Authors note: Hellooooo tout le monde! Encore une fois, je voudrais remercier tous les lecteurs qui prennent le temps de laisser un commentaire, ça fait toujours très plaisir même si ce n'est qu'un seul mot (du genre "j'aime"! :3)! Donc, voici ce troisième chapitre et donc, comme je l'avais dit la dernière fois, le premier chapitre de cette histoire qui contient un flash-back. Je dois avouer que c'est un peu stressant de voir vos avis sur... ce que contient ce flash-back, j'espère tout de même que ça vous plaira! O.o Bref, on verra bien hein, c'est le but quand on écrit une fanfiction: tester de nouvelles choses, qui ne sont pas forcément dans la série ou même dans les trois-quarts des autres fanfictions sur le sujet! :D Voici mon indice pour ce chapitre: OITNB!
Chapter Three: Trois mois après
ALISON POV:
Milieu de matinée, cimetière de Rosewood...
L'espèce de parc qui accueillait mille et une tombes – c'est que les meurtres étaient de plus en plus fréquents et courants à Rosewood – était quasiment désert. Je passais devant le gardien à l'entrée qui me regarda avec un œil suspicieux, sans doute convaincu que j'avais dû laisser deux ou trois cadavres dans un placard depuis mon retour dans la ville et ne croisais qu'un couple de mamies qui déposaient une grosse gerbe de fleurs à côté d'une tombe de marbre.
Certaines familles ont vraiment beaucoup d'argent à dépenser pour enterrer leurs morts. Comme la mienne, remarquez. La famille Dilaurentis possédait un caveau tout entier. Dire que j'avais été enterré là-dedans.
La dernière fois que j'étais venue dans ce caveau pour aller voir ma mère, j'avais noté que le personnel de la ville ou du cimetière n'avait toujours pas retiré ma tombe de là. Un peu comme si j'étais toujours morte, en quelque sorte. Je suis sûre que certaines personnes auraient été largement arrangé par mon décès. Parfois même, je me demandais même s'il n'aurait pas mieux valu que je reste morte aux yeux de tout le monde.
J'avais peut-être mérité amplement ce qu'il m'arrivait ces dernières années, après avoir été une telle salope dans mes années de collège. Je ne crois que modérément en Dieu, mais cela pourrait très bien être une sorte de châtiment divin ou quelque chose dans le genre.
C'était cette fille, en prison il y a maintenant deux ans et demi de cela, qui était complètement folle et qui se prenait pour un messie de Dieu. Elle m'avait accusé d'être un démon, de posséder le Mal en moi, elle avait même essayé de me purger en me coupant avec une stupide croix en bois. Enfin, peut-être qu'elle n'avait pas tort au final ? Je n'ai jamais été une « gentille » fille, voire même plutôt le contraire par moment.
Et je le suis peut-être toujours, même en essayant de changer. Certaines personnes croient qu'on ne peut pas changer la nature profonde de quelqu'un. Et si ma nature profonde était d'être méchante avec les autres pour me sentir mieux ?!
J'avançais silencieusement dans les allées du cimetière, cherchant des yeux le carré 7. Je ferais mieux de me dépêcher, et je glissais les mains dans les poches de ma veste en jean avant d'accélérer le pas. Bientôt, ce carré de tombes, plus modestes que celles qui se trouvaient plus près de l'entrée, apparut dans mon champ de vision. Il ne me fallut qu'une minute de plus pour retrouver l'allée numéro cinq.
Personne ne s'y trouvait.
D'ailleurs, personne ne se trouvait dans le carré, ou autant dans le fond du cimetière. Qu'est ce que A- voulait que je fasse, ou que je trouve ici ? Aucun membre de ma famille n'était hors du caveau familial, et aux dernières nouvelles, je n'avais pas perdu d'amis proches ou même éloignés à Rosewood. Je commençais à remonter l'allée, lisant les inscriptions qui se trouvaient sur chacune de ces petites tombes grises.
L'une abritait un certains « Jackson Smiths, né en 1927 et mort en 1947 : notre bien-aimé fils ». Celle d'à côté était celle d'une famille entière, les premiers noms étant effacés par l'usure tant ils étaient vieux.
« Lyanna Stark, Eddard Stark, Catelyn Stark, Robb Stark, Benjen Stark » énumérais-je simplement à voix haute.
Ça fait vraiment une grande famille. Mais ces noms m'étaient toujours inconnus pour le moment, ne provoquant aucune émotion particulière en moi. A- était doué pour faire souffrir les gens, et je ne comprenais toujours pas pourquoi il m'avait envoyé dans ce cimetière. J'avançais encore dans la longue allée, lisant encore les inscriptions sur les tombes, redressant parfois les portraits qui s'étaient cassés la figure à cause des intempéries, ramassant quelques fleurs fanées au coin d'une tombe, subissant un élan de tristesse à la vue de la tombe de « Clara Forbes, né en 1991 et morte en 1992 », et manquant de tomber parterre de frayeur lorsqu'un pigeon (ou un corbeau) décolla sans prévenir de derrière l'une des tombes.
