Hello !

Voilà le chapitre 2. Il n'est pas bêta-readé, je l'ai simplement relu moi-même donc excusez-moi s'il reste des fautes.

BloodyFace : Merci pour ta review, je suis contente de te faire aimer un nouveau couple :)

Disclaimer : Glee est à RIB et l'histoire originale à fanficloverme96, je ne fais que la traduction.

Bonne lecture ! Et n'oubliez pas les très agréables reviews !


Chapitre 2: Invitation

~Une aide survient de différentes façons, certaines plus étranges que d'autres~

~A helping hand comes in many forms, some stranger than others~

"Papa, j'ai une question."

La famille Hudson-Hummel était au Breadstix ce soir-là pour leur habituel diner du vendredi soir. Burt était revenu de Washington et Carole avait pensé que ce serait bien d'avoir leur diner habituel à nouveau après trois semaines sans. Kurt a accepté de tout cœur. Finn suivit simplement le mouvement parce que, hey, qui voudrait dire non à de la nourriture gratuite dans un restaurant assez onéreux?

Burt, qui était sur le point de prendre une bouchée de son steak, regarda son fils avec une expression vaguement curieuse. « Je t'écoute. »

"Imaginons que tu n'aimes pas une personne," commença Kurt doucement « et que tu te rend compte que cette personne a des problèmes. Ce ne sont pas tes affaires mais cette personne a réellement besoin d'aide, » il fit une pause. « Mais cette personne insiste sur le fait qu'il n'a pas besoin d'aide, » il ajouta ça comme une réflexion. « Qu'est-ce que tu ferais ? »

"A'ors aide 'a chette perchonne " marmonna Finn alors qu'il mâchouillait son burger. A la vue du regard désapprobateur de Carole, Finn avala rapidement, pris une grande gorgée de son coca et se tourna vers Kurt. « Ce que j'ai dit c'est « Alors n'aide pas cette personne ».

"Pourquoi?" Ne put s'empêcher de demander Kurt

"Mec, tu n'aimes pas cette personne. Et cette personne insiste pour que tu ne l'aide pas et ce n'est pas comme si c'était ton problème pas vrai ? Alors je ne vois pas l'intérêt, » expliqua Finn avec un ton qui suggérait qu'il était plutôt fier de sa réponse.

"Donc tu n'aiderais pas, imaginons, Jesse St James s'il se retrouvait, je ne sais pas, dans un combat entre gang et qu'il était en train de mourir, juste parce qu'il te dirait 'j'ai pas besoin de ton aide Hudson'?" Répliqua le contre-ténor pour il ne sut quelle raison. Pourquoi était-il soudainement agacé? Finn le regarda avec un regard assez surpris.

"C'est… Je sais pas," répondit-il. "Tu le ferais?"

Avant que Kurt ne puisse répondre, Burt se racla la gorge. « Pourquoi est-ce que tu es si préoccupé par ça, fiston ? » Demanda-t-il d'un ton bourru. Kurt se tourna vers son père et se mordit la lèvre, son regard se vrillant momentanément sur la table avant de le soulever pour rencontrer celui de Burt.

"Est-ce que tu as vu les infos un peu plus tôt? Demanda-t-il

Burt secoua sa tête. "J'étais au garage toute la journée. Je n'ai même pas eu le temps d'allumer la télévision. »

"Pourquoi, chéri ?" Intervint Carole en posant sa fourchette. « Quelque chose ne va pas ? »

Kurt soupira. "Est-ce que vous vous souvenez de Sebastian Smythe?"

"Ce gars des Warblers?" Demanda Fin. "Celui qui a essayé de me faire du chantage ? »

« Qui a pratiquement rendu Blaine aveugle?" Ajouta Burt

"Est-ce que vous ne vous en rappelez qu'à cause de ses actes malveillants ?" Demanda Kurt exaspéré

Burt et Finn se regardèrent pendant un instant avant de se tourner vers Kurt. « Plus ou moins" dirent-ils à l'unisson.

Kurt laissa échapper un souffle avant de continuer. « Peu importe, il a été… victime d'un accident récemment, » dit-il légèrement. « En fait, c'était un peu plus tôt aujourd'hui."

"Oh" Une légère exclamation de surprise se fit entendre. Les têtes se tournèrent pour voir Carole, sa main couvrant sa bouche. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise. "Bien sûr," continua-t-elle. "C'est le garçon des nouvelles que j'ai regardées aujourd'hui. I-Il a été impliqué dans un accident de voiture et s-ses parents ont été tués, oh mon dieu. » Un souffle tremblotant s'échappa de ses lèvres. "Pauvre garçon."

