Bonjour ! Après deux semaines de vacances, comme promis, je vous mets en ligne le chapitre de la rencontre entre Snape et Hermione. Je ne sais pas quand je pourrais publier le prochain, je pars en vacances tout le mois d'août sans interruption et probablement sans wifi... Mais j'en profiterais pour faire de la traduction et avoir quelques chapitres d'avance!
Réponse aux reviews anonymes :
Ricardoflo : Tant mieux ;) Merci pour ta review!
Zeugma : Ouaip, la scène tant attendue arrive! Ahaha, je pense que ce chapitre te surprendra. Merci à toi pour ta review!
Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à Rowling et l'histoire à Ardastra.
Bonne lecture !
Snape entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer.
La voix excitée de Norrie traversait le couloir et portait jusque dans la librairie où Snape avait trouvé refuge. Pour la première fois depuis un long moment, il n'était pas sûr de ce qu'il devait faire. Il était habitué à pouvoir être tranquille à tout moment dans sa propre maison, assuré qu'il n'y avait personne d'autre que les elfes de maison pouvant le voir et ils ne le jugeraient sous aucun prétexte. Maintenant, le monde extérieur rentrait en compte une nouvelle fois.
Pour la première en étant chez lui, il devait penser à la manière dont il voulait être perçu. Il avait toujours une coquille extérieure à mettre en place lorsqu'il se retrouvait au milieu d'autres personnes et cela incluait une petite incantation qu'il mettait en place à chaque fois qu'il avait une discussion avec d'autres personnes que des partenaires de travail. C'était le même sort, bien que modifié, qui éloignait les Moldus et les sorciers de sa propriété et faisait croire à chaque personne avec laquelle il avait à traiter qu'elle n'avait aucun intérêt à rester près de lui plus que nécessaire. Les employés au magasin ne donnaient pas dans le bavardage inutile et les personnes qui le reconnaissaient dans la rue acquiesçaient simplement avant de s'en aller précipitamment pour conclure leurs propres affaires.
Snape se rendit compte que dans les limites de sa propre maison, même si elle était plutôt grande, ce sort en particulier pourrait causer plus de problèmes qu'il en valait la peine. Granger ressentirait qu'elle devait rester loin de lui et pourrait sentir qu'il valait mieux qu'elle reste cachée dans sa chambre tout le temps. C'était peut-être une pensée plaisante, mais elle était là pour obtenir son aide et elle devra lui faire confiance si elle devait lui ouvrir son esprit comme un paysage sans limite dans laquelle il pourrait errer selon sa volonté.
Snape souhaitait que cette épreuve soit terminée le plus vite possible pour qu'il puisse retourner à sa vie en solitaire, donc tout ce qui devait être fait pour que cette fille soit coopérative, devait être fait. Pendant une seconde, il pensa que, peut-être, il devrait essayer de sourire, mais réprima cette pensée avec un souffle méprisant.
Snape entendit Norrie monter les escaliers avec le bagage et pensa que le moment où il devrait rencontrer la fille serait un peu repoussé. Mais ensuite il entendit un tout petit frappement à la porte.
Hermione prit une profonde respiration avant de frapper à la porte de la librairie, où Norrie lui avait informé qu'y serait son Maître.
Une seconde plus tard, une profonde et grondante voix annonça qu'elle pouvait entrer. Hermione ressentit une forme d'appréhension, mais rassembla tout le courage qu'elle possédait et ouvrit la porte.
Là, dans la pièce sombre avec des rayons de bibliothèques contre chaque mur allant jusqu'à cinq mètres de haut, était assis un homme dans un grand fauteuil devant une cheminée. Ses traits sombres étaient accentués d'autant plus que toute la lumière venait de derrière lui. Il ressemblait à un sceptre sombre et menaçant la regardant comme si elle avait été prise au piège.
Puis, il se redressa de sa chaise et Hermione arrêta de respirer. Debout, il était encore plus intimidant que ce qu'elle pensait. Habillé de noir, avec des cheveux couleur corbeau lui arrivant aux épaules et des yeux qui ressemblaient à deux lacs noirs, il paraissait tout droit sortit d'une nouvelle de Poe (*).
