Le Café des Princes
Twilight à S. Meyer -The 1st Shop of Coffee Prince à Lee Sun Mi
Création de Lex Lina
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Chapitre 03
Expresso
Hein ?...
…
Hein ?
…
J'ai mal entendu, c'est ça ?
Bella prend appui contre un lavabo tout proche. Cullen se rapproche d'elle et lui repose sa question. « Tu veux bien être mon amant ? ». Il lui fait un clin d'œil.
OK c'est pour ça qu'il ne faut jamais entrer dans les toilettes pour hommes.
Cullen soupire. « Oui tu veux bien être mon petit ami ? ».
« Petit... Ami ?... De qui ? De toi ? ».
Bella essaies de penser un peu... veuillez ne pas quitter votre cerveau s'est déconnecté... Merde, je suis où là ?
Cullen se rapproche encore un peu et prend le menton de Bella dans sa main. Il tourne sa tête de gauche à droite, de droite à gauche. « Voyons voir... Tu as un beau visage … et j'aime bien ton nez aussi... ». Il la regarde intensément, repousse la frange qui lui tombe sur les yeux et sourit. « C'est jouable. ».
Bella reprend ses esprits et repousse la main qui lui frôle le visage. « Arrêtes ! ». Elle recule de quelques pas. « Tu es vraiment gay ou quoi ? Allez ça suffit, excuses toi pour tes propos et je m'en vais. ».
Cullen se rapproche d'elle et lui sourit. « Ne t'inquiètes pas je ne vais pas te faire de mal. ». Elle se passe la main dans les cheveux et commence sérieusement à douter de la santé mentale de ce garçon. Elle n'a que cinq mètres environ à parcourir pour sortir de ce traquenard.
Cullen se tient maintenant tout près d'elle et lui dit. « Écoutes...Tu as besoin d'argent et j'ai besoin de toi... ». Il semble réfléchir et se tient l'arête du nez.
Merde il est vraiment trop beau, c'est con qu'il soit homo... Et dingue... Si je dois l'immobiliser, je dois faire gaffe à pas le frapper au visage. Ça serait dommage.
Bella se redresse. « Bon, on oublie tout et je me casse. ». Elle se dirige vers la porte des toilettes mais Cullen la retient par le bras. Il l'attire près de lui et dit. « Il faut qu'on parle... S'il. Te. Plait. ». Il l'entraine ensuite vers le bar où ils s'installent dans une alcôve.
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Pourquoi je n'ai pas eu cette idée plus tôt ?
Edward est assis en face du petit voyou et demande. « Tu as soif ? Je t'offre ce que tu veux. ». Il prend sa commande et se lève pour aller vers le bar. « Tu restes là. ».
Ça lui donne quelques minutes pour réfléchir au moyen de lui faire accepter son plan. Il commande deux thés glacés, ainsi que quelques hors d'œuvres et demande que tout soit monté dans sa suite.
Le gamin semble perturbé dans son fauteuil. Edward lui fait signe et ils repartent directement vers les ascenseurs.
« Alors ces excuses tu me les fait ? ».
Edward se colle contre la paroi de l'ascenseur, et regarde ses chaussures. « Très bien. Je m'excuse. T'es satisfait ? ».
Le jeune homme, qui se tenait à l'opposé de lui, se rapproche furieux mais doucement.
A croire qu'il a peur que je l'attaque... On dirait un chaton qui se met en colère. C'est mignon.
Il pointe son doigt vers le torse d'Edward. « Il faut avoir l'air sincère au moins ! Regardes moi dans les yeux. ».
Edward plonge son regard vert dans les grands yeux bruns devant lui. « Je n'aurais pas dû dire cela de tes parents. Satisfait ? ».
Le jeune homme semble retenir son souffle. Il finit par dire. « Je veux quelque chose de plus sincère et sans le 'satisfait' que tu dis à chaque fois. ».
Edward lui prend la main et lui dit. « Mes propos ont dépassés ma pensée et j'en suis désolé. ». Il regarde un peu plus bas. Sa main semble énorme comparée à celle du petit voyou et il ressent encore les effets de la petite étincelle qu'il a eu à son contact.
Ding.
Les portes s'ouvrent et Edward lâche brutalement son emprise et se dirige vers sa chambre. Il a un petit sourire aux lèvres. Le petit voleur est encore bouche bée dans l'ascenseur.
Je crois que ce petit est vraiment intéressé par moi. Ça va être peut être plus facile que prévu.
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Ils sont installés dans le petit salon, leur commande est sur un petit chariot à proximité. Bella sirote tranquillement son thé et regarde sa main.
Celle de Cullen est douce et chaude par rapport à la mienne.
