Note : Merci à tous et à toutes pour vos commentaires et conseils ^^
Je sais que mes chapitres ne sont pas très long et j'en suis désolée ! J'espère que l'histoire continuera à vous plaire malgré la lenteur de publication !
Bonne lecture !
Chapitre 2
Sirius n'aimait pas du tout ce quartier. Pourtant il avait été obligé de revenir à cause de sa bêtise de la dernière pleine lune. Il n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi il avait attaqué ce garçon. Un petit garçon en plus. Il avait du lui foutre la trouille de sa vie. Sans savoir comment, il s'était retrouvé dans le parc du quartier. Il avait fouiné un petit moment juste par curiosité et puis, il l'avait senti. Cet enfant n'avait pas une odeur qu'un enfant doit porter : pas de trace de l'odeur de la mère ou du père, juste une odeur de poussière et de peur aussi. Son instinct lui avait dicté d'aller voir, de voir cet être qui lui procurait cette sensation de malaise. L'enfant n'avait pas tardé à l'apercevoir et l'odeur de la peur s'était accentuée. Il n'avait pas résisté. Quand il s'était rendu compte qu'il l'avait mordu et que l'enfant restait hors de portée, il avait rebroussé chemin en pensant que pour le moment, il ne pouvait rien faire de plus. Il avait été désolé pour le petit mais rester n'aurait fait qu'aggraver les choses. L'enfant avait l'air mal logé et mal nourri mais il avait des vêtements alors il avait supposé que quelqu'un devait sûrement s'en occuper. Quelque part. Enfin il l'avait vraiment espéré.
Quand il avait raconté à son alpha ce qu'il avait fait, il avait bien cru sa dernière heure arrivée. Heureusement pour lui, Fenrir se contrôlait assez pour le laisser en vie mais il lui avait fallu deux semaines pour se remettre de la correction. Après tout, il avait enfreint une des règles du clan : ne jamais transformer quelqu'un sans l'avis de l'alpha. D'ailleurs le plus souvent, personne ne mordait un humain. C'était le chef qui décidait et agissait pour ce genre de chose. Il ne l'avait pas fait exprès mais il avait mis la vie du clan en danger. Il arrivait pourtant bien à se contrôler d'habitude. A son âge, faire une erreur pareille était intolérable. Non seulement Fenrir lui avait laissé assez de souvenirs pour qu'il ne recommence pas mais en plus il avait été écarté de la meute jusqu'à la prochaine lune où il irait chercher le garçon. C'était une erreur mais on ne laissait pas un chiot seul. Soit il survivrait et il vivrait avec le clan, soit il faudrait faire disparaître le corps.
Sirius poussa un faible soupir. Il connaissait l'odeur du garçon mais il n'arrivait pas à la détecter. Ce n'était pas normal. On aurait dit que l'enfant n'avait plus mis les pieds hors de chez lui. Il fixa un instant la lune. Il devait attendre qu'elle soit un peu plus haute pour qu'elle fasse effet sur le garçon.
Caché dans un coin sombre un peu en dehors du quartier, il vit des humains sortir d'une maison en parlant joyeusement, d'autres semblaient seulement rentrer de leur travail. Tout ici sentait mauvais. Il se demanda à nouveau pourquoi il avait mis les pieds ici la première fois. En fait, il n'en savait rien. Il avait juste décidé d'aller se promener et il avait atterri ici un peu par hasard. Toutes les maisons se ressemblaient, tout avait l'air d'avoir la même odeur malsaine. Il eut un instant la chaire de poule. Comment pouvait-on vivre dans un endroit pareil ?
