TC3
Chapitre trois: The Beauty Meets His Monster
Manhattan, New York - Los Angeles, Californie
Tandis que le lendemain matin approchait rapidement, je pouvais sentir ma tête se remplir de quantités incommensurables de questions sur mon importante mission. Qu'est-ce que Blaine va penser de moi lorsqu'il va me verra? Quelles questions dois-je lui poser pour mon devoir de journalisme ? Et surtout, comment dois-je l'approcher quand je le rencontrerai ?
Penser simplement au fait que dans quelques heures, j'allais rencontrer Blaine Anderson, rendait mes jambes, aussi flageolante que de la gelée et mes poumons, comme s'ils étaient en feu.
Je sentais qu'il était absolument impossible de conduire ces pensées hors de mon esprit, même après être arrivé à l'aéroport qui me mènerait à la chambre d'hôtel de Blaine.
J'avais laissé Sam avec quelques plats fait maison et une note lui demandant de prendre soin de lui durant mon absence. J'étais le seul à me préoccuper de mon meilleur ami depuis qu'il avait emménagé, et le laisser se débrouiller seul me mettais dans un état d'anxiété profond.
Aussi, je n'aime pas le savoir à proximité de ma cuisine. Après l'incident de l'eau brûlée, je ne ferais jamais confiance en cet homme dans ma cuisine.
J'ai tenté de rester calme pendant que je montais dans l'avion, l'avion qui allait de Manhattan à Los Angeles, en Californie. Non seulement j'étais extatique de voir Blaine Anderson, mais mes yeux étaient, eux aussi, impatients de voir la glamour ville de Los Angeles.
Le long vol m'avait rendu légèrement malade, et mon appétit disparut brusquement. J'ai tenté de m'endormir mais mon subconscient surexcité avait refusé d'obéir. J'ai écouté quelques-unes de mes chansons favorites de Blaine sur mon Ipod, et finis par m'endormir à cause des douces mélodies. Au moment où je me suis réveillé, j'étais déjà arrivé à L.A. J'ai alors regardé vers le bas à travers ma petite fenêtre et laissé mes yeux s'écarquiller devant la magnifique vue en-dessous moi.
La ville semblait être impeccable, pas de saleté à l'intérieur, mais la propreté était la dernière chose dont je me souciais lorsque j'ai reconnu le signe « Hollywood » pendant que notre avion perdait de l'altitude, et j'ai senti une grande fierté du fait d'être là, dans la ville des stars.
J'étais plus que désireux de quitter mon siège inconfortable de l'avion. Mon cœur battait plus vite que jamais, vidant mon esprit. Après que l'avion ait atterri sans problème, je quittai mon siège pour arriver dans l'aéroport international de Los Angeles—un grand, compte tenu du nombre de touristes. Dr. Donaughey, dans son email, m'avait chargé d'aller à la rencontre d'un Coréen nommé Wesley Montgomery à l'aéroport qui me guiderait à l'hôtel de Blaine. J'ai regardé autour de moi et soupiré de soulagement quand j'ai vu un homme Coréen agiter les bras en ma direction.
« Vous devez être Kurt Hummel. » L'homme semblait jeune mais assez grand. « Je suis Wesley Montgomery, le manager de Blaine Anderson .» Il tendit une main poliment que je serrai distraitement. Il avait l'air sympathique et à l'aise, tout le contraire de ce que je m'attendais à ce qu'il soit.
« Enchanté de vous rencontrer, Mr. Mongomery. » Répondis-je, avec le sourire.
