Rien ne va plus.
Résumé : Quand rien ne va plus et que tout part en lambeau dans une vie et qu'on a plus la force de se battre, parce qu'on ne croit plus en rien…
Genre : Dramatique pour commencer, triste à souhait pour finir.
Couple : Pour l'instant il n'y en a pas…
Personnages : Seguchi Tohma et les autres qui suivront bien sur.
Disclamer : Aucun personnage de Gravitation ne m'appartient (malheureusement ou heureusement au choix) donc je ne tire aucun bénéfice de cette fic, si ce n'est le plaisir de l'écrire.
NTA : C'est ma première fic sur gravitation alors soyez indulgent s'il vous plaît, merci.
NTA² : Désolée mais j'avais oublié de poster ce chapitre, oupss… en tout cas je vous remercies pour vos reviews (depuis tout ce temps je ne sais plus à qui j'avais répondue), sachez seulement que le dernier chapitre est écrit et qu'il arrivera plus vite que celui ci. Bonne lecture.
Chapitre 3 – Vouloir la fin et conséquences.
« Le désespoir est le prix qu'il faut payer lorsqu'on s'est fixé un but impossible. »
Ce proverbe convient tout à fait à la situation dans laquelle se trouvait Tohma. Désespéré, il était désespéré.
Et pourquoi ?
A première vue, tout pouvait paraître pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un jeune homme riche, beau, célèbre, charismatique, possédant son entreprise (enfin peut être plus pour longtemps), marié à une magnifique jeune fille. Et pourtant toute médaille à son revers.
Certes comme dans toutes les vies, il y a des hauts et des bas mais là le bas avait pris un malin plaisir à s'installer de manière permanente dans la vie de Tohma.
Il est toujours jeune, riche, bien qu'il investisse énormément dans la NG Records, beau, ça n'était plus tout à fait vrai depuis quelques temps, il avait beaucoup maigri et ressemblait plus à un cadavre sur pied qu'à un homme dans la fleur de l'âge avec un visage radieux. Célèbre, à ça pour être célèbre, il ne quittait pas la une des journaux, tous ces faits et gestes faisaient les gros titres, paroles, actes et tout ce qui s'en suit. Charismatique, oui il avait toujours son charisme, mais son état psychologique ne l'aidant pas en ce moment il ne s'en servait plus beaucoup. Possédant son entreprise, plus pour longtemps malheureusement, à vouloir faire entrer des investisseurs, il s'est vu peu à peu évincer de la direction, pour se retrouver à la merci d'un renvoi sans préavis s'il ne donnait plus satisfaction. Marié, ça non plus ça n'était plus tout à fait vrai, Mika était retournée chez ces parents et avait décidée de prendre du « recul ». Même s'il était hors de question d'envisager un divorce, il savait très bien qu'il n'était pas près de la revoir.
Voilà la situation de la vie de Tohma Seguchi à l'heure d'aujourd'hui. Et pourtant tout ça n'avait pas tant d'importance que ça à ces yeux. Son but impossible s'appelait autrement. Ce but était non pas d'atteindre une richesse, une carrière, mais de reconquérir celui qu'il avait perdu des années auparavant à cause de sa négligence. Et il en payait le prix chaque jour.
Tous les espoirs, toute la force qu'il avait pu mettre dans cette quête avait selon lui échoué. Son point de vue était bien entendu faussé par des pensées sombre et ne voyait que les mauvais côtés de son histoire. L'alcool n'aidant pas à y voir plus clair pour le moment, il se consolait avec ce qu'il avait sous la main. Alcool, drogue, médicaments… enfin tout ce qui pouvait le faire sombrer un peu plus l'aidait. C'est tout du moins ce qu'il pensait. L'important pour lui étant de garder une apparence extérieure identique à celle de tous les jours mais de se détruire le maximum à l'intérieur, quitte à ce qu'il ne reste plus rien.
L'aspect de l'appartement ressemblait à l'état mental dans lequel se trouvait le directeur de la NG, un véritable chaos. Les miroirs étaient cassés, les débris jonchant le sol, ce dernier était d'ailleurs d'une saleté inimaginable. Sans compter sur l'état de la cuisine, une véritable poubelle de 50 m². Tohma aillant d'ailleurs congédié sa femme de ménage qui lui faisait trop de reproches sur son mode de vie.