Burt regarda sa femme avec préoccupation. « Ses parents ont été tués ? »

"Oui," acquiesça Carole "Sur place, en fait. Leur fils s'en est sorti avec quelques dégâts. » Elle se tourna vers Kurt, une expression triste sur son visage. « Je ne savais pas que vous étiez amis. »

"Nous ne le sommes pas, » dit Kurt rapidement. « Je veux dire… pas vraiment. Mais je… euh… suis allé le voir aujourd'hui et… » Il s'arrêta. "Il a dit qu'il n'avait nulle part pour vivre. Il s'emblerait qu'il n'ait pas de famille ici, dans l'Ohio. »

"Eh bien," Commença Finn. "Ça craint."

"Et ta façon de résumer les situations ne cessent de me fasciner." Kurt roula des yeux. Cependant, le visage de Finn s'illumina.

"Tu penses vraiment ça, mec?"

Kurt se contenta de soupirer. Il décida simplement de se tourner vers son père. « Alors ? Tu n'as pas vraiment répondu à ma question, papa. Qu'est-ce que je devrais faire?"

Burt fut silencieux un instant. « Si tu veux vraiment ma réponse, fils, » dit-il avec précaution. « Alors, tu devrais l'aider, » il fit une pause, regardant Kurt avec hésitation. « Ecoute, Kurt, je sais qu'il n'est peut-être pas le gamin le plus sympa sur terre mais c'est une personne. J'ajouterais même qu'il a un problème assez sérieux. »

Kurt n'avait pas de réponse à ça. Burt prit son silence comme une invitation à continuer.

"C'est dur de perdre ses parents. Et toi, Kurt, parmi beaucoup d'autres, devrais savoir ça. » Burt tendit la main pour tapoter l'épaule de Kurt d'une façon réconfortante.

Kurt connaissait ce sentiment. Il se souvenait des longues nuits où il pleurait alors qu'il essayait de dormir, en pensant 'Pourquoi maman n'est pas ici avec moi? Est-ce qu'elle est fâchée contre moi?' Il se souvenait du petit appétit qu'il avait; faisant face aux tentatives désespérées de Burt pour qu'il mange un petit peu à chaque repas. 'Allez, fiston. Juste un peu…' Et il n'avait perdu qu'un seul parent. Il ne pouvait honnêtement pas imaginer perdre les deux.

"Alors, tu es en train de dire que je devrais l'aider ?" Kurt dit ces mots doucement et prudemment, comme s'il considérait toutes les possibilités.

Burt sourit. "Tu penses bien. Et je sais exactement comment. »

~*.*~

Kurt était à nouveau devant la porte de la chambre d'hôpital de Sebastian le lendemain. Sa main droite tenait un bouquet de tulipes roses et de lis blanc qui ont été arrangées d'une belle façon. A la base, Kurt ne savait pas ce qu'il devait amener à Sebastian pendant sa visite à l'hôpital. En fait, il avait passé son samedi matin à y réfléchir. Il avait pensé lui amener un ourson en peluche (Vraiment Kurt? J'ai pas cinq ans), un panier de fruits (Ce ne sont pas de pommes empoisonnées au moins ?) ou une simple carte de bon rétablissement (J'ai toujours pensé que tu étais pauvre). Finalement après d'innombrables soupirs frustrés, il s'était décidé pour un bouquet de fleur. Et, ça aussi, avait posé problème. Des roses rouges faisaient trop romantiques –Kurt avait rougit à cette pensée-, des roses blanches faisaient trop…. mariage –un autre rougissement- et des chrysanthèmes lui faisaient penser à des funérailles (Je ne meurs pas encore, Kurt). Avec l'avis de Carole, il se retrouva avec des tulipes et du lis.

Bien sûr, il fut confronté à une conversation assez embarrassante.

"Je ne savais pas qu'il était si spécial pour toi, Kurt" Avait commenté Carole. Kurt aurait pu s'étouffer avec son pancake.

"Il ne l'est pas !" Bafouilla-t-il. "On se connait simplement." A la vue du regard éloquent de Carole, Kurt lui donna une autre réponse indignée. « C'est une question de courtoisie. »

Kurt soupira avant de frapper à la porte. Quand il ne reçut aucune réponse, il toqua à nouveau avant que la porte ne grince et s'ouvre doucement. Elle était déverrouillée. Il l'ouvrit sans faire de bruit et se tourna vers le lit de Sebastian.

Sebastian était endormit.