Tout à l'heure dans l'ascenseur, elle a bien failli lui sauter dessus. Le moment était bien trop intense à ses yeux et elle en a eu le souffle coupé.
Elle le regarde du coin de l'œil. Il tape quelque chose sur un petit ordinateur et semble concentré à sa tâche. Elle se demande ce qu'il lui veut et espère qu'elle ne sera pas obligée de le cogner pour se sortir de là.
Bon il s'est excusé alors je peux lui laisser le bénéfice du doute.
« Qu'est-ce que tu fais ? ». Cullen tourne sa tête dans sa direction. Ses cheveux retombent un peu sur ses yeux. Elle se dit que ce serait vraiment malsain si elle repoussait les mèches rebelles elle-même. Surtout s'il préfère les hommes.
Il lui fait encore un sourire et dit. « Ton contrat. » Elle le regarde interloquée. Il retourne vers son écran. « Tu as besoin d'argent non ? Alors je vais t'en donner. ».
« Quel est le rapport avec ton ordinateur ? Je ne prends que du liquide. ».
C'est ironique de dire ça à un gay. Mais même venant d'une fille, le sous-entendu est carrément dégueu.
Il tape encore sur son clavier. « Ton nom ? ».
Oh Oh.
« Pourquoi avoir mon nom dans ce cas ? ».
« C'est pour notre contrat. ».
Hein ?
Je trouve que mon vocabulaire en ce moment est super limité... Mais si ça me permet d'avoir de l'argent.
« Hum... Bel... Hum... Jack... oui c'est ça. ».
« Il me faut ton nom complet pour l'indiquer sur notre contrat. ». Cullen le regarde et semble douter. Bella se redresse et ajoute un peu plus de conviction dans sa voix.
« Jake B. Swan. ».
Heureusement que je l'aime ce chien.
Cullen retourne à son écran. « Ton numéro de sécurité sociale ? Tu en as un au moins ? ». Elle lui dicte les numéros de sa carte. Il les tapote et s'arrête. « Tu t'es trompé les derniers chiffres ne sont pas bons. Ton code devrait finir par 01 vu que tu es un homme. Tu ne connais même pas ton numéro de carte.
Bella reste perplexe. « Hein ? ».
Merde, il se rend vraiment pas compte que je suis une femme alors... Bon je joue le jeu et empoche cet argent puis je n'aurais qu'à disparaître avant qu'il ne découvre la supercherie...
Elle modifie son numéro en conséquence. « Pourquoi fais-tu tout cela ? Donne-moi juste mon argent. ».
Cullen se pince le nez. « Vu qu'il te faut de l'argent. Je vais t'offrir un travail. Mais comme je ne peux pas te faire confiance et que tu transpires la malhonnêteté, je vais faire une enquête sur tes antécédents. ».
Bella s'étrangle en entendant ces propos. « Je... transpire la... hein... quoi … mais ça va pas. ». Elle se lève et se dirige vers la porte. Cullen se redresse et dit. « Je pensais que tu avais besoin d'argent. Peut-être pas tant que ça en fait. ».
Bella a sa main sur la poignée de la porte. Ses yeux restent fixés sur le bois à quelques centimètres de son nez.
Je peux faire plus de livraisons. Au pire, je mettrais ma moto en gage... Ne reste pas là Bella, ce gars est un malade.
« C'est un boulot où tu n'auras pas grand chose à faire et qui est bien payé. ».
Elle garde sa main sur la poignée, lui tournant toujours le dos. « C'est quoi comme boulot ? ».
Cullen se rassoit et soupire. « On dira que c'est une prestation de services. De rencontres plus particulièrement. ».
Elle fait un pas vers lui. « Qui devrais-je rencontrer ? ». Il lève les yeux vers elle.
« Moi. ».
Elle pose sa main sur sa hanche. « Tu as l'air normal pourtant. Pourquoi est-ce que tu aurais besoin de payer quelqu'un ? Puis je ne mange pas de ce pain-là moi. ».
Enfin si, mais là n'est pas la question.
« Puis tu es déjà avec quelqu'un non ? La fille qui était dans la chambre tout à l'heure ! Et celle de la dernière fois ! Tu semblais inquiet pour elle... Hum... Ali... Alice, c'est ça ? ».
Cullen tape du plat de la main sur la petite table. « Je t'interdis de parler d'elle, ni même de prononcer son nom. ». Il soupire. « Tout ce que je te demande c'est de te faire passer pour mon petit ami lorsque j'ai ces putains de rendez-vous arrangés. ».
Bella s'assoit dans son fauteuil et médite sur ce qu'il lui propose. Il enchaine. « Tu t'assures de saboter mon rencard et je te paierais à chaque fois. Ça t'intéresse ou pas ? ».
