Coucou tout le monde, me voilà avec la suite, qui m'a foi n'est pas très très longue, mais que j'ai beaucoup aimé écrire. La première partie m'a été inspiré par les petits poèmes en prose de Baudelaire, livre que je vous recommande au passage. Baudelaire y est d'un cynisme déléctable!lol! Toutes vos reviews m'ont fait trés plaisir, j'étais aux anges.
Choopsie: Ah le bébé, lol, je pense que tu auras la réponse au prochain chapitre... Réponse assez déroutante je pense. Quant au nombre de chapitres aucune idée, cela dépendra de mon inspiration. Merci beaucoup pr tous tes petits mots gentils...
Tyto27 : j'ai bien vérifié et non tu ne m'as pas envoyé de review au premier chapitre... Mon oubli aurait été impardonnable. Pour le bébé, tu le sauras au prochain chapitre. J'espere que le texte est plus visible et moins bizarre cette fois ci lol! Merci.
Eldiablo : rouge de bonheur, merci, merci, merci. Quelle comparaison élogieuse! Tu as touché ma corde sensible: le style... c'est mon principal objectif en écrivant des fanfics, essayer d'améliorer mon style...
Melinda potauxroses: merci beaucoup. Voilà la suite que tu réclamais. L'originalité tient beaucoup à l'auteur de ce défi, la délicieuse Lied...
Snapie: bonne année à toi aussi, voici la suite, je pense que ce chapitre t'éclairera un peu. Quant au bébé, la réponse au prochain chapitre. Tes spéculations sont souvent fondées, mais tu en apprendras un peu plus chapitre après chapitre. Drago et Neville? 1) Imposés par l'auteur du défi. 2) parce que ça fait partie du plan génialissime de Dumby pour lutter contre Voldy. 3) par mesures de protection.Merci...
Lied: à chaque review de toi, je saute de joie. L'auteur de ce fantastique défi aime ce que je fais. Quel bonheur! mais tout tient à tes idées lumineuse. J'espere avoir régler mon problème de mise en page. Et oui, le concours, je crois que le prochain chapitre va mettre un certain temps à arriver. Parce que déjà que la prépa c'est de l'intensif, j'ose même pas imaginer ce que vont être les deux prochains mois. En revanche, après mes écrits, j'aurai beaucoup plus de temps à accorder à mes fanfics. Mais je devrais me reserver pour l'oral, sait-on jamais... Mercie et encore merci.
Unereinesansdivertissement: ma petite fée, merci pour tout... Et oui, c'est que la bouftaille à la jourdingue ça vous inspire, pour quoi croyez vous que c'est un fin gourmet. En tout cas ton petit cadeau m'a donné plein d'idée pour la suite...lol!
Ellimac: écarlate devant tant de compliment... Ne se sent plus de joie. Voici la suite, oh toi ellimac qui ne peut donner que du coeur à l'ouvrage à tous les auteurs... Merci et merci encore.
La suite risque de tarder, je suis un peu overbooké en ce moment, mais peut-être qu'à force de reviews je me laisserai amadouer... Encore merci à tous, je vous embrasse et voici la suite...
Chapitre 2 : le pouvoir du regard.
Palais d'automne, 22 septembre 1997, 23h30.
Il sent la main du garde qui le pousse dans le dos, qui le pousse vers son destin, il sent le courant d'air de la porte qui claque derrière lui. Et il oublie tout, toutes ses angoisses, tous ses tourments. Il n'y a plus que cette débauche de luxe, cette profusion de couleurs vives qui agressent ses yeux habitués à l'obscurité des mines. Il n'y a plus que cette odeur capiteuse du musc et du jasmin, cette fragrance qui l'étourdie, qui ensorcelle son esprit. Et cette voix étrange, troublante, rauque et douce, cette voix qui serpente vers lui pour venir le prendre dans ses anneaux, cette voix qui le laisse pantelant, sans force, cette voix qui lui dit de s'approcher. Et il obéit à ce timbre hypnotique, il s'avance, un pas puis un autre. Il s'avance et la voit. Son cœur s'arrête de battre. Elle trône, étendue parmi des cascades de mousselines écarlates, la tête rejetée en arrière, les yeux mis clos. Elle trône, dans une pause alanguie qui ferait tourner la tête à n'importe quel homme. Et il comprend, il comprend pourquoi on l'appelle l'Idole, pourquoi elle tient le royaume de féerie aux creux de ses mains. Ses formes voluptueuses sont à peine cachées par le voile de gaze neigeuse qui flotte autour de son corps cuivré ; un corps qui éveille le fantasme, qui appelle à la luxure. Il rencontre son regard et tombe à genoux. Ses yeux, ces étoiles noires qui jettent leur flamme, qui embrasent le cœur des hommes, qui dévore leurs raisons, qui les consument. Il tombe à genoux et sait qu'il est perdu, que sa vie ne tient plus qu'à ces deux prunelles tendues de ténèbres éclatantes… Il sait qu'il ne pourra rien lui refuser, qu'il n'est plus qu'un pantin entre ses mains agiles, ses mains qui peuvent ordonner d'un seul geste sa mort. Mais qu'importe la mort, désormais. Qu'importe la mort, puisqu'il a connu l'extase, l'infini de la jouissance en embrassant son regard subtil et terrible. Son regard qui le subjugue et l'enivre. Il peut mourir… Et elle, elle se lève, ondulante et ondoyante. Elle se lève et vient poser sa main brûlante sur l'épaule de l'homme qui frémit, qui se sent envahir par la fièvre.
