Auteur : GirlFromTheWest

Titre Original : Daddies

Titre en Français : Papas

Rating : T

Genre : Famille/humour

Couple : Kurt Hummel / Blaine Anderson

DISCLAMER : l'Histoire appartient à GirlFromTheWest. Je ne fais que traduire !

Notes : J'utiliserai les noms et surnoms anglais des personnages.

Whaou, 3 jours, 3 chapitres ! Je suis fière de moi (:

Bonne lecture ! :)

Chapitre 3 : Notre nouveau normal

"Heeein ?", la sonnerie du téléphone sur la table de chevet fit se redresser Burt Hummel dans son lit. Une fois réveillé, la panique provoquée par cet appel-au-beau-milieu-de-la-nuit lui fit prendre une grande inspiration. Il attrapa le combiné et s'exprima rapidement, "Allo ?"

"Papa ? C'est moi, Kurt. Désolé de t'appeler à cette heure-ci, mais j'ai vraiment besoin de parler à maman," dit Kurt depuis l'autre ligne.

Burt remarqua que son fils semblait fatigué et stressé, "Est-ce que tout va bien Kurt ? AJ va bien ?". Burt avait baptisé son unique petit-fils 'AJ', le jour où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. S'il fermait les yeux, Burt pouvait toujours voir le visage du petit Hummel, fixant le sien, tout en posant sa petite main dodue de bébé sur le cœur de l'ainé Hummel. "August sonne comme un nom d'adulte. Je l'appellerai AJ," avait annoncé Burt. Kurt avait commencé à protester car le prénom de fils était August. Si ils avaient voulu le nommé AJ, résonnait-il, ils l'auraient fait. Cela ne changea rien dans l'esprit de Burt et August devint officiellement 'AJ' pour son grand-père.

"Eh bien, nous n'arrivons pas à le faire arrêter de pleurer. J'ai besoin de conseils de mère, est-ce que tu peux me passer maman s'il te plaît ?" demanda Kurt.

"Bien sûr, petit," dit Burt. "Carol ? Ma chérie, Kurt est au téléphone et il a besoin de te parler.".

Carol se redressa dans un sursaut. "Est-ce que tout va bien ?" demanda-t-elle en prenant le combiné des mains de Burt, "Kurt, mon chéri, qu'est-ce qui ce passe ?".

"Salut maman, je suis désolé de te déranger en pleine nuit, mais nous n'arrivons pas à calmer August !" dit Kurt. Carol l'écouta et se sourit à elle-même. Son cœur se remplissait toujours d'amour quand son beau-fils l'appelait maman.

"Est-ce que son ventre est dur ? Avez-vous essayé de le faire roter ?" demanda Carol.

"Il a roté trois fois après son dernier biberon il y a une heure. Je pense que roter va être l'un des talents de ce garçon ! Je suis sûr que les gens habitant trois états plus loin l'ont entendu. Son ventre n'est pas dur. Nous n'arrivons pas à le consoler. Blaine est en bas, il le berce et lui chante des chansons, mais ça ne marche même pas. Il m'a dit de monter pour que je puisse dormir, mais je ne peux pas. Des conseils ?".

"Il a peut-être la colique. Tape 'colique' sur Google et si les symptômes correspondent, tape 'la position du footballeur'. Quelqu'un avait posté une vidéo sur la manière de tenir un bébé ayant la colique. Essaye et vois si ça aide. Si tu peux aller chez le pédiatre demain, demande lui de lui prescrire des gouttes pour son ventre. Beaucoup de bébés passent par là. La bonne nouvelle, c'est que ça ne dure pas longtemps, mais ça n'aide pas lorsque l'on est à court de sommeil n'est-ce pas ?" demanda Carol.

Kurt laissa échapper un léger soupir, "Tu as raison !". Kurt et Blaine étaient rentrés dans la parentalité comme la plupart des autres parents, en ayant compris que leur vie n'allait plus jamais être la même. Et comme la plupart des nouveaux parents, ils n'avaient aucune idée de ce dans quoi ils s'embarquaient. Autrement dit, il n'y a rien que l'on aurait pu leur dire pour leur permettre de se préparer complétement à leur nouvelle vie de papas.

"Maman, August est incroyable et nous l'aimons tous les deux plus que nous le pensions possible, mais le fait de s'habituer à cette nouvelle manière de vivre est épuisante. Je me sens coupable de ne pas être au top de ma forme ! Je ne peux pas imaginer être une jeune maman s'occupant d'un nouveau-né ET essayer de récupérer de l'accouchement. Et les gens qui ont des jumeaux ou des triplets ? Mon Dieu, comment font-ils ?" demanda Kurt.