Elle se dit que cela la dépannerait pas mal sans lui prendre trop de temps non plus. « Tant que c'est payé... Pourquoi pas. ».
Il lui tend la main. « Donnes moi une pièce d'identité que je remplisse le contrat. ». Elle commence à farfouiller dans son sac quand elle réalise que ce type de document prouverait qu'elle est une fille.
« Ah c'est con. J'ai dû l'oublier à la maison. Mais pourquoi en as-tu besoin ? ».
Il sort son portable et la prend rapidement en photo. « Je n'oublies pas que tu es associé avec le voleur en scooter. Il me faut quelque chose pour t'identifier en cas de problème. ».
Elle lève les yeux au ciel et soupire. « Putain c'est pas possible ! Je t'ai dit que je n'ai aucun lien avec ce mec ! ».
Il range son portable et dit. « On ne sait jamais. Puis, on ne se connait pas. ». Bella décide de laisser couler vu que cette situation lui permet d'avoir de l'argent assez facilement.
« Est ce que je peux avoir une avance ? ». Cullen s'installe plus confortablement dans son fauteuil. « Combien ? ». Elle lui dit le montant de sa facture d'électricité.
Cullen se redresse et ferme son ordinateur. « Dégages Jack. ».
Bella s'affole et voit qu'elle est peut être allée trop loin. « Attends, Attends. Je suis prêt à négocier. ». Cullen sourit et se réinstalle.
Bella réfléchit et lui dit. « Disons alors 500$ par rencard ?. ». Il fait non de la tête.
Non. D'accord c'est peut-être un peu élevé mais qui ne tente rien...
« 300$ ».
Toujours pas.
« OK, OK alors 200$. ». Il lève sa main et montre un doigt. Elle tente de lui en lever un deuxième mais il la repousse violemment.
« 100$. OK alors 100$ par rendez-vous. Mais je veux une compensation pour les déplacements, les vêtements et hum... ».
Il pose ses mains à plat sur la table et dit. « C'est du vol. 100$ devrait pouvoir couvrir tous les frais. ». Elle se rapproche de lui et dit tout en faisant les gestes correspondants.
« En cas de contact physique, le prix évolue en fonction de l'endroit touché. 20$ pour la tête. 30$ pour le visage ou les épaules. 50$ pour le dos et 60$ pour les cuisses. ».
Il la regarde éberlué. « Tu me prends pour un pervers ? ». Mais elle poursuit sur sa lancée.
« 100$ pour une étreinte. Et 150$ pour un bisou. Et j'ai bien dit un bisou. Et c'est tout. ».
Cullen se pince le nez et répond. « Ça sera tout là? C'est bon ? ...».
Je ne suis pas la seule à avoir des tics. Mais lui au moins ne risque pas une calvitie à trente ans.
Il la regarde et lui fait un sourire moqueur. « Et le fait que tu te sois retrouvé sur moi, je suis censé te demander combien ? ».
Bella rougit en se remémorant la scène catastrophique de tout à l'heure. « Ce n'est pas pareil c'était un accident, je ne l'ai pas fait exprès. Par contre... hum... est-ce que je peux avoir une avance ? ».
« Jake t'es vraiment un escroc. ».
« Hum... Il faut m'appeler Bells ou encore Bee si tu veux que je réponde. ».
Il lui jette un regard soupçonneux. « Ce n'est pas très masculin ça Bells et encore moins Bee. ».
« Ce n'est qu'un surnom et on ne choisit pas ses surnoms hein... pas vrai ? ».
Mon dieu Bella tu mens trop, trop mal. Mais s'il continue à m'appeler Jack, il va se rendre compte que je n'y réponds pas et si on rencontre quelqu'un ça peut me trahir.
« Par contre, j'ai vraiment besoin d'une avance. Ça me dépannerait et je pourrais être pleinement dans ce boulot. ».
Cullen cherche dans son portefeuille et en retire 500$. « Tiens je te donnes ça en dédommagement pour l'autre soir et ensuite je te paierais après chaque boulot. Donnes-moi ton numéro que je puisse te joindre directement. ».
Bella soupire en prenant l'argent. Elle lui tend ensuite la main. « Marché conclu alors ? ». Cullen lui sourit. « Oui. Marché conclu... Allez Bee, on se tire. ».
Une fois en bas, Bella se dirige vers sa moto garée à l'extérieur. Elle est tellement perdue dans ses pensées qu'elle ne se rend même pas compte que Cullen la suit.
« Comment peux-tu être dans le besoin avec un engin pareil ? Et comment une brindille comme toi peut voyager là-dessus? ».
Elle referme sa veste en cuir et enfile son casque. « Cette moto est une partie de moi. J'ai travaillé nuit et jours pour l'obtenir. Bon ben à plus. ».
