Salut la foule ! Je vous retrouve ici pour un nouveau chapitre qui servira de transition à cette fic ! Je viens de le recevoir corrigé, donc c'est tout frais tout neuf !

Je tenais d'abord et encore à vous remercier, pour vos encouragements, vos reviews et tous les mots adorables qui s'en suivent, et aussi d'être toujours là, ALORS QUE JE PUBLIE TOUJOURS EN RETARD. (love)

Merci, réellement, merci pour tout.

En tout cas j'étais IM-PA-TIENTE que ce chapitre arrive puisqu'il souligne l'apparition de deux personnages majeurs dans l'histoire, et j'espère réellement qu'il vous plaira.

Pour conclure, très joyeux Noël en retard, et bonne lecture ! (N'hésitez pas à lâcher une review pour me faire part de vos réactions, je suis impatiente de les voir !) & à bientôt !


Notes :

Le Seigneur des Anneaux : La trilogie Seigneur des Anneaux (Tolkien) fut publiée de 1954 à 1955 et Le premier film de la Trilogie, ''La communauté de l'Anneau'' est sorti en 2001, le second ''Les deux tours'' en 2002 et le troisième et dernier ''Le retour du Roi'' en 2003.

La caméra de Castiel : Imaginez-vous les caméras professionnelles actuelles et ajoutez-y quelques gros accessoires, flash et micro en pièces détachées et mémoire à cassettes (Je ne m'y connais pas vraiment en modèle de Caméras, physiquement c'est plus gros et pas multifonctions, et certainement pas numérique) avec un tas de boutons et de réglages flippants.

Chapitre 3

Dean marchait à vive allure, légèrement essoufflé derrière Sam et Cas qui marchaient l'un à côté de l'autre, le sac du plus petit se balançant sur son dos au rythme de ses pas rapides, claquant contre le bitume.

Une demi-heure était passée depuis que Sam avait expliqué aux deux autres hommes ce qu'il se passait et avait juré un certain nombre de fois devant l'échec réseau qu'affichait son téléphone.

Maintenant les trois hommes se pressaient ; le Français avait été clair, les troupes Iraniennes ne tarderaient pas à bloquer la route et empêcher quiconque de passer, ils devaient le plus tôt possible prendre le bus et passer la frontière avant de finir ensevelis sous le sable brûlant qui borde la route sans horizon.

Dean n'arrivait pas à réaliser, n'arrivait pas à aligner les câbles et comprendre qu'ils étaient en guerre, qu'il était au milieu d'une révolution, au cœur de la tempête. Il haletait doucement, grelottait de froid et soupirait à chaque brise légère qui lui glaçait le sang, à chaque silence un peu trop long.

Il ne savait plus où poser son regard, trop souvent dirigé vers le brun aux yeux bleus de devant, alors il regardait les étoiles, remettait en place son sac à dos tout en les nommant, en se disant que peut être là-haut, il y avait un gars comme lui. Un gars qui n'avait rien demandé et qui se retrouvait là, au mauvais endroit au mauvais moment.

Peut-être que dans une autre galaxie, un autre univers, lui et Sam étaient simplement en train de boire un café bien chaud, peut-être même qu'ils étaient frères, qu'ils passaient leur temps sur les routes tellement sécurisantes, séduisantes de son si beau pays, lui au volant de bébé et Castiel sur la banquette arrière.

Dean en avait marre d'entraîner les autres dans son malheur, marre de traîner cet idiot aux cheveux trop longs dans toutes ses emmerdes, de le forcer à se taper révolution sur révolution.

Quand il regarda les étoiles si proches, à portée de main, Dean ralentit le pas et eut envie de pleurer sans aucune raison, pas parce que c'était la guerre ou qu'il allait mourir, juste parce que c'était beau, que c'était si loin et si inaccessible, comme un paradis aux portes closes.

- Ça va Dean ?

Le blond s'était arrêté en plein milieu de la route et Sam s'était rapproché, avait posé sa main sur son épaule qui n'en pouvait plus de trembler.

- Dean, réponds moi.

Le reporter marmonna qu'il allait bien comme il le pouvait, un flot de paroles en continu qui défilait dans sa tête, des excuses et des engueulades, des pourquoi, pourquoi moi Sam ?