Soudain, il entendit un cri déchirant qui résonna un moment dans tout le quartier. Il s'avança un peu dans la rue, faisant attention à rester dans l'ombre des bâtiments. S'arrêtant où il avait perçu le cri, il poussa à son tour un hurlement pour faire connaître sa position. Il attendit un moment avant qu'un léger bruit le fasse bouger. C'était bizarre que le chiot ne vienne pas à sa rencontre ou qu'il ne réponde pas suffisamment fort pour qu'il le perçoive. Un sentiment de malaise le saisit tout à coup : et si les humains lui avaient fait quelque chose ? Suivant son instinct, le loup noir s'avança dans une allée qui menait au jardin de l'une des maisons. Celle d'où étaient sortis des humains en riant. Son cœur rata un battement quand il aperçut par terre, un louveteau noir. Il sentait la peur à plein nez mais aussi la maladie et le sang. Avançant doucement, scrutant autour de lui pour éviter le moindre danger, Sirius vit une corde près du corps du chiot, attachée à un clou. A part cet endroit, tout le reste du jardin était impeccable : rien ne dépassait, rien n'était naturel. Repoussant un frisson de dégoût en grognant, son esprit se focalisa sur la petite chose tremblante qui l'appelait. Il se pencha pour sentir son chiot, pour le rassurer. Il ouvrit la gueule pour lui lécher la truffe qui était froide. Il n'était pas vraiment spécialiste des enfants, encore moins quand il s'agit d'un loup nouveau né. Une chose était sûre : il ne pouvait pas rester là et laisser le petit là était aussi hors de question. Il décida d'aider le petit à se lever en lui donnant un léger coup de truffe dans les côtes. Un léger gémissement plaintif fut la seule réponse. Etait-il si mal en point qu'il ne pouvait même pas bouger tout seul ? Sa vie était en danger aucun doute là-dessus : soit la meute le prendrait avec elle et il se rétablirait, soit le chef déciderait de l'éliminer pour le bien de la meute soit il le laissait là. Observant son louveteau, Sirius déglutit difficilement : voilà qu'il s'était déjà attaché au chiot. Il n'avait pas le choix de toute façon, seul l'alpha déciderait. Il espérait juste que le petit aurait le même impact sur le grand loup. Se baissant et le plus délicatement possible, il attrapa la peau du cou du chiot dans sa gueule et le souleva. Il obtint un nouveau petit gémissement en réponse mais ça n'avait pas l'air de beaucoup le déranger. Sans jeter un coup d'œil en arrière, Sirius partit de cet horrible endroit, emportant le chiot avec lui.
Harry ne savait pas vraiment ce que l'autre avait l'intention de faire mais il se laissa porter sans rien dire. Ils quittèrent silencieusement le quartier de Privet Drive et s'enfoncèrent dans la forêt au nord. Il ne sut pas trop combien de temps dura le trajet. Quand ils arrivèrent dans une clairière où il y avait plusieurs maisons, le soleil commençait à se lever. Mais il n'y fit pas trop attention. Il tentait vainement de garder les yeux ouverts pour savoir ce qu'on allait faire de lui. Il remarqua qu'à leur arrivée, plusieurs loups étaient sortis de la forêt et les regardaient curieusement. Le loup noir qui le portait, le posa doucement au sol, lui léchant le sommet de la tête comme pour le rassurer. Il savait qu'ils attendaient quelque chose ou plutôt quelqu'un. Il le sentait, comme il avait senti qu'il devait répondre à l'appel du loup. Soudain, les loups devant eux s'écartèrent et Harry vit arriver le plus gros loup qu'il n'ait jamais vu : lui-même était très petit mais il n'arrivait qu'à la moitié de la patte avant de l'autre. Il était d'un gris argenté, ses yeux étaient jaunes comme la plupart des loups de la clairière. Mais quand il le regarda dans les yeux, il sentit quelque chose en lui lui conseiller de baisser les yeux ce qu'il s'empressa de faire. Le loup noir derrière lui recula, le laissant seul face au regard inquisiteur du chef de la meute. Ce dernier s'avança vers lui jusqu'à le sentir comme l'autre l'avait fait. Harry fit tout son possible pour ne pas bouger pendant l'examen même s'il n'aimait pas ça du tout. Les crocs de l'animal passaient vraiment très près de sa gorge et il empestait le sang.
Les rayons du soleil frappèrent soudain la clairière, faisant ressortir pendant un instant l'éclat de chaque fourrure avant qu'Harry ne les voit se transformer en humain. Il fixa le loup noir qui l'avait amené là. A sa place se tenait un homme d'une trentaine d'année avec de longs cheveux noir et des yeux très bleus qui le fixaient. Il reporta son regard sur le chef qui se tenait toujours devant lui. C'était aussi un homme mais plus âgé. Quoique Harry ne parvenait pas à dire son âge : certes ses cheveux étaient gris, presque argenté comme sa fourrure mais il n'avait aucune ride et son regard ambre le fixaient avec force. Il fixa ses pattes : lui ne s'était pas retransformé. Baissant piteusement ses oreilles, il attendit anxieusement que quelqu'un dise quelque chose, qu'il soit enfin fixé sur son sort. Il avait cru qu'il serait en sécurité en venant ici mais pour l'instant il ne sentait que de l'hostilité tournée vers lui. Seul le loup noir derrière lui semblait attendre tout comme lui la décision du groupe. Il sentit soudain un autre homme avancer vers lui. Celui-là avait les cheveux aussi noirs que ses yeux et il le fixait méchamment.
