Je ne possède pas Le Hobbit et malheureusement pour moi, je ne me fais pas d'argent en publiant cette fanfiction.
Cette œuvre est la traduction directe d'une fanfiction de LadyLaran, qui se trouve également sur ce site. Je la publie avec son accord et j'espère lui faire honneur en traduisant cette fabuleuse œuvre.
J'ai choisi de garder les noms originaux car je les trouve plus adaptés aux personnages (en fait je n'arrive pas à me faire aux noms français). Si vous désirez la liste de leurs équivalences en Français je vous la mets en ligne par la même occasion à la fin de ce chapitre.
De plus, je suis à la recherche d'une beta qui saura me corriger et me dire gentiment lorsque mon Français ne ressemble plus vraiment à du Français...
Chapitre 3 : A la rencontre de la Compagnie
Adamanta dormie relativement bien aux vues de tout ce qui s'était passé ces derniers jours. Elle partageait la chambre de Gandalf, puisant un peu de réconfort dans la présence de l'ami de la famille et elle avait pour le moment réussi à ravaler son chagrin, ne voulant pas être un poids pour le gentil sorcier, qui nul doute devait lui aussi pleurer la perte d'un être cher.
Elle enfila des vêtements secs et s'attacha les cheveux, utilisant un simple lien pour garder ses boucles hors de son visage. Après avoir placé sa brosse dans son sac, la jeune Hobbit s'assura que ce dernier était bien fermé.
Un léger coup fut frappé à la porte avant qu'elle ne s'ouvrit. Elle se retourna et vit Gandalf se tenir dans l'embrasement de la porte. Il s'était éclipsé un peu plus tôt pour aller aux nouvelles auprès de la Compagnie et surtout pour lui laisser le temps de se préparer en toute quiétude.
- Prête, ma chère ?
- Oui Gandalf, lui répondit elle en enfilant sa veste et ramassant sa cape et son bagage.
- Nous prendrons notre petit déjeuner dans les salles communes au rez-de-chaussée, l'informa-t-il tout en l'observant intensément. Il s'avait qu'elle n'avait pas l'habitude de se trouver parmi tant de monde puisque Bungo n'avait pas été très sociable pendant toutes ces années, en raison de son point de vue sur le traitement qu'avait reçu sa femme.
- Très bien, répondit doucement la jeune fille, se dirigeant vers son tuteur.
- Je lui ai parlé ce matin, mon enfant, commenta le sorcier. « Bien que votre père est désigné Thorin et moi-même comme vos gardiens, je voulais être certain que nous étions sur la même longueur d'onde. Il veillera sur vous lorsque je devrai m'absenter. Il y a un point sur lequel nous sommes d'accord. Nous voulons vous aider à vous débarrasser de la mentalité hobbite et faire en sorte que vous puissiez aiguiser votre esprit. »
- Les Nains ne traitent pas leurs femmes de la même manière que les Hobbits ?
- Non, ma chère, certainement pas, lui assura Gandalf, voulant apaiser les craintes que la jeune femme pouvait avoir. « Les Hobbits sont la seule race sur Arda à avoir de telles croyances en ce qui concerne le traitement des femmes. Les femmes naines sont fortes, traitées égalitairement et sont honorées car elles peuvent accomplir une chose que leurs hommes ne peuvent pas faire. Un Nain ne traiterait jamais une femme comme une créature inférieure. D'ailleurs Thorin a suggéré que vous vous entrainiez avec Dwalin, qui est le Capitaine des Gardes. Il a dit que vous lui aviez rapporté que Belladonna avait commencé votre enseignement et il croit, tout comme moi, que Dwalin sera capable de reprendre votre entrainement là où il s'est arrêté et ainsi s'assurer que vous puissiez vous défendre. »
- Vraiment ?
Gandalf vit apparaître du coin de l'œil un air enthousiaste sur le visage d'Adamanta. C'était toujours un plaisir de rencontrer quelqu'un désireux d'apprendre.
