Pairing: Robb Stark / Jon Snow
Rating : MA
Warning : Yaoi / Inceste / Explicite
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à G.R.R. Martin.
Ayumi Taisho : Merci encore pour ta review, ça me motive à écrire ! J'essayerai de sortir aussi le 4ème chapitre dans la semaine, on verra ;)
The Warmth of Snow
Chapitre 3
Robb n'avait pas perdu une miette de la scène.
Il avait attaché son cheval un peu en retrait de la clairière où Jon s'était arrêté et s'était discrètement approché en restant derrière les arbres, afin d'observer Jon à son aise. S'il s'était imaginé que son cadet lui cachait quelque chose, il fut d'abord un peu déçu, en même temps que soulagé, de voir qu'il était effectivement parti prendre un bain froid sous une cascade. Rien d'autre. Il sourit en voyant Jon jeter ses vêtements à terre sans ménagement. Son frère n'avait jamais été très soucieux de prendre soin de ses affaires ; l'exact opposé de Theon, qui pouvait passer plus de temps que Sansa à arranger sa tenue, et repliait toujours méticuleusement ses vêtements après les avoir portés.
Quand Jon entra sous la cascade, il lui traversa l'esprit qu'il n'avait aucune raison d'être là, et que Jon ne serait sûrement pas ravi s'il le surprenait à l'espionner de la sorte. Il savait qu'il aurait du partir... mais ses yeux restaient fixés sur les globes ronds et fermes des fesses dénudées de son cadet et il l'idée de s'éloigner lui était soudain devenue inconcevable. Absorbé par le cheminement de l'eau qui éclaboussait ces fesses, glissait le long de la peau pâle et s'infiltrait dans le creux entre les deux joues musclées, tandis que les tissus de ses braies lui semblaient soudainement trop serrées, il ne s'aperçut pas immédiatement que Jon avait saisi son propre sexe et commencé à se masturber.
'Je ne devrais définitivement pas être là !'
Et pourtant... il n'avait pas bougé d'un cheveu, sinon pour ajuster ses vêtements autour de son érection qui commençait à devenir douloureuse. Mais il refusait de se toucher. Le seul spectacle de Jon se donnant du plaisir suffisait à rendre moite son corps et envoyer des vagues de chaleur vers son entre-jambe. Il n'était sûrement pas censé avoir une telle réaction pour l'homme qui était son demi-frère, mais se trouvait incapable de détacher son regard. Lorsque Jon commença à pénétrer sa bouche, puis son intimité avec ses doigts, Robb se surpris à ressentir une jalousie féroce envers les doigts de son frère et l'eau de la cascade, envers tout ce qui touchait le corps de SON frère, caressait sa peau pâle et douce, et osait clamer ce qui lui appartenait. Sa respiration précipitée s'était alignée sur le rythme des doigts qui entraient et sortaient des fesses du jeune homme, et se retenir de se montrer et d'aller encercler Jon de ses bras et de lui hurler qu'il était le seul à pouvoir faire cela lui était devenu une torture. Il ne se rappelait pas avoir jamais été aussi dur, et pourtant il n'avait même pas effleuré son sexe douloureux.
Il resta à le regarder pendant de longues minutes, et son cerveau cessa de fonctionner lorsqu'il crut entendre son propre nom jaillir des lèvres de Jon en même temps que ce dernier atteignait le paroxysme de son plaisir.
Son.
Propre.
Nom.
Dans la bouche de Jon. Au moment d'éjaculer.
Et puis, tout se passa trop vite.
Encore hébété par ce qu'il avait vu et entendu, il se contenta de cligner des yeux sans comprendre lorsqu'un intrus pénétra dans la clairière en effrayant l'étalon de Jon. Ne réagit pas non plus lorsque son frère se jeta sur son épée pour affronter l'inconnu vêtu de loques sombres et sales, et que ce dernier s'empara du cheval et l'enfourcha en hâte. Il entendit un cri lorsque l'homme fit courir la monture droit sur Jon et que ce dernier, en reculant pour l'éviter, trébucha et tomba en arrière dans le ruisseau. Enfin son corps accepta de bouger et il se précipita hors de sa cachette pour aider son frère. L'étranger s'enfuit en galopant au coeur de la forêt, et Robb ne chercha pas à le rattraper. Il courut jusqu'au ruisseau en appelant son frère. Le cri qu'il avait entendu s'était interrompu, et il s'aperçut que c'était lui qui l'avait poussé.
