Bonjour à tous. Bon, ceci est une vieillerie trouvée dans mes archives. J'ai deux chapitres d'écrits pour le moment et un troisième en cours d'écriture, en plus du prologue, mais j'ignore si je la continuerais. En fait, ça peut très bien ne faire que trois chapitres comme ça peut en faire quinze. J'aimerais juste avoir vos avis, si c'est bien, si j'ai des choses à améliorer, des fautes qui traînent, tout ça tout ça.

Mais, pour pouvoir vous faire découvrir mon histoire, j'vais arrêter de blablater. Rendez-vous à la fin de ce second chapitre ! :D


RÉSUMÉ : Comment obtenir un cocktail assez explosif pour faire exploser le Ministère tout entier ? Placez la Princesse Jóhanna Jezebel Anthea Suzu De Kostas a Poudlard, accompagnez-là par une armée de serviteurs, et surtout, surtout... Un Chaperon et deux de ses cousines. Faites-là rencontrez les maraudeurs, puis mettez-les sur un champ de bataille. Même le Seigneur des Ténèbres le regrettera vite. Allons, venez-vite ! Place aux aventures d'une princesse égocentrique à Poudlard ! Action !

Chapitre Second

Durant le repas...

Jóhanna soupira alors que Gabriel lui glissa quelques mots à l'oreille.

_ Où étiez-vous cet après-midi Princesse ?

_ Je vous ai demandé où est-ce que vous avez rangé vos slips moi ?

Il la regarda, fronçant les sourcils, mais ne rajouta rien. Après tout, c'était sa Princesse. Et elle était encore en vie, donc ça ne devait pas être méchant. Mais il la gratifia d'un long regard mécontent. Margaret et Barbara bavardaient toujours. Elles furent obligées de se taire alors que le Maire entamait son discours.

_ Mesdames, messieurs, mesdemoiselles... Bienvenue à ce 80ème Repas du Village. Nous accueillons cette année quelques nouvelles têtes. Bienvenue plus particulièrement donc à Mr Sirius Black, qui n'est pas vraiment nouveau mais qui fait entièrement parti de notre Communauté à présent.

Sirius se leva et salua l'assemblée avec tout le comique dont il savait faire preuve. Margaret et Barbara le reconnurent comme étant celui avec qui elles avaient eu des démêlés les jours avant. Manque de bol pour la pauvre Barbara, c'était à côté d'elle qu'il était assis. Le Maire applaudit en riant, avant de reprendre :

_ Mais nous accueillons aussi Monsieur Gabriel Leander, qui nous vient du Kostas, près de la Grèce, et qui accompagne trois ravissante demoiselles. Mesdemoiselles Margaret, Barbara et Jóhanna De Kostas. Bienvenue à vous quatre, et à vos multiples gens.

Gabriel se leva, inclina la tête, et fusilla du regard les trois filles qui restaient assise. Margaret et Barbara se levèrent finalement, mais Jóhanna resta obstinément assise, une moue dégoûtée sur le visage. On l'avait associée à ses cousines, on n'avait même pas fait part de son titre, et on avait oublié la plupart de ses noms. Décidément, elle aurait mille fois préféré rester au Kostas au risque de se faire tuer ou enlever. Elle grommela un « Vas te faire foutre crevure de loup-garou à la manque ! » à Gabriel lorsqu'il posa sa main sur son épaule pour qu'elle se lève. Il haussa les sourcils, mais ne réessaya pas de la faire se lever. A ses côtés, par contre, Remus tressaillit. Il leva les yeux vers le garde du corps. Soudain, tout lui paraissait plus clair. L'envie de grogner qu'il avait, les yeux mordorés du brun... Tous deux étaient des enfants de la lune. Maudits par le sort.

Remus regarda ses amis. Par quelques signes, il leur fit comprendre ce qu'il venait d'apprendre. Tout comme lui, ils furent surpris. Ils regardèrent d'un autre oeil le garde du corps. Celui-ci sembla ne pas s'en rendre compte et se rassit tout comme Margaret et Barbara. Sirius s'amusa à agacer Barbara en imitant ses manières de haute dame. James éclata de rire en entendant la blonde s'indigner contre son ami en le menaçant de le faire enfermer, etc.. Même Jóhanna eut un petit sourire en voyant sa cousine se ridiculiser ainsi.

_ Barbie... Tu es en train de te mettre au même rang que les gueux...

Barbara lui jeta un regard féroce.

_ Barbara ! Et ne me dis pas ce que je dois faire Jóhanna. Je te rappelle que tu as disparu cet après-midi et que Gabriel a failli appeler tes parents...

_ Ha oui ? Tant mieux. Et alors ?

_ Je l'en ai dissuadé. Tu devrais me remercier...

_ C'est ça... Dans tes rêves Barbie...

