Salut à tous ! ^^
Titre : Another way to Destiny.
Disclaimer : Les personnages de Merlin ne m'appartiennent nullement, ils sont la propriété exclusive de la BBC et de la légende Arthurienne.
Genre : Romance, Family, Friendship, UA, Action/Adventure, Angst, Lemon, Mpreg…
Couples : Arthur/Merlin, Lancelot/Gwen, Percival/Gwaine, Leon/Morgana, Will/Freya, Uther/Ygraine, Balinor/Hunith, Elyan/OC…
Rating : M éventuellement, pour lemon et Mpreg.
RAR :
Mikawaii-chan : Tout d'abord, un grand merci à toi d'avoir pris le temps de reviewer ^^. Je suis ravie que ma trame t'intéresse, c'est plaisant de se rendre compte que l'auteur n'est pas seul à être curieux de sa propre idée XD. Je dis ça parce que justement, l'idée m'ait venue, parce que j'étais curieuse de savoir comment Arthur et Camelot auraient été si Ygraine avait survécu. Bien sûr, après j'ai quand même bifurqué avec l'idée de Merlin en prince d'un autre royaume, mais le principe des "deux faces d'une même pièce" reste quand même important dans ma fic, même si ça se passe autrement :). Quant à Arthur et Merlin, eh bien, tu le sauras bien assez tôt XD. Merci pour ta réponse à ma question sur le délai de parution et ne t'inquiète pas, si je pose la question, c'est que je suis tout à fait apte à publier chaque semaine ^^. Encore merci à toi et bonne lecture !
Elodouu : Hello :). Merci beaucoup pour ta review si enthousiaste ! Tu m'as fait sourire :). Je suis ravie que mes deux premiers chapitres t'aient tant plu ! Quant à la longueur du prochain chapitre, comme tu vas pouvoir le constater par toi-même, elle est encore plus grande que pour le chapitre précédent lol. Comme je l'ai dit dans ma note de chapitre pour le prologue, les chapitres sont plutôt longs, en particulier à partir de celui-ci ^^. Bref ! Bonne lecture à toi et encore merci d'avoir pris le temps de reviewer !
Note : Encore merci à toutes les personnes qui ont laissé une review, je vous fais mille bises :). Merci également à ceux qui ont mis ma fic en favoris et alertes. Dans ce chapitre, j'ai repris le scénario d'un des épisodes de la saison 1 et l'ai tourné pour qu'il s'accorde à ma fic ;). Sinon, vous allez faire la connaissance de nouveaux personnages, que j'ai déjà mentionnés à la fin du précédent chapitre, à la fin de celui-ci, même si vous ne les verrez interagir que dans le chapitre suivant :). Ah oui ! Pour ceux qui jouent à Zelda : Ocarina of Time, vous vous rendrez compte que j'ai utilisé le nom de la jument du jeu. Lorsque j'ai écrit ce chapitre, je cherchais l'autre nom que je lis beaucoup dans les fics pour le cheval de Merlin (même si c'est également le nom d'un des chevaux d'Arthur, pour ceux qui connaissent "Hengroen"), mais impossible de m'en souvenir, avant la fin de la fic et je n'avais aucune envie de tout reprendre. Alors, j'avais regardé les noms des chevaux épiques sur Wikipédia et comme j'aime beaucoup Zelda -même si à ce moment-là, je n'avais pas encore joué à Ocarina of Time-, j'ai choisi ce nom. Le plus amusant, dans l'histoire, c'est que le mois dernier, je me suis finalement offert le jeu et quand j'ai vu la jument, j'ai bogué un instant, parce que je ne me souvenais plus que c'était de ce jeu que venait le nom de la jument de Merlin dans ma fic XD. J'ai parfois une mémoire de poisson rouge, quand les informations ne me semblent pas importantes lol. Mais, comme dit plus tôt, ça n'a duré qu'un instant et ensuite, je me suis dit "Ah oui, c'est vrai !" XD. Bref ! Trêve de bavardages "inutiles" et place au deuxième chapitre de cette fic !
Bonne lecture à tous et bonnes vacances aux concernés !
Chapitre 2 :
Attraction et amitié.
Dans les jours qui suivirent sa réalisation, Arthur essaya plus d'une fois de se rapprocher de Merlin, sans grand succès. En près d'une semaine, le blond n'avait pas fait de progrès dans sa séduction du brun, qui le dédaignait plus qu'autre chose. Dès qu'Arthur tentait de l'approcher, qu'il soit seul ou accompagné, mais le plus souvent, quand il était seul, il faisait semblant de ne pas l'avoir vu, ou s'il était accompagné, il parlait ou riait plus fort avec les personnes qui l'accompagnaient.
N'en pouvant plus de se sentir aussi ignoré, n'ayant vraiment pas l'habitude, Arthur se tourna vers les amis communs qu'il avait avec Merlin pour leur demander leur aide. Tout d'abord, il prit la décision de jouer la sécurité et, lors d'un entraînement des chevaliers, il demanda à Lancelot de se mettre avec lui. Alors, pendant qu'ils paraient et esquivaient, il regarda Lancelot bien dans les yeux et engagea la conversation, légèrement essoufflé.
-Lancelot, j'aurais quelque chose à te demander.
-Oui, Sire ? S'enquit le jeune bronzé, étonné, mais continuant de parer.
-En tant qu'ami de Merlin, tu sais ce qu'il aime, n'est-ce pas ? Demanda Arthur, esquivant par la droite et enchaînant avec une attaque sur le flan de Lancelot, qui esquiva à son tour.
-Bien sûr, Sire, nous sommes amis depuis longtemps, après tout, sourit Lancelot, lançant sa propre attaque, qui atterrit sur le bouclier d'Arthur, le faisant bouder un brin et sourire le blond, amusé.
-Evidemment, et j'aurais voulu te demander des conseils pour le séduire, s'exclama-t-il de but en blanc, faisant perdre l'équilibre à Lancelot, qui se reprit cependant bien vite, en esquivant de justesse l'attaque suivante d'Arthur, qui l'effleura tout de même au bras gauche, lui arrachant une légère grimace.