- C'est rien, je suis juste crevé. J'ai froid et très envie de trouver ce con de bus !

Il rigola doucement d'un son qui ne semblait même pas sortir de sa gorge, même pas sortir de lui tellement il était faux et insonore.

Sam le savait, il passa furtivement sa grande main chaude sur le bras du blond avant de lui lancer un regard qui disait mille choses, un regard trop pur, trop vif pour être celui d'un homme qui allait sûrement mourir dans les prochains jours, le sang douce crème sur sa peau.

Dean respira un coup et se mit à avancer, un pied devant l'autre et Cas qui s'était mis à sa hauteur, ne faisait même pas semblant de vouloir parler.

Ils marchaient juste, s'entrechoquaient parfois, et si soudain il faisait plus chaud, Dean faisait semblant de ne pas le noter.

Il sembla passer des heures, le soleil commençait à se lever, éclairant un ciel rougi.

Dean sourit en s'arrêtant brusquement et prenant une pose théâtrale sous le regard interloqué des deux bruns qui se retournaient alors que le blond regardait l'horizon un faux air songeur au visage.

- Un soleil rouge se lève. Beaucoup de sang a dû couler cette nuit.

Puis il se remit à marcher comme s'il ne s'était rien passé, un immense sourire aux lèvres, et s'approcha du cameraman et de son frère à pas lents et presque fiers, une démarche qui se voulut fluide et légère – bien que loin de l'être.

Puis contre toute attente, Castiel explosa de rire, faisant tinter ses douces notes à travers la route déserte, s'appuyant sur Sam pour ne pas tomber, marqué par des secousses violentes de gloussements presque hystériques.

Dean aimait bien ce son et commença à rire lui aussi, d'abord doucement puis par grandes saccades, complètement essoufflé et les yeux brillants de larmes de joie devant le regard exaspéré de Sam.

Les minutes passaient et Cas et Dean étaient derrière Sam, s'entrechoquaient en titubant de rire, en tombant à moitié l'un sur l'autre sous les soupirs très peu discrets du grand brun qui leur lançait un regard exaspéré.

Les deux hommes tentaient de se parler, soufflaient quelques mots entre deux éclats de rire « c'est.. c'est pfff.. Legolas… je.. seigneur des anneaux …. suis mort.. »

Et tandis que le jour se lèvait un peu plus à chaque seconde, Dean et Castiel se calmèrent quelque-peu à leur tour, finissant tous deux avec un petit sourire au coin des lèvres et leur regards se croisant trop souvent sous le silence pesant qui s'installait doucement entre les pas rapides du trio.

- Je ne savais pas que tu avais lu les livres, encore moins que tu comprendrais !

Castiel se tourna vers lui, avec ce putain de sourire aux lèvres.

- J'adore Tolkien, j'ai lu ce bouquin quand j'étais encore enfant, j'ai toujours espéré qu'ils en fassent un film.

Le blond acquiesça.

Rire un peu avait fait du bien à Dean, lui avait fait oublier sa fatigue et son manque d'hydratation : « naaah ça va Sam, j'ai pas besoin de boire, je suis un Homme moi ! »

Et il n'avait, mais alors pas prévu du tout d'emmener le petit brun dans sa connerie, si il avait su que Cas aurait saisi la référence, il aurait eu le temps d'en faire des milliers d'autres.

Dean était content d'avoir pu changer ses idées et fait oublier la situation critique dans laquelle il les avait foutus.

Il était plutôt fier du sourire de Cas qui flottait doucement sur les lèvres du brun, et même s'il ne l'avouerait jamais, de celui de Sam, grand comme sa bêtise, d'une oreille à l'autre.

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Il était six heures tapantes sur la montre de Sam. Cela faisait donc cinq heures que le trio marchait droit devant lui, cinq heures qu'ils n'avaient presque rien mangé, étaient fatigués, cinq heures et :

- Aucun bus n'est passé Sam !

Le cadet soupira.

- Dean, il est six heures, personne ne travaille avant six heures, comment veux-tu qu'un bus passe aussi tôt le matin ? Dans une demi-heure nous serons au chaud ok ? Sois patient.

Dean soupira à son tour, beaucoup plus bruyamment.