_ Barbara ! Témoignes-moi un peu de respect ! C'est pas parce que tu es une Princesse que tu dois nous traiter plus bas que terre...

_ Je ne vous traite pas plus bas que terre.. Vous le faites très bien vous-même...

Barbara serra les poings devant l'air suffisant de sa cousine, et l'ignora royalement ainsi que Sirius qui était mort de rire. Elle commença à parler avec Margaret et ensemble, elle parlèrent de leur vie au Kostas, etc... Jóhanna ne desserra pas les dents du repas, sauf pour manger du bout des lèvres ce qu'il y avait dans son assiette. A la fin du repas, alors que tous le monde installais la piste de danse, elle décida de s'en aller. La tête haute, les épaules droites, elle marcha résolument devant elle, redescendant la colline pour rentrer chez elle. Une main la rattrapa. Elle s'apprêtait à le rembarrer, croyant qu'il s'agissait de Gabriel, mais suspendit son geste en s'apercevant qu'il s'agissait de ce garçon qui était à côté de Barbara.

_ Oui... ?

Elle prit son air inaccessible, et le jeune homme rougit légèrement avant de se lancer :

_ J'ai... Entendu quand tu parlais à ton.. Ami... Gabriel. C'est... C'est vraiment un loup-garou ?

Elle leva les yeux au ciel et planta ses mains sur ses hanches.

_ Tu es encore un de ceux qui dénigrent ces personnes alors qu'elles n'ont pas demandé à être maudites par le sort ? Tu ne vas pas me sortir un refrain sur leur sois-disant monstruo... Oh merde. Tu en es un ? C'est pour ça que tu viens me demander ça ?

Tout en s'apprêtant à réprimander Remus, elle venait d'apercevoir les fines cicatrices qui parsemaient son visage à la lueur de la lune à demi-pleine qui pointait son nez dans le ciel d'un noir d'encre. Elle plongea son regard caramel dans celui cuivré du jeune homme effaré.

_ J'ai raison n'est-ce pas ?

Il hocha lentement la tête, comme surpris de sa capacité de déduction aussi rapide. Il avait l'air aux abois, comme incertain de sa réaction. Mais, au lieu de se moquer de lui mesquinement ou de l'insulter comme il s'y attendait, elle parti d'un grand rire amusé, cristallin.

_ Je comprends mieux pourquoi Gabriel était sur ses gardes ce soir, tendu comme la corde d'un arc bandé. C'est toi qu'il sentait.

Elle lui fit signe de l'accompagner et reprit sa marche vers le manoir où elle résidait. Elle resta silencieuse, et Remus en fit de même. Ils marchèrent ainsi jusqu'à atteindre le perron de la somptueuse demeure ancienne. Sans un mot, Jóhanna ouvrit la porte d'entrée et fit signe à son camarade de rentrer. Puis elle referma soigneusement les battants de chêne ouvragés, et précéda son invité dans un petit vestibules débouchant sur un gigantesque hall où trônaient des escaliers tels qu'on en voit dans les palais royaux. Elle grimpa les marches quatre à quatre et s'engagea dans un des nombreux couloirs qui s'offraient à eux, sans même vérifier que le lupin la suivait toujours. Finalement, elle s'arrêta devant une petite porte en bois sombre, qu'elle ouvrit en grand pour inciter Remus à entrer.

_ On sera plus tranquille ici pour parler, que dehors aux milieux des superstitieux bourrés de préjugés.

Remus ne dit rien, osant à peine effleurer les bras des fauteuils de velours qui emplissaient le petit salon où elle l'avait conduit. Jóhanna sortit deux verres et une bouteille de bierraubeurre.

_ Tu as des questions à poser à Gabriel ? Tu veux savoir pourquoi je n'ai pas hurlé de terreur ou pourquoi je ne suis pas partie en courant ? Pour la première solution, je déteste m'user la voix lorsque ça n'en vaut pas la peine. Pour la seconde, courir avec des talons, même si j'arrive très bien à le faire, est le meilleur moyen d'user les-dits talons.

Encore sous le choc, le garçon hocha la tête sans rien dire, et prit machinalement le verre que lui tendait la jeune fille. Agacée, celle-là le laissa boire et attendit qu'il ait reposé son verre pour le prendre par les épaules et le secouer un peu brusquement. Elle faisait bien deux têtes de moins que lui, mais elle s'en fichait.

_ Hé ho ! La Terre appelle le loup ! T'es encore là ?

_ Oui.. Pardon.

Remus sembla sortir de sa torpeur et secoua la tête.

_ Assieds-toi et parles.

Il obtempéra, sans rechigner, se laissant tomber sur le moelleux fauteuil sombre qu'elle lui désignait alors qu'elle-même s'étendit sur le canapé en face. Puis il commença, timidement :

_ Co..Comment ça se fait que tu ne me considères pas comme un monstre sanguinaire ?