« Vous êtes sûrement ici pour écrire sur Blaine Anderson. » Le grand homme me guida à travers l'aéroport vers la zone de retrait des bagages. J'ai reconnu ma valise noire presque immédiatement et je l'ai attrapé avec empressement. « Vous devez être assez déçu d'avoir reçu une assignation aussi difficile que cela. »
J'ai ri, tenant ma valise tout en le suivant pour quitter l'aéroport. « Non, pas du tout. » Niai-je. « J'ai été ravi de recevoir cette affectation. Il est l'un des rares acteurs que j'admire en ce moment. » Je l'ai suivi pendant qu'il me guidait vers la porte d'un limousine noire. « Il est très talentueux. Vous devez sûrement être fier, être son manager. »
Mr. Mongomery m'ouvrit la porte de la voiture avec un sourire éclatant. « Je suis heureux d'entendre ça. » répondit-il. « Vous vous entendrez très bien avec lui, je vous le garantis. »
Un rire nerveux traversa mes lèvres, ne sachant pas vraiment comment répondre au manager. Souhaiter que deux personnes s'entendent bien alors que l'une est complètement intimidée par l'autre ? Je n'en étais pas si sûr.
Le grand homme prit le siège passager de la voiture tandis que je me glissais... avec mes bagages... sur le siège arrière. Le chauffeur de la limousine, qui semblait venir d'Inde, démarra une fois que nous étions tous les deux installés. Mes yeux s'agrandirent lorsque nous quittions le parking de l'aéroport pour rejoindre les sites du centre-ville de Los Angeles.
Ma bouche laissa échapper un soupire inattendu lorsque nous passions devant le signe « Hollywood ». Il était couvert de millions de lumières, qui brillaient toutes incroyablement. Un sourire venu fleurir mes lèvres pendant que nous traversions les nombreux cafés et musées de LA. J'ai gardé les yeux grands ouverts pendant que nous croisions l' «Hollywood Walk of Fame », espérant y voir des stars.
Il était impossible de ne pas réagir excessivement lorsque mes yeux naviguaient à travers une si belle ville.
« C'est une belle ville, n'est-ce pas ? » Demanda-t-il, regardant également par la fenêtre avec amusement.
Je hochai la tête, totalement d'accord avec lui. « C'est rafraîchissant de quitter un peu New York. » Remarquai-je. « C'est excitant de quitter mes problèmes et d'avoir un nouveau départ ici, à LA. »
Il me regarda un peu sceptique. « Vraiment ? C'est ce que Blaine m'a dit plus tôt. » Il secoua la tête lorsqu'il réalisa sa petite erreur. « ...pas exactement la même chose, mais il a mentionné qu'il voulait la paix et la tranquillité de la presse et de l'agitation. J'ai pensé que le film à Paris était quelque chose qui pourrait le distraire de tout ça, et étonnamment, il a accepté ! » Il rit, et a ensuite reporté sa vision sur l'avant du véhicule.
« Eh bien, j'espère que je ne cause pas trop de problèmes à l'équipe du film en venant ici. » Commentai-je, un peu coupable.
Je ne pouvais pas le voir, mais je savais que le sourire familier de Mr. Montgomery était apparu de nouveau. « Oh non, vous n'êtes pas du tout un problème. » Me rassura-t-il, un rire dans la voix. « Heureusement, ils n'ont pas envoyé une fan folle furieuse pour interviewer Blaine. Voilà qui aurait été un peu compliqué. »
Une fan folle furieuse ? N'ai-je pas agi comme ça la plupart du temps ? Ma voix s'accrocha dans ma gorge et mes yeux s'élargissaient, sous le choc. Je laissai échapper un rire nerveux, une fois de plus, espérant passer ce moment délicat sans gêne supplémentaire.
Tandis que sa conversation avec moi avançait, le chauffeur nous emmena devant un large hôtel, au bord de la place de la ville. L'hôtel avait les mots « Four Seasons Hotel » gravé en hauteur sur la façade. Je levai les yeux sur ces arches et ces tours de fantaisie et soupirai dans la crainte.
Je regardai l'hôtel extravagant avec ahurissement quand il me poussa à quitter mon siège dans la limousine. Comme un gentleman, le manager prit mes bagages, et porta ma seule valise dans l'hôtel pendant que je le suivais, à quelques pas derrière lui.
Il me fit signe de m'asseoir dans un des canapés situés dans le hall principal tandis qu'il allait à la réception me réserver une chambre. « Je vais aller vous réserver une chambre. » M'informa-t-il avant de me laisser avec mes bagages et de longues traînée de pensées.
