Titre: Répare moi
Couple: Steve/Tony pour l'instant
Petite note: J'ai euh... extrêmement de retard ? Désolée ? Me tuez pas ? Pitié ? Bon pour ma défense je suis en plein bac blanc de français et euh... Voilà quoi _ Et pour la suite... Ça risque d'être pareil. Pardooooooooon. Par contre, suite aux plusieurs conseils que j'ai reçu, j'ai rallongé mes chapitres (doublé même. Environ 3500 mots. Désolée mais je crois pas que je pourrais faire plus ^^' Promis j'essaierai.) Ah et aussi ! MERCI ! Plus de 10 personnes suivent mon histoire (21 pour être précis). Ça peut paraître peu mais c'est incroyable à mes yeux, pour ma première histoire ^^ Donc merci beaucoup !
Réponse aux reviews:
Stelena19: Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te conviendra mieux ^^
Chapitre 2: Quelque chose de bien
"Alors voilà mon pote. Je sais très bien que tu ne vas pas être content."
Tony se rattrapa in extrémiste, renversant au passage une rasade de Gin conséquente. A moins que ce ne soit de la vodka ? Enfin ça n'avait pas tellement d'importance en cet instant...
"Qui ne le serait pas après tout ?" reprit-il l'air de rien, "Un homme beau, riche, drôle, philosophe, sexy, fort, élégant, intelligent... Et un putain de coup au lit... Parfait quoi."
Il reprit une gorgée directement à la bouteille, les yeux perdus dans le vide.
"Mais ça Brucie, se sont ce que les autres voient de moi. Parce que ça... ça c'est pas moi. En vérité je suis... mesquin. Égoïste. Snob. Orgueilleux. Jaloux. Alcolo. Comme mon putain de père." s'avoua-t-il en grimaçant.
Il n'était plus temps de se masquer la face.
"Mais pire que ça Brucie... Je suis un assassin" déclama-t-il d'une locution laborieuse dûe à l'alcool et à l'émotion, sa voix se brisant sur le dernier mot.
"J'ai tué des gens. Beaucoup de gens. Trop de gens."
Il s'arrêta un moment, sa gorge serrée l'empêchant de parler.
"Tu sais... Je voulais... Je voulais juste... Réparer mes erreurs. Sauver le monde. Comme un héros. Et vois ce que j'ai créé. De toute façon, malgré ce qu'a voulu me faire croire Fury, malgré ce que l'équipe me répète, malgré ce que le monde me montre, je ne suis pas un héros. Oh non je n'en suis pas un." Répéta-t-il en balançant la tête de droite à gauche.
C'est en buvant de nouveau qu'il remarqua ses mains. Il les souleva devant ses yeux, leur lançant un regard amer.
"Regarde Bruce. Regarde !" s'exclama-t-il en les agitant devant la caméra "J'ai peur. J'ai peur bordel ! Parce que j'avais des idées. De grandes idées. De belles idées. Des idées pour lesquelles j'étais prêt à me battre pour les faire vivre. Pour lesquelles j'étais prêt à mourir. Ces idées... C'est ça qui me définit Bruce. Simplement et juste ça."
Il prit une respiration, ouvrant enfin les yeux sur ce qu'il se cachait depuis tant de temps.
"J'en ai eu des bonnes, des magnifiques même. L'armure. Le Stark phone qui -malgré ce que veut faire croire la pomme à moitié bouffée- est le m... le ms... le... bref le mieux du mieux de la technologie. Et aussi le réacteur Arc. " déclara-t-il en souriant avant que son regard ne se voile subitement, conscient de la réalité.
"Et des idées j'en ai encore." Reprit-il gravement, ses yeux vitreux, fous, semblant percevoir un autre univers "Des tonnes. Des milliards qui miriadent dans ma tête, qui tournent, explosent s'entrechoquent, se mélangent, se cassent et se réparent. Et elles me font flipper. Parce que je ne peux pas les exprimer. Je ne veux pas" articula-t-il lentement, "Et j'en deviens fou... Je vais finir par craquer."
Ses yeux divaguèrent vers de lointain souvenirs.
"J'ai pas toujours été ce connard prétentieux tu sais. Enfin si mais moins. Et pas de la même façon. Mais on m'a détruit. Le monde m'a détruit. Je..."
On put entendre un bruit étouffé, mélange entre le sanglot et le rire. Tony accentua son sourire, cherchant inconsciemment à retrouver une partie de sa façade.