« Nous avons à parler de votre fille et de votre avenir ici, monsieur Granger. »
Poudlard, infirmerie, 23 septembre 1997, 5h07.
Il entre dans la pièce, furieux. Ses yeux d'onyx dardent des éclairs. 4h45, Dumbledore est venu le réveiller à 4h45. Et le vieux bougre n'a rien voulu dire, n'a rien voulu expliquer. Et lui comme d'habitude, il a obéit, il a obtempéré, il ne peut rien refuser à son supérieur ; son supérieur qui se jette sur lui, le seuil à peine franchi, son supérieur en proie à une agitation sans nom, son supérieur qui le pousse brusquement vers un lit, le lit le plus reculé de l'infirmerie. Pomfresh et Mac Gonagall s'affèrent autour. Leurs gestes sont précipités, leurs voix hystériques et stridentes. Cette effervescence l'angoisse. Il sent son estomac se contracter douloureusement tandis qu'il marche. La main du directeur se fait insistante dans son dos, il accélère le pas. La forme couchée dans le lit devient plus distincte, il commence à discerner les traits du patient, non de la patiente… Et il stoppe brutalement. Il reste saisi, sonné. C'est impossible, impossible. Une avalanche de questions déferle dans son esprit. Impossible et pourtant vrai. Hermione Granger. Ici, à Poudlard. Mac Gonagall l'appelle. Il rejoint le lit et commence à examiner le corps meurtri de la jeune fille. Il est recouvert d'ecchymoses et d'égratignures. Une plaie purulente à l'épaule gauche, qui suinte et dégage une odeur nauséabonde. Une plaie qui ne présage rien de bon, une plaie causée, à n'en pas douter, par une plante vénéneuse. Des analyses, une antidote, un philtre. Les pensées l'assaillent, entrecoupées, désordonnées. La pâleur du teint, les narines pincées, les lèvres bleuies. Plus de temps… Peu de temps. Il faut trouver et vite. Il s'agite dans tous sens, ne trouve pas ce qu'il veut, renverse dans sa précipitation des dizaines fioles qui s'écrasent sur le sol dans un bruit de palais de cristal crevé par la foudre. Il jure, blasphème et met enfin la main sur ce qu'il cherche, avant de disparaître dans un tourbillon de robes noires.
Poudlard, infirmerie, 24 septembre 1997, 18h54.
Un vagissement éclate et brise le silence dans lequel est plongée l'infirmerie. Il se réveille en sursaut, bondit de son fauteuil, brandit sa baguette et jette un regard hagard autour de lui.
« Ce n'est rien, Severus. Juste le petit qui a faim. »
Il se laisse retomber dans le siège avec un soupir de soulagement. Pomfresh se saisit de l'enfant qui remue et s'époumone comme un petit diable, mais qui a vite fait de se calmer, une fois la tétine dans la bouche.
« Vous devriez aller dormir, Severus. »
« Non, je veux être là… Je dois surveiller… Vous savez, la potion… Ses effets… »
L'infirmière acquiesce et reporte son attention sur le nourrisson. Des cheveux d'ébène, des petites oreilles légèrement en pointes, et des yeux d'une profondeur abyssale, des yeux qui vous remuent quand ils se posent sur vous, comme à cet instant. Etrange, singulier, ce regard plein de sagesse, de vécu chez un enfant de cet âge, ce regard qui semble saisir son environnement, le comprendre…
« Il vous ressemble, vous savez. »
Les mots sont sortis avant qu'elle n'ait pu les retenir. Elle ne sait pas pourquoi elle a dit ça ; elle avait juste envie de le dire. Et lui la regarde, interdit. Il semble ne pas avoir compris, il ne veut pas comprendre ces inepties que lui débite la vieille femme. Enfin, les paroles naissent sur ses lèvres fines, déjà altérées par le chemin qu'elles ont du se frayer à travers sa gorge serrée.
