Harry Potter : Scènes coupées
-Tome 1 à 7-
Scène 19bis/57 (2èmeV.) – Tome 3
08:03 pm Parc de Poudlard
« Je te dis que les Espagnols ont triché !
_Tu te fais des idées.
_Ils ont gardé la main mise pendant tout le match alors qu'ils remontent de la soixante-douzième place. Ils ont triché ! C'est pas possible autrement. Ils ne peuvent pas revenir comme ça après une saison aussi désastreuse que la leur !
_Les deux équipes étaient dans les règles.
_Pas possible.
_La Coopération est suffisamment équipée pour lutter contre les fraudes. Il n'y avait rien hier soir. On l'aurait su.
_Pas possible je te dis !
_Et quoi, ils ont monté des moteurs sur leurs balais et fourni une longue-vue ensorcelée à leur attrapeur ?
_Des mo…quoi ? Non, peu importe. C'aurait pas suffi à les faire gagner. Il y a autre chose de beaucoup plus complexe derrière tout ça… Quelque chose d'indétectable… Un nouveau sort sans doute.
_Tu es surtout en train de te trouver une bonne excuse pour le pari.
_Absolument pas !
_C'est ce qu'on dit… Tu te dégonfles.
_Du tout. J'analyse les résultats, c'est normal !
_J'appelle ça une tentative de fuite plutôt. Tu as promis pourtant qu'en cas de victoire espagnole…
_C'était pas censé arriver ! Jamais les Japonais n'auraient dû perdre contre cette équipe de quatrième zone !
_Pourtant c'est le cas, tu dois chanter son ode à Rusard. J'ai hâte de voir ça.
_Tu pourrais me soutenir un peu plutôt oui !
_Oh mais je te suis de tout cœur avec toi pour ta future prestation artistique. On avait dit dans le Grand Hall, n'est-ce pas ? A une heure de pointe pour avoir le maximum de spectateurs ?
_Je te méprise.
_J'y compte bien. »
.
.
« Le ciel est terriblement beau ce soir.
_Hmm ?
_Parfois je me demande si tu prends vraiment la peine de m'écouter.
_Il serait bien plus simple de te supporter si je ne le faisais pas.
_N'importe quoi. »
.
.
« Tu es bien sage. En train de réfléchir à tes futures paroles ? Ou de digérer la défaite de ton équipe adorée ?
_Je contemple les étoiles. Elles au moins sont polies. Continue à te tuer sur ton devoir de Sortilèges, toi.
_Si ce n'est pas mignon, les étoiles… Il faut reconnaître que ta fièvre poétique te fait honneu…
_Je voudrais les manger.
_Pardon ?
_Les étoiles. Je veux les manger. Ce serait pas difficile de les décrocher en plus. Je prendrai juste mon balai pour aller les cueillir, elles me brûleront le bout de la langue…bouillonneront jusque dans mon ventre, sous ma peau ! Comme une intarissable source nouvelle d'énergie dans laquelle puiser. Tu imagines ?
_Tiens donc. C'est nouveau ça.
_Tu es encore en train de te moquer.
_Non. Sincèrement, je pense que tu te fais des idées comme à chaque fois. Ce n'est pas mon genre.
_Mais ça ne t'intéresse vraiment pas un peu ?
_De quoi ?
_Le ciel.
_Ça le devrait ?
_Et bien, c'est grand. »
.
« Et…c'est beau ? Ne ris pas… ! C'est très sérieux.
_Oui bien entendu, c'est très sérieux.
_Le ciel et ses étoiles indénombrables, sa profondeur infinie, fenêtre ouverte sur l'univers tout entier… Même toi, t'es tellement peu de chose sous lui ! Rien qu'un insecte qui s'agite piteusement pour attirer l'intérêt sur lui ! Un point tout minuscule qu'il contemple à des centaines de kilomètres, si déjà il te voit vraiment. Alors tu peux bien parler !
_La comparaison est intéressante. J'y repenserai un autre jour ?
_T'es vraiment pas croyable… »
.
« Tu me désespères.
_Ce fait est réciproque.
_Comment peut-on même pas jeter un coup d'œil à ce tableau absolument magique… ? Il suffit pourtant de lever la tête, la vue est juste à notre portée si humblement exposée ! Et toi non, tu préfères les user sur cette théorie abrutissante et insipide…
_Faut-il vraiment que je prenne la peine de répondre ?
_Nan, je préfère pas savoir en fait. »
.
