumeurs c'est un pianiste très, très doué. Et très, très canon ..."

Je m'approche de la fenêtre et regarde, tout de suite très intéressée ... enfin euh ... c'est uniquement à cause de cette histoire de piano. Hum, bref, je regarde. Un sourire vient étirer mes lèvres et je me retourne en partant par la porte d'à côté, avançant droit sur le groupe. Angie me suit sans comprendre, tandis que je sors une cigarette de mon sac. Je m'arrête à quelques pas et m'accroupit derrière le pianiste. La fille en face s'arrête de parler et m'observe, suivi par les autres membres du groupe. Je passe ma main par-dessus son épaule et présente ma cigarette éteinte juste devant ses yeux.

" Tu as du feu ? Si non, il faudra au moins un double cappuccino écrémé pour te faire pardonner ..."

Il observe la cigarette qui pend devant ses yeux sans rien dire pendant quelques secondes avant d'éclater de rire devant les yeux ébahit des ses amis ainsi que ceux d'Angie. Bordel, ça devrait être interdit d'être aussi sexy ... reprend toi Bella si tu commence à divaguer alors qu'il est de dos et qu'il n'a même pas eut le temps de parler t'es vraiment dans la merde ...

"Je n'ai pas le choix, après tout je suis impardonnable. Je m'arrangerais pour avoir un briquet la prochaine fois."

Il se retourne vers moi, avec ce putain de sourire qui, je le sens, va me faire de nouveau baver toute l'eau de mon corps ...

"Bella ..."

Putain mais il a juré ma mort ?? Oser prononcer mon prénom avec une voix pareil ... j'en aie la chair de poule ! N'en laisse rien paraître Bella, sois forte ... et sensuelle ! Achève-le !! Euh ... zen la voix intérieure ...

"Edward."

Il hausse un sourcille d'un air amusé et je ne trouve rien d'autre à faire que lui tirer la langue ce qui lui vaut un nouvel éclat de rire.

"Edward, tu ne nous présente pas ?"

Alors elle je ne l'aime pas. Pourquoi ?

La façon un peu trop sensuelle par laquelle elle l'a appelé.

La façon dont elle s'est penchée pour lui offrir une vu plongeante sur son décolleté.

Les regards glacials qu'elle m'envoie.

Pour finir, sa tête de poufiasse décolorée, du genre qui saute sur tout se qui bouge et ses fringues digne d'une catin.

Elle veut savoir ce que c'est qu'un vrai regard de tueur ? Je vais le lui apprendre moi. Elle reporte son regard sur moi, erreur. Je vois la pauvre tressaillir et perdre se moyens.

"Tu vois, c'est CA un vrai regard de tueur."

Le pauvre Edward essaye tant bien que mal de se retenir de rire, au même point que l'autre garçon de la bande. Récupérant ses moyens il se racla la gorge et je lâchais (à contre cœur) la pauvre fille d'en face tandis qu'Angéla, toujours derrière moi se mordait le poing pour ne pas craquer.

"Euh ... Bella, je te présente Ben, Kate et Tanya. Les gens, je vous présente Bella, la sœur de mon future beau-frère."

Tanya donc ... je sens que je vais m'amuser.

"Enchanté. Je vous présente mon amie, Angéla. Angie, je te présente Edward, c'est le frère d'Alice, que tu as croisé hier."

Cette dernière hoche la tête d'un air entendu et s'approche de lui en posant sa main sur l'épaule d'un Edward pommé.

"Pas la peine Angie, Emmett l'a déjà fait la semaine dernière ..."

"Et il est toujours pas partie en courant ?! Waw ..." dit-elle en faisant mine de le jauger du regard.

Et voila qu'il est repartie pour un tour. Je sais qu'on dit que rire est bon pour la santé mais là, il va finir par faire une overdose ! Je vois le dénommé Ben s'allumer une clope et lui présente la mienne avec un sourire. Il me le rend et m'allume ma clope. Hourra !!

"Fais gaffe Ben, c'est une chasseuse de fumeurs célibataires."

"Sans vouloir te vexer Ben, tu ne survivrais pas plus d'un mois avec moi, donc de ce côté-là y'a pas à t'en faire. Et puis je ne fais pas une fixette sur les fumeurs célibataires, si possible je préférerai éviter de réaliser mes projets dans l'avenir. Du moins, pas ceux là."

Edward se contenta de sourire sans relever, brave garçon. Je vois Ben proposer à Angie de venir s'asseoir à ses côtés et en profite pour me poser entre elle et mon adonis, ce qui me vaut un nouveau regard furibond de la part de Tanya. Ben propose à Angie une cigarette tandis que cette dernière, les joues rosies refuse poliment. Tiens donc ... je jette un regard en biais à Edward, qui me le rend, un sourire complice s'installant sur nos lèvres.