Les cimetières ne sont pas particulièrement des endroits rassurants et celui de Rosewood l'était encore moins, un rien pouvait suffire à me faire sursauter. Après une dizaine de minutes de lecture et d'exploration, j'arrivais finalement au bout de la rangée de tombes, sans avoir trouver la moindre chose. Peut-être que A- voulait simplement me faire sortir de la maison des Dilaurentis le temps qu'il la fouille de long en large, ou qu'il mette en place de nouvelles caméras pour nous surveiller ?
Je me plantais devant la dernière tombe de l'allée cinq, déchiffrant le nom qui était gravé sur le marbre, lorsque des voix très familières retentirent dans mon dos.
« Alison ?! » demanda la voix d'Emily avec surprise.
« Qu'est ce que tu fais ici ? » enchaîna celle de Spencer une demie-seconde après.
J'aurais pu me retourner pour leur faire face – je savais qu'Aria et Hanna étaient également présentes, rien qu'avec leurs bruits de pas sur les graviers de l'allée – mais mon regard refusait de se détacher du nom qui se trouvait sur la dernière tombe. Mon cœur battit de nouveau la chamade, et une bouffée de chaleur me monta à la tête tandis que mes yeux s'humidifiaient à la vitesse de l'éclair, sans même pouvoir me contrôler comme je le faisais si bien d'habitude.
Écrit dans le marbre se trouvait un nom. Celui de Maya de Saint-Germain. Je me laissais choir sur le sol devant la tombe, avant de fermer les yeux dans une tentative d'échapper à la vérité. Alors que les pas précipités des filles derrière-moi venaient dans ma direction, je me remémorais des souvenirs dont je ne voudrais jamais me débarrasser.
Jamais.
ALISON POV:
Repas de midi, centre de redressement des mineures de Front Valley.
Durant tout le trajet en voiture, je n'avais pas arrêté de cogner mon front contre la vitre. Mon Dieu, que j'avais été débile ! Comment avait-je pu être conne à ce point. Voilà seulement trois mois que j'avais échappé à A- et que tout le monde me croyait morte. J'avais survécu en switchant mes deux nouvelles identités. On ne sait jamais à quel point il est facile de créer de nouvelles vies, jusqu'au moment où on essaye.
J'étais partie de Rosewood avec deux identités. Celle d'Alison Dilaurentis, qui était maintenant inutile puisque j'étais supposée morte. Et celle de Viviane Darkbloom, qui n'était pas parfaite non plus car Mona et Hanna m'avait déjà croisé avec le déguisement en place.
J'en avais donc crée une troisième. Madison des Sables. J'étais une française arrivée sur le sol américain depuis plus de dix ans, originaire d'une famille noble de Vendée. En somme, mon histoire n'était pas vraiment développée pour le moment.
Bref, tout cela pour dire qu'un crétin de marchand m'avait surprise entrain de voler une barre chocolatée dans son épicerie, et m'avait gardé enfermé avec un policier du coin jusqu'à ce qu'un agent du centre de redressement le plus proche ne vienne me chercher. Il n'y avait même pas eu de passage au commissariat. Le flic m'avait simplement demandé ma – fausse – carte d'identité et je la lui avais tendu sans problème tandis que le marchand portait plainte pour vol.
Moins d'une heure plus tard, deux options s'étaient offertes à moi. Soit je pouvais payer une amende de 300 dollars au marchand pour le vol dans son épicerie, soit je pouvais passer un mois et demi dans le centre de redressement, privée de sortie évidemment. J'avais seulement 500 dollars en poche lorsque j'avais quitté ma ville de Rosewood, et je ne pouvais pas me permettre d'en perdre trois cents à cause d'une barre chocolatée.
Voilà comment je m'étais retrouvée dans cette voiture aussi vieille que ma grande-tante, direction la prison – autant l'appeler de cette manière – sous l'identité falsifiée de Madison des Sables. Je ne pouvais même pas croire que personne ne se soit rendu compte de ma véritable identité ou de ma fausse carte d'identité ou de la non-stabilité de mon histoire passée. Comme quoi, le système judiciaire aux États-Unis est encore plus mauvais que j'aurais pu le croire. La voiture se stoppa sur un parking vide et entouré de barbelés.
A l'entrée, mon conducteur me laissa entre les mains du gardienne qui devait probablement avoir plus d'hormones masculines que féminines, et qui me confisqua la totalité de mes affaires sans même un « bonjour ». Elle prit même mon téléphone.