Sa tête reposait sur deux confortables cousins, ses yeux était fermés et immobiles excepté les quelques mouvements sous ses paupières indiquant qu'il rêvait. Ses lèvres étaient légèrement entre-ouvertes. Sa respiration était calme. Le rayon de soleil qui traversait la fenêtre illuminait son visage, le faisant apparaitre serein et… plus jeune.

Kurt réalisa que Sebastian avait l'air plus calme.

Ne sachant que faire, Kurt se tint maladroitement debout avant de s'avancer vers la table de chevet pour poser son bouquet de fleur. Quelques cartes reposaient déjà dessus; l'une d'elle disait joyeusement 'Remets-toi vite, Sebastian Warbler. De Trent.' Kurt ne put s'empêcher de sourire. Il savait que c'était une des raisons pour lesquelles il avait apprécié Trent en premier. Alors qu'il était quelqu'un de sérieux, Trent était quelqu'un avec qui il était facile de vivre grâce à sa nature optimiste.

Kurt posa le bouquet sur la table avant de s'asseoir sur le fauteuil à côté du lit. Il s'y adossa et ferma ses yeux, sa respiration se calmant lentement. Il ne voulait pas réveiller Sebastian alors il décida que ce serait mieux d'attendre.

Je vais juste fermer mes yeux un instant…

~*.*~

Never knew I could feel like this (Je n'ai jamais su que je pouvais ressentir ça)

Like I've never seen the sky before (Comme si je n'avais jamais vu le ciel avant)

Les paupières de Sebastian papillonnèrent et s'ouvrirent doucement alors qu'il fut réveillé par une mélodie familière. Quelque chose qu'il avait écouté dans une voiture… avec ses parents. Sa mère chantait avec la chanteuse alors que son père la regardait affectueusement. Sebastian avait soufflé depuis la banquette arrière mais il était secrètement heureux de voir les visages heureux de ses parents.

Ensuite, tout s'est passé trop vite.

Un moment, il les regardait sourire, puis il entendit des cris, des crissements de pneus, un grand fracas… Fils, s'il-te-plait… tout ira bien... Chéri, je t'aime… Sebastian… Où sont mes parents? M. Smythe, calmez-vous ! Maman! Papa !

Sebastian chassa ses larmes. Il se tourna vers la source du bruit. Ce à quoi il ne s'attendait pas était de voir Kurt, sa tête reposant contre le mur, béatement endormi sur le fauteuil sans se soucier du monde. Dans sa main se trouvait son iPhone, qui vibrait avec insistance, sa sonnerie de téléphone devenant plus forte chaque seconde.

Et Sebastian avait vraiment besoin de ne plus entendre cette musique.

« Kurt » dit-il la voix un peu rauque. « Kurt réveille-toi. Ton téléphone sonne," quand Kurt ne bougea pas, Sebastian éleva un peu la voix. « Aller, Kurt."

Les paupières de ce dernier remuèrent finalement avant de s'ouvrir. Il lança un regard perdu autour de la pièce avant que ses yeux ne se posent sur Sebastian qui affichait une expression perplexe. Il cligna des yeux avant de réaliser que son téléphone vibrait dans ses mains. C'en était presque comique de regarder Kurt s'asseoir brusquement et passer son pouce sur l'écran de son portable pour répondre à l'appel, tout cela d'un air plutôt surpris. Sebastian failli glousser. A la place, il sourit, amusé.

"Allo?" dit Kurt. "Ouais? Oh, pardon papa. J'ai dû m'endormir. Non… pas encore, » Kurt lança rapidement un regard éloquent à Sebastian avant de regarder ailleurs. « Je le ferai. Okay, bien sûr. A plus tard."

En remettant son iPhone dans sa poche, Kurt se tourna doucement, presque de manière hésitante, vers Sebastian.

"Hey," dit-il avec un ton un peu trop léger.

"Salut à toi, princesse" Sebastian lui offrit son sourire arrogant, ses yeux verts divaguant vers la table de chevet. "Aww, tu m'as apporté des fleurs… Je suis touché."

"Je peux entendre le sarcasme dans ta voix, Sebastian,' soupira Kurt. "Soit content que ce ne soit pas du lierre empoisonné. »

"C'est noté," dit Sebastian gaiement. Puis, comme si on avait appuyé sur le bouton d'une télécommande, son expression devint légèrement plus sombre. « Qu'est-ce que tu fais là de toute manière ? Je ne pensais pas que tu m'aimais tellement pour venir me voir chaque jour. Ou bien tu te sens obligé de le faire parce que tu te sens coupable ? »

"Ne sois pas stupide, Sebastian," répliqua Kurt. Mais il commença à s'agiter d'une manière inconfortable. « En réalité… Je suis venu ici avec une offre."