J'ai jeté un regard à l'hôtel avec émerveillement. Jamais je n'ai été dans un hôtel aussi démentiel de toute ma vie ! Tout autour de moi semblait être fabriqué à partir d'or et d'argent, me donnant l'impression d'être dans un palace royal. Les lustres au-dessus de moi éclairaient le hall avec de subtiles couleurs, et la cheminée provoqua chez moi un sentiment de nostalgie. La luminosité de l'hôtel était assez faible dans l'ensemble mais je pourrais jurer que je suis presque devenue aveugle à cause de tous ces meubles lumineux.
J'ai immédiatement oublié l'hôtel quand j'ai commencé à penser à ma mission de journalisme. J'étais dans le même hôtel que Blaine Anderson et il était impossible d'empêcher mon corps de trembler terriblement. Ce n'était qu'une question de temps avant que je le rencontre. Dans quelques minutes, je serais enfin autorisé à poser mes yeux sur son beau, magnifique visage et son...
« Mr. Hummel ? » J'ai finalement trouvé la force d'échapper à mes rêveries quand Mr. Montgomery secoua sa main devant mon visage. « Vous allez bien ? »
J'ai ri nerveusement, me sermonnant intérieurement sur quand rêvasser et quand ne pas le faire. « Ouais, je vais bien. » Mentis-je, le corps toujours tremblant. « Je suis tout simplement éblouie par ce merveilleux hôtel, c'est tout. »
Il sourit avec compassion. « Oh oui, je sais ce que vous voulez dire. Los Angeles est une ville tellement incroyable, c'est assez facile de se laisser emporter parfois. » Explique-t-il, avec son sourire innocent encore une fois.
« Vous n'avez pas idée. » Répondis-je entre deux respirations. Cela devenait de plus en plus difficile de respirer, surtout en sachant que Blaine était dans ce bâtiment.
L'authentique sourire de Mr. Mongormery se transforma en un froncement de sourcils lorsqu'il se mit à parler à nouveau. « J'ai bien peur qu'il n'y est plus de chambres disponibles dans cet hôtel. » Annonça-t-il tristement. « L'homme à l'accueil m'a informé qu'ils sont complets pour aujourd'hui et demain. » Son expression du visage se fit pensive. « C'est l'un des meilleurs hôtels de LA, et je ne crains que tous les touristes aient voulu avoir une chance de loger ici. Je suppose que nous sommes arrivés tout simplement trop tard en fin de compte. »
J'ai soupiré. Peut-être que je ne serais pas si près de Blaine après tout. « Donc où vais-je aller ? » Demandai-je curieusement. « Est-ce que je dois trouver un autre hôtel ? »
« Oh, non, non, non ! » Refusa Mr. Montgomery en secouant la tête. « Vous pouvez partager une chambre avec Blaine bien sûr- étant donné que vous êtes tous les deux des hommes ! Tous les membres de l'équipe du film sont entassés dans de petites chambres, et Blaine est le seul qui vive seul dans une grande chambre. Je suis sûr que ça ne le dérangera pas. C'est un gars généreux, après tout ! »
Une fois encore, mes poumons refusèrent de répondre quand mon cerveau me signala de reprendre mon souffle. Partager la même chambre ? Avec le légendaire acteur Blaine Anderson ? Est-ce qu'une telle chose était réellement possible sur cette planète ?
Je toussai maladroitement. « Êtes-vous sûr qu'il sera d'accord ? » Questionnai-je, mes mots un peu trop impatients. « Vous ne pensez pas qu'il sera perturbé par ma présence? »
Mr. Montgomery eut un petit rire, comme si mes paroles formaient une merveilleuse blague. « Perturbé ? Blaine ? » Il rit à nouveau. « Ce gars est seul tout le temps, il a besoin d'un peu de compagnie. » Il saisit mes bagages une fois encore, le signe pour moi qu'il était prêt à monter à l'étage. « De cette façon, vous pourrez en apprendre un peu plus sur lui, et écrire des articles plus sensibles sur lui. »
Je hochai la tête, essayant de garder un visage impassible pendant que je me levai du canapé. Je n'aurais jamais imaginé que je finirais à Los Angeles pour un devoir de classe, et je n'aurais jamais pensé que je partagerais une chambre d'hôtel avec l'acteur le plus illustre d'Amérique. Ces pensées étaient beaucoup trop, et elles accablaient le faible Kurt Hummel, caché profondément à l'intérieur de moi. J'avais toujours désiré voyager pour voir LA ou Paris, mais il refusait toujours, à cause de la peur.