- Mais je suis crevé moi ! Et regarde Cas, il tient à peine debout !

Castiel, qui était totalement réveillé et ne montrait aucun signe d'une quelconque fatigue, haussa un sourcil et lança un regard exaspéré au blond en redressant ses sacs sur son dos.

- Je tiens parfaitement bien debout Dean, ne m'utilise pas en prétexte à ton manque d'exercice qui t'a visiblement ramolli.

Le blond en resta coi alors que Sam et cette enflure de cameraman échangeaient un regard complice et moqueur.

Il grogna.

- Je trouve que tu as pris beaucoup trop d'aises en seulement quelques jours Cas.

Castiel se tourna complètement vers lui.

- Et moi je trouve que les « vrais hommes » tels que toi devraient un peu plus boire, tu es déshydraté Dean, pas étonnant que tu sois fatigué.

Dean grogna, encore – il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire de toute manière – et se précipita sur une petite dune de sable qui bordait la route.

- Bon ! Stop, je sature, j'ai besoin d'une pause Sam ! Le bus ne s'envolera pas de toute façon, si ?

Sam soupira, le regard imbriqué dans celui du blond, les sourcils froncés et les yeux lançant des éclairs ;

- Ok. Mais on s'y remet vite fait, je ne tiens pas à crever pour une histoire de pistache à la noix.

Il y eut un petit rire et deux paires d'yeux se tournèrent vers un Castiel amusé.

- Pourquoi tu ris ? T'es vraiment atteint toi, pas vrai ? Lança Dean avec cynisme.

Le sourire du brun s'agrandit doucement, un petit air honteux au visage.

- Rien, c'est juste… les pistaches à la noix. C'était… c'était amusant… sur le coup.

Aucun des deux hommes ne releva, faisant fit du rire que Castiel prenait visiblement peine à retenir.

Le cameraman, une fois calmé, sortit son matériel pour en vérifier l'état alors que Sam s'était éloigné et Dean rapproché, scrutant les faits et gestes du brun aux yeux bleus.

Celui-ci était littéralement en train de caresser sa caméra ; faisant doucement passer ses doigts fins tout le long de l'engin, une tendresse palpable et un regard doux comme la soie se promenant sur toute la surface de la machine, alors qu'il tripotait quelques boutons et semblait en tomber amoureux.

Dean, interloqué devant cette « masturbation » ouvrit grands ses yeux et les tourna vers l'homme et sa machine, un sourire presque gêné au coin des lèvres.

- Cas, tu fais quoi là ? Tu m'allumes ou bien ?

L'homme se tourna vers le blond, un regard perplexe.

- T'allumer ? Dean, je ne peux pas t'allumer, tu es humain.

Il y eut un blanc, Dean ne sut que dire, ou même que faire ; pleurer, rire ou bien simplement partir, mais Castiel continua.

- N'est-ce pas ?

Il cligna des yeux – exaspéré

- Oui Cas, je suis humain, ce n'est qu'une expression pour dire que… enfin, laisse tomber ok – NON, pas la caméra, laisse t – Raaah !

Il fit de grands gestes, faire de grands gestes avait toujours été d'un grand réconfort pour Dean, comme une virgule, un point, une manière de dire au monde : stop.

Il souffla.

- Ok… Tu as l'air de beaucoup y tenir. Il fit un geste vers la machine. Ta caméra. Je veux dire, tu en prends soin.

Castiel eut un petit sourire, ce genre de petit sourire qu'on abhorre lorsque le monde est rose et que les licornes existent, lorsque l'on parle de celle qu'on aime ou d'un paysage trop beau pour l'humanité.

- Oui, c'est un bijou. Elle a toujours été là, j'ai tout filmé avec elle. C'est toujours drôle de voir la tête des gens quand je l'ai, je veux dire, elle est énorme, on me demande souvent ce que c'est, comment elle fonctionne. Je l'ai depuis presque cinq ans, ça paraît peu comme ça, mais elle en a vécu des aventures.

- C'est vrai qu'elle est énorme, approuva Dean, Je n'ai jamais compris ces trucs, ces micros en tout genre. Je suis pas calé en technologie, la télévision, jamais eu, rien ne vaut un bon journal ou un bon bouquin.