Jóhanna prit le temps de vider son verre d'un trait avant de répondre.

_ Et bien au Kostas, c'est différent d'ici. Tu connais la Grèce et ses nombreux mythes je suppose. Et bien rien n'est inventé. Et comme le Kostas est près de ce lieu, voire même fait parti de ce lieu pour la communauté sorcière, les gens ont appris à se montrer plus tolérant, à cohabiter avec toutes sortes de créatures, à les connaître, à les comprendre. Ici, les gens sont endoctrinés par les idéaux du Sang Pur ou d'autres conneries du genre. Ils prennent les rares exemples qu'ils trouvent pour la majorité de l'espèce. Par exemple, Greyback. C'est un putain d'sanguinaire ce mec. Avant même qu'il soit transformé il était déjà fou et avide de sang. Mais les gens croient qu'un petit échantillon comme lui, ou ses sbires, représente la totalité de l'espèce. Ils n'ont pas été éduqués comme je l'ai été. Je doute que qui que ce soit de ce foutu pays ne bondisse pas au plafond en hurlant au monstre si jamais il y avait un sphinx face à eux.

Elle se resservit un verre et la conversation continua ainsi une bonne heure. Elle se levait parfois, piochant dans un des innombrables livres qui couvraient les murs du petit salon, et les présentaient à Remus. Elle n'était ni superficielle, ni agaçante. Arrogante toujours, mais ça passait. Le jeune homme s'en accommodait très bien, étant habitué à pire que cela. Par certains côtés, notamment avec les traits d'humours ou de cynisme qu'elle glissait dans la conversation, elle lui rappelait Sirius et James. A d'autres moment, elle avait la sagesse du Professeur Dumbledore. Ou encore le venin de Severus Rogue. Il ne savait pas trop comment la considérer dès lors, et décida de ne la caser dans aucunes des catégories qui régissaient l'univers des étudiants de Poudlard. Elle était à part.

Plus d'une heure après être entré dans cette pièce, alors qu'il soulevait un point qui l'intriguait dans un passage qu'elle venait de lui faire lire, la porte s'ouvrit violemment et un Gabriel aux yeux animés d'une lueur surnaturelle s'encadra dans l'ouverture. Immédiatement, le loup en Remus réagit et il réprima un grognement. Jóhanna soupira de telle façon que l'attention des deux protagonistes se tourna vers elle.

_ Ça va là ? La démonstration de testostérone entre deux mâles lupins est finie ? Ha j'vous jure, ces mecs.. Gabriel, la prochaine fois, tu frapperas avant d'entrer au lieu de défoncer la porte. Tu vois bien que nous discutons là ! Remus, arrête de le fixer comme si tu voulais le bouffer. Et puis, tant que vous y êtes, vous pourriez discuter un peu, vous avez pleins de points en commun. Graouh, vous savez ?

Sur ces mots, elle finit la bouteille de bierraubeurre et Gabriel se détendit. Le jeune homme en fit de même peu après.

_ Bieeeen. Maintenant je vais aller me coucher. Remus, c'était un plaisir de parler avec toi. Tu peux emporter les bouquins que tu veux pour les étudier si le cœur t'en dit. Gabriel pourras te raccompagner à la sortie si tu le désires. Passes une bonne nuit.

Et sans un regard en arrière, elle poussa le colosse d'un geste ferme et se faufila à travers le passage qu'il libéra pour monter les escaliers d'un pas las avant de rejoindre sa chambre qu'elle verrouilla soigneusement.

Dans le petit salon, Remus toussota et Gabriel l'étudia avec plus d'attention. Il finit par grogner :

_ Alors c'est toi que je sentais au repas... Tu as été mordu il y a un moment, non ?

_ Oui.. C'est exact.

_ Bien... Tu vas à Poudlard ?

_ Ou...Oui.

_ Parfait. On aura l'occasion d'causer tout les deux. J'y accompagnes la princesse et ses cousines.

_ Très bien... Je.. Vais vous souhaiter une bonne nuit monsieur..

_ Appelles-moi Gabriel.

_ D'accord Gabriel. Moi c'est Remus.

_ Ironique jeu du sort...

Gabriel s'écarta pour laisser passer le garçon et l'accompagna jusqu'à la sortie. En bas, Barbara et Margaret bavardaient ensemble, se plaignant des moqueries des deux gus qui servaient de meilleurs amis au jeune homme. Il les salua poliment en passant, et marqua un temps d'arrêt sur le perron lorsque le colosse verrouilla la porte derrière lui. Il respira un bon coup, et franchit le petit portillon de l'allée pour se retrouver face à ses trois amis qui revenaient en riant. Sirius riait à une blague de James, de son rire qui ressemblait tant à un aboiement de chien. Lorsqu'il l'aperçu, il s'avança à grands pas vers lui.

