Bonjour tout le monde! Je profite du week-end pour écrire un peu, mais c'est très long à faire. Voici donc la fin de la partie 1 de la fanfiction d'Emily. C'est une grande avancée pour moi, une petite victoire. Malheureusement, je travaille en ce moment, et je ne pourrai pas poster aussi fréquemment que je le souhaiterais, aussi vous demanderai-je d'être patients avec moi, chers lecteurs.
Merci pour vos commentaires encourageants!
Carlisle
Je plaçai un bras autour de Bella alors qu'elle s'endormait. L'IV l'aiderait à lui fournir les fluides dont elle avait besoin, et j'allais essayer plus tard de lui faire avaler un paracétamol lorsque Jasper reviendrait. Lorsque j'étais rentré de la chasse, j'étais au téléphone avec Esmé, et j'avais entendu Bella déverser le contenu de son estomac dans la cuvette des toilettes. Ma femme était en route, de même que les enfants. Même Rosalie venait, surtout pour accompagner Emmett. Ils seraient ici dans quelques heures, et ils ne pouvaient pas arriver trop tôt : j'avais besoin de ma bien-aimée ici, j'avais besoin de ma famille. Esmé et Alice pourraient aider Bella à se laver et la réconforter comme je ne pourrais jamais le faire : j'étais un médecin, bien sûr, mais j'étais aussi son père, et je savais qu'elle ne se sentirait pas à l'aise si je m'immisçais dans son intimité s'il y avait possibilité de faire autrement. Cela pouvait bien attendre Esmé.
Elle grogna dans son sommeil, grimaçant lorsqu'elle sentit l'aiguille dans sa chair, et je retins délicatement son bras. "Shh, sweetheart, je suis là." Je frottai son bras, et je soupirai de tristesse lorsqu'elle geignit à m'en briser le cœur, tout en essayant de se rouler en boule. Je frottai alors son dos, espérant voir Jasper revenir bientôt.
Une voiture se gara devant chez Charlie et un petit coup frappé à la porte se fit entendre. Fronçant les sourcils, je me levai, puis l'odeur familière me frappa. La seconde d'après, j'étais à la porte, accueillant Esmé en la prenant dans mes bras. La main d'Emmett toucha mon épaule, et j'attirai Alice contre moi. Je lançai un regard à Rosalie qui m'offrit un demi-sourire et un hochement de tête. "Elle va bien ?" demanda Emmett avant que quelqu'un d'autre pût prendre la parole.
Je soupirai, reculant de quelques pas pour tous les laisser entrer dans la cuisine. Alice resta à mes côtés, les yeux fermés, et je la regardai, inquiète. "Quelque chose ne va pas, sweetheart ?" demandai-je doucement.
"Je ne peux rien voir," ronchonna-t-elle avec irritation, sa tête contre ma poitrine. Je passai une main dans ses cheveux courts. "Comment va Bella ?". Je souris légèrement.
"Arrête d'essayer de voir quoique ce soit et je te dirai. Tu vas te donner une migraine." Elle sourit, s'écartant de moi pour croiser les bras, et me regarda avec curiosité. Les voir tous ici, leurs yeux brillants d'inquiétude, me rappelait ce pour quoi nous étions tous ici. "Elle est mal nourrie," les informai-je avec sérieux. "Et je pense qu'elle a également la grippe… la mal nutrition complique son rétablissement.
"Où est Charlie ?" s'enquit Emmett en croisant les bras. "Pourquoi est-ce qu'il ne s'occupe pas d'elle ?"
"Elle m'a dit que Charlie la laissait seule tous les week-ends pour aller pêcher. J'imagine qu'il fait cela même en semaine. Je n'ai pas pu lui poser de questions à propos d'autre chose, elle dort la plupart du temps, et le reste du temps elle est incohérente. Esmé ?" Ma femme acquiesça, puis se dirigea vers les escaliers après m'avoir embrassé. Je me tournai vers mes enfants. "Vous pourrez la voir dès qu'Esmé l'aura aidé à faire un brin de toilette," assurai-je. "Mais avant cela je devrais retirer l'IV… Attendez ici." Alice s'assit sur une chaise de la cuisine, et Rosalie posa une main réconfortante sur son épaule, choisissant de rester debout avec Emmett. Je me hâtai de monter les escaliers, m'arrêtant lorsque je trouvai Esmé devant la porte, les yeux fermés, la main devant la bouche. "Mon amour…" murmurai-je. Elle secoua la tête, mais ne se dégagea pas lorsque je passai un bras autour de ses épaules. "Laisse-moi retirer l'IV et tu pourras l'aider à prendre un bain. Quand elle se réveillera, elle sera tellement heureuse de te voir…" J'embrassai sa joue. "Veux-tu que je ferme la porte ? Lorsque je vais retirer l'IV ?" Elle secoua de nouveau la tête, serrant ses mains l'une contre l'autre.