- Jon ! JON !
Son frère était étendu dans l'eau, sur le dos et immobile, et il avait l'air si fragile dans sa nudité que le coeur de Robb se serra douloureusement. Il allait entrer dans l'eau pour l'aider lorsque le corps de Jon bondit d'un coup et qu'il sentit la pointe de sa lame frôler son ventre.
- Hé !
- ... Robb ?!
- Charmant accueil, petit frère...
La voix de Robb se voulait moqueuse mais il ne parvint pas à masquer son inquiétude.
- Sors de là, tu vas attraper froid !
Jon cligna plusieurs fois des yeux, essayant de reconstituer les événements, avant de baisser sa lame et de sortir lentement du ruisseau. Il était trempé et Robb se hâta d'ôter son manteau de fourrures pour le lui donner. Jon s'emmitoufla dedans en le remerciant d'un hochement de tête.
- Qui était-ce ?
- Je ne sais pas, un vagabond, il a pris ton cheval et s'est enfui. Il ne t'a pas blessé ?
- Et toi Robb, par quel miracle se trouvais-tu là ?
Robb parvint à retenir à temps son réflexe de se mordre la lèvre inférieure comme à chaque fois qu'il était embarrassé, mais Jon le perça à jour de toutes façons.
- Tu m'as suivi jusqu'ici ! Tu n'as donc aucun respect pour ma vie privée ! Et tu... tu...
Le teint de Jon vira au rose foncé tandis qu'il réalisait visiblement que Robb avait du le surprendre pendant qu'il se donnait du plaisir.
- Je viens d'arriver, mentit Robb. Je m'inquiétais de ne pas te voir revenir et j'ai entendu ton cheval hennir...
Il vit que Jon n'était pas convaincu, mais à son grand soulagement il n'osa pas le contredire ni lui demander ce qu'il avait vu.
Le brun frissonna et Robb poussa un juron. Il saisit son manteau en s'en servit comme serviette pour sécher le corps de Jon et le frictionner. Il fallait absolument qu'il se réchauffe. Il essaya de ne pas trop s'attarder sur son entrejambe et se baissa pour lui sécher les jambes.
- Tu es inconscient de te baigner dans la rivière par un temps pareil ! L'eau est glaciale, tu veux mourir de froid ?!
- Je n'attrape jamais froid, objecta Jon. Maester Luwin pense que c'est parce que j'ai le sang plus chaud que la moyenne. Il semblerait que j'ai un excellent métabolisme. Je n'ai pas besoin de porter le nom de Stark pour être aussi résistant au froid que ta famille.
- Que tu aies une température corporelle supérieure à la norme est plus inquiétant qu'autre chose, si tu veux mon avis ! Ca ne veut pas forcément dire que tu ne crains pas le froid, tout le monde craint le froid ! Mais si tu as de la fièvre on ne s'en apercevra pas tout de suite, et tu... Jon ! Tu es blessé !
Sa voix horrifiée fit sursauter Jon qui passa ses doigts à l'arrière de son épaule, là où son aîné le fixait, et les retira rouges de sang.
- Ce n'est rien. Une égratignure quand je suis tombé sur les rochers, je crois.
- Rhabille-toi, on rentre tout de suite ! Je ne te laisserai pas tranquille tant que tu ne seras pas près d'un grand feu et que maester Luwin ne t'aura pas examiné !
Jon roula des yeux comme si son aîné exagérait, mais heureusement il obéit et enfila rapidement ses vêtements restés par terre.
- Je n'ai plus de monture, fit-il remarquer en finissant de lacer ses bottes.
- Ce serait trop long de rentrer à pied, on montera à deux sur mon cheval. Je te tiendrai au chaud pendant le trajet, tu as les lèvres bleues et la chair de poule.
A peine avait-il suggéré cette idée qu'il s'aperçut qu'elle impliquait d'avoir le dos de Jon collé contre lui pendant la chevauchée, alors même que son érection ne s'était pas entièrement radoucie malgré les événements. Il n'aurait aucun moyen de la masquer. Mais la santé de Jon était plus importante que tout, et il s'interdit de revenir sur sa décision.