Hermione marcha doucement vers lui et tendit sa main qui tremblait librement vers Snape.
-Monsieur Snape, je suis Miss Granger, ravie de faire votre connaissance.
Snape avança de quelques pas et saisit la main d'Hermione. Après quelques instants où il la regardait presque surpris, la rendant encore plus mal à l'aise, il dit :
-Eh bien, eh bien, Granger, je sais que vous ne vous rappelez pas de moi, mais je me souviens de vous. Je suppose que je devrais vous faire visiter ma maison. J'espère que vous vous y sentirez comme chez vous pour la, espérons-le, brève période que vous passerez ici. S'il y a la moindre chose que vous souhaitez, demandez-le simplement à Norrie, il est instruit à être sûr que vous ayez tout ce dont vous avez besoin.
Sur ces mots, il retourna à son siège, se rassit, récupéra un verre au liquide ambré qu'il sirota doucement en regardant les flammes.
Hermione sentit qu'elle venait d'être congédiée avec aussi peu de gentillesse que possible, mais pouvait supporter cet indice. Elle sortit rapidement de la pièce et, alors qu'elle refermait la porte derrière elle, elle vit un Norrie tout sourire qui l'attendait avec sa valise au bas des escaliers qui conduisaient à sa chambre.
-Venez, Missus, je vais montrer les quartiers de Missus maintenant, dit-il et il monta les escaliers.
Hermione le suivit à une allure lente, relâchant son souffle, qu'elle n'avait pas remarqué avoir retenu.
Snape s'appuya sur le dossier du fauteuil et soupira. Juste avant qu'Hermione ne rentre, il avait décidé d'être plaisant, ou au moins courtois, avec elle, mais aussitôt qu'il avait posé ses yeux sur elle, toutes ses bonnes intentions étaient parties par la fenêtre. Il avait, bien sûr, intellectuellement réalisé qu'elle ne serait plus l'embêtante gamine de dix-sept ans, miss je-sais-tout, qu'elle était la dernière fois qu'il l'avait vue. Mais il avait eu une sorte de choc que devant lui se tienne, à la place de la fille qu'il connaissait, une femme avec des courbes plus que plaisantes, ses cheveux, autrefois indisciplinés, rassemblés en une épaisse tresse, et sur son visage, la plus sensuelle bouche qu'il n'avait jamais rencontré.
Snape n'était pas aussi opposé à la compagnie féminine que ce qui était largement connu. Mais à chaque fois que le besoin se présentait, il s'est engagé dans un arrangement mutuellement bénéfique avec quelqu'un qui souhaitait autant que lui que leurs rapports demeurent cachés. C'était souvent des femmes mariées ou bien des veuves dont les héros de guerre étaient un point sensible. Ces relations étaient sans émotion, de son côté du moins, mais était tout ce dont il avait eu besoin. Satisfaction physique et pas d'implication émotionnelle.
L'apparence d'Hermione avait bouleversé la partie primitive de lui qui avait décidé qu'il la désirait.
Donc, au lieu de demander comment elle allait et si le voyage par portoloin s'était bien passé, il avait dit aussi peu que possible et la rejeta sans un second regard. Le premier ayant été trop long et intense de toute façon.
Maintenant, il était seul et avait beaucoup de temps pour se réprimander d'avoir agis si durement à l'égard d'Hermione alors que c'était contre-productif pour ce qu'il avait à faire et qu'il souhaitait finir aussi vite que possible. Il devait briser les barrières de son esprit qui contenait ses anciens souvenirs pour qu'il puisse la renvoyer avant qu'elle ne perturbe un peu plus sa vie.
Alors... Vous avez aimé ?
Je ne sais pas vous, mais personnellement, cette scène me fait penser à la scène de la bibliothèque dans Jane Eyre (Charlotte Brontë) entre Jane et Rochester!
(*) : Petit rappel au cas où, Edgar Allan Poe = Un grand auteur américain du 19ème siècle, bien connu pour ses nouvelles un peu étranges ... Je vous le conseille si vous ne connaissez pas !
Merci de me lire, merci aussi à ceux qui me suivent ou qui me laissent des reviews ;)
Bonnes vacances à tous et à bientôt!