"Mon père, Pepper, la société, l'humanité... Depuis que je suis petit, j'ai l'impression qu'on s'acharne à me faire rentrer dans un moule. Et j'y suis parvenu, à y rentrer. Mais pas sans sacrifice. Il faut ouvrir les yeux: Je suis cassé Bruce. Je suis cassé et personne ne peut me réparer." lâcha-t-il en fixant la caméra.
Suite à ces dernières phrases, il baragouina encore quelques mots, laissa un "je t'aime mon pote" se perdre dans le méli-mélo qu'était devenu cette conversation ainsi qu'un "Dis au revoir au géant vert de ma part" puis il mit fin à la vidéo. Il était temps. Il prit l'ascenseur, cette montée lui faisant étrangement penser aux montagnes russes: l'ascension avant la grande descente. Ou chute ici. Il arriva jusqu'au toit et alla s'installer au bord, les jambes dans le vide, surplombant la ville de sa tour. Il lui restait un dernier au revoir à faire. Il leva le bras, laissant les plaques de métal le recouvrir.
"Hey mon grand" déclama-t-il doucement en un sourire.
"Monsieur." lui répondit la voix chaude de son meilleur ami. De sa seule famille. De sa plus belle création.
"Bon..." commença-t-il, ne savant pas par où commencer, "C'est l'heure."
"Vous pouvez encore changer d'avis Monsieur."
Tony sourit. Ah, ce bon vieux Jarvis.
"Pas vraiment Jarv. De toute façon, je n'en est pas envie."
Il garda le silence, remettant ses idées en place.
"Je vais te raconter une histoire Jarvis. L'histoire de ta création."
"J'ai passé l'âge des contes monsieur. Je ne suis plus un enfant."
"Arrête de casser mon speech mélodramatique. C'est censé être là séquence émotion !" le réprimanda le génie en s'esclaffant, des larmes cachées au fond de ses yeux. "Donc" reprit-il "je vais te raconter l'histoire de ta naissance. Tu sais que tu ne t'appelles pas Jarvis par hasard n'est-ce pas ? Je t'ai nommé ainsi en honneur à un homme. C'était mon majordome. Un chic type. Le genre qui se soucie de tout le monde. Il avait un accent un peu bizarre, guindé, mais il savait juré comme personne quand il le fallait. C'était le type fil de fer, super grand et tout fin. C'était mon Alfred à moi si on peut dire. Bien que je sois beaucoup plus classe que Batman avouons le. Il m'engueulait lorsque je me couchais trop tard ou que je n'avais pas fini mes devoirs. Il était plutôt chiant concernant l'hygiène. Je ne parle même pas de la drogue, mon dieu sa réaction lorsque je lui ai proposé de l'herbe ! " ria-t-il avant de se calmer soudainement, "Et puis... il me cuisinait toujours des cookies lorsque je n'étais pas en forme. Il venait dormir dans ma chambre quand je faisais des cauchemars. Je me souviens qu'il aimait ébouriffer mes cheveux."
D'autres souvenirs défilèrent dans son esprit, des souvenirs qu'il prit le temps de revivre, de savourer une dernière fois. Il remercia intérieurement cette personne qui lui avait fait connaître les plus belles années de sa vie.
"Et puis... j'ai du apprendre à vivre sans lui." dit-il sans explorer plus le sujet, préférant ne pas continuer sur cette lancée. Il avait assez de mal à retenir ses larmes comme ça.
"Et tu es né. Et putain Jarvis, j'étais tellement fier ce jour là, où je t'ai entendu gazouiller tes premiers mots. Bon j'avoue c'était plus un grésillement qu'un bonjour et tu as explosé suite à ça. Mais sérieusement ? Ça a été le plus beau jour de ma vie. Et je n'ai eu de cesse de t'améliorer. Tu es devenu de plus en plus performant. De plus en plus intelligent et autonome. Je t'ai vu grandir, te développer. Devenir l'égal d'un humain."
"Supérieur serait plus correct Monsieur." Le coupa presque railleusement l'intelligence artificielle. Tony émit un sourire avant de continuer:
"Alors je dois te dire merci Jarvis. De m'avoir rendu aussi fier. De m'avoir consoler. D'avoir simplement été là. Et de m'avoir fait rire, même si tu mériterais une petite mise à jour niveau blagues.
" Ceci n'est qu'une question de point de vue. Ce n'est pas de ma faute si monsieur n'arrive pas à les comprendre."
Tony avait beau savoir que Jarvis n'était qu'une machine, il était presque sûr d'avoir entendu une nuance de tristesse dans la voix stoïque de sa création.