Jon sur ses pas, il se dirigea vers l'endroit où il avait attaché sa monture. L'étalon broutait tranquillement, indifférent à ce qui venait de se dérouler.
- Tu n'as pas pris le temps de le seller, et tu veux me faire croire que tu ne m'as pas suivi dès que je suis parti ?
- Tu n'avais pas pris de vêtements de rechange, et tu voulais me faire croire que tu étais parti te laver ?
- Je me SUIS lavé ! J'avais juste oublié pour les vêtements. Je me changerai en rentrant.
- Et moi j'ai oublié ma selle, répliqua Robb. Bon, tu grimpes ?
Avec un soupir mais sans commenter davantage, Jon prit appui de ses deux mains sur l'animal et sauta souplement sur son dos. Robb le détacha et donna les rênes à son frère. Réprimant ses doutes, il se hissa derrière. Malgré ses efforts, tenir son bassin éloigné de celui de Jon était impossible, et dès que l'étalon se mit en marche il glissa vers l'avant et perdit les quelques centimètres de distance qu'il avait espéré maintenir. Son pénis gonflé de sang se pressa contre les fesses de Jon, et il eut l'impression que ce dernier se tendit en le sentant. Sans échanger un mot, ils mirent l'étalon au trot et prirent la direction de Winterfell. Robb gardait ses mains sur ses cuisses pendant que Jon tenait les rênes, et se concentrait pour garder son équilibre et ne pas frotter contre la blessure à l'épaule de son cadet.
- Tu crois que c'était un sauvage d'au-delà du Mur ?, dit-il enfin pour rompre le silence gênant.
- Possible. Père dit que de plus en plus fuient le Nord ces temps-ci. Je ne pensais pas que traverser le Mur était si simple, mais on dirait que ça ne les empêche pas de passer.
- Je me demande ce qu'en pense oncle Benjen. J'aurai bien aimé qu'il vienne à Winterfell pour ma fête, mais il a dit à Père que la Garde de Nuit était bien trop occupée ces temps-ci. Pas assez d'hommes, contre des sauvages en nombre infini qui ont soudainement décidé de tous traverser le Mur.
- Mais maintenant que j'y pense, le voleur avait des vêtements noirs, non ? Tu crois que ça pourrait être un frère de la Garde de Nuit ?
- Pour être si loin du Mur et voler un cheval, ce serait un déserteur alors... Je ne sais pas. Ses vêtements étaient trop sales pour distinguer leur couleur. Dans tous les cas, je vais alerter Jory Cassel dès qu'on sera rentré. Le vagabond avait l'air épuisé, il n'ira pas bien loin.
Un nouveau silence s'ensuivit, pendant lequel tous les nerfs de Robb semblèrent se liguer malgré lui pour exacerber les merveilleuses sensations du frottement de son sexe contre les fesses de son frère à chaque pas du cheval. Le rythme était régulier, et de temps en temps le mouvement de l'étalon faisait s'entrechoquer durement leurs deux corps. Robb avait besoin de faire appel à toute la force de sa volonté pour ne s'agripper à Jon et se servir de son corps pour se branler jusqu'à complétion.
- J'espère que ce n'était pas un déserteur de la Garde de Nuit, reprit Jon. Ce serait un peu déprimant si c'était le cas, non ? Je veux dire, dans les récits de nos ancêtres les frères noirs sont toujours des héros prêts à sacrifier leur vie au pied du Mur, refusant d'abandonner leur poste même face aux géants et aux Marcheurs Blancs. On chantait des chansons sur eux, à une époque, je suis sûr que Sansa les connaît par coeur. Ce serait désolant si la Garde de Nuit était tombée suffisamment bas pour que ses hommes fuient, même pas devant de terribles créatures immortelles comme autrefois, mais devant de simples sauvageons. Non ?
'Continue à parler... Bon sang, le son de ta voix...'
- Robb ?
- Hnn ?
- Qu'en penses-tu ? Heureusement qu'il y a des hommes comme oncle Benjen au Mur aussi.
Robb tenta de reconnecter ses neurones et d'oublier son pénis.
- Pourquoi cette réflexion sur la Garde de Nuit ? Tu... tu n'envisages pas d'endosser le noir, hein ? demanda-t-il d'une voix soudain inquiète.