- Bravo Black ! Non seulement tu transformes un enfant sans autorisation mais en plus tu le ramènes dans un état déplorable
- Ce n'est pas de ma faute, je l'ai trouvé comme ça
- Bien sûr si on t'écoute ce n'est jamais de ta faute et…
- Suffit !
L'homme n'avait même pas osé le ton et pourtant les deux autres s'étaient tout de suite tus. Harry ne doutait pas qu'il devait mener tout le monde à la baguette aussi bien qu'oncle Vernon. Rien qu'à repenser à son oncle lui donnait envie de vomir même s'il n'avait rien mangé depuis un moment. Il ne se sentait vraiment pas bien. Les regards posés sur lui n'arrangeaient pas vraiment les choses. Il s'apprêtait à s'écrouler par terre quand il sentit soudain qu'on le soulevait. Il poussa un petit gémissement de douleur avant d'avoir pu s'en empêcher, faisant froncer les sourcils de l'homme.
- Que sais-tu Sirius ?
- Pas grand-chose… il était apparemment attaché dans le jardin depuis un certain temps. J'ai vu les humains de la maison sortirent en riant un peu avant qu'il se transforme. Je crois qu'il doit être malade : sa truffe est froide et en plus il n'a pas cherché à me rejoindre… il m'a à peine répondu quand je l'ai appelé.
Fenrir regarda fixement le chiot face à lui. Il avait un beau pelage noir et ses yeux étaient restés verts malgré la transformation. Il était plutôt maigre, c'était un euphémisme en fait : le chiot ne pesait rien du tout dans sa main. Il était sans doute blessé gravement. Son instinct de chef lui signalait que le chiot serait un problème pour la meute. Le soigner et l'éduquer correctement allaient prendre du temps. Mais quelque chose d'autre le faisait douter. Un autre instinct lui dictait de laisser ce chiot intégrer sa meute. Il ne portait aucune odeur. C'est comme-ci tout son être avant attendu de trouver les bonnes personnes pour s'exprimer. Il n'avait jamais vu ça mais ça l'intriguait profondément. Après tout la meute se portait mieux depuis quelque temps alors peut être…
- Alpha ?
- Oui Severus ?
- Que décides-tu ? Ce chiot n'a pas l'air dans un très bon état
- J'ai remarqué mais il va quand même rester.
Harry entendit les autres personnes réagir à ces paroles. L'atmosphère changea alors presque radicalement. Les autres lui envoyaient des sourires, semblant attendre pour pouvoir l'approcher et le sentir. Mais l'apha ne semblait pas vouloir le remettre par terre. Tant pis. Après tout, s'il avait bien compris, il pouvait rester ici. Alors il ferait ce qu'on lui dirait. Il serait un bon membre de la meute même s'il ne savait pas du tout dans quoi il s'embarquait. Il essaya de montrer qu'il était content à l'homme mais il ne réussit à émettre qu'un faible jappement de joie. Il s'attira quand même un bref sourire de l'autre homme.
- Retournez à vos occupations
- Alpha ?
- Sirius ?
- Pardon pour cette question mais que comptes-tu faire du chiot ?
- Je le prends chez moi. Je m'en occuperai avec Luna. Tu pourras passer si tu veux
- Merci alpha
Prenant son paquet sous le bras, Fenrir partit vers sa demeure. Il s'attira des regards curieux des personnes qui n'étaient pas dans la clairière mais il ne s'en soucia pas. Harry ne put pas vraiment observer son environnement : l'alpha marchait plutôt vite et sa vision continuait à se brouiller par intermittence. Il essaya de toutes ses forces de rester éveiller mais ses yeux se fermaient de plus en plus. Il sentit soudain un changement d'air, signe qu'ils étaient rentrés dans la maison.
En entrant chez lui, Greyback aperçut sa sœur Luna qui lui préparait son déjeuner comme tous les matins. Elle était rentrée comme à son habitude en oubliant qu'il était possible que la meute accueille un nouveau membre. Elle fronça les sourcils en voyant Harry dans les bras de son frère.
- Fenrir ?
- C'est le chiot que Sirius a ramené. Il n'est pas en bon état...