"Non merci, tu n'es pas mon genre," dit Sebastian avec désinvolture en soulevant un sourcil.

Kurt le foudroya du regard avant de prendre une inspiration et de souffler. « Ma famille t'invite à rester chez nous pour le moment."

Il y eu un bref silence.

"Pardon?" Demanda finalement Sebastian. Kurt parvint à se montrer embarrassé.

"J'ai… en quelque sorte informé mes parents de ta … situation et ils ont accepté de te laisser… rester avec nous pour un moment avant de te trouver un endroit où habiter de façon plus… permanente. »

"J'ai déjà une maison. Une assez grande d'ailleurs," fit remarquer Sebastian

"Tu ne vas pas vivre tout seul," dit Kurt les dents serrés. "C'est une mauvaise idée, Sebastian. Une horrible même."

"Je peux m'occuper de moi-même."

"Tu as… quoi? 16, 17 ans?"

"17"

"Exactement. Tu n'es même pas encore un adulte, Sebastian ! Du moins légalement. Tu ne peux pas prendre soin de toi."

"Si je peux," répondit Sebastian accentuant chaque mot entre ses dents. Son ton frôlait la dangerosité. Kurt, cependant, ne renonça pas.

"Reconnais-le, Sebastian. Tu ne peux pas. Qui va payer les factures ? Tu ne peux pas avoir de travail permanent à ton âge. Du moins, pas un correct. Qu'est-ce qui se passerait si quelqu'un venait ? Si quelqu'un toquait soudainement à la porte, te demandant de payer pour l'argent que tu n'as pas emprunté ? » Kurt fit une pause. « J'ai vu des adolescents qui ont essayé de vivre par leurs propres moyens. Et ça n'a pas finit bien pour la plupart d'entre eux. »

"Pourquoi est-ce que tu t'en soucies de toute façon ? demanda Sebastian. "En quoi est-ce que cela te concerne ? »

"Je te l'ai dit, je suis plus gentil que tu ne l'es ! » Sortit Kurt. Il prit une profonde inspiration avant d'expirer doucement en fermant ses yeux. Quand il les rouvrit, il avait l'air beaucoup plus calme. "Ecoute, je sais qu'on a mal commencé. Mais je suis le genre de personne qui aide ceux qui en ont besoin quand je pense qu'ils le méritent et toi, Sebastian, tu le mérites.

Quand Sebastian ne répondit pas, il le prit comme un signe pour continuer.

"Tu te souviens de Dave Karofsky, n'est-ce pas ? C'était mon tyran. En fait, il est la principale raison pour laquelle j'ai été transféré à Dalton l'année dernière. Il avait fait de ma vie un enfer. » Kurt se rappela les poussées contre les casiers et les slushies humiliants qu'il avait reçu au visage de la part du sportif. Il se souvint de la peur qu'il ressentait quand les choses ont dégénérées au point d'être menacé de mort. Cette année, il s'était senti comme dans un film d'horreur et, jusqu'à maintenant, Kurt n'a jamais oublié ce sentiment.

"Quand j'ai vu à quel point il avait peur de sa sexualité, j'ai eu de la pitié pour lui et j'ai eu envie de l'aider. Si j'ai pu avoir une sorte de compassion pour lui, pourquoi je ne pourrais pas en avoir pour toi?

Kurt avait rendu Sebastian sans voix. Il se détourna, fixant quelque chose à travers la fenêtre à nouveau, ses lèvres s'étirant en une fine ligne. Il y eu à nouveau un court silence et quand Kurt allait penser qu'il était allé trop loin, il entendit Sebastian murmurer.

"Juste pourquoi? Je pensais que tu me haïssais. »

Kurt eut un soupir las. « Je ne te déteste pas. Tu es peut-être un des plus grands crétins que j'ai jamais rencontré mais je ne te hais pas. Même quand tu essayais de me voler Blaine je ne te haïssais pas. Je ne t'aime pas vraiment, c'est vrai, mais je ne t'ai jamais détesté.

Sebastian réalisa que c'était vrai. Même pendant leurs conversations au Lima Bean il y a quelques jours avant les Communales, Kurt n'a jamais prononcé le mot « haïr » dans ses phrases. Je ne t'aime pas. C'est tout.

"Alors, tu acceptes ou non? » Demanda Kurt après un instant de silence. Sebastian commençait à reconsidérer la question. Mais quand il y pensait vraiment…

Je n'ai rien à perdre.

Tournant sa tête vers le garçon au teint pâle devant lui, Sebastian sourit de son habituel sourire sarcastique.

"Si tu insistes, princesse. »