-Eh bien, Sire, tout d'abord, pour séduire Merlin, vous devriez éviter d'abîmer ses amis, rit-il de bon cœur, lançant une nouvelle esquive, suivie d'une attaque rapide.
Arthur rit également, amusé de cette petite pique.
-Je suis certain que tu peux te défendre parfaitement, tu es, après tout, l'un de mes meilleurs chevaliers, répondit le blond, attaquant frontalement, surprenant légèrement Lancelot, qui eut juste le temps de remonter son bouclier au niveau de son visage en sueur, sous l'effort et la chaleur combinés.
-Certes, sourit le chevalier, pour ce qui est des goûts de Merlin, un bon livre, un joli bouquet de fleurs sauvages, un bon pique-nique dans une clairière près d'un lac ou une charmante conversation au coin d'un feu et il est heureux.
-Aussi simplement que cela ? S'exclama le blond, plus que surpris.
-Bien sûr ! Merlin a beau être un prince, il aime plus que tout la nature et la simplicité, répondit Lancelot, souriant.
-Alors pourquoi dès que j'essaie de l'approcher pour discuter avec lui, il m'ignore ? Se renfrogna le prince, un brin vexé.
-Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour vous le dire, Sire...
-Est-ce que ça signifie que tu sais quelque chose et que tu ne veux pas me le dire ou bien que tu n'en as pas la moindre idée ? Demanda Arthur, s'arrêtant de parer, Lancelot suivant son exemple.
-Plutôt que je ne sais pas vraiment, mais que je peux imaginer ses raisons, répondit Lancelot, en toute honnêteté.
-Alors éclaire-moi, s'il te plaît.
-Dans mon cas, si j'étais fiancé à quelqu'un et que cette personne, du jour au lendemain, commençait à s'éloigner, tant et tellement qu'au bout de plusieurs années, nous nous retrouvions à être comme des étrangers l'un pour l'autre, bien que nous ayons passé chaque hiver et chaque été ensemble, dans une certaine mesure, je serais plutôt vexé et au final, je n'aurais plus envie de faire d'efforts pour arranger la situation, répondit encore franchement le chevalier.
-Donc, selon toi, tout est de ma faute ? S'enquit Arthur, ayant écouté avec attention.
-Je n'ai pas dit ça, mais... je pense que votre comportement envers Merlin n'a jamais été des plus respectueux, en particulier depuis que vous êtes en âge d'apprécier la compagnie d'autres personnes, Sire.
-Tu penses vraiment que le fait que j'ai batifolé avec plusieurs personnes m'ont rendu moins attractif pour Merlin ?
Arthur avait la gorge légèrement nouée, se rendant compte qu'il se sentait honteux de son comportement passé. Il était vrai, qu'en toute logique, il avait trompé Merlin, en plusieurs occasions, qu'il soit présent ou non. Il se sentit rougir de honte et sentit son cœur se serrer en pensant que son comportement d'enfant gâté qui pense qu'il peut faire ce qu'il veut, parce qu'il n'accepte pas une chose attendue de lui pourrait bien lui coûter la chose en question, ou plutôt, son comportement pourrait lui coûter le cœur de la personne qu'il est censé épouser et même s'il commençait à être attacher à Merlin, si ce n'était pas réciproque, leur mariage serait juste éprouvant, pour eux deux.
Arthur frissonna, souhaitant ne jamais s'être éloigné de Merlin, juste parce qu'il était plus jeune que lui. Malheureusement pour lui, ce vœu ne voulait rien dire et était arrivé bien trop tard. Il soupira et dit que l'entraînement était terminé pour ce jour-là, Lancelot ayant grimacé légèrement en voyant la mine déconfite d'Arthur. Et c'est à ce moment-là qu'il entendit la voix de Merlin, appelant Gwaine et Lancelot. Le blond sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine et il se tourna vers l'origine de cette voix. Le brun avait les joues rougies et un large sourire aux lèvres. Il trébucha et Arthur vit ses yeux se colorer d'or, avant qu'il ne se redresse et qu'il rit de bon cœur, alors que ses deux chevaliers le rejoignaient et que Gwaine mettait son bras autour de ses épaules, lui ébouriffant les cheveux de son autre main.
Merlin bouda alors et dit quelque chose à Gwaine, qui sembla le vexer faussement, alors que Lancelot riait à ses dépens. Puis, le regard de Merlin rencontra celui d'Arthur, avant que le brun ne détourne les yeux et commence à s'éloigner avec les deux autres. Arthur, qui ne s'avouait pas vaincu, malgré le léger pincement au cœur qu'il ressentit en cet instant, prit la décision de tout faire, encore mieux que les jours précédents, pour conquérir le brun. Il se rendit dans la forêt aux abords du château et choisit quelques fleurs sauvages, plus jolies les unes que les autres, mais dont il ne connaissait pas les propriétés, pas plus que les noms. Il ne savait pas non plus comment les accorder ensemble et au final, ça faisait un bouquet étrange et un brin trop fourni, mais peu importait. Le blond alla dans les appartements réservés au prince de Breselianda et mit les fleurs dans un vase, placé sur la table. Il mit un peu de l'eau qu'il restait dans la cruche près du lit du prince brun dedans, arrosant les pétales au passage, ne sachant pas qu'il valait mieux éviter.
Il prit un morceau de papier et une plume, qu'il plongea dans l'encrier sur le bureau de Merlin et écrivit un petit mot, pour lui dire que les fleurs venaient de lui.
Merlin,
Je sais que tu ne m'apprécies pas beaucoup et tu as toutes les meilleures raisons pour cela, je n'ai pas été le meilleur des fiancés et je m'en excuse. Je t'ai cueilli quelques fleurs, Lancelot m'a dit que tu appréciais les fleurs sauvages, alors je t'en ai fait un bouquet, que j'espère, tu aimeras. J'aimerais vraiment qu'on apprenne à se connaître de nouveau, Merlin, alors si tu es d'accord, fais-le-moi savoir, dans le cas contraire, ne t'embête pas à me répondre.
