Chapitre 3

Titre : Où Ashley court avec un balai

Auteur : DiBee

Résumé : un instant de l'enfance d'Ashley et Henry sous l'oeil attentif d'Helen. Humour, family

Disclaimer : Pas à moi pas de sous

Spoiler : None

Rating : K+

Impossibles, ces deux là étaient impossibles !

C'était ce que Magnus ne cessait de se répéter en voyant, pour la peut-être centième sa fille poursuivant Henry. La différence, c'était que cette fois ci, Ashley était armée d'un balai. Le genre balai à brosse, taille enfant. L'histoire ne disait pas où elle l'avait déniché. Aucune importance dans le cas présent.

Il semblait que les deux enfants aient une définition bien à eux de 'traîne traîne mon balai'. Elle pensa un instant les arrêter, avant de réaliser l'inutilité de la manoeuvre. Au mieux, elle se prendrait le balai dans la figure, et pour un mieux, c'était assez pauvre. En revanche, elle aurait bien aimé aider Henry, qui avait, pour une fois, l'air réellement terrifié. En l'absence de réponse appropriée, elle attendit qu'ils soient suffisamment près pour l'entendre, avant de demander : à quoi vous jouez, tous lez deux, d'un ton qu'elle voulait grondeur, mais où transparaissait une certaine tendresse.

Henry continua à courir, bien content de la diversion, alors qu'Ashley s'arrêtait, presque à bout de souffle. Elle était de cinq ans sa cadette, et quoiqu'elle prétende, le garçon courait plus vite qu'elle quand il le voulait vraiment.

« Mais, Maman, il refuse de jouer à colle loup, alors je suis obligée de faire le loup et de lui courir après. » Venant de la bouche de sa fille, ça semblait parfaitement sensé. A un détail près.

« Et le balai ? » Demanda-t-elle, curieuse.

« Oh, ça, c'est parce qu'il a essayé une première fois de se cacher dans le cagibi du deuxième étage, mais j'ai décroché la toile d'araignée. » Elle décocha un sourire resplendissant à sa mère, et reprit sa course, comme si tout ça avait un sens, la petite araignée prisonnière des poils du balai, qui se brinquebalait de droite et de gauche, et devait sans doute se demander ce qui lui arrivait.

Avec nostalgie, Helen se prit à regretter ses cinq ans. Non pas qu'ils n'aient ressemblé en aucune façon à ceux de sa fille, mais l'insouciance de cet âge là lui manquait. Et, définitivement, qui pouvait ne pas craquer devant cette petite tête blonde qui catapultait des inepties grosse comme elle (c'est à dire pas des masses) avec un aplomb indéfectible. Telle mère, telle fille, réalisa Magnus en revoyant la tête de tous les gens à qui elle avait dû expliquer ceux qu'accueillait réellement le Sanctuaire.