Disclaimer: Harry Potter et tout l'univers magique qui l'entoure (personnages compris) sont la propriété de JK Rowling

Rating: pour le moment c'est grand public, la trame n'étant pas totalement terminé, je vous préviendrai si cela devait changer


Les folles sont de sortie.

« Il est rare que la vérité rattrape le terrain perdu sur la légende. » Stefan Zweig

Elle ne le supportait plus. Il lui avait dérobé sa jeunesse. Il lui volait sa vie constamment. Ses cheveux blonds lui rappelait trop cette horreur que ses parents lui avait fait subir en la mariant à Malfoy.

Elle qui était si belle. Si intelligente. Elle aurait pu prétendre à n'importe quel destin. A un avenir auréolé de gloire et reconnaissance. A une vie qui l'aurait rendu heureuse.

Les rôles de mère et d'épouse ne lui plaisaient pas. Ce n'étaient que des pastiches.

Ce manoir c'était sa prison, pour avoir commis le crime de naître dans une famille de sang pur.


Dans une salle, au septième étage, près de la tour nord, des bruits de mixture mijotant se répercutaient sur les murs. Une odeur pire qu'une bombabouse embaumait l'air et fit fuir une jeune première année qui se promenait pendant ce samedi après-midi-là.

- Je t'avais dit de ne mettre l'œil de chauve-souris seulement après quinze minutes ! Le sang de sphinx n'a pas dû avoir le temps de s'intégrer ! Tu viens de gâcher trois jours de préparation !

- Du calme Malfoy, j'ai respecté tes satanées quinze minutes !

- Alors pourquoi cette odeur ? et puis ça devrait être rouge pourpre par écarlate !

- DU CALME Malfoy !

- Dit celui qui hurle comme une Weasley…

Albus et Scorpius fatiguaient. Une description de la potion de solution subite avait été difficile à trouver. Après plus d'une semaine à retourner le rayon des potions ils avaient dû demander à explorer la réserve.

Après plus d'une heure Scorpius avait trouvé un ouvrage dont la couverture laissait s'envoler une fumée noirâtre. Avant qu'il ne puisse l'ouvrir, fasciné par ce stratagème, Albus avait empoigné sa manche et l'avait tiré violemment près de lui. Il tenait dans sa main un livre, aussi épais qu'un dictionnaire, et aussi grande qu'un atlas de géographie. Sa surface était recouverte d'écailles vertes qui luisaient malgré la pénombre de la réserve. Sur la tranche, en lettres d'or, le titre s'étirait élégamment. « Ces Potions que les sorciers ont oubliées. »

Après l'avoir posé sur une table, ils en avaient vite parcouru le sommaire et trouvé leur bonheur. La potion de solution subite était traitée à la page 523. En regardant le sujet qui suivait, voix de Banchee, il découvrir qu'il était traité une centaine de pages plus tard. Ils se regardèrent dépité devant la longueur du texte qui les attendait.

Ils avaient ainsi découvert que leur mystérieuse potion permettait de trouver, après l'avoir avalée, de trouver la solution à n'importe quelle question qu'il pouvait se poser. Ils s'étonnèrent qu'une telle mixture fût oubliée. C'est en terminant la description de la potion qu'ils lurent les effets secondaires. Ingérée de trop nombreuse fois, le sorcier qui la consommait ne pouvait plus être capable de raisonner par lui-même et mourrait souvent de faim incapable de comprendre pourquoi son ventre le tiraillait. Un exemple leur narra pourtant l'histoire d'un sorcier, en quête d'aventure se retrouva devant un épouvantard, et à court de potion, ne put retrouver le sort qu'il l'en débarrasserait, et mourût de terreur.

Après avoir fini la rédaction descriptive et il devait réaliser la potion et noter les difficultés qui s'étaient imposées. Ils se disputaient encore sur les erreurs qu'ils avaient pu commettre et la potion commença à siffler. Ce n'était pas le sifflement d'une bouilloire, mais presque une musique entonnée.

Apeurés, ils ouvrirent rapidement leur grimoire et relurent la recette. Rien n'indiquait une telle réaction. Scorpius soupira de dépit. Ils avaient enfin fini la concoction au bout de trois jours, et au dernier moment, cela ratait.

- On a du se planter quelque part.

- Je ne vois vraiment pas où, fit Albus en relisant depuis le début de la recette.

Ils reprirent leurs actions depuis le début, recensant chaque ingrédient, chaque tour de cuiller, chaque dosage.