Tendrement,
Arthur Pendragon.
Il avait dû recommencer plus d'une fois, les papiers jonchaient le sol et il dut les ramasser tous un par un, pour les jeter au feu par la suite, ne voulant pas que Merlin sache qu'il avait dû écrire son mot si court plusieurs fois, parce qu'il ne savait pas quoi lui dire après tout ce temps. Il s'en alla ensuite rapidement, fermant la porte derrière lui, le plus discrètement possible, au cas où quelqu'un l'ait vu entrer ou sortir. Arthur alla ensuite à ses propres appartements, non loin de là et eut la surprise de trouver sa mère, prenant une tasse de thé, lisant un de ces fameux livres sur les plantes et autres fleurs. Ygraine tourna la tête en entendant la porte s'ouvrir et sourit à son fils, lui montrant la chaise qui faisait face à la sienne, afin qu'il prenne place. Arthur ne se fit pas prier et s'installa, attendant de savoir pour quelle raison sa mère était présente. Elle prit rapidement la parole, ne le laissant pas dans l'ignorance longtemps.
-Bonjour, mon fils, comment vas-tu aujourd'hui ?
-Bien et vous, mère ?
-Parfaitement bien ! On m'a rapporté une nouvelle qui a embelli ma journée, sourit-elle, malicieusement.
-Et, quelle est cette nouvelle ? Soupira son fils, sachant très bien où voulait en venir Ygraine.
À l'intervention de son fils, le blonde ne put s'empêcher un petit rire cristallin.
-Je vois que tu sais déjà ce que je vais te dire, rit-elle encore. Quoi qu'il en soit, je suis heureuse que tu aies finalement arrêté de batifoler à outrance pour te concentrer sur le plus important, mon fils.
-Qui vous a parlée de cela ? S'enquit-il, méfiant.
-Morgana.
-Quelle harpie ! Bougonna Arthur. Je me doutais que si elle l'apprenait, elle ne pourrait pas s'empêcher de jouer les commères...
Ygraine rit, amusée.
-Ce n'est pas des façons de parler des jeunes ladys, mon chéri, l'admonesta-t-elle, tout de même, quoiqu'avec une légère note fausse dans la voix, trop amusée, encore.
-Et comment l'a-t-elle découvert, cette harpie ?
-Je pense que c'est en observant ton comportement récent envers Merlin, sourit Ygraine, plus tendrement. J'ai moi-même pu constater, en regardant l'entraînement des chevaliers, qu'après celui-ci et quand Merlin est arrivé, tes yeux ne l'ont pas quitté une seconde.
-Certes... rougit légèrement Arthur, gêné de parler de ça avec sa mère, à son âge.
-Oh, Arthur, ne sois donc pas aussi embarrassé, ça arrive à tout le monde de tomber amoureux !
-Oui, mais il n'empêche que j'ai l'impression d'être devenu une créature intéressante depuis, marmonna Arthur.
-Mais non, voyons ! C'est seulement que tu t'intéresses finalement à ce qui fera ton futur, après t'être égaré pendant un long moment, alors c'est un agréable changement, une agréable surprise, sourit encore la blonde, prenant une gorgée de son thé, qu'elle avait reposé depuis l'arrivée d'Arthur, sur la table.
-Vous savez que c'est cette histoire de futur, qui a fait que je me suis éloigné de Merlin, n'est-ce pas ? S'enquit Arthur, grimaçant un peu.
-Vraiment ? S'étonna Ygraine, ses fins sourcils blonds rejoignant sa frange et ses yeux s'écarquillant légèrement.
-Evidemment ! Comment vouliez-vous que je supporte un futur que je pensais injuste ? On m'a toujours élevé pour que je me marie un jour avec Merlin, quand j'ai vraiment compris ce que l'on attendait de moi, j'ai pensé à quel point c'était injuste, répondit le blond, véhément.
-Alors pourquoi avoir changé d'avis à présent ? Demanda doucement sa mère, reposant sa tasse délicatement.
-Je ne saurais vraiment dire... C'est juste que quand Merlin est arrivé, cet été, je l'ai trouvé magnifique et sa voix et son rire, que je peux entendre quand il est avec ses amis, m'ont transportés et ont fait que mon cœur s'est emballé pour lui. Et puis, il y a ce besoin que j'aie de me rapprocher de lui et cette envie de le garder pour moi, de le protéger de tout, le voir me sourire, rire avec lui... Plus que tout, je veux de ce mariage, à présent, mais pas s'il n'en a pas envie également.
-Tu as fini par tomber sous son charme, mais as-tu remarqué que tu ne parles que de son physique, même si tu parles également de sa voix et de son rire, tu ne fais aucune référence à sa personnalité et pourtant, crois-moi, mon fils, Merlin est un jeune homme charmant, plein d'esprit, il a une humour sarcastique qui a même réussi à plaire à ton père. Il est très maladroit, mais il essaie de compenser en étant travailleur et il est d'une gentillesse rare, avec tout le monde, il n'y a qu'à regarder son groupe d'amis, lui dit Ygraine.
Entendre toutes ces qualités être énumérées par sa propre mère, à propos d'une autre personne, rendit Arthur légèrement jaloux, mais en analysant cette jalousie, il se rendit rapidement compte que c'est de sa mère, qu'il se sentait jaloux et de tous ceux qui connaissaient autant son fiancé, alors que lui n'avait que des souvenirs d'un enfant adorable, gentil le suivant partout, jusqu'à ce qu'Arthur en décide autrement. Il soupira.
-J'aimerais tellement pouvoir le connaître autant que vous... Il ne m'en laisse cependant pas la chance.
-Laisse-lui un peu de temps, mon chéri, lui sourit Ygraine, compatissante, se levant légèrement de sa chaise pour caresser la joue de son fils tendrement. Je suis certaine qu'il finira par s'ouvrir à toi, ne t'en fais pas.