C'était le moins qu'on puisse dire : elle n'avait encore jamais vu son frère s'occuper lui-même d'un chiot. Surtout un étranger à la meute. Souvent, il laissait les nouveaux à une famille qui avait déjà un chiot ou deux pour que le jeune puisse s'intégrer plus facilement. C'était étrange.
- Prépare-moi un biberon avec du lait. Je vais à l'étage.
Il sembla à Harry que la conversation n'avait duré que quelques secondes alors qu'en fait, il avait été mâté sous toutes les coutures par la sœur de l'alpha. Peut être qu'il allait vivre ici avec eux ? En fait, tout ce qu'il avait aperçu c'est qu'elle ressemblait beaucoup à l'homme : elle avait aussi les cheveux gris mais ses yeux étaient marron. Elle avait l'air aussi très grande : elle aurait sûrement dépassé tante Pétunia d'une quinzaine de centimètres.
Il se retrouva vite dans une chambre où il y avait l'odeur de l'homme partout. Il n'y avait pas grand-chose dans la pièce : un grand lit qui semblait être le seul meuble confortable était au centre avec une table de chevet. Juste à côté de la porte, il y avait une grande armoire, probablement pas très bien rangée vu le bordel qui dépassait par les portes. Mais l'homme n'y fit pas attention et il s'assit sur le lit avec lui. Harry le laissa tâter ses pattes, sa tête et ses côtes pendant un moment jusqu'à ce qu'il semble satisfait de ce qu'il avait senti. Il leva ensuite Harry à hauteur de ses yeux pour lui parler calmement.
- Bon chiot écoute-moi
Harry leva les oreilles pour montrer qu'il écoutait même s'il avait du mal à rester éveiller
- Je suis Fenrir, je suis l'alpha de la meute ce qui veut dire que je suis le chef et que tu dois obéir comme tout le monde à mes ordres, clair ?
Voyant que le petit semblait comprendre, Fenrir continua :
- Tu es blessé et probablement malade aussi mais on n'a pas grand-chose pour se soigner ici. Tu vas déjà mieux parce que tu étais en présence de la meute. Je vais te donner du lait et tu vas te reposer. Après on verra si tu peux te transformer.
Harry aimait de plus en plus cet homme : il lui expliquait tout ce qu'il allait se passer de sa belle voix grave. Il avait eu franchement peur de lui dehors mais maintenant qu'il était sûr de rester, Harry pouvait le laisser prendre soin de lui. Personne n'avait jamais été aussi gentil avec lui. Sauf peut être le loup noir, Sirius s'il avait bien retenu. Il fut interrompu dans ses pensées par Luna qui entra dans la pièce pour donner le biberon à son frère. Elle sortit toute suite de la pièce en lançant un sourire au chiot. Fenrir lui présenta la tétine en le tenant contre lui pour qu'il ne s'appuie pas sur ses blessures. Il voulut attraper vivement la tétine mais une petite tape sur sa truffe lui apprit qu'il devait y aller doucement. Il lui sembla que jamais rien n'avait été aussi bon que du lait. Il en aura gémi de bonheur s'il pouvait. L'alpha le tenait dans ses bras, lui caressant doucement le dos, lui intimant d'aller doucement. Il n'avait pas souvent eu de lait chez son oncle et sa tante. Sûrement quand il était plus petit mais il n'en avait aucun souvenir.
Le biberon fut vite fini pourtant Fenrir continua de le cajoler. Harry se sentit partir de plus en plus dans les bras de Morphée. Comme personne ne lui disait rien, il se laissa complètement aller. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait plus une bonne nuit de sommeil. Il y avait encore bien plus longtemps qu'il n'avait pas senti quelqu'un veiller sur lui.
Fenrir regarda son chiot s'endormir tranquillement dans ses bras. Il le garda encore près de lui pendant un bon moment jusqu'à ce que l'enfant apparaisse à la place du louveteau. Son état était encore pire que ce qu'il pensait. Ces humains. Comment peuvent-ils faire autant de mal à un enfant ? C'est incompréhensible. Il n'avait jamais pu supporter cela. Il irait sûrement rendre visite à son ancienne famille mais pas tout de suite. Le petit allait avoir besoin de lui dans les prochains jours. Le plus délicatement possible, il le posa sur le lit et le borda un instant puis il sortit de la pièce sans plus un bruit.
A suivre...
Voilou fin du 2è chapitre ! Alours comment vous avez trouvé?
Prochain chapitre : Harry s'intègre à la meute en ligne le 26 décembre