Carol rigola et dit, "Nous faisons tous ce que nous faire. J'ai toujours pensé que c'était une bonne chose que Finn soit un bébé si mignon et heureux, parce que s'occuper de lui était beaucoup de travail, comme avec n'importe quel bébé. Kurt ne te laisse pas abattre par ça. Blaine et toi apprenez au fur et à mesure et August est avec vous depuis seulement quelques semaines. Vous subissez une énorme transition dans vos vies. Donnez-vous le temps de vous adaptez.".

"J'essaierai maman, mais la fatigue va-t-elle s'en aller un jour ?" demanda Kurt.

"Votre 'Nouveau normal' sera bientôt en place. Avant que vous ne le sachiez, vous n'allez plus pouvoir vous rappeler de ce qu'était la vie sans ce mignon petit bébé. Crois-moi sur ce point." Dit Carol.

"Ok. Merci. Je t'aime. Je te laisse, je vais aller faire des recherches sur Google," dit Kurt. "Au revoir maman.".

"Au revoir Kurt. Je t'aime aussi. Fais des bisous et des câlins à August et Blaine de ma part. Et essaie de dormir un peu. ".

Carol raccrocha le téléphone et reposa sa tête sur son oreiller. "Tout va bien ?" demanda Burt.

"Juste des problèmes relatifs aux nouveaux bébés/nouveaux parents, rien de quoi s'inquiéter." Répondit Carol. "Burt, comment se fait-il que nous soyons si chanceux ?" demanda Carol.

" Nous avons dû faire quelque chose de bien, mon cœur, " dit Burt, enroulant un bras autour de Carol, commençant à se rendormir.

"Je souhaiterai juste que nous vivions plus près," marmonna Carol avant de replonger dans les bras de Morphée.

~oOo~

Kurt descendit les escaliers avec son ordinateur portable dans les mains. "Mets tes protections et ton casque Blaine, parce qu'apparemment, la position du footballeur est la réponse à nos prières," dit Kurt.

"Hein ? Attends, je croyais que je t'avais envoyé au lit. Tu as besoin de repos si tu veux assurer demain, quand je serai en ville," dit Blaine.

"Ouais, bien tu vas devoir assurer en ville pendant que je serai ici aussi, donc maintenant, regarde ça." Dit Kurt, tournant l'écran vers Blaine. "Je viens juste de parler à maman et elle m'a dit que je devrai chercher quels étaient les symptômes de la colique sur Google. Le comportement d'August correspond parfaitement. Ce qui nous amène à Solution A : la position du footballeur. Regarde ça," dit Kurt en démarrant la vidéo. La femme à l'écran positionna un bébé très grincheux à plat ventre sur son avant-bras, tout en tenant la tête du bébé de avec sa main. Tenant le bébé vers elle avec son autre main, elle marchait en lui faisant faire des petits sauts. Presque immédiatement, le bébé cessa de s'agiter. "Magique, n'est-ce pas ?".

"Ce doit être une femme qui chuchote à l'oreille des enfants. Ou une sorcière," répondit un Blaine très fatigué. "Je suis sceptique."

"Eh bien nous ne saurons jamais si nous n'essayons pas. Vas-y essaye.", dit Kurt. Il aida à tourner August de manière à ce qu'il soit positionné comme le bébé dans la vidéo. Blaine commença à le faire rebondir doucement de haut en bas. Les pleurs s'arrêtèrent quasiment de suite ! "Yesss !" dit Kurt, le poing en l'air. Quinze minutes plus tard, de petits ronflements s'échappaient du mignon visage, toujours tenu dans la main de son papa. Blaine continua de bercer August quand il monta les escaliers et dans la chambre du bébé. Il déposa doucement le bébé dans son berceau, où il continua à dormir.

"Vite ! Au lit !" plaisanta Kurt alors que Blaine le rejoignait dans le lit. "Dormons tant que nous le pouvons !" Le baby phone, posé sur la table de chevet, laissait entendre la douce respiration d'August et les deux hommes soupirèrent de soulagement.

"Ok, puis-je être honnête ?" demanda Blaine.

"Bien sûr", répondit Kurt.

"S'occuper d'un bébé est épuisant ! Et demain je dois retourner au travail. Et que va-t-il se passer quand tu vas remonter sur les planches dans deux semaines ? Comment allons-nous faire ? Mon Dieu, je crois que nous nous sommes surestimés !".

"Whoa, doucement cow-boy," dit Kurt calmement. "Nous venons juste de subir une énorme transition. Nous apprenons au jour le jour et il est normal que nous soyons fatigués. Très bientôt nous ne pourrons plus nous souvenir d'un moment sans AJ."