-Je l'espère, dit Arthur, dans un demi-sourire.
Les deux blonds continuèrent de discuter d'autres sujets, laissant le cas de Merlin de côté, pour qu'Arthur puisse réfléchir à la meilleure façon de se faire pardonner ses incartades passées et l'ignorance dont il avait fait preuve envers Merlin. Ygraine finit par prendre congé quand sa dame de compagnie, Marina, une jeune femme qu'elle avait pris sous son aile près de trois ans auparavant, quand la jeune femme avait perdu sa famille, arriva pour lui dire qu'il était temps d'aller se préparer pour le dîner. La blonde prit congé seulement après avoir embrassé Arthur sur le front, avec toute la tendresse qu'Arthur lui inspirait.
Merlin, de son côté, était retourné à ses appartements, pour se préparer également et il fut surpris de découvrir un bouquet totalement désordonné, plein de dents-de-lions, les fleurs étant de toutes tailles, arrosées même sur les pétales et pourtant, il ne put s'empêcher de sourire à l'attention et sourit encore plus tendrement en découvrant le mot laissé par Arthur. Il le mit contre son cœur, soupirant. Il plaça, par la suite, la note dans une boîte où étaient ses notes les plus précieuses sur les sortilèges qu'il inventait au fur et à mesure de son apprentissage sous la tutelle de Gaius. Mais il ne comptait pas y répondre, voulant savoir ce qu'Arthur ferait pour retrouver ses faveurs. Il ne put cependant s'empêcher un petit rire amusé et tendre à la fois. Il se prépara rapidement puis se rendit à la salle de réception pour dîner avec les autres membres de la Cour de Camelot.
Arthur, le voyant, se tendit, se demandant ce qu'il allait répondre à son geste, mais découvrit bien vite, ses épaules se voûtant, que Merlin n'avait aucune intention de répondre. Il mangea avec moins d'appétit et Merlin le vit du coin de l'œil et ne put s'empêcher de sourire discrètement. Il reprit ensuite sa conversation avec Morgana et Lancelot, Gwaine étant en pleine discussion avec Percival, le grand gaillard qui l'avait accompagné. Merlin l'avait rencontré par un concours de circonstances pour le moins hasardeux. Lui, Will et Freya étaient en train de se promener dans la forêt, près du palais de Breselianda, quand un groupe de bandits était arrivé, près à les dépouiller de leurs richesses, lorsque Percival est arrivé et leur avait sommé de les laisser tranquilles et de s'en prendre à quelqu'un de leur taille. Merlin avait alors regardé Will, puis Freya dans les yeux, haussant les sourcils, surpris et quelque peu amusé, il avait bien dû se l'avouer et alors que Percival allait engagé le combat avec le chef des bandits, une brute épaisse, aux dents jaunies et aux cicatrices barrant son visage, Merlin avait laissé ses yeux tourner à l'or et tous les bandits avaient terminé à terre, d'un coup, comme assommés et y regardant de plus près, endormis. Percival avait alors écarquillé les yeux et s'était tourné vers Merlin et ses amis et reconnaissant finalement à qui il avait affaire, il s'était agenouillé devant le brun.
Merlin lui avait sourit et lui avait demandé de se relever. Ils avaient ensuite beaucoup discuté, le jeune prince cherchant à savoir quelle raison avait amené Percival à Breselianda. Alors le jeune homme lui avait dit que son village avait été attaqué par une armée, venue du nord et qu'elle avait décimé le village entier et tué ses habitants, lui en ressortant de peu, blessé au flan, ensanglanté, mais retrouvé par le groupe de druides qui vivait non loin, peut-être deux jours plus tard et ils étaient arrivés à le soigner et depuis, il voyageait, essayant de penser à autre chose, s'entraînant au combat comme il le pouvait. Il avait également dit à Merlin qu'il suivait le groupe de bandits pour éviter que quelqu'un se fasse attaquer et c'est ainsi qu'ils s'étaient rencontrés. Merlin lui avait alors demandé si ça lui dirait de devenir un chevalier de Breselianda et Percival, étonné et quelque peu ému, avait accepté de bon cœur. Depuis, il suivait Merlin comme son ombre, le protégeant de tout.
Et quand ils étaient arrivés à Camelot, Gwaine était tombé sous le charme de ce grand gaillard et essayait par tous les moyens de l'attirer dans ses filets depuis, mais Percival, bien qu'intéressé par ce jeune homme à l'humour poignant, au rire facile et aux cheveux parfaits, ne se laissait pas faire, quelque peu méfiant et concentré sur la protection de son prince. Mais il trouvait de plus en plus difficile de résister aux avances de Gwaine, si charmant Gwaine, au fur et à mesure des jours, parce que le jeune homme semblait ne plus être intéressé que par lui, dès qu'il le voyait. Percival s'en voyait alors de plus en plus flatté et avait bien du mal à rester indifférent.
Alors, Merlin les observait, amusé et encourageant, espérant que ses deux amis finiraient par se mettre ensemble. Le brun savait que Percival méritait un peu de bonheur après l'épreuve qu'il avait vécue et qui continuait de le hanter, malgré ce qu'il prétendait et Gwaine semblait avoir oublié tous les autres, ne voyant plus que Percival et c'était dire quelque chose pour son ami, qui était si coureur depuis qu'il le connaissait. Merlin souhaitait de tout cœur que Gwaine arrive à faire tomber la carapace de Percival et à l'aider à s'ouvrir.
Lancelot s'arrêta d'un coup dans son explication enthousiaste de comment il s'était entraîné avec Arthur cet après-midi-là, au moment où Gwen arriva dans la pièce. Les yeux du jeune homme se firent emplis d'amour et Gwen, sentant sûrement ce regard, se tourna et rougit tellement que malgré son teint, Merlin put distinguer le rougissement. Il sourit tendrement et se pencha vers l'oreille de Lancelot.