"Merci Jarvis. Et adieu."
"Au revoir Monsieur."
L'ingénieur enlevit, après de longues minutes et de gestes maladroits, son armure et oreillette qu'il posa délicatement par-terre. Ce qui consistait, lorsqu'il était bourré, à ce qu'elles atteignent le sol sans être brisées en mille morceaux. Il ne sentit même pas qu'il restait encore accroché dans son dos une plaque en métal. Après tout, il avait plus important à penser. Il sortit le revolver qu'il conservait dans la poche arrière de son jean, la dernière phrase de Jarvis lui revenant en tête. L'intelligence artificielle ne disait jamais rien au hasard. Cependant l'ingénieur préféra ne pas s'attarder sur ces paroles. Peut-être aurait-il compris ce qui allait se passer alors. D'un geste assuré, il posa le canon de l'arme contre sa tempe, tout en observant la ville qui s'étalait plus bas. Il sut, en sentant ses mains enserrer d'un geste sûr le métal noir et froid, sans aucun tremblement, qu'il faisait la bonne chose. Enfin. La balle dans la tête pouvait paraître banal. Trop pour le milliardaire réputé m'as-tu-vu qu'il était. Mais c'était ainsi qu'il voulait partir. En tant que Tony Stark. Il laissait derrière lui le marchand de mort, le playboy et l'avenger pour simplement redevenir le Tony qui bricolait des trucs dans son garage et qui récupérait de vieux grille-pain et four à micro-ondes pour construire ses rêves. Il serra contre son marcel couvert de tâche d'huile le masque du Mark I, sa première armure. Il avait longuement hésité à partir avec la panoplie complète. Mais en se souvenant de toutes les heures passées, toute la sueur versée et les efforts effectués, et surtout du sacrifice accomplis pour sa création, il n'avait pas eu le courage qu'elle se retrouve détruite s'il devait, durant sa mort, basculer dans le vide. Il prit le temps de se réinstaller plus confortablement avec une certitude en tête: Il allait faire quelque chose de bien. Son index amorça le mouvement, commençant à presser la gâchette. Ses lèvres s'étirèrent, formant enfin un sourire sincère. Libre. Il était libre. Enfin c'est ce qu'il pensa avant d'entendre la traitresse détonation. La rencontre de deux métaux. Un cri. Tony vit avec désespoir son revolver tomber dans le vide. Il porta une main à ses tempes, la ressortant vierge de sang.
"Putain… Vous pouviez pas vous en empêcher…" déclama-t-il amer en se retournant.
Il aperçut alors un Steve Rogers grave, tendant le bras tandis que son bouclier revenait vers lui.
"Tony… Ne faites pas de conneries."
Il suppliait presque. Tony aurait pu en rire de voir ainsi le grand justicier aussi démuni. Aurait pu si cette supplication ne réveillait pas en lui une étrange émotion.
"Oh mais ce n'est pas une connerie comme vous dîtes." lâcha en riant Tony "Restez en-dehors de ça."
Steve ouvrit les yeux de surprise.
"Comment voulez-vous que je ne m'en mêle pas ?" s'écria-t-il consterné.
"Et bien c'est très facile en vérité. Il suffit tourner votre figure d'ange vers la porte et d'avancer tout droit. Gauche droite, tout ça tout ça. Enfin bon ce n'est pas moi qui vais vous expliquer comment faire hein. "
Steve secoua la tête tout en se rapprochant. Tony était saoul. Il ne devait pas se rendre compte de la situation, de ce qu'il était en train de faire, de ce qu'il...
"N'approchez pas Captain." Lança froidement l'Iron Man.
Steve s'immobilisa. Il prit soudainement conscience de l'endroit où ils étaient. Du toit. Du vide considérable. Et surtout des pieds du suicidaire bien trop près du bord. Ses yeux prirent le reflet de ceux qui ne peuvent rien faire et malgré son envie, malgré la supplication de son corps d'agir, n'avança pas d'un pouce. La détermination qu'il pouvait lire en l'ingénieur le prévenait qu'il était sérieux. Mortellement sérieux.
"Tony… S'il te plait. Ne fais pas ça."
Le tutoiement le choqua. Le playboy n'avait jamais réellement aimé le soldat. Trop coincé, trop pur, trop gentil. Trop parfait. Il était son total inverse. Mais l'Iron Man se sentit touché par l'air paniqué qu'il pouvait lire sur le visage de l'homme en face de lui.