Le Mur, c'était une séparation. Une barrière infranchissable. Pas seulement entre les sept Royaumes et les terres plus au Nord, mais aussi entre ses Frères sous Serment et leur famille. L'idée que Jon puisse vouloir le quitter à jamais lui était intolérable.
- Non ! s'exclama Jon avec force et aussitôt Robb relâcha la tension qui s'était emparée de ses muscles sans qu'il s'en aperçoive.
- Non ? Tu es sûr ? C'est pourtant un endroit où même un bâtard peut gagner des honneurs et se faire un nom.
'Pourquoi je dis ça, moi, je suis fou ? Par tous les Anciens Dieux, tais-toi Robb !'
- Je ne doute pas de l'honneur que l'on peut acquérir en prenant le noir. C'est juste que ce n'est pas là où je veux passer ma vie.
Le ton catégorique de Jon rassura un peu son aîné.
- Au cas où tu te demanderais, je ne veux pas être maester non plus, et encore moins septon. Je pourrais devenir maître d'armes, ou bien écuyer puis chevalier. Même pour un bâtard, les opportunités sont nombreuses.
- Tu as l'air d'y avoir beaucoup réfléchi, remarqua Robb, surpris. Lui-même avait son avenir fixé depuis sa naissance, et s'il ne luttait pas contre son héritage il essayait de ne pas trop y songer non plus. Ce serait tout un tas de responsabilités, qu'il accepterait bien sûr avec gravité et fierté le moment venu, mais qui appartenaient encore à un futur lointain.
Ils sortirent de la forêt et se dirigèrent vers les hautes murailles du château. Le vent était presque entièrement retombé, et le soleil perçait les nuages et dispersait la brume. Une douce chaleur émanait de ses rayons. Pourtant, Robb sentit se corps du brun frissonner contre le sien.
- Jon ! Tu es encore frigorifié ! Pourquoi tu ne m'as rien dit !
Il commença vite à frictionner de ses mains les parties accessibles du corps de son frère, ses cuisses, ses flancs, ses bras...
- Laisse-moi ! protesta Jon en essayant de se dégager. Je n'ai jamais froid, je te dis ! Arrête ça tout de suite !
Déconfit, Robb laissa retomber ses mains.
- Ne viens pas te plaindre à moi si tu tombes malade. Tu es complètement inconscient et immature.
Jon laissa échapper un rire incrédule.
- MOI immature ? Qui se plaint tout le temps de devoir écouter les leçons de Père ? Qui évite sans cesse Rodrik les jours d'entraînement à l'arc, soit-disant que l'épée est la seule arme qui importe ? Qui s'est un jour retrouvé enfermé dans la crypte de nos ancêtres après avoir stupidement couru après un chiot ?
- C'était Rickon qui voulait le chiot ! Tu aurais fait pareil à ma place !
- Je ne me serai pas retrouvé enfermé à l'intérieur de la crypte. La porte est lourde et se bloque facilement, certes, mais quand même.
- Qu'importe. En fait, tu as raison, je retire ce que j'ai dit. Tu n'es pas immature. Pas assez immature. Tu te prends beaucoup trop au sérieux depuis quelques temps, comme si tes responsabilités étaient devenues la seule chose qui comptait à tes yeux.
- Peut-être. C'est mal ?
- C'est mal quand Arya vient se plaindre à moi que tu ne joues plus jamais avec elle parce que tu es tout le temps dans la salle d'armes, oui. Quand tu passes plus de temps à discuter avec des étrangers venus d'on ne sait où, formant je ne sais quels projets d'avenir secrets, plutôt que d'être un peu avec Bran et Rickon. Et quand tu crois que partir trois jours aider les chasseurs à ramener la viande pour ma fête me fera plaisir, alors que j'aurai largement préféré qu'on puisse simplement passer un peu de bon temps ensemble et discuter, ce n'est pas mieux.
Jon resta silencieux un instant, comme s'il réfléchissait.
- Tu sais qu'un des chasseurs était blessé, et qu'ils avaient besoin de quelqu'un pour le remplacer ?
- Oui.
- Et que comme je suis – excuse-moi – un des meilleurs chasseurs de Winterfell, il était de mon devoir de proposer mon aide ?
- Aussi.
- Et tu penses quand même que je n'aurais pas du le faire.
Ce n'était pas une question, mais Robb répondit tout de même.
- C'est ça.
- Tu aurais préféré que je reste...