"Kurt ?"

"Oui, mon amour ?"

"Est-ce que c'était le discours que t'a tenu Carol au téléphone tout à l'heure ?"

"C'était si évident ?"

"Ouaip. Et Kurt ?"

"Oui Blaine ?"

"Tu viens juste d'appeler August 'AJ'."

"NON !"

"Si tu l'as fait !" rigola Blaine.

"Merde. Je n'étais juré de ne jamais lui donner de surnoms," dit Kurt avec un moue de dégout. "Bon, assez parlé. Embrasse moi and essayons de dormir avant que notre petit réveil commence à pleurer".

"Tout à fait d'accord. Je t'aime Kurt."

"Je t'aime aussi Blaine. Bonne nuit.".

~oOo~

Deux heures plus tard, d'adorables petits bruits de bébé transformés en adorables petits cris de bébé se firent entendre depuis le baby phone. Kurt tendit son bras et baissa le volume afin de ne pas réveiller Blaine. Silencieusement, il se glissa hors du lit et se dirigea vers le fond du couloir pour s'occuper de son fils. Il se sentait déjà plus reposé, confiant et certain de ses capacités de parent.

"Salut, ptit gars, c'est papa. Je vais te changer et te donner à manger, hein ? Ça c'est mon garçon ! AJ, est-ce que je t'ai dit que je t'aimais aujourd'hui ? Quoi ? Seulement quatre mille fois ? Très bien alors, je t'aime ! Pour la quatre mille et unième fois ! Et oui !" roucoula Kurt à son fils.

A l'insu de Kurt, Blaine s'était tourné et avait augmenté le volume du baby phone après son départ. Il avait souri en entendant Kurt appeler le bébé AJ, et en tomba encore plus amoureux quand il entendit son mari lui dire qu'il l'aimait pour la quatre mille et unième fois. Blaine se rendormit, se sentant le plus heureux des hommes.

~oOo~

"Kurt," appela Blaine doucement. Il secoua gentiment l'épaule de son mari et dit, "Kurt, hey, je pars pour ma réunion avec Nancy.".

Kurt ouvrit les yeux et se redressa rapidement. "Le bébé !" s'exclama-t-il en commençant à se démêler des couvertures pour se lever.

Blaine eut un petit rire. "Il s'est réveillé il y a une heure. Je l'ai changé, nourrit, fait faire son rot et il s'est rendormit sur mon épaule. Il est dans son berceau maintenant, il dort comme une marmotte. Je voulais juste te prévenir que je partais. Tu veux que je ramène quelque chose à manger pour ce soir ?".

"Mmmm," répondit Kurt, essayant de se remettre les idées en place, "Ce serait bien. Tu sais vers quelle heure tu vas rentrer ?"

"Vers 18 heures je pense. J'ai trois réunions, si j'attrape le train de 16 heures 30 et que je m'arrête pour acheter de quoi dîner, ça devrait le faire. Tu as tout ce qu'il te faut pour aujourd'hui ? Es-tu nerveux ?"

"Nerveux oui. C'est dans ces moments-là que j'aimerai que papa et maman habitent plus près. Mais tout ira bien ne t'inquiète pas. Concentre toi sur le prochain best-seller que tu vas publier ! Passe une bonne journée !"

"Toi aussi bébé. Appelle-moi si besoin. En tant que 'nouveau papa', j'ai le droit d'accepter mes appels n'importe quand tu sais ?" expliqua Blaine avec un clin d'œil. Il embrassa le front de Kurt, attrapa son sac, ses clés, sa veste et partit en direction de la gare.

~oOo~

A 18 heures 10 ce soir-là, les clés de Blaine raclèrent dans la serrure tandis qu'il entrait dans la maison des Hummel-Anderson. Il laissa tomber son sac et commença à se diriger vers la cuisine pour y poser leur futur repas mais il s'arrêta net. Le salon était un champ de ruines. Deux paniers de linges occupaient l'intégralité d'un canapé. Cinq biberons vides étaient perchés sur une table. Des jouets, livres et couvertures pour bébé ainsi qu'une pile de couches propres jonchés le sol. Le couffin et la balancelle pour bébé étaient maintenant près de la table basse au lieu de la chambre d'AJ où Blaine les avaient vu pour la dernière fois ce matin. Et au milieu de tout ça, Blaine trouva Kurt, allongé et endormi sur l'autre canapé, avec un AJ dormant à poings fermés sur son torse. Une des couvertures du bébé les couvrait tous les deux. Deux visages angéliques n'ayant pas encore été peints par les Grands Maîtres. Blaine s'agenouilla et caressa les cheveux de son mari. Kurt, légèrement surpris, posa directement ses yeux sur AJ, puis sur Blaine.