Remerciant Mr. Montgomery de porter mes bagages, je le suivis à l'ascenseur et entrai volontiers à l'intérieur. Il pressa le numéro vingt-deux avec son index, et l'ascenseur a commencé à monter.
Tais-toi, disais-je aux pulsations de mon cœur. Mon cœur palpitait si fortement que j'avais peur qu'il l'ait entendue. Comme un idiot, je me mis un coup sur le côté de la poitrine, essayant de le calmer.
C'était incroyable de voir comment on pouvait agir si bêtement quand l'on ne contrôlait plus son excitation.
Mon rythme cardiaque avait atteint son apogée lorsque l'ascenseur s'arrêta sur le dernier étage. Il quitta l'ascenseur avec mes bagages et je le suivis, recoiffant un peu mes cheveux pendant que je me préparais à rencontrer l'homme de mes rêves.
Il me conduisit à la fin du couloir et frappa à une certaine porte avec impatience. Ma capacité à penser se bloqua complètement lorsque j'ai réalisé qui se trouvait réellement derrière cette porte.
« Blaine, tu es là ? » Cria-t-il dans la salle, ses mains frappant toujours la porte en bois. « Nous avons un visiteur venu pour te voir. »
J'ai ressenti une douleur vive dans mes oreilles lorsque j'ai entendu une voix familière sortir de l'intérieur de la chambre. « Ouais, viens, entrez. » Répondit sa masculine voix avec nonchalance.
J'étais sur le point de mourir et d'aller au ciel lorsque la porte de la suite s'ouvrit progressivement. Là, juste sous mes yeux, se tenait le grand et musclé Blaine Anderson, vêtue seulement d'un pantalon de survêtement.
Aussi inattendu que cela était, je ne pouvais pas m'empêcher de laisser glisser mes yeux sur les contours musclés de sa poitrine nue et de son abdomen. Le Blaine que je m'attendais à découvrir derrière la porte était complètement habillé et pimpant, pas torse nue et négligé. Cependant, je n'avais pas de raison pour m'en plaindre; mes yeux avaient apprécié chaque centimètre de ce qu'ils avaient vu.
Éloignant ma vision loin de son magnifique corps, je posai les yeux sur son impeccable visage. Je pouvais reconnaître son éclatante paire d'yeux immédiatement, celle que j'avais vue à travers ses nombreux films et photos. Son nez souple se fondait impeccablement sur sa peau bronzée et planait au-dessus de ses magnifiques lèvres rouges. Je pouvais distinguer le petit grain de beauté qui s'attardait doucement au-dessus, et souri affreusement lorsque mon esprit imagina ses lèvres rencontrant les miennes.
Mr. Montgomery était le seul à passer outre l'étrange atmosphère. « Blaine, voici Kurt Hummel. » Il me poussa rapidement dans la chambre et Blaine me regarda avec intérêt. « Il est là pour t'interviewer pour le journal du New York Times. Cela te dérange s'il reste dans ta chambre pendant les deux prochains jours, le temps que l'on décolle pour Paris ? »
Un sourire éclaira le visage de Blaine, aveuglant complètement ma vision. « Bien sûr, ça ne me dérange pas. » Il me scruta de la tête aux pieds, rendant mes joues rouge vif. « Ma suite est assez grande pour accueillir cinq personnes. C'est un peu effrayant de vivre dans cet espace vide tout seul. » Il me tendit sa main pour que je la serre.
« C'est un plaisir de te rencontrer, Kurt Hummel. »