« C'est vous qui devriez aller vous reposer. »
« Il a raison Pompom… »
Il se retourne brusquement, il ne l'a pas attendu arriver. Le vieil homme sourit à s'en décrocher les mâchoires, l'azur pétille derrière la monture de ses lunettes ; il adresse un clin d'œil à l'infirmière, qui se lève et se réfugie avec l'enfant dans son bureau, en prenant soin de bien refermer la porte. L'azur vient fouiller l'onyx.
« Il ne veut pas y croire. Il refuse de se rendre à l'évidence. »
« Je vous ai toujours dit qu'il était atteint de crétinisme congénital… »
« Severus, vous devriez aller lui parler. »
« Vous savez que c'est peine perdue. Il ne m'écoutera jamais et ce n'est pas à moi de le faire. »
« Severus… »
« Je dois être là quand elle se réveillera… Simple conscience professionnelle bien sûr. »
Le silence s'installe de nouveau dans l'infirmerie. Le maître des potions s'est levé et commence à déambuler nerveusement dans la pièce. Il s'arrête devant le lit, regarde le visage exsangue de l'adolescente, éponge les gouttes de sueur qui perlent sur son front.
« Il faut lui laisser le temps, vous savez, il finira bien par entendre raison. »
Il saisit une fiole sur le chevet, soulève avec précaution la tête de son élève et entreprend de la faire boire.
« Pourquoi ne pas demander à Lupin ? Après tout c'est lui qui l'a retrouvée. Il saura lui expliquer et Potter l'apprécie. »
« Remus est en mission. »
« Et bien ça attendra, il est hors de question que je m'en charge. J'ai suffisamment à faire avec Drago et ce bon à rien de Londubat. »
Il repose la fiole d'un geste brusque et reprend place dans son fauteuil, guettant le moindre changement chez la jeune fille, se terrant dans sa mauvais humeur et sa rancœur, ne prêtant plus la moindre attention au Directeur.
Poudlard, Infirmerie, 21h26.
Elle respire difficilement, son souffle est rauque, chaque inspiration la fait souffrir. Elle ne distingue rien dans le brouillard qui voile ses yeux, juste une masse sombre, à quelques pas de là. Cette masse sombre qui s'agite, soupire, se dresse de toute sa hauteur et s'éloigne. Non, elle ne veut pas être seule. Son cri reste en souffrance dans sa gorge. Ne pas être seule, ne plus être seule. Elle commence à pleurer silencieusement et tend son bras vers la silhouette qui l'ignore et continue de s'éloigner. La douleur l'élance, transcende chaque parcelle, chaque cellule de son corps. Elle gémit. Et l'ombre fugitive s'arrête, se retourne précipitamment et accourent vers elle. L'ombre fugitive lui parle, mais les sons lui arrivent à l'oreille de manière indistincte. Elle sent une main fraîche se poser sur son front. Cette fraîcheur… après la chaleur ardente du délire, de la fièvre. Ses larmes redoublent. Un bras sous sa nuque qui la soutient, un contact glacial contre ses lèvres, un liquide répugnant qui coule dans sa bouche, dans sa gorge. Elle s'étrangle, suffoque, s'étouffe. Elle peine à retrouver son souffle et se raccroche désespéramment à ce bras fort et puissant, ce bras qui l'empêchent de glisser, de retomber dans le néant, dans le gouffre amer et sombre, ce bras, son dernier espoir.
« Buvez, miss Granger. »
Cette voix… Elle se met à trembler… Cette voix qui semble revenir du fin fond de son esprit, cette voix aux accents connus mais longtemps oubliés. Elle la cherche dans les méandres de sa mémoire, s'y perd, erre, s'enlise dans la fange des souvenirs, elle croit l'avoir retrouvée mais la voix glisse entre ses mains au denier instant.
« Buvez, vous irez mieux après ! »
De nouveau ce liquide écœurant dans sa gorge. Elle avale et sent la douleur l'abandonner peu à peu. Le flou disparaît, elle commence à distinguer les traits de la silhouette penchée au dessus d'elle. Et dans ce visage encore brumeux, deux points noirs accrochent son regard, deux prunelles ténébreuses et brillantes. Elle frémit, le supplie silencieusement, lui demande de ne pas l'abandonner, de la protéger. Et l'onyx lui répond, l'onyx accepte et lui promet…
Alors déçu pas déçu, content pas content... Dites moi ce que vous en avez pensé...
A la prochaine...
Eniluap qui est heureuse tout plein, parce que ça cousine vient d'accoucher d'un gros bonhomme de 4kg680... Quel objet d'étude incomparable pour la suite de cette fanfic... LOL.