« On a même pas le droit au portable ? » la questionnais-je avec un air faussement choqué sur le visage.
« Pas de communication avec l'extérieur, gamine. » expliqua-t-elle avec un ennui phénoménal dans la voix. « Maintenant, change-toi ! »
Je ne pris même pas la peine de lui demander s'il y avait des cabines pour me déshabiller. Apparemment, elle devait voir des femmes à poils aussi souvent qu'une adolescente normale voit un épisode de « Game of Thrones », par exemple. Je me changeais le plus rapidement possible, échangeant mon sweat et mon jean délavé avec une sorte d'uniforme dégueulasse et surtout orange.
Tout le monde sait que le orange n'est pas une couleur à porter, pourquoi se borner à faire des costumes aussi moches ? En tous les cas, je me retrouvais sans repère, sans portable, et sans beaux vêtements dans une prison totalement cheloue pour le prochain mois et demi. J'espérais sincèrement que j'allais survivre à cela.
Moi qui croyais trouver une sorte d'école privée pour les filles de riches difficiles, voilà que je trouvais dans une prison pour mineures spécialisée. Super. En plus le pire, c'était qu'il n'y avait que les nouvelles venues qui portaient une combinaison orange. Les autres avaient des pantalons et des chemises marrons claires (ce qui n'est pas vraiment mieux, mais au moins c'est discret).
J'avais l'impression d'être un phare au milieu de la nuit avec mes vêtements. J'espère vraiment que toutes les détenues sont ici depuis assez longtemps pour ne pas savoir qu'une dénommée Alison Dilaurentis avait disparu de chez-elle au début de l'été, et pour ne pas me reconnaître. Une voix féminine s'écoula du haut-parleur du couloir où je me trouvais, indiquant que les détenues devaient se rendre dans la cantine pour le repas du midi.
Ne sachant pas où se trouvait la cantine en question, je me contentais de suivre le flot d'inconnues.
La cantine marchait comme le self du collège à Rosewood. A cette pensée, je me sentis nostalgique, et la moindre once de courage que je possédais alors s'échappa dans l'air ambiant. Il y avait tellement de choses que j'aurais voulu faire avant de partir. Pour commencer, m'excuser auprès d'Emily. Nous étions toujours en froids – enfin, plus ou moins – le soir de ma disparition, et je voulais qu'elle accepte d'être qui elle était vraiment.
Ce n'était pas mon droit de l'empêcher d'aimer qui elle voulait, même si j'étais trop effrayée pour admettre qu'elle m'aimait autant. J'aurais aussi dû me réconcilier avec Spencer. Nous nous étions violemment disputées avant ma disparition, et je trouve cela vraiment bête de s'être quitter en si mauvais termes. Elle était la seule à me tenir tête de temps en temps, et je dois dire que même me disputer avec elle me manquait par moment. Et j'aurais dû m'excuser auprès d'Hanna et Aria. J'espère sincèrement que tous leurs problèmes se sont résolus depuis mon départ.
Qui sait ? Elles deviendront peut-être même de meilleures personnes maintenant que je ne suis plus dans les parages, même si c'est assez triste à admettre de ma part. Je me retrouvais seule avec un plateau de nourriture qui ne me semblait pas si équilibrée que ça, voire même un peu périmée sous certains aspects, ne sachant pas vraiment où me mettre.
Il était étonnant de voir comment les groupes se formaient dans la salle. Certaines tables étaient pour les blanches, d'autres pour les femmes latino-américaine, et enfin les autres tables étaient peuplées de noires. Pas la peine de préciser qu'il y avait plus de noires dans la salle que d'autres. Certaines étaient effrayantes, tandis que d'autres ressemblaient à des poupées porcelaines polies. Des grosses, des minces, des laides, des belles, des timides, des provocatrices, des silencieuses, des bavardes, mais aucune d'elles ne me semblaient prêtes à entamer une discussion en ma compagnie.
Cela me faisait vraiment bizarre de me retrouver seule, ne sachant pas où me mettre. Alison Dilaurentis ne sachant pas où se mettre, sérieusement ? Au collège, même si les filles n'étaient pas dans les parages, il y avait toujours une ou deux personnes pour m'inviter à manger avec eux. Maintenant, je me retrouvais debout et seule en cherchant une place de libre sur l'une des tables voisines. Soudainement, une main – douce – se posa sur mon poignet, et je tournais la tête rapidement vers la jeune fille qui s'était arrêté à mes côtés.
Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu... de contact humain !
« Hey, ça va ? » demanda l'inconnue avec un petit sourire.
« Je... suppose que oui. » dis-je avec hésitation, la voix un peu rauque de ne pas avoir parler pendant autant de temps.
