Ethan Walsh n'avait jamais été particulièrement intelligent ni particulièrement stupide. En classe il avait toujours fait partie des élèves moyens et se situait régulièrement autour de la moyenne. Parfois au dessus, rarement en dessous.
Physiquement, il était tout a fait banal, rien de spectaculaire mais rien de repoussant non plus.
Ethan n'avait aucun talent particulier, il savait faire pas mal de choses mais sans y exceller. En résumé, c'était un garçon tout à fait normal, sans ennuis, sans histoire.
Mais maintenant qu'il faisait parti des Serpentard, il allait devoir se démarquer, se crée son histoire et pour cela, il lui fallait une brillante idée, de préférence avant la fin de ses sept années à Poudlard.
Il regarda donc autour de lui en quête d'inspiration.
La salle commune des Serpentard était une pièce très intéressante, tout en contraste. Confortable mais l'atmosphère était glacial, pas très grande tout en respectant une certaine distance entre chacun de ses occupants. Ces paradoxes le fascinait et cette salle l'impressionnait. Elle était à l'image de ceux qui l'occupaient, elle voulait s'affirmer, elle voulait qu'on la remarque, elle voulait être unique...comme lui.
Être unique, d'accord, mais comment? Il n'avait aucun talent pouvant le différencier des autres...mais après tout l'important n'était peut être pas la...Il ne pourrait sans doute jamais faire de grandes choses, mais ce qu'il faisait, il souhaitait le faire le mieux possible, il voulait le faire à fond, donnait tout ce qu'il pouvait pour cela...après tout, c'était peut être cela qui comptaient. Pas ce que l'on faisait mais la façon dont on le faisait. Jamais il ne ferait les choses à moitié. Lorsqu'il déciderait de faire quelque chose, il le ferait jusqu'au bout, sans hésitations, sans regrets, car c'est lui qui aurait décider de le faire. Ce sera ça, sa différence avec les autres. Sa certitude d'avoir fait les choses le mieux possible fera en quelque sorte de lui le meilleur, celui-qui-n'aura-pas-vécu-sa-vie-à-moitié.
Et cette certitude grandissait en lui, éclipsant ses doutes, et il l'a maintiendrait jusqu'au bout, il maintiendrait la flamme de l'ambition car après tout, tout se résumait à cela. Toujours y croire, toujours se donner les moyens d'y croire et finalement, toujours réussir.