- J'imagine que vos leçons se tiendront le soir, une fois le camp dressé, lui dit-il. « Je m'attend à ce que d'autres matières soient ajoutées et j'attends de vous que vous vous appliquiez. »
- Vous pouvez compter sur moi Gandalf, lui répondit-elle, semblant tout excitée face à ce qui l'attendait. Une chance d'apprendre, même si c'était dans le domaine de la survie en extérieur, était une chose qu'elle ne laisserait pas passer. « Pensez-vous que je puisse me faire un ami ? »
Le Sorcier sentit son cœur se serrer à cette question, et il se mit à insulter intérieurement les Hobbits pour leur façon de vivre. La pauvre gamine avait tellement été isolée à cause des actions de sa mère, qu'elle était en manque d'interaction. Il espérait vraiment que la Compagnie lui apporterait ce dont elle avait besoin.
- Restez aussi douce, Adamanta, et montrez que vous avez la volonté d'apprendre, et je n'ai aucun doute que vous vous ferez des amis, répondit-il, son cœur se serrant un peu plus face au sourire éclatant qu'elle lui renvoya.
Il lui sourit gentiment tout en la guidant vers les salles communes. Le Sorcier pouvait la sentir se tendre un peu, et réalisant qu'elle était nerveuse, il la poussa légèrement pour qu'elle se dirige vers les tables.
Adamanta posa son sac dans un coin resté libre, puis drapa sa cape par-dessus avec netteté. Elle s'assit et se servit une tasse de thé et un peu de sucre.
- Mlle Baggins, appela Thorin et elle fixa son regard sur lui. « J'aimerai vous présenter la Compagnie. »
Après qu'elle eut acquiescée, le Nain à la droite du roi commença les présentations.
- Je suis Balin, fils de Fundin, à votre service, commença le conseillé. « Je suis le Conseillé de Thorin faites le moi savoir si vous avez besoin de quelque chose, ma petite. »
- Merci, Maître Balin, répondit le Hobbit, son regard se portant sur le Nain assis à côté du premier. Celui-ci était tout en muscles, chauve sur le dessus de la tête et avait une quantité impressionnante de tatouages pour aller avec sa barbe hirsute.
- Dwalin, fils de Fundin, à votre service, dit-il. « Je suis le Capitaine des Gardes, et je serai en charge de vous apprendre à vous servir de l'épée de votre mère.
- Gandalf l'a mentionné plus tôt, Maître Dwalin. Merci pour votre aide et votre temps, Monsieur. Je vous promets de faire de mon mieux.
Ne sachant que faire de sa gratitude il fit signe au Nain se tenant à ses côtés de continuer les présentations.
- Je suis Oin, fils de Groin. Je suis le docteur de la Compagnie, gamine. Avez-vous tout ce qu'il vous faut ?
- Oui, Maître Oin, répondit-elle, rougissant légèrement à la mention de ses règles. « Tout ce dont j'ai besoin peut être ramassé dans la nature si je venais à manquer », lui dit-elle, tout en doutant que cela serait le cas, son corps ne voulant pas suivre un cycle régulier concernant ses règles. Sa mère n'avait pas considéré cela comme un problème lorsque Adamanta lui en avait fait part la première fois, lui annonçant que cela n'était pas anormal pour une jeune fille et que cela se règlerait en approchant les quarante ans.
- Bien, bien, lui répondit le docteur. « Nous pourrons en reparler un peu plus tard après notre départ. A ton tour, annonça –t-il au rouquin à côté de lui.
- Je me nomme Gloin, fils de Groin, se présenta le Nain, assénant un coup de coude à son voisin pour qu'il prenne le relais.
- Je suis Dori, fils de Kori, commença-t-il. « Je suis ravi de vous rencontrer, jeune fille. Si vous avez besoin d'aide pour quoi que ce soit, faites le moi savoir.