« C'est ça. À plus. ». Cullen fait quelques pas en arrière et la regarde chevaucher sa moto. Elle démarre et lui fait un petit salut de la main.
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Bella entre chez elle et trouve sa mère en train d'écrire sur un tas de post-it. Elle passe derrière elle et lui saute dessus joyeusement. « Qu'est-ce que tu fais maman ? ».
Sa mère la regarde toute fière d'elle. « Je me fais des penses bêtes. ». Bella prend une pomme et regarde les différents papiers de couleur devant elle. Elle prend un post-it et lit.
Les chaussures neuves sont des ennemies.
Elle en prend un autre.
Penses à ta famille avant de penser à ton armoire.
Elle les repose et voit que sont utilisés uniquement les roses. « Pourquoi cette couleur et pas une autre ? ».
Sa mère explique. « Le rose m'attire. Ma fille travaille dur, jour et nuit, pour gagner de l'argent et je ne fais rien d'autre que le dépenser dans ces grands magasins futiles. ».
Rosalie descend les escaliers, le visage couvert d'une crème épaisse et de tranches de concombre. « Exactement. Au moins tu le sais. Tu gaspilles tellement d'argent que s'en est affligeant. ».
Sa mère lui crie. « C'est facile à dire. Mais la crème que tu te tartines... tu crois qu'elle vient d'où ? ».
Rosalie lève les yeux au ciel et soupire. « Mouais c'est ça. Bells, je vais avoir besoin de toi bientôt. Tu me rejoins dans la chambre tout à l'heure OK ? ».
Bella se redresse, lui fait oui de la tête et se dirige vers son sac. « Maman, je suis passée payer l'électricité et j'ai ça pour toi. ». Elle tend une petite liasse de billets à sa mère. « … pour tes toiles et ta peinture. ».
Rosalie arrive en courant, le visage à moitié nettoyé. « Pourquoi tu fais ça Bells ? Tu entretiens tout le monde ici. Tu ne comprends pas qu'il faut arrêter. Puis, il sort d'où cet argent ? ».
Bella regarde sa sœur, lui faisant signe de se taire. Elle regarde sa mère qui semble heureuse mais se renfrogne un peu lorsqu'elle voit qu'elle ne compte plus utiliser ses post-it. Elle dit à sa sœur de continuer son travail sur son visage. « Faites moi confiance c'est tout. ». Elle jette le reste de sa pomme, se met un peu à l'écart et sort un petit carnet.
Électricité... OK... Loyer du dojo... Reste 400$... Loyer... OK... Université Rosalie... Voir si je peux transférer mon inscription sur les traites de ses semestres...Pff... Il faut que Cullen ai pas mal de rencards pour que ce soit rentable pour moi... Si je continues les livraisons matin et soir... mouais...
Rosalie revient de la salle de bains et lui fait signe de monter dans leur chambre. Elle commence à se lever et range son carnet dans son sac. Renée l'interpelle avant qu'elle ne monte les escaliers. « Je vais faire mon possible pour trouver un acheteur pour mes toiles. Ne t'inquiète pas ma chérie. Un jour tout ce que tu fais pour nous paiera. ».
Bella l'enlace et lui dit que tout ira bien. Elle monte les escaliers deux par deux.
Renée regarde sa fille disparaître vers l'étage. Elle se dit qu'il faut qu'elle fasse encore plus d'effort et que la plus jeune de ses filles ne mérite pas un tel traitement. Peut-être n'auraient-ils pas dû quitter Forks, où ils menaient une vie tranquille et assez prospère. Mais elle voulait réussir en tant qu'artiste et que rester à Forks l'étouffait. Charlie a été d'accord pour quitter son confort pour elle.
La descente aux enfers a commencé dès l'instant où ils sont arrivés à Seattle.
En tant que petit policier de campagne, Charlie n'a jamais réussi à se faire à l'ambiance et à la cruauté de la rue, au sein des forces de l'ordre de Seattle ce qui fait que sa santé a décliné rapidement. Maintenant, il a un petit boulot dans la sécurité, dans un des buildings du centre d'affaire.
La vie de Rosalie s'est arrêtée durant près de deux ans après ce cauchemar nommé Royce King. Renée ne sait même pas ce qu'il s'est réellement passé mais un soir Bella est revenue couverte de sang et leur a dit de ne jamais plus prononcer ce nom ni de parler de cette histoire.
Et elle, par qui tout à commencer, n'a toujours pas percé dans le milieu de l'art et continue à dépenser sans compter.
Mais heureusement, sa bonne étoile lui a donné Bella. Isabella. Personne ne sait ce qu'il serait advenu d'eux sans son soutien de tous les instants.