"Vous savez, c'est étrange. Je n'aurai pas pensé que vous seriez celui qui aurait des doutes. Après tout, on ne va pas se mentir, on ne peut pas dire que nous soyons amis. Nous nous supportons à peine." déclama à voix haute l'ingénieur, sans véritablement s'adresser au soldat, ayant comme oublié sa présence.
"Ce n'est pas vrai. Vous êtes quelqu'un que… que j'apprécie."
Tony s'esclaffa avant d'ajouter devant le regard perdu du blond:
"Vous êtes un pitoyable menteur… Vous aurez au moins eu le mérite de me faire rire."
Le Captain, voyant l'Iron Man glisser un regard un peu trop appuyé sur le gouffre à côté de lui, décida de changer de tactique. Il était temps de passer à l'attaque.
"C'est bien beau de vouloir sauter Stark." commença le super soldat en fixant son regard dans celui provocateur de Tony "Mais vous avez pensé à après ? Une fois que vous serez mort ? Vous pensez à nous ? Aux survivants ? Est-ce que vous pouvez ne serait-ce qu'imaginer la douleur que nous subirons ? Les questions que nous nous poserons, les "pourquoi" qui viendront nous hanter, la culpabilité qui nous rongera ? Et oui ne me regardez pas comme ça, même moi !" s'écria-t-il soudainement en voyant Stark le dévisager … "Même à moi, vous me manquerez. Même moi je serai triste. Même moi je…"
Steve s'arrêta en sentant l'émotion venir étreindre sa gorge. Son visage afficha la même incompréhension que l'homme en face de lui. Il ne comprenait véritablement pas sa propre réaction.
"C'est bien beau de vouloir sauter" reprit-il en se raclant la gorge "Mais c'est un acte purement égoïste qui causera plus de mal que de bien.
"Plus de mal que de bien hein ?" ricana le milliardaire "On ne se comprend vraiment pas. Mais cette discussion aura permis un miracle: je suis d'accord sur un point avec vous Captain. Je suis égoïste. Mieux que ça, je suis une ordure, une sous-merde. Une sous-merde riche, belle et diablement sexy, mais une sous-merde tout de même."
Il vit sans satisfaction le masque de Steve se fissurer, laissant apparaître une douleur déjà présente alors qu'il comprenait. Rien de ce qu'il pourrait dire ne le fera changer d'avis. Il approcha son pied du vide, prit une grande inspiration et…
"Vous avez oublié de rajouter une sous-merde avec un adorable petit cul."
L'ingénieur fut tellement choqué d'entendre le si chaste Steve prononcer de tels mots qu'il se retourna. Il détailla alors la masse en mouvement, qui se rapprochait. Il inspecta minutieusement les traits déformés du blond par l'adrénaline et le cri qu'il était en train de pousser. Tony bascula en arrière, serein. Tandis qu'il sentait la gravité prendre ses droits et l'entraîner vers le bas, il se dit qu'il y avait quelque chose d'inhabituel. Tony savait que grâce au sérum, les capacités du blond avaient été améliorées, au point de lui donner une vitesse extraordinaire. C'était pourtant étrange à quel point le milliardaire trouvait que l'homme au bouclier avançait lentement. Trop lentement. Il arriverait trop tard, heureusement. D'ailleurs en parlant de bouclier, où était-il ? Et lui qui était un génie, il se maudit de sa bêtise en sentant un choc particulièrement violent dans son dos le pousser vers l'avant. Il repensa alors aux paroles du Captain quelques temps avant qu'il ne fasse le grand saut.
Une diversion.
"Quel petit con" pensa-t-il avant de perdre connaissance.
OoO
Captain America posa délicatement le corps sur les draps de soie. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Comment les choses avaient-elles pu dégénérées ainsi sans qu'il ne s'en rende compte ? En détaillant ses traits fatigués et pour le moment paisible ainsi que ses cheveux châtains désordonnés, le visage d'une tout autre personne lui revint en mémoire.
"Howard… Je suis tellement désolé…"
Il avait échoué. Mais ce n'était pas parce qu'il avait perdu une bataille qu'il avait perdu la guerre. Tony avait besoin d'aide. Et il serait là pour lui.
OoO
"Ouuuuuuuh… Ma tête…"
Le playboy laissa tomber son visage contre l'oreiller, sa détermination pour se diriger vers les toilettes l'aillant soudainement quitté. D'ailleurs il n'avait pas mal qu'à la tête. Qu'avait-il pu faire pour ainsi se détruire le dos ?
"J'ai bu beaucoup hier Jarvis ?" demanda-t-il pâteusement en mettant son avant-bras devant ses yeux, essayant de cacher le soleil qui envahissait sa chambre. Pourquoi n'avait-il pas fermé les rideaux hier ?