Comme souvent ces employés se plaisaient à le dire, Tohma Seguchi était le plus grand vireur de la planète. Toute erreur était prétexte à renvois, on n'avait pas de seconde change.
Tous cela avait pris fin le jour de l'arrivée de Shuichi Shindô et des Bad Luck à la société d'édition. Sa seule erreur avait été de laisser une seconde chance à ce gamin capricieux. Depuis, il avait bien été obligé d'être équitable envers les autres groupes. C'est là que tout à commencer.
Shuichi Shindô n'avait pas seulement fait un raz de marée dans sa vie professionnelle, sa vie privée en avait aussi pris un sacré coup.
Son protégé, Eiri Eusegi, celui qu'il aimait par-dessus tout, qu'il protégeait envers et contre tout, avait rencontré par hasard le jeune chanteur. Et tout avait volé en éclats, il s'était entiché de ce jeune homme, il s'était amouraché, puis habitait ensemble et enfin cela c'était révélé être le grand amour.
On peut accepter n'importe quoi par amour et là, Tohma avait donné. Il avait pris Shuichi sous son aile, lui avait offert soutien, carrière et avenir. Certes il avait essayé de mettre un terme à leur relation mais sans succès.
Et voilà comment un amour inavoué mais connu de la personne concernée peut voler en éclat, brisant tout sur son passage. Eiri l'avait délaissé, abandonner, oublier.
Mais Tohma lui n'oubliait pas. Le repas de ce soir en était la preuve, Eiri était là physiquement mais dans l'esprit de Tohma, il était ailleurs psychologiquement. Il devait penser à Shuichi et à leur dispute certainement.
Pourtant ce soir était le soir de trop, un soir ou voir celui qui comptait le plus au monde pour lui penser à un autre, alors que lui qui était devant, il ne le voyait pas.
Ce soir était le soir ou il allait mettre en terme à tout ça… Définitivement… Ce soir était le soir de la libération…
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Eiri sortait du building quant un drôle de pressentiment le prit, comme un sentiment que tout allait basculer, mais il mis ça sur le compte de son imagination.
Il pris sa voiture et démarra après un temps de réflexion. Non vraiment il imaginait n'importe quoi. Avec une lenteur inhabituelle il contourna l'immeuble pour prendre la route principale.
Mais que lui arrivait-il ? C'était bien la première fois qu'il avait un nœud à l'estomac en quittant Tohma. De la jalousie ? Pourquoi ? Contre qui ? Tout cela n'avait pas de sens.
Quoiqu'en y repensant, Tohma était la personne qui le connaissait le mieux, celui qui depuis sa plus tendre enfance avait pris soin de lui. Il était sous sa coupe, certes, mais cela ne l'avait jamais gêné, au contraire. Parfois il éprouvait un plaisir presque « malsain » à être avec lui, être la seule personne sur cette terre à le connaître mieux que sa propre femme.
Mais pourquoi parlait-il de lui à l'imparfait ? Pourquoi éprouvait-il le besoin de l'exprimer au passé ? Non vraiment ce pressentiment ne désignait rien de bon.
Au fil des ans, un lien particulier les animait, un lien qui quant l'un des deux n'allait pas, l'autre le sentait irrémédiablement, comme une douleur sourde et insoutenable au fond de l'estomac. Comme une petite voix qui hurlait que quelque chose venait d'arriver.
Cette petite voix, qu'on faisait souvent taire, mais qui en définitive avait le dernier mot. Cette petite voix…
Et puis, tout à coup, le silence, plus rien… Comme si quelque chose venait de se terminer. Un coup de poignard au cœur, une perte de conscience de quelques dixièmes de secondes…
Eiri venait de ressentir ce petit malaise, alors qu'il conduisait et perdit ainsi le contrôle de son véhicule, qui alla heurter la barrière de sécurité. Cela aura pût être sans conséquences si une voiture ne lui était pas rentrée derrière et s'il n'avait pas traversé la route pour rencontrer la voiture arrivant de l'autre côté.
Peu à peu, il sombrait dans l'inconscience, ne prononçant qu'un seul et unique mot.