Renée soupire, se décide à préparer le diner et se dit qu'avec cet argent, elle pourrait se payer le petit sac qu'elle a vu en vitrine hier midi.
Bella est allongée sur son lit. La tête dans le vide et regarde sa sœur étaler une énième crème de soin sur son corps. « Alors qu'est-ce que tu voulais me dire ? ».
Rosalie prend son temps, cherche une quelconque imperfection sur sa peau parfaite et va se coucher près de sa sœur. « J'ai besoin que tu passes à l'université. Il y a un mec chiant au possible qui ne comprend pas ce que non veut dire. Le truc habituel. Tu lui montre qu'on est ensemble et s'il insiste tu lui montre l'étendue de tes talents. ».
Pourquoi tout le monde veut que je joue LE petit ami ?
« OK. Tu me dis quand et je passerais. Mais j'ai un nouveau boulot et ce n'est pas un planning régulier alors tu ne fais pas de plan à la dernière minute. ».
Rosalie ébouriffe les cheveux de sa petite sœur et lui dit. « Si je te coiffais ? Tu te rappelles lorsque nous étions plus jeunes ? Tes longs cheveux ondulés étaient magnifiques. Maintenant tu fais petit minet ha ha ha.».
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Edward gare sa voiture près d'un square pas très loin de chez lui. Là, il y retrouve Alice. Elle est en train de dessiner avec des petites filles du quartier. Celles-ci s'apprêtent d'ailleurs à rentrer chez elles. Edward s'amuse de la scène et interpelle son amie comme à une enfant. « Alice, ma chérie, il est l'heure de rentrer ! ».
Elle le voit et sourit. « Oh tu es là ! Allons manger une pizza. Tu as faim ? ». Edward se renfrogne un peu.
« Je ne mange pas de pizza. Il me semble que je te l'ai déjà dit plusieurs fois. ». Alice, embarrassée, se baisse pour récupérer ses affaires. « Vraiment ? ». Elle lui pose un baiser sur les lèvres.
Edward regarde les environs. « J'aurais dû m'en douter lorsque tu m'as dit de venir ici. ».
Alice lui prend la main. « Comment ça ? ». Il regarde leurs mains entrelacées et les embrasse.
Ce serait tellement plus simple si elle était avec moi.
Il soupire et dit. « On y va ? ». Alice avance d'un pas léger et dit. « Où ça ? ». Il la fixe d'un air triste et répond. « Chez le mangeur de pizza. ».
Elle fait encore quelques pas. « Mais je suis venue pour te voir toi... ». Edward la prend dans ses bras et l'enlace fermement. « Arrêtes avec tes mensonges ma chérie. ». Ils repartent main dans la main vers la voiture d'Edward.
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Bella et Rosalie ont décidés de passer une soirée tranquille ensemble. Bella, pour l'occasion est partie chercher les munitions nécessaires. Glace, chocolat, sodas et pop corn. Elle cale ses provisions dans le panier du vélo de Rosalie et achète ensuite deux parts de pizza dans une pizzeria. Elle repart et doit faire un dernier détour pour acheter un bidon d'essence pour sa moto.
Mais avant ce dernier achat, elle croise un autre cycliste qui n'est autre que le père de swifer. Elle parvient à l'interpeller et après les salutations d'usage, ils décident de s'assoir un peu pour discuter. Il s'avère que lui aussi est parti se chercher un repas préparé et il est content d'avoir un peu de compagnie. Surtout si c'est elle.
Au début, ils n'ont pas grand-chose à se raconter, alors ils décident de grignoter ce qu'ils ont dans leurs paniers.
Elle lui dit en riant. « Ça ne te déranges pas de me donner ton prénom ? Car pour moi tu es 'le père de swifer' et ce n'est pas vraiment convenable. ». Il sourit et lui tend la main.
« Je suis Jasper... ». Elle serre sa main. Elle est douce et chaude. « ...et toi ? Autre chose pour te qualifier autre que 'Livreuse-de-pain' et 'petite-amie-de-Aro' ? ». Elle sourit largement et dit.
« Je suis Isabella. Mais je préfère Bella. Alors que tous ceux que j'apprécie m'appellent Bells. Donc tu choisis en fonction. ».
Génial cette diarrhée verbale ! Il va me prendre pour une conne.
Jasper la regarde. Ils se tiennent toujours la main. « Bells. J'aime beaucoup. ». Ils se redressent un peu maladroitement. Elle préfère reprendre leur conversation.
« J'ai 24 ans, de Forks, petit trou perdu de Washington. Et toi ? ».
« 31 ans et je suis de Houston au Texas. ».
« 31 ? Oh je devrais te vouvoyer ! ». Elle lui tend la boite à pizza. « Tu en veux ? ».