- Avec moi. Et que tu arrêtes de sans cesse te forcer à faire ce que tu crois qu'on attend de toi, à ce qui serait le mieux pour tout le monde, ou je ne sais quoi. Peut-être même que tu crois que tu dois mériter ta place parmi nous, parce qu'on n'a pas la même mère. C'est stupide. En fait, tu penses trop. Tu devrais plus te laisser aller. Et ne pas songer à l'avenir.
- Comme toi ? demanda Jon avec un petit rire moqueur, mais affectueux.
- Par exemple. Même si je sais bien qu'il est impossible de te demander d'être aussi frivole que moi, et de toutes façons je ne pense pas être un très bon modèle. Père s'arrache les cheveux face à mon insouciance après tout...
- Tu n'es pas si terrible que ça, Theon est bien pire...
- Peut-être.
-...Robb ?
- Oui ?
- Tu avais raison. Je crois bien que j'ai un peu froid.
- Idiot !
Et il embrassa le corps de Jon dans une étreinte serrée, bloquant son torse dans ses bras et appuyant son poids contre son cadet. Sa tête vint naturellement se caler sur l'épaule non blessée de Jon et il huma profondément le parfum de ses cheveux encore humides. L'odeur d'épices et de cuir de son jeune frère emplit ses narines. Il écarta du nez les boucles noires de ses cheveux pour lui souffler de l'air chaud dans le cou, et sentit Jon se relaxer et s'affaisser contre lui.
Le besoin irrépressible qu'il avait ressenti tantôt de frotter avec abandon son érection contre frère s'était étrangement calmé. Il était toujours dur, mais désormais il lui semblait que serrer Jon dans ses bras lui suffisait. Ils étaient étroitement imbriqués l'un contre l'autre, leurs respirations lourdes alignées, et aucun n'osait bouger de crainte de rompre le charme.
Ce fut finalement le brun qui rompit le silence.
- On est presque arrivés. Quelqu'un va nous voir... et se poser des questions.
- Tss, tu recommences encore à penser. Je t'ai dit d'arrêter pourtant.
Jon allait protester mais il l'interrompit.
- Je ne te lâche que si tu me promets de passer le reste de la journée avec moi.
Un battement de coeur, puis :
- Promis.
Robb desserra son étreinte à contre-coeur. Il était temps, d'ailleurs : quelques mètres plus loin ils traversaient la grande Porte qui permettaient d'entrer dans l'enceinte de Winterfell et repassaient leur monture au pas pour traverser l'esplanade. La foule qui avait accueilli les chasseurs s'était dispersée, et ils atteignirent sans difficulté les écuries, où Vayon Poole les attendait.
- Vous allez être en retard pour le déjeuner si vous ne vous dépêchez pas ! Robb, votre mère vous prie de vous changer et de vous hâter dans la salle à manger, lui apprit l'intendant. Et excusez ma curiosité, mais monter à deux sur le même cheval est-il un nouveau sport ou le but est-il seulement d'épuiser la pauvre bête ?
- Merci Vayon. Pourrais-tu prévenir Jory Cassel qu'un vagabond a dérobé l'étalon de Jon ? Ca s'est passé dans la forêt sacrée, là-bas. Le bougre était en loques et épuisé, je ne pense pas qu'il ira bien loin, mais il avait l'air suffisamment désespéré pour tenter d'attaquer des villageois ou d'éventuels voyageurs. Et sais-tu où est maester Luwin ? Jon est blessé.
- Ce n'est qu'une égratinure, protesta Jon. Je n'ai pas besoin d'être soigné...
Vayon Poole fronça les sourcils à ces nouvelles et promit d'aller prévenir le chef des gardes et de demander au maester de venir examiner le jeune homme. Avant de prendre congé, il prit un air de conspirateur et ajouta à l'adresse de Robb :
- Au fait, votre mère a bien précisé que vous devez vous habiller avec soin. Être élégant. Je crois bien qu'elle vous a préparé une surprise.
- Qu'est-ce donc ?, s'étonna le jeune homme.
Il vit l'intendant hésiter à lui répondre, se balançant d'un pied sur l'autre sans quitter son sourire amusé, puis il craqua et avoua :
- De superbes et délicieuses jeunes filles ! Elle s'est mis en tête de vous trouver une fiancée.
Si vous laissez des reviews, j'écrirai plus vite la suite ! ;)