.
« Ne me regarde pas comme ça.
_Je te vois jamais sourire. »
.
« Je veux dire, de joie. Un vrai de vrai…Tu vois ? »
.
« J'ai dû mal à croire qu'on se connaît depuis un an. Je comprends toujours pas à quoi tu penses. »
.
.
« Si tu ne me le demandes jamais aussi…
_Hm… Alors, à quoi tu penses là maintenant ?
_Au meilleur moyen de te faire taire. »
.
.
« Tu mérites vraiment pas de m'avoir ! Tu refroidirais même la Lune.
_Oh ? Celle-là aussi tu veux la manger ?
_Je sais que c'est possible. C'est juste toi qui crèverais de peur sur un balai. Tu serais même pas cap d'aller le plus haut possible ! Si déjà tu savais comment décoller…
_Hm, certainement. Mais si tu veux essayer, n'hésite pas. Aussi haut qu'il te sera nécessaire pour ne pas avoir à revenir. »
.
« On peut savoir ce qui dans mes propos méritait cette hilarité malvenue de ta part ?
_Rien, j'ai compris .Je pourrais le faire mais tu t'ennuierais trop sans moi ! Je me sentirais coupable !
_Seigneur, que la vie de tes niais est tendre…
_Bien possible. Mais t'inquiète pas, je vais rester pour le moment avec toi ! Tu en as plus besoin que les étoiles, largement. Elles se sont passées de moi depuis des millénaires, c'est pas maintenant que la donne va changer. Elles pourront m'attendre encore un peu.
_Epargne-moi plutôt ce sourire stupide, tu veux ?
_Non. Regarde, je l'étire encore plus…
_Pitoyable.
_Je sais, je sais. »
.
.
« Et je t'ai déjà dit d'arrêter de me regarder comme ça.
_Tu veux pas m'embrasser ?
_Hein… ? Non !
_D'accord. »
.
« Plus tard, tu voudras bien ? Mettons…dans trois ans ? Ça t'irait ?
_Cette défaite était peut-être un trop grand choc pour toi, finalement.
_Je m'en remettrai. Le match retour n'a pas été disputé après tout. Et cette fois les Espagnols auront ce qu'ils méritent, en mauvais tricheurs ! Les Japonais vont les écraser haut la main ! Et je serai là pour fêter leur victoire, comme toujours.
_En attendant fanatique, il te reste trois strophes à écrire sur notre admirable manutentionnaire de placards. Tu ferais bien de t'y mettre là pour demain matin…
_Mais je cherche, je cherche ! Je fais que ça ! T'as une rime pour aller avec "balai" ?
_"Martinet au cuir ciré".
_Oh ! Brillante ! Devancée par…hm, un : « Sous le ciel de tes interminables couloirs »… ! Je vois très bien oui : « Sous le ciel affaissé de tes interminables couloirs, tu marches… ». Ca commence à rendre non ?
_Ne m'écris jamais de poèmes à l'avenir, tu veux ?
_Ah, je peux pas promettre ça. Surtout si j'ai que trois ans.
_Je ne me souviens pas avoir dit oui.
_ Qui ne dit mot consent.
_Va crever. »
-REJETÉE-
Propriété artistique : J.K. Rowling.
'Jour,
J'aurai presque du retard cette fois-ci... Mes excuses, j'ai pour habitude de poster le mardi et j'ai presque manqué celui-ci.
Sinon, par où commencer si ce n'est les remerciements ? Je n'en espérais pas tant mais merci sincèrement à ceux qui m'ont laissé des mots sur le dernier écrit. Je suis vraiment ravie que ce Severus-là ait pu vous plaire un peu.
Quant à cette fois-ci, texte particulier comme prévu. Du dialogue et seulement du dialogue brut. On me reproche souvent de me perdre dans des des pavés de réflexion et/ou de descriptions sans conversation au milieu pour alléger le tout et le rendre plus agréable. Considérez cette publication-là comme une revanche très extrême de ma part.
Pour l'objectif vraiment premier de ce texte, je pense que vous l'aurez saisi. Pas d'identités pour ces personnes qui discutent entre elles. J'ai voulu ici mettre leur relation en avant plus que tout le reste, plus que les personnages en eux-mêmes. Rendre un échange "universel" dans un sens.
En espérant avoir pu vous distraire cette fois encore. Merci de votre attention. ^^
Victimes conciliantes suivantes : Colin Crivey (Tome 2).