« C'est ce que je préfère. ». Il mord avec plaisir dans sa part. Bella, se saisit d'une part à son tour et répond la bouche pleine. « Pareil pour moi ! ».
Ils discutent de choses et d'autres, tout en dégustant les plats de Jasper et les confiseries de Bella. Puis, Jasper lui demande. « Qu'en est-il de ton dilemme entre argent et fierté ? ».
Bella n'a pas vraiment envie de s'étaler sur le sujet, sachant qu'elle passe un bon moment avec lui. « Disons que le débat est encore ouvert. ». Elle passe sa main dans ses cheveux et lui demande. « Ça t'arrive aussi ? De ne savoir quoi faire, je veux dire. ».
Il repose son plat et dit. « Oui. Enfin, j'ai un ami qui vit cette situation en ce moment. Il a des histoires de cœur un peu tourmentées et n'arrive pas à prendre une décision. ». Elle l'incite à continuer. « Mon ami, était avec une fille depuis longtemps... Puis, elle l'a plaquée... cela lui a fait du mal... et maintenant, elle revient comme par magie. ».
Bella ouvre le pot de glace et lui offre une cuillère. Elle le regarde lécher sa cuillère et se dit qu'il faut vraiment qu'elle se trouve quelqu'un avant de violer cet homme avec ses jolies boucles blondes. Elle adore l'écouter parler, car son accent texan est hyper sexy. Jasper fini de lécher sa cuillère et continue. « Il se demande s'il devrait la revoir ou pas. ». Il reprend une cuillerée et continue son manège. Bella réfléchit au problème de l'ami de Jasper et dit.
« Ça semble être un choix compliqué. Appelons le... hum... Mister A. alors Mister A était avec Mademoiselle B qui l'a quitté et maintenant, elle revient c'est bien ça ? ». Jasper sourit avec la cuillère dans sa bouche. « Hun, hun. ».
Bella passe sa main dans ses cheveux. « Est ce que Mister A a encore des sentiments pour elle ? ». Jasper joue un peu avec sa cuillère et soupire. « Le problème est que mon ami n'en est pas sûr. ». Bella se lève d'un bond. « Il n'en est pas sûr ! Mais on sait directement si on aime ou pas ! Si elle lui manque et qu'il a envie d'entendre le son de sa voix, ça veut dire qu'il l'aime... ». Elle fait quelques grands gestes théâtrales en se rapprochant de lui. « Qu'il pose la main sur son cœur... ». Elle en fait autant en posant sa propre main sur le cœur de Jasper. « … et qu'il lui pose la question... mais ne pas vivre sur des regrets. ». Elle resserre sa main sur le tissu de son t-shirt. Elle se rend compte de son geste et retire sa main rapidement. « Désolée, je me suis laissée emportée ! ». Elle rougit un peu.
Putain, Bella tu vas passer pour une vieille perverse. J'affiche un peu trop mon envie d'aller plus loin alors que je ne le connais pas. Puis cet ami, c'est peut être lui, alors je ne veux pas être le bouche trou et être larguée une semaine plus tard comme une merde.
« J'aime ta spontanéité. ».
Bella le regarde avec des yeux ronds et se rassoit. Elle mange sa glace goulument et n'ose plus le regarder car elle le trouve vraiment magnifique et tente de comprendre ses dernières paroles.
Est-ce que c'est une perche pour aller plus loin ?
Il la scrute sans rien dire puis approche sa main du visage de la jeune fille. « Tu as du caramel là. ». Il passe son pouce tout près de sa bouche et récupère l'excédent de caramel. Il semble hésiter sur le fait d'essuyer son doigt et finit par le mettre dans sa bouche. Bella, en voyant son geste, lâche un soupir digne de la meilleure des actrices porno actuellement en tournage. Elle rougit des doigts de pieds à la racine des cheveux, alors que Jasper, au premier abord, surpris, en rit à cœur joie.
« Est ce que tu portais des Stenson au Texas ? ».
« Je ne suis pas resté très longtemps là-bas mais oui en effet et je le fais encore maintenant. ». Bella le fixe, comme pour l'imaginer avec ce fameux chapeau.
« Sexy ! ». Là, c'est Jasper qui rougit à son tour.
Tout d'un coup, une musique se fait entendre. Les paroles n'aident vraiment pas Bella à se remettre de ses précédentes émotions. Le refrain de Fingers par P!nk, véritable ode à la frustration et la masturbation féminine...
Ce qui me correspond carrément. Je devrais demander à cette chanteuse si cette chanson a été composée à mon attention.
Elle se rend compte que d'une, c'est son portable et que de deuxièmement, c'est la sonnerie dédiée à Rosalie. Ce qui la calme directement. Elle se rappelle pourquoi elle était sortie à la base. « Oh NON !... Je dois y aller. ».