Une fois à côté de Bella, je lui caressai les cheveux et glissai une mèche rebelle derrière ses oreilles, avant de retirer délicatement l'aiguille de son bras. Tout en prenant bien soin de placer le coton sur la petite marque rouge jusqu'à ce que le sang cesse de couler, je posai doucement ma main sur la joue de la jeune fille. "Sweetheart ? Esmé est ici. Bella ?" Esmé fit un pas hésitant en direction du lit, et je lui fis signe d'approcher. "Bella, réveille-toi," murmurai-je, serrant la mâchoire, inquiet de ne pas la voir bouger. La chaleur de sa peau semblait se déverser dans ma main.
Esmé s'approcha, puis s'assit sur le lit à côté de moi. Elle prit la main de Bella. "Sweetheart ? C'est moi, Esmé." Elle remua un peu, puis enfin ses yeux s'ouvrirent. "Bonjour Bella", salua ma femme, luttant pour garder le sourire sur son visage. "Tu m'as tellement manquée !" Elle se pencha vers Bella pour l'aider à s'asseoir. La jeune fille se reposa sur elle, l'entourant de ses bras en reniflant silencieusement. "Allez, Bella. C'est l'heure d'un bon bain chaud, d'accord ?" Je me levai, les bras croisés contre ma poitrine tandis qu'Esmé aidait Bella à se rendre à la salle de bain.
Jasper
Lorsque je revins avec trois sacs de courses pleins et une caisse de soda, je fus surpris de trouver dans l'allée une voiture qui m'était très familière. A toute vitesse, je passai la porte de la maison, mes bras se refermant automatiquement autour d'Alice. Les sacs furent attrapés par Emmett, qui était hilare. Même Rosalie esquissa un sourire lorsque mes lèvres rencontrèrent celles d'Alice. Je me fichais éperdument de leurs réactions. "Tu vas passer un sale quart d'heure", murmura ma femme contre ma bouche, se dégageant tout en gardant une main sur mon visage. "Je n'ai pas pu te voir depuis que tu es arrivé à Forks, Jasper. Je ne peux plus rien voir, maintenant !" Je l'embrassai de nouveau, marmonnant une excuse contre ses lèvres.
"Je ne supportais plus de te voir souffrir, darlin," murmurai-je tandis qu'Emmett, levant les yeux au ciel, allait déposer les sacs à la cuisine. "Tu étais tellement bouleversée… J'avais seulement prévu de vérifier si elle allait bien, de m'excuser aussi. Mais quand je suis arrivé…" Je secouai la tête, me remémorant la première nuit, quand elle était tellement abrutie qu'elle ne répondait pas à mes paroles, qu'elle ne me regardait même pas.
"Je suis contente que tu sois venu… Nous devons revenir." Elle m'embrassa sur la joue. "Je vais aider Esmé. Je t'aime, Jasper."
"Je t'aime." Je pressai sa main puis me rendis à la cuisine avec Emmett. Je plaçai une bouteille de soda au réfrigérateur afin qu'elle soit bien fraîche pour Bella. Je pouvais ressentir l'inquiétude et la crainte d'Emmett, et je me tournai vers lui, me reposant sur le comptoir de la cuisine. "Avez-vous eu des nouvelles d'Edward ?" demandai-je tout bas. Emmett secoua la tête, légèrement en colère.
"Non. Esmé a essayé d'appeler mais elle ne peut pas le joindre."
Je soupirai. "Elle a besoin de lui. Elle est mal nourrie parce qu'elle ne mangeait pas. Carlisle pense qu'il s'agit de son chagrin… Nous l'avons abandonnée, Emmett. Et voilà le résultat."
"Mais je ne voulais pas partir !" s'exclama Emmett, et je savais qu'il avait raison. Je me souvenais parfaitement du soir où Edward avait demandé que nous partions tous. Alice s'était sentie désemparée, tandis qu'Emmett ne voulait pas en entendre parler. Jusqu'au moment où Carlisle avait pris sa décision.
"Mais nous sommes partis quand même. Nous aurions pu rester, nous aurions pu lui dire non." Mon frère soupira, croisant les bras et secouant la tête.
"Il me tarde de le revoir. Je vais le tuer." Je souris légèrement. Ce n'était pas une si mauvaise idée… Mais je repris vite les esprits.
"Lorsqu'il la verra ainsi, ce sera bien plus douloureux pour lui que tout ce que nous pourrions lui faire," argumentai-je. Emmett grimaça.
"Elle va s'en sortir ?" demanda-t-il en chuchotant.