- Merci, Maître Dori, lui répondit-elle tout en lui adressant un doux sourire.
- Je m'appelle Ori, fils de Kori, l'informa le plus jeune Nain à côté de Dori. « Je suis l'apprenti de Balin et le scribe de la Compagnie. »
- Il vous harcellera de questions une fois qu'il aura surmonté sa timidité, commenta le Nain à côté de Ori, en lui ébouriffant les cheveux. « Je suis Nori, fils de Kori et le voleur de la Compagnie ainsi que la source de toute information.
- Je me nomme Bofur, fils de Tofur, se présenta le Nain au chapeau. A mes côtés se tient Bifur, mon cousin. A cause de ses anciennes blessures il ne peut parler que dans une forme archaïque de notre langue maternelle ainsi que notre langage des signes. Il paraît à moitié sauvage mais est en vérité doux comme un agneau. A ses côtés se trouve Bombur, mon frère. Il parle peu mais cuisine assez bien.
- Je suis enchantée de vous rencontrer, dit-elle poliment tout en se tournant vers Bombur. « Je ne sais pas comment cela se passe en camping ou lors d'un voyage tel que le nôtre, mais je me débrouille en cuisine et je serais heureuse de vous aider.
Bombur lui sourit, ravi de son offre.
- Merci, Mlle Baggins, j'aurais bien besoin de votre aide.
Avant qu'elle ne puisse répondre, deux jeunes Nains apparurent à ses côtés, manquant de peu de lui faire renverser sa tasse de thé de surprise. Thorin soupira et prit la parole :
- Ces deux-là sont les fils de ma sœur, Fili et Kili. Ce sont de bons garçons mais peuvent se révéler parfois un peu trop malicieux.
- Nous ne sommes pas si pénible que ça, Oncle Thorin, répondit le blond tout en lançant à son parent un regard joueur.
- Non Fili, vous êtes pires, lâcha le roi, faisant éclater de rire ses neveux et le reste de la Compagnie.
- Je suis ravie de tous vous rencontrer, leur dit Adamanta une fois qu'ils furent calmés. « Je suis Adamanta Baggins ».
Les Nains lui firent passer plusieurs plats pour qu'elle choisisse quoi manger et elle décida par précaution de ne pas manger trop léger, car elle ne savait pas combien de fois par jour les Nains prenaient leurs repas. Il était évident qu'ils ne suivraient pas l'emploi du temps des Hobbits et il serait donc prudent qu'elle mange suffisamment pour tenir toute la matinée.
Une fois qu'elle eut mangé à sa faim et que les autres eurent également fini, le groupe commença à se préparer à partir. Adamanta enfila sa cape et commençait à l'attacher lorsqu'une voix l'interrompit dans sa tâche.
- Mlle Baggins, j'ai quelque chose que vous pouvez utiliser pour ça, lui dit le neveu brun du Roi. Oncle Thorin nous a dit que vous ne possédiez pas d'attache pour votre cape, et j'en ai apporté une de rechange avec moi ».
- Je ne peux pas … tenta- t-elle de protester mais l'attache lui fut mise dans la main.
- Utiliser les liens sera efficace pour un temps mais si nous traversons une zone de très mauvais temps, il vous serait très facile de perdre votre cape si les liens venaient à céder. Cela vous sera plus utile et ne sera pas trop lourd pour vous à porter, insista-t-il.
- Merci beaucoup, lui dit-elle. Je vous promets d'en prendre soin.
Il lui lança un grand sourire avant de prendre la poudre d'escampette. Adamanta fixa l'attache à sa cape. Elle était constituée de deux anneaux d'argent gravés d'élégants nœuds. Une solide chaîne reliait les deux anneaux et maintenait la cape en place.
- Cela est très aimable de sa part, dit-elle doucement au scribe. Ce dernier était en train de ramasser le sac de la jeune femme et lui fit un sourire timide.