« Tohma… »
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Tohma était dans son bureau, il avait pris sa décision. Il ne supportait plus cette vie, il voulait que ça se termine, pourtant…
Et oui il y avait un pourtant et une petite voix au fond de lui, qui lui répétait sans cesse de ne pas faire ça, qu'il devait continuer…
Continuer mais pourquoi ? Oui pourquoi ?
Faisant taire cette petite voix au fond de lui, il se leva, prenant la bouteille de Whisky encore pleine et en avala un verre. Puis il se dirigeât vers une petite pharmacie d'où il sortit tout ce qu'elle contenait.
Somnifères, barbituriques, drogues… Et d'autres plus ou moins du même genre.
Il ramena ce qu'il avait trouvé et les posa sur la table basse, s'asseyant sur le canapé, buvant un verre d'alcool, prenant un cachet en alternance… Et ainsi de suite avec tout ce qu'il avait sous la main. Tout y était passé.
Il se sentait un peu vaseux et après un dernier verre bien remplit, s'allongeât sur le canapé, sombrant peu à peu dans l'inconscience, murmurant pour lui une dernière fois
« Eiri, ça n'est pas ta faute… »
Puis plus rien. Le néant, le vide total, l'inconscience…
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Sur le lieu de l'accident, les pompiers et la police s'affairaient autour de la carcasse de voiture qui était la plus écrasée. Les autres, blessés légers, étaient soignés sur place. Mais il restait un corps inerte dans cette voiture, un jeune homme blond, le visage en sang, inconscient et très certainement en mauvais état.
Après plus d'une heure de travail acharné, les sauveteurs évacuèrent le corps, retrouvant les papiers sur le propriétaire.
« Eiri Eusegi… »
Tout en faisant le diagnostic préliminaire, il fut transporter à l'hôpital central de Tokyo.
L'ambulance allait bon train, l'hôpital était prévenu et d'ores et déjà essayait de joindre la famille proche du jeune homme.
Ce fut Mika, sa sœur qui fut mise au courant la première, elle commençait à paniquer mais se repris simplement expliquant que son mari allait arriver avant elle à l'hôpital et qu'elle arriverait tard dans la nuit, ne se trouvant à proximité.
Elle donna cependant tous les renseignements dont l'hôpital avait besoin pour soigner Eiri.
Après une brève explication à son père et son frère, elle décida d'appeler Tohma.
Tohma… La situation n'était pas simple, mais elle devait le faire pour Eiri.
Tohma… A ce moment là, elle eut une boule à l'estomac, un sentiment de culpabilité. Elle savait que ça place n'était pas ici, mais elle n'avait pas réfléchi en écrivant cette lettre. Elle l'avait fait pour lui faire mal, pour le faire réfléchir… Pour le faire revenir.
Elle l'aimait plus que tout, elle avait besoin de lui. Elle le savait et se disait que ce soir, quand elle le verrait, elle lui demanderait tout simplement pardon. Elle le voulait simplement…
Après une profonde inspiration, elle prit le téléphone et composa tout d'abord, le numéro de la ligne directe de Tohma. Une dizaine de sonneries plus tard, elle raccrocha, pensant qu'il n'était pas dans son bureau et composa son portable.
Répondeur. Cela n'inaugurait rien de bon, Tohma et son inséparable portable, il ne l'éteignait jamais. Pas même la nuit ou pendant les vacances…
Tohma…
Après un court moment de réflexion, elle se dit qu'il était simplement sortis quelques minutes et avait oublié son portable, laissant de côté cette petite voix qui lui disait que quelques chose n'allait pas.
Sur ces réflexions, elle appela sa secrétaire, Miss Je-sais-toujours-où-est-mon-mari-et-je-prend-un-malin-plaisir-à-le-dire-à-tout-le-monde. Elle décrocha assez vite (pour une fois).
« Bureau de Séguchi Tohma, j'écoute »
Mika pris une grande inspiration pour se faire la plus aimable possible.
« Bonjour, Mika Séguchi à l'appareil, j'aimerai savoir où se trouve mon mari. »
« Dans son bureau Madame »
« J'ai pourtant essayé sa ligne directe mais il ne répond pas. »...