« Viens. » ordonna-t-elle simplement en me tirant par ma main libre vers une table presque vide.
La jeune fille dont-je-ne-connaissais-pas-le-nom était métisse, les cheveux sombres et bouclés. Ses yeux étaient grands, on pourrait à la limite se perdre dedans. Elle était légèrement plus grande que moi, élancée et mince. En somme, elle était vraiment jolie, voire même belle. Sous certains aspects, elle ressemblait un peu à Emily. Elle était aussi gentille, et avait l'air vraiment amicale aux premiers abords.
Enfin, je ne connaissais même pas son nom. A la table, se trouvait déjà deux autres filles. L'une d'entre elles ressemblait à une lionne, avec ses cheveux blonds sales qui entouraient son visage comme une crinière. Elle était plutôt bronzés, et avait des yeux en amande, très sombres.
La deuxième qui lui faisait face, avait les cheveux noirs de jais et courts, la peau très blanche et les lèvres rouges. Elle était la seule à être maquillée. Elle ressemblait vraiment à Blanche-Neige, quand je fais la comparaison, en fait. Trois inconnues pour moi, donc. Celle qui me tenait la main – et restait de loin la plus jolie des trois, même si les deux autres étaient pas mal non plus ! - m'invita à s'asseoir à côté de Blanche-Neige tandis qu'elle prenait une chaise à côté de Nala.
« Je m'appelle Madison. » me présentais-je en prenant l'initiative.
C'est toujours important de prendre l'initiative. Si l'on attend que les autres nous disent quoi faire, cela prouve que l'on est plus faible que lesdits autres. Bref, tout ça pour dire que je préférais montrer dès le départ quel genre de personne j'étais. Ces filles avaient toutes l'air sympathiques dans un certain sens, et je préférais largement me retrouver dans leur groupe qu'avec les deux autres folles blanches qui se trouvaient dans un coin de la salle.
Ou du moins, elles avaient l'air un peu taré sur les bords. Et je ne pouvais sans doute pas m'asseoir avec les autres. Les groupes selon la couleur de peau et la culture semblaient vraiment définis ici, et je voulais éviter de faire une bêtise dès ma première heure dans la prison... pardon, le centre de redressement pour mineures.
« Moi, c'est Morello. » dit celle qui ressemblait à Blanche-Neige.
« Nicky. » enchaîna celle qui avait une crinière de lion.
« Je suis Maya ! » termina celle qui m'avait amené à la table.
Morello, Nicky et Maya. Piger ! C'est vraiment un joli prénom Maya. Elle avait l'air un peu plus ouverte que les deux autres, et avait sans doute mon âge ou peut-être un peu plus, je ne sais pas. Je manquais de rougir lorsque je remarquais que ma main était toujours enlacée avec la sienne, et je la retirais délicatement avant de commencer mon repas.
Dégueulasse, comme je l'avais prédit, mais au moins étais-je en bonne compagnie. Les trois adolescentes commencèrent à m'expliquer les « règles » de la prison, les bons plans, les ragots et nous parlâmes de tout un tas de trucs différents, comme j'aurais pu le faire avec Emily, Spencer, Aria et Hanna. Peut-être que ce mois et demi de prison ne serait pas si horrible à vivre.
Et puis, Maya était vraiment sympa.
Authors blabla: Aloooooors? Qu'est ce que vous en pensez? HaHA, personne n'avait jamais pensé à faire une rencontre Maya-Alison avant même que Maya ne connaisse Emily! *o* Ou peut-être que quelqu'un l'a déjà fait, mais personnellement, je n'allais pas passer trois heures à lire les millions de fanfictions Emison (et oui, notre fandom est le plus important du monde, mouahahaha! #EmisonRulesTheWorld) pour savoir si quelqu'un avait déjà eu cette idée! ^^ Bref, qu'est ce que vous en pensez? (enfin, j'ai déjà posé cette question, mais bon, wala wala... é-è).
Dans le prochain chapitre, retour au présent, et on va voir qu'elle sera la réaction d'Alison face à cette découverte! *o* Et aussi les réactions des filles, après tout, elles sont également au cimetière en même temps qu'Ali! XD Je vous laisse imaginer qu'elle était la relation entre Ali et Maya... B) De l'amitié? De la haine? De la rivalité? De... l'amour? Mouahahaha, y'a que moi qui sait, na! ^^ Encore une fois, merci de prendre le temps de lire les nouveaux chapitres de "Charlie's Game".
Comme d'habitudes, si vous avez des questions, envie de spoilers, ou envie de discuter tout simplement, mon twitter, c'est ElsaFowl! :3 A la fois prochaine (très très vite, je l'espère), et bonne fin de week-end! :D