- 32 grammes de poudre de sabot de centaure

- oui

- deux tours et trois quart

- oui

- Une larme de pythie

- une ?

- T'en as mis combien

- deux je crois

- attends-je lis : ajoutez une larme de Pythie, elle permettra d'apporter une connaissance que vous n'auriez pas. Puis après avoir attendu deux heures vous pourrez ajouter les 15ml de sang de sphinx qui vous permettrons de retrouver une connaissance que vous avez déjà.

- une ou deux je ne sais pas si c'est vraiment apportant, c'étaient de petites larmes, quand Rose pleure sur une de ses chansons tristes ses larmes sont bien plus torrentielles.

- Potter… gronda Scorpius

- mais…

- non tu as raison, je pense que ça n'a pas dû jouer beaucoup, cela doit rendre la potion un peu plus puissante.

- alors la couleur et le sifflement ça vient d'où ?

- Je ne sais, de toute manière elle est terminée. Tu écris la fin du compte rendu, en mettant bien notre erreur, et notre conclusion mais aussi la réaction inattendue. Moi je vais m'occuper du test.

Après une grande dispute sur le moyen de connaitre la réussite ou non de la concoction, aucun des deux ne voulait se voir transformer en troll, Albus lui expliqua que dans les films moldus, 'des histoires jouées par des gens', les scientifiques, 'des sortes de maitres de potions si tu veux', faisaient des expériences sur des rats dans des labyrinthes.

Ils avaient créé deux labyrinthes sur les modèles de Dédale, un spécialiste en la matière à ce qu'en disait un grimoire totalement défraichi. Ils avaient fait un premier test pour voir la capacité du rat à trouver son chemin jusqu'à un morceau de fromage. Il avait mis plus de deux heures à arriver à destination, il en avait fallu qu'une seule à Albus pour s'endormir dans son fauteuil.

Scorpius pris le rat qu'ils avaient commandés et lui posa deux gouttes de la potion sur la langue. Ils avaient calculé les proportions pour l'animal selon le dosage pour un sorcier et en avaient déduis que cinq gouttes seraient le maximum, alors pour le test qui n'étaient pas d'une difficulté intellectuelle très importante, il en donna un peu moins.

Il posa le rat dans le deuxième labyrinthe. Après s'être bloqué dans une première impasse au grand damne de Scorpius, il fit frétiller son museau en relevant sa tête. Il revint en arrière et sauta sur le rebord du labyrinthe et s'avança prudemment sur le morceau de bois jusqu'à l'extrémité avant de ressauter à l'intérieur pour manger son trophée.

Scorpius et Albus se regardèrent époustoufler. Albus termina son compte rendu et Scorpius mit par écrit le résultat fructueux du test.

Ils sortirent après avoir mis la potion dans des fioles et fermèrent la salle lorsque Scorpius fut renversé par une jeune fille qui courait à toute allure. Elle tomba un mètre plus loin et se releva en s'excusant dans un flot de paroles incompréhensible. Scorpius se releva en grondant, mais Albus prit la parole en aidant la poufsouffle.

- Tu vas bien ?

Elle leva son visage baigné de larmes et agita furieusement la tête avant de s'en aller honteuse.


En se dirigeant vers la grande salle, ils avaient retrouvé Alecto qui portait certainement le double de son poids en livre.

- Besoin d'aide le rat de bibliothèque ?

- Ba puisque tu le demandes Malfoy, tiens prends ceux-là ! et Albus ne t'en vas pas, prends ceux-là !... ah, j'ai bien cru que je n'allais plus avoir de bras d'ici la fin du couloir.

Les deux garçons regrettèrent rapidement cette aide si promptement proposée.

- Tu comptes ouvrir une deuxième bibliothèque ?

- Pfff, je voulais prendre un peu d'avance sur le devoir de Davies.

- Mais on ne l'a eu qu'hier, on a le temps !

- Après les Harpies je n'ai pas du tout envie de me faire avoir une deuxième fois.

- Tu es la seule à l'avoir rendu dans les temps Rosier !

- Potter et toi, êtes les seuls à avoir eu un O !

- Oui mais on a perdu dix points chacun pour le retard !

- Vous avez eu un O !

- Bon d'accord, de toute manière on va travailler ensemble dessus, comme d'habitude non ?

- Si vous le voulez bien ?

- Demain 14h au rayon d'arithmancie Rosier, et soit à l'heure !