"Salut," Dit doucement Kurt. "Quelle heure est-il ?"

"Presque 18 heures 15. Un peu fatigué ?" Demanda Blaine, le sourire aux lèvres.

"T'as pas idée," répondit Kurt. "Pourrais-tu prendre August et le mettre dans son berceau en essayant de ne pas le réveiller ? Il va probablement dormir une demi-heure de plus." Blaine souleva son fils et Kurt s'assit. "Par l'enfer, regardez-moi cette pièce !" soupira Kurt. Quand Blaine revint de la chambre d'August, les bras en l'air, formant le V de la victoire, Kurt était déjà en train de réordonner le salon, pliant le linge. Blaine enroula ses bras autour de Kurt et le colla contre lui pour un câlin.

"Comment ça a été aujourd'hui ?" demanda-t-il.

"Euh, bien, je suppose. Je veux dire, nous sommes tous les deux toujours vivants, si ce n'est juste usé de tous ces efforts. La maison est une porcherie. Tu étais au courant que tu ne peux strictement rien faire avec un bébé à la maison ? Alors après tu te dis, 'Quand il fera la sieste, je pourrai faire des millions de trucs.' Sauf que quand il fait une sieste, tu es tellement fatigué que tu en fais une aussi ! Mon Dieu ! C'est tellement frustrant ! Mais après il y a ce petit visage trop mignon et la seule chose que je veux faire, c'est le porter, lui parler ou lui chanter quelque chose. Et avant même que tu t'en rendes compte, la moitié de la journée s'est écoulée !". A peine eut-il fini de parler que Kurt prit une grande inspiration.

Blaine rit et embrassa le front de Kurt. "Tu trouves ça drôle, Blaine ? Tu vas voir quand je vais reprendre mes spectacles dans deux semaines et que TU seras celui qui restera à la maison toute la journée. Tu ne perds rien pour attendre, Henry Higgins, tu ne perds rien pour attendre," déclara Kurt en citant sa comédie musicale préférée.

"Kurt, vraiment, comment cela puisse être si difficile …" commença Blaine.

"Non, Blaine, non. Tu verras lorsque ce sera ton tour de rester seul à la maison, crois-moi," répondit Kurt avec un sourire.

Blaine prit la main de Kurt. "Hey, tu as bien dis que nous avions encore trente minutes de repos, n'est-ce pas ? Alors je dis que nous avons besoin de temps réservé aux papas. T'en penses quoi ?" demanda Blaine en indiquant les escaliers de sa main.

"Hmmm, du temps spécial Papas. Je crois que j'ai presque oublié ce que c'est. Tu veux bien me le rappeler ?" dit Kurt.

"Ce serait avec plaisir," répondit Blaine dans un sourire.

~oOo~

Deux semaines plus tard, Kurt rentra chez lui à 11 heures, après son spectacle du samedi soir. Lui aussi, fit son chemin vers le salon, pour y trouver un bazar sans nom. Blaine dormait sur le fauteuil, tandis qu'AJ somnolait sur son épaule.

Kurt sourit et secoua gentiment l'épaule de Blaine. Blaine se réveilla, regarda Kurt, penaud, et chuchota, "Salut ! Pour la petite histoire, il faut que tu saches que Kurt Hummel-Anderson avait complètement et totalement raison dans son affirmation selon laquelle, et je cite, 'on ne peut strictement rien faire' lorsque un bébé est présent. Moi, Blaine Hummel-Anderson, j'approuve."

"C'est à ce genre de moment que je pourrai dire 'J'te l'avais dit !', et me sentir totalement en droit de le faire, mais je pense que le bon joueur que je suis va s'abstenir, pour prouver ma bonne foi et tout ça," dit Kurt en souriant. "Allez, donne-moi ce ptit poulet, que je le couche dans sa chambre.". Kurt souleva son fils et commença à marcher vers les escaliers.

"Kurt, je ne plaisante pas. J'étais sûr que j'allais pouvoir écrire pendant qu'AJ dormirait, mais j'étais si fatigué, que je me suis endormi sur le clavier ! Jamais je n'aurai pensé …"

"Je sais, bébé, je sais," répondit Kurt à Blaine en montant les escaliers. "Je suis passé par là, j'ai quatorze tee-shirts de grands couturiers tachés de régurgitations qui le prouve. Viens. Il est l'heure de se coucher pour nous tous.".

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