Castiel eu un mouvement de tête évasif avant de se tourner vers sa dulcinée.

- C'est magique Dean. C'est une boîte qui enregistre ton visage, ta voix sur une cassette, tout est sauvegardé, c'est gravé, à tout jamais !

Il ne cessait pas un instant de la regarder, alors qu'il parlait de sa voix grave, douce et si basse, comme si tout ce qu'il disait relevait du secret, que seules les étoiles pouvaient savoir, écoutaient.

Il fit une pause, regarda le ciel, comme s'il lisait un script inscrit au fin fond du cosmos et reprit de sa voix doucereuse.

- Elle a vécu pas mal de trucs étonnants, pas mal de beaux paysages, des anniversaires, des enterrements… c'est un peu comme un compagnon de route, elle m'est ce que Sam est à Frodon, c'est ce genre de choses qui nous rattache à une réalité. Quand les masques s'estompent, ma belle me montre ces mêmes masques, sans fissures, figés dans une image éternelle.

Ça n'était pas ce genre de choses qui marquaient plus que d'habitude, les paroles de Castiel étaient des plus simples, un éloge à un être qui nous est cher, mais il y avait quelque-chose de touchant dans la cadence des mots, les tournures de phrases, les mots employés. Quelque-chose de fragile et déjà pas mal entamé par la rouille qu'est le temps et la vie qui frappe, roue de coup.

Le silence s'installa, ni pesant ni long, un silence comme seul Castiel les faisait naître. Ce silence qui ne vous prend pas aux tripes, juste une parenthèse qui se forme délicatement et se ferme sans qu'on le sente.

Dean se demandait simplement à qui appartenaient ces masques qui étaient tombés, et si Castiel en avait souffert, pourquoi ? Il avait du mal à se dire que ce petit brun pouvait ne serait-ce qu'être triste, pleurer. Certes, il lui arrivait d'être dans la lune, d'être silencieux devant le paysage qui défilait tout autour de lui, mais rien qui ne s'apparentait à une tristesse. Juste un calme profond et contagieux, juste un silence de paix, une simple harmonie.

C'est Sam qui le sortit de ses rêveries, sa voix résonnant vers l'horizon inaccessible.

- Les gars ! Le bus est là !

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Il s'était presque attendu à un bus de luxe. Il ne savait pas pourquoi, un bus qu'on trouve devant les loges d'un grand groupe de rock, un grand machin aux vitres teintées qui se fond dans la nuit.

Mais c'était juste un bus. Vert, de surcroît.

Il avait rapidement regroupé ses affaires et avait fait signe à Cas d'en faire de même alors que Sam entreprenait la tâche d'arrêter la verdure de bus, à grands coups de gestes coordonnés et de cris monstrueux. « Sam, ta voix est si violente, je veux dire, tu t'es entendu ? On aurait dit une bête à l'agonie, sérieusement ! »

Là, Sam baragouinait, un petit bouquin à la main, sûrement en train d'essayer d'entamer une sorte de communication, histoire de créer des liens et des intérêts communs avec le chauffeur.

Au bout d'un certain temps et d'un tas de pages tournées, Sam revint vers eux.

- Bon les mecs, ce bus-là va bien en Arménie, en tout cas il va dans la direction qu'on doit prendre. À ce que j'ai compris il s'arrêtera plus tôt, mais on trouvera un moyen de passer, le but c'est d'avancer au maximum.

- Combien de temps ? Demanda Dean. Combien de temps pour aller au plus loin ?

Sam hésita quelques secondes, puis lâcha.

- Je sais pas, trois jours, ou quatre au minimum ? Le fait est que les frontières sont surveillées, ce mec risque sa vie, et en plus c'est un bus empli de soldats ennemis. Si on se fait prendre, on se fait descendre.

Dean effaça ses paroles d'un geste brusque.

- Écoute mec, il est quoi, sept heures ? Je meurs de fatigue, et là j'ai juste une envie, faire l'amour au siège de ce putain de bus, alors si on se fait arrêter on verra, mais me demande pas de mesurer les risques, là mon cerveau a de la peine à distinguer ta face de rat.

Sam fit une de ses bitchfaces infinies et soupira, se retourna et parla au conducteur, hocha la tête et fit signe aux deux autres hommes de monter, ce qu'ils firent sans se faire prier.