-Tu devrais te lancer, mon ami, depuis le temps que vous vous tournez autour, tous les deux, il faudrait que l'un de vous fasse le premier pas, lui murmura-t-il, le faisant également rougir.
-Tu crois ? Répondit tout aussi bas l'autre jeune homme.
-J'en suis certain, lance-toi, Lancelot !
Ledit chevalier ne put s'empêcher de lever les yeux au plafond, amusé du jeu de mots ridicule de son ami, qui rit également. Lancelot se leva et s'approcha de Gwen, l'emmenant ensuite à l'extérieur de la pièce. Merlin et Morgana -qui n'avait pas raté une miette du spectacle- se firent la promesse qu'ils ne manqueraient pas de leur demander comment ça s'était passé.
Le dîner se termina, sans qu'Arthur ne sache si Merlin voulait lui pardonner ou non, quoique la non-réponse à son message voulait tout dire, le faisant soupirer de dépit. Il se leva de table et se rendit à ses appartements. Il préférait encore aller se coucher, ça lui éviterait de penser. Mais, en chemin, il fut arrêté par Uther, qui lui demanda de le suivre, l'air grave, dans la salle du conseil. Il vit que les grands conseillers de son père étaient présents et en fut surpris.
-Que puis-je faire pour vous, père ?
-J'ai reçu plus tôt dans la journée une missive inquiétante de Lanon, un village à la frontière entre Camelot et le royaume de Cenred, commença Uther. Sir Bors, qui a envoyé cette missive nous informe qu'une créature magique dangereuse s'en est prise aux habitants de Lanon. Lui et son groupe ont essayé de la combattre, mais rien n'y a fait, ils ont juste réussi à la faire fuir, pour le moment. J'en ai parlé avec Gaius et il a regardé dans ses livres et a trouvé ce qui se rapprochait le plus de la description faite dans la missive c'est un griffon, une bête féroce qu'on ne peut tuer qu'avec l'aide de la magie, alors j'aimerais que tu mènes un groupe de chevaliers et que tu prennes le jeune Merlin avec toi, pour combattre cette bête.
-Pourquoi les chevaliers si seule la magie peut vaincre cette bête ? S'enquit Arthur, confus, mais sachant que pour protéger Merlin, il irait aveuglément.
-Pour assurer la protection du jeune prince, bien évidemment ! S'exclama le roi. Crois-tu vraiment que je laisserais le prince d'un autre royaume, qui est sous ma protection pour l'été et qui est voué à devenir ton époux partir à la chasse au griffon sans protection aucune ?! Il est évident que l'on a besoin de ses talents, mais il ne faudrait pas que dans la manœuvre, il lui arrive quelque chose, voilà pourquoi tu seras du voyage, avec tes chevaliers.
-Bien sûr, père, s'inclina légèrement Arthur.
-Puisque c'est réglé, vous partirez demain à la première heure, fais prévenir tes chevaliers et préviens toi-même Merlin !
-Bien, Sire.
Arthur salua ensuite rapidement son père, avant de se rendre aux appartements de Merlin. En chemin, il envoya un serviteur prévenir Gwaine, Lancelot, Leon et Elyan qu'ils devraient être prêts à partir à l'aube. Il arriva finalement devant la porte de Merlin et espéra qu'il soit revenu. Il frappa et attendit un instant, qui lui parut des heures. Il entendit finalement « Entrez » et ne se fit pas prier, refermant la porte derrière lui. Merlin, qui lisait un énième livre sur les créatures magiques, donné expressément par Gaius à la fin du dîner, qui lui avait ordonné de le lire le plus rapidement possible, tourna la tête et fut surpris, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.
-Bonsoir, Merlin, s'exclama Arthur, mal à l'aise, mais déterminé.
-Arthur, salua Merlin, hochant légèrement la tête. Que puis-je pour toi ?
-Euh... eh bien, mon père vient de m'assigner une mission, commença Arthur.
-D'accord et qu'est-ce que cela à voir avec moi ? S'enquit le brun, confus.
-J'ai besoin de toi pour cette mission, lui dit le blond. À Lanon, un griffon fait des siennes et apparemment, seule la magie peut en venir à bout, mon père nous envoie donc le combattre, enfin, toi, tu devras le combattre et mes chevaliers et moi, on a la tâche de te protéger.
-Je comprends mieux pourquoi Gaius a tenu à ce que je lise ce livre au plus vite, soupira Merlin. Et quand devons-nous partir ?
-Demain matin, à la première heure, répondit Arthur.
-Bien, je serai prêt. Peux-tu demander à faire prévenir Percival, j'aimerais qu'il nous accompagne.
-Percival ? S'enquit Arthur, confus et un brin jaloux.
-Le grand gaillard avec qui Gwaine traîne beaucoup en ce moment, répondit Merlin, ne prenant pas compte du ton d'Arthur.
-Oh ! C'est un nouveau chevalier de Breselianda ? Je ne l'avais jamais vu avant que tu reviennes...
-Oui, il a intégré les rangs il y a quelques mois à peine, répondit Merlin, souriant un peu.
-Ah d'accord, bon, je vais te laisser te reposer, s'exclama Arthur, ne sachant pas quoi dire d'autre. À demain, Merlin.
-À demain, Arthur, répondit Merlin, les yeux déjà redescendus sur son livre, cherchant ce qu'il devait savoir sur les griffons.
Arthur ressortit et ferma la porte derrière lui, avant de finalement se rendre dans ses appartements. En chemin, il fit signe à un autre serviteur, afin qu'il aille prévenir Percival. Il reprit ensuite sa route et, parvenu à ses appartements, il se prépara pour la nuit, avec les vêtements laissés par son serviteur personnel et se coucha. Il mit un certain temps à trouver le sommeil, mais finit par tomber de fatigue.