J'espère qu'il n'a pas écouté les paroles de la chanson... il va vraiment croire que je suis une allumeuse.
Elle commence à rassembler ses affaires et dit. « Oui... oui... J'arrive... oui aucun problème... j'ai rencontré un ami en chemin... oui... j'arrive... à toute. ».
Elle met ce qui lui appartient en vrac dans son panier et se rend compte qu'ils ont presque tout mangé. Elle doit retourner à la supérette. Elle reçoit encore un appel. « Quoi ?... non... non... Je n'ai pas mangé la pizza !... Quoi non je n'aurais pas osé ! Tu me prends pour qui ? ». Elle fait un clin d'œil à Jasper qui est plié de rire. Il se lève, se rapproche de son vélo et pose le reste de ses propres courses dans le sac de Bella. Elle l'embrasse sur la joue et file sans demander son reste, tout en continuant sa conversation téléphonique.
« Quoi ? Nan, je suis devant la porte ! Oui je t'assure Rosie ! Pourquoi je te mentirais... ».
Jasper reste là, abasourdi, et épaté par la jeune femme avec qui, il vient de partager un moment.
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Alice se tient appuyée contre le portail de la maison de Jasper. Elle semble complètement prise dans ses pensées. Edward fait les cent pas, se demandant où peut être passé son frère. Il n'ose se rapprocher d'elle de peur de faire un geste déplacé. Rien que la prendre dans ses bras pourrait être mal interprété.
« Ma pauvre Alice, il te manque à ce point ? Quoi que non, ne réponds pas à ça. ». Il lève les yeux et voit son frère qui arrive. « Le mangeur de pizza est là. Bonne chance ma chérie. ». Il repart vers sa voiture, faisant signe à son frère qu'il le rappellera plus tard.
Jasper est étonné de les voir ici et encore plus par le départ précipité de son frère. Il ouvre le portail, sans même un regard pour la jeune femme.
« J'ai rompu avec Demetri tu sais. ». Il empêche son chien de filer.
« Je sais. C'était dans les journaux. Tu es célèbre. ».
Alice tente d'atteindre son bras. « Je suis revenue pour toi. ». Il s'arrête et la regarde. Il ne dit rien et laisse le portail se refermer derrière lui. Il entre dans sa maison à peine éclairée, pose ses affaires, tente de prendre appui sur un mur et se laisse glisser par terre.
Il repense aux propos de Bella. 'Qu'il pose la main sur son cœur...et qu'il lui pose la question... mais ne pas vivre sur des regrets.'. Elle lui a fait comprendre à plusieurs reprises ce soir, que maintenant, il sait à quoi s'attendre mais que s'il ne fait rien, il aura toujours des doutes. Il se redresse rapidement et court vers le portail.
Alice est là, agenouillée par terre, des larmes coulant sur ses joues. Il lui tend la main pour qu'elle se relève puis l'entraine à l'intérieur de sa maison. Une fois dans le séjour, il l'embrasse passionnément. Elle a à peine le temps de lui dire qu'elle est désolée, qu'il lui coupe la parole par ses baisers. Ses yeux, ses larmes, son nez, ses tempes, chaque parcelle de son visage reçoit la chaleur des baisers de Jasper. Il la serre fortement contre lui, de peur qu'elle ne disparaisse comme elle l'a déjà fait auparavant. Elle lui retire son t-shirt, il arrache plus qu'il ne défait les boutons de sa chemise. Sa jupe ne forme qu'un tas à ses pieds alors qu'elle bataille avec les boutons du pantalon de Jasper. Leurs gestes sont brutaux et tendres, doux mais acharnés. Ils peinent à atteindre la chambre mais parviennent jusqu'au lit. Jasper tente de se contenir car sa passion est aussi teintée de colère, de douleur et de frustration. Il finit par la posséder, plusieurs fois cette nuit là et cela sans relâcher son étreinte. Elle lui appartient à nouveau.
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Edward est sur sa terrasse. Il se demande si tout se passe bien pour Alice. Il fait les cents pas. Ne devrait-il pas s'en faire plus pour Jasper ? Il s'assoit sur le bois encore chaud de la chaleur de la journée. Ne devrait-il pas s'en faire surtout pour lui-même ?
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Le lendemain. Jasper est dans son jardin. Il boit son café, complétement absorbé par ses pensées. Alice se tient à l'entrée de sa maison et descend le rejoindre, les pieds nus. Elle sourit en se rapprochant de lui, mais s'arrête à quelques mètres. Il n'a pas encore perçu sa présence et elle remarque facilement qu'il ne semble pas très enjoué. Pourtant, ils viennent de se retrouver, ça devrait être un moment heureux entre eux. Il a la main contre son torse, au niveau du cœur.