Le bus était à moitié vide, ce qui laissait le choix aux trois hommes quant à leur place. Ils se mirent vers le fond, loin des soldats qui étaient assis vers l'avant, et juste devant une femme et un homme, un couple sûrement, qui paraissaient en pleine conversation aux vus des chuchotements réguliers couverts par les cris et les rires des soldats bruyants.

Dean soupira.

- Bon, au moins il fait chaud et mes fesses sont confortablement installées.

Sam sourit en coin.

- Y a que ça de vrai hein ? Ton cul, toujours ton cul ! Je suis surpris qu'il n'ait pas encore été investi Dean, tu fais des progrès ! Et de plus, il fait toujours chaud.

Le blond répliqua avec un doigt d'honneur bien placé devant le sourire de Castiel, et Dean se demanda brusquement si le brun n'avait pas compris, ce qui renforça sa haine envers ce con de Sammy et son rougissement, qu'il tenta d'ignorer.

- Vous êtes Américains ?

Les trois hommes sursautèrent, Dean qui était assis à côté de Castiel fut d'autant plus surpris par la violence du soubresaut qu'avait fait le brun.

La voix venait de derrière, du couple. La femme s'adressait à eux, ils se retournèrent.

Elle était jeune, une vingtaine tardive, elle avait de longs cheveux blonds et bouclés, presque blancs, qui lui tombaient en cascade sur les épaules. De grands yeux verts les scrutaient, alors que sa bouche formait un sourire curieux et remontait ses pommettes rougies.

L'homme leva les yeux au ciel et eut un soupir à peine perceptible avant de s'arracher un petit sourire.

- Allons chérie, ne les embête pas, c'est déjà assez fatiguant d'être dans ce bus, alors si en plus tu les tortures avec tes questions qui ne cessent jamais…

Dean sourit, le jeune homme qui l'accompagnait était brun aux yeux bleus, une masculinité qui ressortait par tous les pores de sa peau, alors que ses cheveux soigneusement coiffés et ses grands yeux clairs lui donnaient l'air d'un adolescent.

La blonde le fusilla du regard avant de se retourner vers les trois journalistes.

- Donc ? Vous êtes Américains n'est-ce pas ? Vous, aux yeux verts, vôtre accent pue la Virginie à plein nez. Ma mère vit pas loin, en Virginie je veux dire, elle ne vit pas en Iran, évidemment. Enfin bref, je peux vous dire qu'elle a vôtre accent, c'est vraiment pas un bel accent, mais on s'y fait.

La jeune femme ne cessait de parler, son copain, enfin l'homme, regardait ses vis-à-vis avec une sorte de désolement aux fonds des yeux, une pitié palpable, une certaine compassion. Il la coupa.

- Ok chérie, on va s'arrêter là. Il se tourna vers Dean. Je suis désolé, les femmes, vous savez, quand elles commencent, elles ne s'arrêtent plus !

- Tu rigoles j'espère ? Tu t'es déjà entendu parler de voitures ? Tu es pire que moi !

Les deux amants rigolèrent ensemble quelques instants, et Dean fut pris d'une soudaine et assez surprenante affection pour le couple, ces deux personnes qui s'aimaient, beaux dans leur gestes, cette main affectueuse sur sa cuisse, les regards l'un dans l'autre, brillants, si bien que les mots sortirent d'eux même.

- Je suis Dean Winchester. Il sourit. Et en réalité je viens du Kansas. Et ça c'est Sammy, il pointa son presque frère du doigt « Sam. C'est Sam. » et lui Castiel. On est journaliste, on bossait sur un reportage quand… quand on a été prévenu, pour la guerre et tout ça.

La femme émit un « oh » et eut un regard compatissant qui vint droit au cœur de Dean, alors que l'homme sourit en coin.

- Winchester hein ? C'est drôle, pas vrai chérie ?

- C'est un joli hasard !

Ils sourirent ensemble, et l'homme tendit sa main amicalement, dans ce bus ou les fenêtres sales rendaient l'intérieur sombre, où le chauffeur démarrait à peine, que le jour s'entamait doucement.

- Enchanté, je suis John, John Winchester. Et voici ma femme, Mary.

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