Alecto sourit et ils repartirent, lentement vers la grande salle. Après s'être fait avoir par un escalier d'humeur joueuse, 'sadique, oui ! il a vu que nous avions du mal avec tes livre Rosier, et du coup il prend un malin plaisir à faire durer notre souffrance'. Puis après un débat endiablé sur la capacité des escaliers à 'voir' ils arrivèrent enfin au dernier couloir. Assise, près d'une armure, une jeune fille se faisait consoler par une de ses camarades.

- Cassandre arrêtes, tu te fais du mal pour rien !

- Mais personne ne veut me croire, pas même toit ou Trelwaney !

Albus reconnu la furie qui avait manqué de tuer Scorpius quelques minutes auparavant et au regard de ce dernier, il préféra ne pas s'arrêter. Ou bien était-ce parce que ses bras souffraient le martyr. Il préféra se dire qu'il sauvait la vie de la jeune fille en évitant une confrontation avec le blond, et ils continuèrent, malgré un regard interrogateur d'Alecto. Scorpius se dit que les filles avaient le don de jouer dans le mélodrame et s'attiraient mutuellement dans leurs peines.


- La glace à l'ennemi est un artefact permettant sans y songer de savoir si certains de nos ennemis sont proches de nous. Qui peut me dire quels peuvent être les avantages de ce genre d'item ? Mlle Crivey ?

- Il permet de s'assurer d'un contexte sûr autour de soi, cependant il ne permet pas de faire la distinction entre ennemi qui nous veulent du mal physiquement ou ennemi social, comme un concurrent.

- Oui, en effet dix points pour Gryffondor. Maintenant qui pourrait me dire les inconvénients d'un tel outil ? personne, Mr Spinnet, si vous voulez bien lever les yeux de votre grue en parchemin, vous pourriez répondre à ma question ? Non ? J'imagine que cet origami ne vous est pas d'une grande aide... c'est dire je pense qu'un Joncheruine vous serait certainement d'une plus grande utilité! Mr Hobbes, oui ?

- L'utilisation de ce miroir, peut être utile dans un contexte de guerre ou de danger, cependant dans une époque sans trouble ou dans un contexte sans crainte, son utilisation peut exacerber un sentiment de peur et provoquer des pensées paranoïaques.

- Bien, dix points pour Serdaigle. En effet comme beaucoup d'artefacts magiques, des risques psychologiques sont possibles. Qui peut me donner un exemple d'artefact dans le même genre qui provoque également des déséquilibres mentaux ?

Albus repensa aux histoires racontées au coin du feu par ses parents et son oncle et sa tante.

« Dans un coin sombre du château, alors que je me promenais je suis tombé sur un miroir bien étrange, je l'ai montré à Oncle Ron et bizarrement il se voyait préfet et capitaine de Quidditch.

- Tonton ? capitaine de Quidditch ? mais il n'est même pas capable de frapper dans un cognard ! s'était exclamé James

- Si c'était un miroir qui montrait l'avenir, il devait être défectueux c'est tout ! répondit alors Rose

- Tu voyais quoi, papa ?

- Ma famille…

- Mais on n'était pas encore né !

- Mes parents, en fait, et alors que le visage d'Harry s'assombrissait il continua, ce miroir nous montrait ce qu'on voulait au plus profond de nous. »

Albus leva la main.

- Le miroir du Rised, peut rendre un homme fou à force de se perdre dans ses désirs.

- Exactement, c'est un très bon exemple Mr Potter. Exemple peu connu d'ailleurs, quinze points pour serpentard et votre culture.

Un murmure de désaccord s'éleva de la salle. Le professeur Lovegood était connu pour avoir ses protégés. Albus ne savait pas pourquoi mais il en faisait partie.

- Bien pour la semaine prochaine j'aimerais une rédaction de deux pages, pas plus, sur les inconvénients généraux des artefacts magiques.

Rose et Albus sortirent joyeux. Le professeur Lovegood donnait rarement des devoirs, et quand elle le faisait, contrairement aux autres professeurs, ce n'était jamais bien conséquent. Cependant en contrepartie elle très sévère sur les notes. Hermione leur avait expliqué, que la difficulté des devoir de Luna n'était pas dans la longueur mais dans la capacité à synthétiser et organiser son idée.

En effet quand le soir à la bibliothèque, ils tentaient de discourir sur le sujet, ils avaient déjà une dizaine de pages noircit d'encre. Scorpius souriait avec prétention.