Elle s'arme de courage et pose tendrement son pied nu sur celui de son compagnon. « Où sont tes pensées ? ».
Jasper la regarde d'un air froid. « Je suis désolé Alice. Mais penses-tu que tu peux rompre ou te remettre avec moi comme bon te semble ? Penses-tu que je suis si facile ? ». Elle pose sa propre main sur celle de Jasper.
« Non, ce n'est pas vrai. ». Il retire leurs mains violemment.
« Va-t'en. Il faut que tu partes. ».
Il retourne dans la contemplation de son jardin. « Nous sommes trop différents maintenant. Tu m'as déjà brisé le cœur une fois. Et pourtant tu as toujours cet air enjoué. Est-ce par expérience ? Est-ce parce que tu sais que mon amour pour toi est indéfectible ? Tu sembles toujours garder ton calme. ». Il fait quelques pas autour d'elle. « Est ce que je suis devenu si mauvais au point de coucher avec toi et de te rembarrer le lendemain ? Est-ce que mon cœur est devenu froid ? ».
Elle reste immobile, surprise et attristée par ses propos. Et pourtant, il continue à déverser ce qu'il a sur le cœur. « Avant, j'aurais tout accepté de toi. Mon cœur battait la chamade, dès que tu t'approchais de moi. Même cette relation avec mon frère. Mon propre frère. Alors va-t'en. ».
Alice se mord la lèvre et passe sa main dans ses cheveux. Elle tente de retenir ses larmes ou au moins de répondre quelque chose. Elle fait demi-tour, les larmes aux yeux. Elle court jusque dans la maison. Jasper la regarde partir et se pose sur un bain de soleil à proximité. Il s'allonge complètement et ferme les yeux. Le poids de leur relation est quasiment envolé mais il n'est remplacé que par du vide.
Est-elle vraiment partie cette fois ?
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Bella se prépare pour une nouvelle journée. Elle n'a pas fait de livraison ce matin car elle souhaite se préparer pour Cullen.
Elle tente plusieurs coupes de cheveux devant son miroir. Il faut qu'elle fasse plus mec. Il n'y a pas grand choix avec sa coupe courte, sa mèche ajoutant un coté rebelle au personnage. Puis n'oublions pas qu'une fois qu'elle aura mis son casque, elle accentuera son côté négligé.
Cheveux plaqués en arrière...Trop mafieux... Cheveux hérissés... Trop punk... Raie sur le côté... Trop intello... Raie au milieu... beurk...
Rosalie arrive, prend une brosse et un sèche-cheveux... hop … hop... hop... et voilà Bella avec une jolie coupe bishie, sa frange rebelle tombant jusqu'au niveau de son menton. « Arrêtes de te couper les cheveux avec des ciseaux... Et pourquoi fais-tu autant d'effort d'ailleurs ? ».
Bella souffle sur sa frange pour tenter de la lever et dit. « J'ai rendez-vous... pour un boulot. ». Elle décide de s'habiller normalement. Jean, bottes et polo. Elle resserre un peu plus la bande lui comprimant la poitrine pour être sûre que rien ne la trahisse durant l'après-midi. « Bon, je file. ». Elle descend les escaliers en courant, enfile sa veste en cuir et grimpe sur sa moto. Elle s'installe, songeant qu'il lui reste peu de temps avant d'arriver au rendez-vous fixé par Cullen. Elle démarre et là... rien... elle redémarre... toujours rien...
Merde ! Pas aujourd'hui...
Elle vérifie les compteurs de sa moto et se rend compte qu'elle n'a plus d'essence.
L'erreur de débutante ! Bon le bus...
Elle retourne dans la maison et demande son itinéraire à Rosalie. Celle-ci encore plus soupçonneuse, lui donne mais en parvenant à lui faire promettre des explications à son retour.
Bella change de tenue rapidement. La veste et les bottes en cuir étant trop lourds pour marcher longtemps, elle opte pour un sweat à capuche et des baskets. Rosalie lui tend un paletot, lui disant qu'elle aura plus de succès avec. Mais Bella refuse.
Par contre si j'ai l'occasion de revoir Jasper, je n'hésiterai pas à le mettre.
Elle parvient à prendre le bus et à descendre à la bonne station. Mais le trajet comportant plus de détours et d'arrêts que le temps prévu en moto, elle est tout de même sacrément en retard. Elle court sur les six cent derniers mètres à parcourir. Elle le voit au loin qui fait de grands gestes et qui semble parler à quelqu'un au téléphone.
Elle arrive au point de rendez-vous, un peu essoufflée mais devant un Cullen furax.
Merde ça commence super bien...
« Hum salut ! ».
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À bientôt !
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