Le lendemain, il se leva et se prépara rapidement, prenant un rapide petit-déjeuner, apporté par Morice, son serviteur, à qui, quand il était plus jeune, il en avait fait voir de toutes les couleurs. Morice l'aida à enfiler sa cote de maille et son armure. Arthur prit son épée et son bouclier et sortit, pour descendre dans la cour avant du château, où ses chevaliers et Merlin étaient déjà en train d'attendre, discutant entre eux. Il eut la surprise de voir également Gwen et Morgana, prêtes à les accompagner, ainsi que les autres amis de Merlin, Freya et William. Il grimaça un peu, le plus discrètement possible et se rendit à son cher cheval de guerre, Llamrei. Il monta dessus, bientôt imité par les autres et Merlin vint se mettre à côté de lui, juché sur Epona, la jument qu'il avait choisie quand il avait été assez grand pour monter sur un cheval au lieu d'un poney. Arthur savait, pour avoir vu Merlin sortir plus d'une fois par temps de neige, à Breselianda, que le jeune prince adorait sa jument, en prenant soin et lui parlant avec tendresse, lui donnant des petites friandises de temps en temps également.
Ils se mirent en route, discutant entre eux, sauf Merlin et Arthur, qui restaient silencieux. Arthur, parce qu'il ne savait pas quoi dire à Merlin, ne savait pas comment engager la conversation et Merlin, parce qu'il revoyait encore et encore le sortilège pour se débarrasser du griffon, dans sa tête. Il savait qu'à un moment ou un autre, il devrait dire à Arthur qu'ils devraient travailler en équipe, car, bien qu'ils aient besoin de magie, il fallait également une arme sur laquelle Merlin lancerait sa magie et il savait que ce serait Arthur qu'il devrait aider, alors il se répétait encore et encore les syllabes du sortilège dans sa tête, n'essayant toutefois pas de lancer sa magie, ce qu'il aurait pu faire, puisqu'il n'avait pas besoin de prononcer les formules -si tant est qu'il en ait une-, à voix haute pour réussir un sort.
La frontière étant à deux jours de la cité de Camelot, ils firent plusieurs haltes, durant la journée, pour se nourrir et pour que les chevaux puissent se reposer un peu. Le midi, Arthur fut surpris que Merlin aide Gwen et Freya à préparer et servir le déjeuner. Personne, à part Leon et Elyan, dans une moindre mesure, ne fut surpris de son initiative, ceci dit, alors Arthur supposa que c'était une occurrence habituelle et ne laissa pas voir sa surprise plus longtemps. Il remercia Merlin, quand il lui donna sa part et il eut droit à un hochement de tête du plus jeune.
Ils se remirent en route après cela et le soir, s'arrêtèrent dans une clairière, autour de laquelle Merlin, aidé de Freya et de Morgana lança des sorts de protection, pour ne pas être surpris par des bandits ou des créatures dangereuses et sauvages. Ils purent ainsi tous se coucher en même temps et avoir le même temps de repos, sans tour de garde. Arthur trouva ces sortilèges très pratiques et le dit tout haut, sans s'en rendre compte. Merlin le regarda étrangement, puis lui offrit un petit sourire en coin, fier de lui, ce qui amusa Arthur.
Le lendemain, ils se remirent en route et finirent par arriver dans la soirée et le spectacle du village était désolant. Tout était déchiqueté, en feu et quelques personnes saignaient. Merlin et Freya descendirent d'un bond de leurs chevaux, Merlin donna sans y réfléchir, les rênes à Arthur, au passage, alors que Freya les donnait sciemment à Will. Ils relancèrent leurs sorts de protection, avant de lancer des sorts pour arrêter les feux, puis quand ce fut fait, Merlin s'occupa de réparer les dégâts, tandis que Freya se dirigeait déjà vers les habitants pour les soigner. Quand Merlin, quelques minutes plus tard, termina ce qu'il avait commencé, il aida Freya à soigner les habitants et bientôt, tous furent soignés et le groupe de chevaliers qui patrouillait dans les environs et qui avait envoyé la missive à Camelot arriva à ce moment-là. Ils étaient tous blessés, ensanglantés, avec des bleus et des membres clairement cassés pour certains. Merlin et Freya se ruèrent vers eux et recommencèrent leurs soins, soulageant fortement les chevaliers, qui les remercièrent.
Bors se rendit ensuite devant Arthur, boitant toujours légèrement, mais ne souffrant plus autant, grâce à Freya.
-Votre Altesse, dit-il, inclinant la tête légèrement, de peur de perdre l'équilibre, je suis ravi que vous ayez pu arriver si vite.
-Sir Bors, d'où êtes-vous revenu ? S'enquit Arthur.
-La forêt, expliqua Bors, la bête a pris refuge dedans et nous essayions de la chasser et de la tuer, mais peu importe nos efforts...
-Oui, c'est pourquoi nous sommes ici, l'interrompit le prince, nous avons besoin de la magie pour vaincre cette créature.
-Et si nous arrêtions de perdre notre temps à discuter, les coupa Merlin, qui venait d'arriver, et que nous allions tuer cette bête ?!
-On vient seulement d'arriver et il est tard, ne crois-tu pas qu'on ferait mieux d'attendre demain matin ? Lui répondit Arthur, fronçant les sourcils.
-Non, le plus tôt sera le mieux, répliqua le plus jeune. Je connais la formule, mais j'aurais besoin que ce soit toi, qui la tues.
-Je pensais qu'elle ne pouvait être tuée qu'avec la magie ? S'enquit Arthur, confus.
-Oui, soupira Merlin, roulant des yeux, mais il faut que je lance le sort sur une arme, de ce fait, elle sera magique et pourra tuer le griffon.
-D'accord et c'est moi qui dois la tuer, parce que... ? Demanda le blond, ironique.
-Parce que tu t'occupes de ce qui est des armes et moi, de ce qui est magique, siffla Merlin, agacé, quoi que rougissant, se rappelant de leur altercation au début de son séjour.
-Je pensais que tu n'avais pas besoin des armes pour te défendre ? Répliqua Arthur, amusé.
-Tss, je n'en ai pas besoin, pour me défendre, mais pour tuer un animal magique, il en faut une, bouda un peu le plus jeune, amusant grandement Arthur et l'attendrissant.