- Kili a un grand cœur, lui dit le plus jeune fils de Kori. C'est le genre de nain qui ferait n'importe quoi pour une personne dans le besoin, et il s'est avéré être un très bon ami au fil des ans.
- Je commence à me dire que le reste de la Compagnie a également grand cœur, lui fit-elle remarquer alors qu'ils sortaient de l'auberge.
- Vous avez devinez juste, Mlle Baggins, lui répondit Ori tout en s'arrêtant alors que Thorin pointait du doigt le poney qui se trouvait à côté du cheval de Gandalf.
- Celui-ci sera la monture de Mlle Baggins, informa le roi. « Ori, Fili, assurez-vous que tout est bien réglé et aidez la à monter dessus. »
Le neveu blond de Thorin, qui devait donc être Fili, ainsi que Ori et Adamanta se dirigèrent vers le poney dans un même mouvement.
- Nous allons vous aider à vous mettre en selle Mlle Baggins, puis nous réglerons la hauteur des étriers pour que vous puissiez chevaucher plus confortablement, lui expliqua Fili. « Que savez-vous à propos des poneys ? »
- Rien, admit-elle en rougissant un peu. « Nous ne les utiliserons pas dans la Comté. »
- Tout le monde doit commencer quelque part, lui répondit-il avec un sourire rassurant. « Ce soir, lorsque nous installerons le campement, nous vous apprendrons ce qu'il faut pour prendre soin d'elle. Lui donner des ordres est assez simple. Donnez-lui un léger coup avec vos talons sur ses flancs pour l'inciter à se mettre en marche et tirez légèrement les rênes du côté où vous désirez qu'elle se dirige. »
Tout en lui donnant ces instructions, il lui montrait comment tenir les rênes et comment faire pour qu'elle se dirige dans la direction voulue. Une fois la leçon terminée, Ori et Fili l'aidèrent à se hisser sur le dos du poney. Lorsqu'elle eut fini d'arranger ses jupes, les deux Nains réglèrent ses étriers pour plus de confort.
- Est -ce que cela vous convient, Mlle Baggins ?
- Je pense que oui ? Merci à vous deus, répondit-elle à Ori.
- Avec plaisir, fut sa réponse alors qu'il menait le bagage d'Adamanta vers l'un des poneys qui servaient à porter leurs provisions. Fili suivi le jeune Nain, avant de lui donner une doux baiser et de se diriger vers sa propre monture.
Adamanta nota leur comportement mais s'abstint de tout commentaire, tout en se demandant si cela était autorisé dans la société naine. Elle n'eut pas le temps d'y penser plus, car le leader du groupe la sortie de ses pensées.
- Mettons nous en marche, ordonna Thonin et la Compagnie lui emboita le pas.
Le Hobbit suivit les consignes de Fili, utilisant ses pieds pour encourager le poney à se mettre en marche. Elle ne put s'empêcher de sourire lorsque l'animal suivit son ordre docilement.
- Tout va bien, Adamanta ?, lui demanda le Sorcier, chevauchant à ses côtés alors qu'ils se dirigeaient vers les portes de Bree.
- Je pense que oui, Grandalf, lui répondit-elle. J'apprends l'équitation et nous quittons Bree, ce qui signifie que je vais enfin voir ce qui se trouve en dehors de la Comté. Je pense que je vais très bien aller.
Le sorcier se mit à ricaner, tout en s'assurant que son cheval reste à ses côtés. Elle aurait des questions, çà il le savait, et il attendait le moment où elle s'apercevrait de ce qu'elle avait perdu. Il n'avait pas hâte que cela arrive et espérait que la Compagnie et lui seraient en mesure de l'aider.
Équivalences des noms Anglais/Français :
- Thorin Oakenshield/Thorin Ecu-de-Chêne
- Bungo Baggins/Bungo Sacquet
- Belladonna Took-Baggins/Belladonna Touc-Sacquet
- Adamanta Baggins/Adamanta Sacquet