"D'après mes calculs, vous aviez 3,6 gramme d'alcool dans le sang." *
Oh… Ceci expliquait son état de ce matin. Et le fait que sa mémoire ne soit qu'un immense trou noir. Il soupira de soulagement en constatant aucun gros titre ne le concernant dans les journaux. Il n'avait pas fait son "Stark" comme l'aurait dit Fury. Bon… Un rhinocéros semblait vouloir défoncer sa boîte crânienne ainsi que son dos, mais au moins, il n'avait pas fait de connerie. Il y avait pire comme cuite. Cependant… Il se souvenait qu'il avait prévu de faire quelque chose hier soir… mais quoi ? En haussant les épaules, il laissa les bribes de ses souvenirs s'échapper. Cela ne devait pas être bien important.
OoO
"Homme de fer, tu as fait bon voyage ?"
Tony s'arrêta dans la contemplation de son précieux café pour venir fixer avec un air d'incompréhension le géant blond.
"Hein ?"
Pas très brillant pour un génie. Mais vu sa gueule de bois, c'était tout ce qu'il pouvait fournir.
"Et bien oui" continua le dieu perplexe, "c'est ce que j'ai retrouvé écrit sur le petit papier jaune accroché sur la boite glacé qui garde la nourriture."
"Hein ?" répéta-t-il, l'information aillant du mal à monter jusqu'à ses neurones. Neurones d'ailleurs qui avaient décidé de faire grève et de se mettre en veille.
Il fallut que le dieu lui agite sous le nez le dit "petit papier jaune" pendant plusieurs minutes avant que son cerveau ne décide de se remettre en marche et de lui faire comprendre la situation: Quelqu'un avait laissé un post-it sur le frigo. La personne en question semblant être lui même s'il déchiffrait correctement l'écriture brouillonne qui disait "Je pars. Au revoir. Signé: Tony."
Il fronça les sourcils, ne comprenant pas réellement la présence de ce mot. Il n'était pas du genre à prévenir lorsqu'il sortait. Que ce soit une simple sortie en boîte ou pour un voyage jusqu'aux îles Pitcairn* (Magie de l'alcool. Il ne savait toujours pas comment il avait atterrit là-bas). À ce moment, il croisa le regard de Steve qui était en train de boire un verre de lait. Et il ne comprit pas sa soudaine pâleur ni l'éclair de déception qui traversa ses pupilles.
"Je me suis dit que tu étais sûrement sorti dans cet éden remplit de nourriture." Ajouta Thor en articulant lentement.
Si même Thor le prenait pour le dernier des imbéciles, sa cuite devait être plus sérieuse que ce qu'il pensait.
"Ah, le supermarché."
"Oui ! Il n'y a plus de pop tart donc je pensais que tu étais allé en acheter." Finit le dieu en affichant une mine plein d'espoir.
"Désolé mon grand…" annonça l'Iron Man en une moue contrite.
Il se sentit mal de voir ainsi le visage de son ami s'affaisser. Depuis la capture de Loki par le dieu Thanos, Thor était inconsolable. Bien que le Dieu face comme si de rien n'était, sa souffrance était facilement perceptible. Et Tony essayait de son mieux de lui redonner le sourire.
"Mais t'inquiète mon pote ! Un petit tour d'armure et je t'en ramène à la vitesse de la lumière. Enfin pas réellement, mais j'y travaille, j'y travaille. En attendant, il reste des Chocapik."
A peine sa phrase finit que le nordique avait déjà disparu. Tony sourit, son ami lui ayant remit un certain baume au cœur. Mais bien vite les autres sentiments qui l'habitaient vinrent lui signaler leur présence. Il ferma les yeux tandis qu'il sentait une véritable guerre se mener dans son âme et conscience. Il était lasse, si lasse de ressentir.
"Vous me passez le lait Steve ?"
"Va te faire foutre."
Tony regarda les yeux exorbités son collègue quitter la pièce rageusement.
Sa cuite avait dû être beaaaaaauucoup plus sérieuse que ce qu'il pensait.
*Les îles Pitcairn se trouvent en Océanie.
Blabla de l'auteur: Fini ! Ah la la... J'ai cru que je ne clôturerai jamais ce chapitre xD Bon j'espère qu'il vous aura plu ! Et que les réactions du Captain ne vous choqueront pas trop (j'ai un peu peur qu'il soit OOC dans ce chapitre D:). Des avis ?