-Bon, allons-y.
Et ils se dirigèrent vers la forêt, les chevaliers les suivant, Will, Freya et Gwen restant en retrait, alors que Morgana prit la décision de les suivre, Merlin lui souriant. Quand ils arrivèrent devant le griffon, celui-ci paraissait particulièrement énervé, battant des ailes et poussant un cri strident, qui fit grimacer tout le monde. Arthur se dirigea vers la bête, prenant son courage à deux mains et Merlin commença à lancer le sortilège :
-Bregdan anweald gafeluec !
Mais rien ne se produisit et Arthur dut esquiver l'attaque du griffon. Merlin retenta, encore et encore, mais rien n'y faisait et finalement, il entendit Arthur siffler de douleur, alors que son bouclier fut éjecté plus loin et que son bras gauche se vit couper profondément par les serres de la bête. Le brun pâlit et paniqua un instant, avant de se reprendre et de redire le sortilège avec plus de confiance et après trois nouvelles tentatives, encouragé qu'il était par ses amis, qui avaient rejoint le combat, après la première tentative infructueuse de Merlin, il finit par réussir, sentant ses yeux tourner à l'or et voyant l'éclat bleu sur l'épée d'Arthur, qui enfonça celle-ci profondément dans le flan de l'animal, qui poussa un dernier cri strident avant de tomber à terre, mort.
Merlin courut vers Arthur, qui se tenait à présent le bras, grimaçant de douleur.
-Je suis désolé, si j'avais réussi dès le début...
-Merlin, calme-toi, ce n'est rien, j'en ai vu de pires, tu sais ! Le coupa Arthur, essayant de le calmer, même s'il voyait que le brun était proche des larmes. Hey, ça va aller, je te promets !
Merlin lui lança un sort de soin et il sentit rapidement sa plaie ne devenir qu'un souvenir, même si la zone restait douloureuse et il offrit un sourire au brun, qui semblait s'en vouloir énormément.
-Je vais bien et tu m'as soigné, donc, tu n'as pas à t'en vouloir, Merlin, le rassura Arthur.
-Oui, mais...
-Rien du tout, tout va bien, allez, viens, idiot, retournons au village et allons nous reposer un peu.
-D'accord... crétin ! Sourit Merlin, timide.
Les chevaliers et Morgana ne purent s'empêcher de sourire, pour certains (Morgana et Gwaine) de manière carnassière, et pour les autres doucement face à ce rapprochement des deux princes. Ils retournèrent donc tous au village et annoncèrent que la bête avait été tuée. Freya et Merlin soignèrent les quelques bleus et coupures que les chevaliers avaient eu pendant le combat et Merlin découvrit avec un sourire en coin que Leon était le seul chevalier qui n'avait rien, tout comme Morgana. Il tourna son sourire en coin vers elle et haussa un sourcil malicieux. En retour, il eut droit à un large sourire et un très léger rougissement. Merlin secoua la tête, attendri, connaissant les sentiments de son amie pour le chevalier blond-roux.
Freya et Will étaient en pleine discussion mouvementée et Merlin les rejoignit.
-Alors, vous deux, qu'est-ce qui vous arrive ? Demanda-t-il en arrivant à leur hauteur.
-William vient de me dire que s'il n'était pas venu avec toi, c'était pour me protéger, comme mon chevalier servant, répondit Freya, clairement agacée. Comme si je ne pouvais pas me défendre toute seule.
-Mais, Frey', tu sais bien que Merlin aussi peut très bien se défendre, répondit Will, roulant des yeux.
-Peut-être, mais, personnellement, j'étais à l'intérieur des sorts de protection, contrairement à Merlin, alors tu aurais dû aller avec lui !
-Freya, je pense que la raison pour laquelle Will a préféré rester auprès de toi, c'était surtout parce qu'il ne peut pas rester cinq minutes loin de toi, rit Merlin. Tu lui es indispensable !
-Oui, je le sais, ça, après tout, qu'est-ce qu'il ferait sans moi, cet homme des cavernes !
-Hey ! Dois-je vous rappeler que je suis toujours là ?! Répliqua Will, vexé.
-Hum ? Non, pas besoin, on le sait déjà, lui dit Freya, souriant en coin.
-Que vous êtes cruels, les magiciens ! S'exclama le jeune homme, se la jouant tragédien.
-Allez Freya, donne-lui un baiser et fais-lui oublier son désarroi, rit encore le prince de Breselianda, les faisant tous les deux rougir.
-Merlin ! Le réprimanda Freya, embarrassée.
Le jeune homme s'éloigna alors, riant de bon cœur. Il savait que ses deux amis étaient en couple, mais très pudiques, en public et ça l'amusait grandement. Bien sûr, parfois, il s'en prenait autant qu'il en envoyait, surtout quand la discussion bifurquait vers le sujet « Arthur », cependant, Merlin ne pouvait s'empêcher de s'amuser un peu à leurs dépens, quitte à le regretter plus tard. Il alla vers Arthur, qui était entouré de ses chevaliers, de Gwen et de Morgana.
La jeune métisse enlaçait longuement Lancelot, heureuse qu'il n'ait rien et Merlin sourit doucement à cette vision. Son regard se tourna alors vers Arthur et il le vit le fixer, le faisant rougir un peu. Puis, se reprenant, il lui fit signe de la tête, qu'il voulait lui parler. Le blond comprit et le suivit. Ils s'arrêtèrent à l'orée de la forêt et Merlin se tourna vers Arthur, se balançant d'un pied sur l'autre.
-J'ai vu ton mot, avec les fleurs, l'autre jour, dit le plus jeune.
-J'espère bien, puisque c'était fait pour, répondit Arthur, masquant sa gêne par le sarcasme, rendant encore plus mal à l'aise l'autre jeune homme.
-Oui, donc, merci et je pense qu'on pourrait essayer de devenir amis ?
-Est-ce que ça signifie que tu me pardonnes ? S'enquit Arthur, plein d'espoir.