- Quelle idée de prendre un cours avec cette folle !

- C'est super intéressant, et on gagne des points facilement…

- Weasley t'as vraiment le chic pour ne prendre que des cours impossible. Comment ça s'est passé dans la forêt interdite ? lui demanda-t-il en l'imitant. Vous ne vous êtes pas fait agressé par les loup-garou ? ou par un géant ? ahah

Alors que la bibliothécaire les fixait d'un œil noir, Rose raconta l'ennui total de la nuit passée dehors. Le centaure avait déblatéré un nombre incalculable de sottises et elle s'était endormie sur les genoux de Karl qui dodelinait de la tête.

- Attends écoute ça, elle prit une voix grave et lente et continua : le premier signe est là, mars ne peut le cacher et Sirius brille bien trop pour ne pas promettre un mauvais présage. Les nouvelles lunes sont toujours porteuses de drame. Celle-ci est bien sombre

- Sombre pour une nouvelle lune ce n'est pas étonnant tu me diras

- Je vous le dit, Firenze a dû être bercé trop près d'un tronc d'arbre.

Elle continua sa caricature du centaure faisant rire les deux compères qui durent sortir rapidement en voyant la vieille femme marcher d'un air furieux vers leur table.

Quand ils eurent tourné après un deuxième couloir, ils s'arrêtèrent essoufflés avant de rire aux éclats. Ils rentrèrent dans leurs salles communes, laissant Rose face à des escaliers absents.


Alors qu'ils étaient entrés dans les cachots en direction de la salle des Serpentards, ils tombèrent sur le professeur Marchebank. Ses sourcils étaient roussis et des mèches folles s'échappaient de sa chevelure.

- Mademoiselle, vous avez de la suie sur le nez, fit Scorpius, médusé.

- Ah, oui sûrement, fit elle les yeux étincelant, un sourire, j'ai mis un peu trop de cendre de Boutefeu Chinois, ou alors ce devait être un dragon très puissant, je vais devoir revoir mes dosage, continua-t-elle en riant. Oh j'ai lu votre devoir, j'ai été étonné du résultat que vous avez eu, en quelle matière était votre chaudron ?

- C'était le mien, répondit Scorpius, je l'ai hérité du parrain de mon père, je ne sais pas en quoi il est fait.

- Qui était cet homme ? demanda-t-elle, curieuse

- Severus Snape.

- Oh, un grand nom dans le domaine. Aller me chercher votre chaudron, et rejoignez moi dans la salle des potions.

Scorpius et Albus ne se le firent pas répété. Ils se dépéchèrent et revienrent, les yeux aggrandit par la stupeur dans la salle de classe. Le mur du fond était recouvert d'un liquide visqueux et jaunâtre. Des bulles apparaissaient de ci de là et explosaient dans une volute de fumée. La fumée prenait la forme d'une bouche et s'en découlait un flot de mos incompréhensible. Les deux jeunes garçons furent pris d'un malaise soudain. Ils avaient l'impression que le poids du monde pesait sur leurs épaules, que leur moindre soucis devenait ingérable.

- Evanesco totali

- Mais c'était quoi ? lança Scorpius apeuré

- Le résultat peu fameux de mon expérience. Je travaille sur la potion de dépression afin qu'elle devienne plus stable. Ça fait des années que je m'y attelle. Je ne suis plus très bien, mais la qualité des ingrédients est très importante. Il faut savoir que nombre de Maitre de Potion allait chercher eux-mêmes leurs ingrédients afin d'être sûr de leur pouvoir.

- Moi je trouve qu'elle marche très bien ! répondit Albus qui frissonnait encore.

- Cela dépend de l'utilisation, si vous voulez tuer votre cible, ce stade suffira, mais si vous choisissez de la faire souffrir sur des années il faut qu'elle soit bien plus stable et subtile.

Les deux garçons fixèrent leur professeur avec un air effrayé. Cette femme était diabolique. Elle sortit de sa réflexion et se retourna avec un sourire enjoué sur les lèvres.

- alors montrez-moi ce chaudron ! revelare compositionem ! alors fonte, carapace de tortue marine, sang de Suédois à museau court et nerfs d'être de l'eau. Qualité incroyable ! je n'ai jamais vu ce genre de chaudron dans le commerce ! et le nerf d'être de l'eau pour une résistance en douceur c'est du génie. Par contre le sang de dragon me surprend.

- Pourquoi ?