"Carlisle le pense. En ce moment, elle a la grippe, alors elle ne se sent pas bien. Mais, une fois qu'elle sera rétablie, elle pourra recommencer à manger. J'espère que ce sera le cas, maintenant que nous sommes de retour…"
"Elle ne mangeait rien." Il y avait de la douleur dans la voix d'Emmett.
"Elle était trop perturbée pour manger quoi que ce soit. Je ne pense pas que c'était volontaire," tentai-je de le rassurer. "Les humains sont fragiles. Apparemment, le chagrin peut provoquer chez eux des problèmes de toutes sortes… De plus, Bella a toujours ressenti les choses avec force." Il soupira.
"Il aurait pu la tuer, Jas." Je hochai la tête. Si je n'étais pas venu, mais s'il elle s'était rétablie de la grippe, je ne sais pas dans quel état elle aurait été par la suite. Il était tellement plus facile pour les humains de se tuer que pour nous.
Rosalie se leva et s'approcha d'Emmett, et je levai les yeux vers elle. Etrangement, aucune hostilité n'émanait d'elle, malgré le fait que nous étions dans la maison de Bella à nous occuper d'elle. Elle était en vérité plus résignée qu'autre chose, mais cela suffisait pour m'irriter. Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement abandonner ses idées préconçues et aller de l'avant ?
Carlisle, qui était resté à l'étage debout devant la porte de la salle de bain, haussa la voix pour nous inviter tous à monter dans la chambre de Bella. Rosalie resta dans la cuisine, tandis qu'Emmett et moi-même montions les escaliers. Sa porte était ouverte, et Esmé était assise sur le lit, ses émotions fortement protectives envers la jeune fille. Carlisle était heureux de nous avoir tous ici, surtout Esmé, mais il était toujours inquiet au sujet de Bella. Emmett… Il eut l'air d'être sous le choc pendant un long moment, et je mis à sa place : Bella devait bien avoir perdu plus de huit kilos depuis que nous étions partis… Son visage était amaigri, son corps affaibli. Son odeur était également moins forte, et, bien qu'elle soit recouverte de plusieurs couvertures épaisses, elle tremblait continuellement de froid.
Ses yeux étaient fermés, mais elle les ouvrit lorsque Emmett s'approcha du lit, prenant sa main. "Hey Bella," dit-il en souriant un peu, même si c'était forcé. "Tu nous as manquée". Il pressa doucement sa main, grimaçant légèrement lorsqu'il réalisa à quel point sa main était devenue fragile. "Ça va ?" Elle le regarda, bouche bée, sa fièvre agrémentant son scepticisme.
"Peux-tu m'apporter du doliprane, s'il te plaît, Jasper ? Sa fièvre grimpe de nouveau." J'exécutai immédiatement son ordre. Esmé l'aida ensuite à s'asseoir tandis que Carlisle la persuadait d'avaler les comprimés avec un peu d'eau. "Tu peux t'asseoir avec elle, Emmett," dit Carlisle en voyant son fils hésiter. Celui-ci s'assit avec précaution sur le côté du lit, frottant le dos de sa main avec son pouce.
Carlisle soupira légèrement. "Nous devons l'emmener chez nous. J'ai plus de matériel là-bas, et mon bureau peut être utilisé comme chambre d'hôpital. Cela lui ferait du bien de sortir de cette maison… Je vais essayer de joindre Charlie. Jasper, peux-tu lui donner un peu de compote et voir… la façon dont réagit son estomac ?" J'acquiesçai, et allai chercher de la compote dans la cuisine. Emmett n'avait pas l'air d'avoir envie de quitter sa place près de Bella, alors je tendis le pot à Esmé avec une cuillère. Elle aida la jeune fille à s'asseoir puis la fit manger lentement. Emmett serrait la mâchoire, et je savais qu'il était furieux, stupéfié et en proie à la douleur… Notre expérience auprès des humains malades était proche de zéro – excepté pour Carlisle – alors la voir ainsi, si malade… C'était extrêmement difficile pour lui. Pour nous tous d'ailleurs. Nous ne comprenions pas comment elle avait pu tomber malade aussi rapidement.
Les émotions de Bella changèrent légèrement. Son scepticisme et son chagrin s'estompaient, laissant seulement la stupéfaction. Elle ne pensait pas vraiment que nous étions là plus précisément, elle ne comprenait pas la raison de notre retour, malgré mes nombreuses tentatives pour le lui faire comprendre. Elle était confuse à cause de la fièvre et, si on ajoutait cela à son chagrin, je n'étais pas vraiment surpris qu'elle ne saisisse pas ce qu'il se passait. Je retournai dans la cuisine pour remettre le coca au réfrigérateur lorsqu'elle commença à se rendormir de nouveau. Elle allait dormir longtemps.