-Je suppose, répondit Merlin, lentement. Alors, qu'en dis-tu ? Amis ?
-D'accord, amis, répondit le blond, lui tendant sa main et ils se serrèrent les avant-bras à la façon des chevaliers.
Ils repartirent dès le lendemain matin, après un repas festif et une bonne nuit de sommeil et sur le chemin de retour, Arthur et Merlin essayaient de discuter de tout et de rien, tentant de se connaître, tant bien que mal. Au début, ce fut compliqué, puisqu'ils ne connaissaient pas grand-chose de l'autre. Enfin, surtout Arthur, puisque Merlin n'avait jamais cessé -malgré le peu d'importance que lui vouait Arthur-, d'observer le plus vieux, pendant ces dernières années. Ils finirent par rentrer à Camelot et un autre repas festif fut au programme.
Pendant le reste du séjour de Merlin à Camelot, Arthur et lui apprirent à se connaître, se sentant de plus en plus à l'aise avec l'autre au fur et à mesure du temps et bientôt, ils ne se lâchèrent plus d'une semelle. Merlin finissant rapidement ses leçons avec Gaius pour se rendre dans la cour où avait lieu l'entraînement des chevaliers pour admirer Arthur dans toute sa splendeur, sans être gêné des regards moqueurs que lui lançaient certains, comme Gwaine ou Morgana. Cette dernière l'accompagnait d'ailleurs souvent dans son observation, même si son regard à elle ne quittait pas Leon, qui sembla finalement s'en rendre compte quand il tourna la tête, lors d'une esquive et que son regard tomba dans celui vert si clair de la jeune lady.
Cependant, comme Morgana l'avait vu, Morgause, sa sœur, était venue la chercher peu de temps après et elle n'avait pas profité longtemps de la convivialité de la Cour de Camelot, même si elle avait été ravie de rencontrer Emrys et le Roi qui fut et qui sera. Le lendemain, les deux sœurs étaient parties pour l'Île Fortunée, après que Morgana ait serré très fort ses amis contre elle et ait offert un léger baiser sur la joue à Leon, qui avait été agréablement surpris, rougissant légèrement.
Après cela, Merlin avait été de nouveau seul pour observer les chevaliers et finalement, le jour où il dut, lui-même partir arriva. Arthur et lui s'enlacèrent un long moment, Merlin s'accrochant au blond comme à une bouée de sauvetage, retenant tant bien que mal ses larmes. Ils finirent par se séparer et Merlin, Percival -qui avait fini par céder à Gwaine-, Freya et Will rentrèrent à Breselianda.
Les mois qui suivirent jusqu'à l'hiver parurent extrêmement longs aux deux princes, qui rêvaient de se revoir et s'écrivaient tous les jours, Merlin envoyant ses lettres par magie et recevant celles d'Arthur de façon traditionnelle.
Bien sûr, le brun était heureux de revoir sa famille, ses dragons et son château. Son frère et sa sœur, âgés respectivement de sept et dix ans, nommés Alexander et Lena ne voulaient plus le quitter d'une semelle, de peur qu'il reparte sans eux, pendant de longs mois. Merlin adorait ses frère et sœur, autant que les deux enfants l'adoraient, alors qu'ils le suivent partout ne l'embêtait pas le moins du monde. Souvent, il les emmenait faire un tour à cheval. Lena avait le sien depuis peu, tandis qu'Alexander montait avec son frère ou sur son poney, même si la plupart du temps, il préférait monter avec Merlin.
Les trois princes et princesse allaient aussi souvent pique-niquer dans la forêt, regardant leurs dragons Aithusa, Kidron et Mina voleter de-ci, de-là. Merlin leur racontait des histoires pour les endormir, illustrant celles-ci avec des formes dans le feu, créées par magie. Les deux enfants finissaient toujours par s'endormir rapidement, demandant le lendemain la suite de l'histoire, attendrissant leur grand frère.
Hunith était heureuse du retour de Merlin, car elle savait l'attachement que ses plus jeunes avaient pour leur aîné et savait qu'ils étaient tristes quand il n'était pas là, alors, elle laissait faire Merlin, pour le coucher, alors qu'elle s'en occupait lorsqu'il n'était pas là et quand les enfants arrêtaient de suivre Merlin comme des chiots égarés, en comprenant qu'il ne repartirait pas de suite.
Et quand il n'était pas avec son frère et sa sœur, Merlin s'occupait de l'éducation magique de Mordred, qui avait à peu près le même âge qu'Alexander, mais pas le même caractère du tout, étant plutôt détaché, préférant la solitude, même s'il adorait Merlin et, comme les deux autres enfants, n'aimait pas quand il n'était pas là. Non seulement il se retrouvait à avoir des leçons données par Balinor -et bien qu'elles soient très intéressantes, ce n'était pas le même enseignement plein d'entrain et de tendresse dispensé par Merlin-, mais en plus, il se sentait un peu délaissé, parce que Merlin était le seul, avec Morgana, -quand elle venait, en même temps que le prince de Camelot-, qui arrivait à le faire sortir de sa carapace. Alors Merlin passait aussi énormément de temps avec le jeune homme.
Merlin, au final, partageait son temps entre son frère et sa sœur, ses amis, Mordred et son éducation qu'il lui dispensait et sa propre éducation de futur Seigneur des Dragons, dispensée par son père, sans oublier les lettres qu'il écrivait à Arthur. Ses journées s'en trouvaient bien remplies, mais visiblement, pas encore assez pour qu'il ne pense pas à Arthur à chaque seconde. C'est pourquoi il était si impatient d'être en hiver, afin de retrouver le blond.
À suivre...
C'est donc la fin pour ce chapitre ;). Il vous a plu ? Déçu ? Donné envie de lire la suite ? Laissez-moi une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé :).
Pour ce qui est des parutions, je vais finalement faire un chapitre par semaine, si le fait que j'aie publié aujourd'hui n'était pas une indication assez flagrante, je précise XD.
À la semaine prochaine !