- C'est difficile à fixer et à incorporez parfaitement avec le reste on utilise plutôt du sang de géant. Rappelez-moi vos ingrédients ?

- Sang de sphinx, larme de pythie, œil de chauve-souris, écorce de peuplier, cristal de roche, poudre de corne de dragon, plume d'Augurey, nerf optiqu…

- Corne de dragon ? quel type de dragon ?

- Ce n'était pas précisé dans la recette

- Et la vôtre ?

- Je… je ne sais pas mademoiselle.

- Où l'avez-vous acheté ? demanda-t-elle en douceur

- Nul-part elle faisait partie des ingrédients de Mr Snape.

- Apparitio 'poudre de corne de dragon de Scorpius Malfoy'

Le sachet apparu dans la main de la jeune femme.

- Pas de précision sur l'étiquette… étonnant pour un maitre de potion. Nous allons faire un test très simple : je vais en verser un peu dans votre chaudron et nous allons voir ce qu'il se passe.

Elle fit tomber une pincée de poudre au fond du chaudron et celle-ci se mit à s'agitée. Elle s'étala sur l'intérieur du chaudron et se mit à briller.

- Indéniable jeunes gens ! s'exclama-t-elle joyeusement

- Comment ça ? qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Scorpius interloqué

- Cette poudre provient du même dragon que le sang qui forme le chaudron, maitre Snape était soit très méticuleux soit il se fournissait par ses propres moyens.

- C'est pour ça que notre potion a réagi bizarrement ?

- Vous avez écrit, je vous cite, « la potion a tourné au rouge écarlate et un sifflement mélodieux s'en est extirpé ». La potion a tout bonnement réagi, elle a reconnu le sang de dragon du chaudron. Elle s'est 'apaisée', stabilisée. Comme un bébé dans les bras de sa maman, rajouta-t-elle en riant.

Les deux serpentards étonnés de toute cette histoire discutèrent du sujet jusqu'à leur salle commune.


Attablés devant un porridge, Scorpius tentait vainement de se débarrasser de Doréa Roockwood devant le sourire goguenard d'Albus.

- Mais puisque je te dis que je ne veux pas aller au bal avec toi !

- Tu y vas avec quelqu'un d'autre ? c'est Isidra c'est ça ?

- Goyle ?! s'étrangla-t-il, mais bien sûr que non !

- Rosier ? Weasley ? Smith ? Carrey ? Etrick ?

Scorpius ne pouvait s'empêché de se sentir démuni face à la folie de la serpentarde. Elle énumérait le nom de toutes les filles de leur année, si ce n'était pas de tout Poudlard.

- Sérieusement une première année Roockwood ? je ne veux pas y aller du tout à ce bal, c'est tout, laisse-moi maintenant !

- Comment ça tu ne vas pas y aller ? mais je vais être seule, j'ai besoin de toi !

Elle le suppliait comme si ça vie en dépendait et il fût fier un instant d'avoir ce pouvoir sur elle. Juste un instant, car très vite elle commença à partir dans des aigus insupportable qui lui vrillaient les oreilles. Albus magnanime, décida de lui venir en aide.

- Tu sais Roockwood, j'ai entendu dire que Gackoyn en pinçait pour toi !

- Arnaud? c'est vrai ? bien sûr que ce doit être vrai, mon charme est irrésistible. Et dire que je n'ai pas eu besoin d'user de filt… de ma grâce je veux dire !

Elle s'en alla rapidement à côté du dit garçon qui s'étonna de ce nouvel intérêt. Scorpius fixait son verre, ayant un doute sur ce qu'il pouvait contenir et délaissa son jus de citrouille. Puis après avoir porté ses yeux sur son porridge, il le repoussa également, de peur que la perfide serpentarde y est glissé un poison.

Cette histoire de bal l'agaçait. Le concert lui plaisait tout autant. Son seul réconfort, était qu'il pourrait se promener tranquillement au Pré au Lard s'il arrivait à s'échapper. Les illuminations d'Halloween seraient surement aussi belles que dans ses souvenirs sur la place des commerçants de Brocéliande.


Voilà voilà,
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire que moi à écrire ce troisième chapitre.

Je ne sais pas si pour le prochain, je dois vous mettre un rappel des personnages avant le chapitre. Si vous sentez que vous en avez besoin, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Pareille, je suis ouverte à toute remarque critique ou autre petits messages,

Je vous embrasse,

Aurore Anne