_ Alors Lunard, sacré cachottier... T'as tes entrées chez les divas ? Tu aurais pu nous le dire quand même !

Il gratifia le lupin d'une claque amicale dans le dos et entraîna ses trois meilleurs potes vers sa propre demeure avant même que Remus n'ait pu répondre. En passant le seuil de la porte, il marqua un temps d'arrêt, émerveillé.

_ Patmol, c'est splendide et immense ! Et les couleurs ! On se croirait presque dans la salle commune !

_ Je sais mon bon Lunard. C'est fait exprès.

James s'était affalé sur le canapé comme une loque, passant une main dans ses cheveux qui n'avaient pas besoin de ça pour être en bataille.

_ Allez, dis-nous tout ! Tu craques pour la brune ? Jóhanna ? Qu'est-ce que vous avez bien pu fabriquer tout les deux pendant une heure, tout seuls, chez elle ?

Remus sourit, amusé, et s'installa à côté de son ami à lunette tandis que Peter prenait place sur un fauteuil en face d'eux et que Sirius allait chercher quatre verre et une bouteille de soda moldu.

_ Rien de ce que vous croyez les mecs. On a juste parlé.

Peter eut un sourire et demanda :

_ Et vous avez joué au Scrabble ?

Étant à moitié moldu de par sa mère, Peter avait parfois des réflexions toutes moldues. Mais Remus connaissait également ce monde car son père aussi était un moldu. James en revanche, fronça les sourcils.

_ Jouer à quoi ? Ça veut dire quoi ?

_ Au Scrabble James. C'est un jeu de lettre et de culture générale chez les moldus. Et l'expression en elle-même signifie fricoter avec quelqu'un.

Peter avait expliqué ceci calmement, surprenant tout le monde. Il ne parlait pas souvent comme ça, mais lorsqu'il le faisait, il captivait son entourage.

_ Merci Queudver. Et donc non, nous n'avons pas joué aux Scrabble. On a juste parlé j'vous dit. Elle... Est au courant pour... Mon p'tit problème de fourrure.

Sirius, qui revenait de la cuisine avec quatre verre et un pichet posé sur un plateau, faillit tout renverser sous la surprise de l'annonce.

_ Elle quoi ?

Remus se leva comme un ressort pour aider Sirius à ne rien renverser, et celui-ci posa le plateau sur la table basse entre le canapé et les deux fauteuils. James aussi avait les yeux ronds comme des soucoupes. Il n'y a que Peter qui n'affichait rien. Il avait bien remarqué chez Gabriel les mêmes signes que chez Remus, et en avait déduit qu'elle devait forcément avoir fait le rapprochement entre les deux. Le jeune homme aux cheveux châtains se rassit près du brun à lunette, et il reprit calmement :

_ Elle est au courant pour mon côté lycanthrope. Son... Garde du corps je suppose... Il est aussi comme moi. Elle est très tolérante et compréhensive. Je ne la pensais pas si ouverte d'esprit d'après le peu que vous m'aviez dit des trois filles. Et... Elle a une conversation fascinante. Elle est très intelligente vous savez.

James, passé le premier instant de stupeur, éclata de rire.

_ Ça alors ! Notre p'tit loup est sous le charme d'une fille autre que Marlène McKinnon !

_ Mais non ! Je dis juste que je peux avoir une vraie conversation avec elle, comme avec Lily.. Ou Marlène...

Il prononça ce dernier nom en rougissant légèrement. Marlène McKinnon était une fille de Gryffondor avec qui il s'entendait bien. La demoiselle était en septième année l'année dernière, aussi ne la verrait-il plus à Poudlard pour sa dernière année. Mais il l'avait revue durant les vacances, et ses amis ne se privaient pas pour lui envoyer des piques ou pour s'amuser à ses dépends. C'était gentillet comme taquineries, mais Remus en était toujours gêné car il avait un petit faible pour la belle aux cheveux auburn.

_ Mon p'tit Remus, que va-t-on faire de toi ?

Sirius souriait en prononçant ces mots. Ils partirent ensuite sur d'autres sujets de conversations, et le lupin en fut soulagé car Jóhanna ou Marlène ne furent plus mentionnées dans la conversation. Finalement, il s'endormirent tous dans le salon de Sirius, après un moment de silence à contempler les motifs du tapis persan.


J'espère que ça vous plaît :D

Le troisième chapitre est en cours d'écriture, mais comme je suis en partiels, il ne viendra pas tout de suite.

Bonne soirée ! Ou Bonne nuit. Ou Bonjour. Bref, à que ciao !

Votre dévouée,

Faaan'Taaas'Tiiique.