Résumé : Voldemort n'est plus, Harry l'a vaincu. Mais à quel prix ? Hermione est plongée dans le coma, victime d'une magie dont il ignore tout. Cependant, contre toute attente, un jeune sorcier bien particulier semble pouvoir lui venir en aide. Harry va alors découvrir le dernier secret qui entoure sa famille... #résumépourri !
Statut : En cours d'écriture.
Pairing : Drago et Hermione. Bah ouais, ils sont trop mignons, tous les deux !
Raiting : M, parce que je préfère prévenir que guérir... S'il y a besoin de changer par la suite, on verra. Pour le moment, je laisse comme ça.
Genre : Romance, évidemment. Famille, c'est le nœud de l'histoire. Et aussi un peu de suspense, parce que je suis sadique et que vous aimez ça !
Disclaimer : L'univers et les personnages appartiennent à sa Majesté JKR Rowling. Seul l'histoire rocambolesque sort de mon esprit, et des personnages qui n'en font qu'à leur tête...
Note d'Auteur : Me voici de retour avec un nouveau chapitre, ô combien intéressant ! L'histoire va prendre un tout nouveau tournant, je vous préviens ! (Hmm, oui, je vous ai mit l'eau à la bouche, là ! Aha) Mais avant ça, comme d'habitude, je réponds aux reviews.
Caamie : Oui, l'histoire est un peu plus sombre. Bon, déjà, c'est le contexte qui fait que, forcément. Mais je pense rester sur la même ligne directive pendant au moins un bon moment. Je me sens plutôt à l'aise sur cette ambiance. On verra où ça me mène. Concernant Ron, je ne le portes pas tellement dans mon coeur non plus. Peut-être parce que dans l'histoire de JKR, c'est lui qui finit avec Hermione, alors qu'à mes yeux, elle DOIT être avec Drago ? Je sais pas, en tout cas, j'aime beaucoup en faire mon souffre-douleur, et le dépeindre un peu comme un personnage détestable. Mais c'est le cas dans beaucoup de fiction dramione, alors je vais essayer de ne pas tomber dans le cliché non plus...
Fan de Twilight : Bienvenue sur ma deuxième fiction ! Je suis contente de te retrouver ici, ça me touche, ça veut dire qu'au delà de ma première histoire, c'est aussi mon style d'écriture qui te plaît, et je suis ravie que tu m'accordes ta confiance à nouveau (oui, c'est la même chose pour Caamie et pour tout les autres qui ont également lu ma première fiction et qui se retrouvent à nouveau ici, mais je crois que je ne l'avais pas dit avant ^^). Bref, j'espère que la suite te plaira tout autant !
Sur ces jolies paroles, je vous souhaite une bonne lecture !
Dabisous !
YumiKate
Le Poids du Silence
Chapitre 3 : Ste Mangouste
Dimanche 2 Mai 1999 - Début de Soirée
Harry se trouvait de nouveau dans la chambre d'Hermione, à Ste Mangouste. Assis sur une chaise près de son lit, il observait sa meilleure amie, sa presque sœur, avec tendresse et inquiétude. La jeune fille semblait dormir si paisiblement, elle ne semblait pas souffrir, ce qui rassura légèrement le Survivant.
Assis ainsi, à veiller Hermione, ses mains autour de la sienne, il ne put s'empêcher de faire le rapprochement avec une scène de son passé. Cinq ans plus tôt, à Poudlard, il avait passé des semaines à attendre que le Philtre de Mandragore puisse soigner la Gryffondor, pétrifiée par le reflet du Basilic. Tous les soirs, il s'était rendu à l'infirmerie et avait passé plusieurs heures assis près d'elle, lui tenant la main, lui parlant de tout et de rien.
Cependant, la situation, ce jour là, était nettement différente. Bien qu'il soit encore une fois venue la veiller, en fin de soirée, cette fois ci, Harry n'avait aucune idée de ce que l'avenir leur réservait. Il ne savait pas si Hermione se réveillerait, ni quand. Et il se sentait douloureusement impuissant, incapable de venir en aide à sa plus précieuse amie.
Il retint un sanglot et caressa doucement la joue fraîche de son amie :
- Allez Hermione, réveilles toi… Cette fois ci, tu ne nous as laissé aucune indication… Comment est-ce que je suis censé faire, moi, sans toi ? Hein ? C'est toi, la fille intelligente, tu te souviens ? Alors comment puis-je te venir en aide, alors que je ne sais même pas par où commencer… Reviens, Hermione… Tu me manque tellement…
Il essuya maladroitement une larme qui s'était échappée de ses yeux trop humides et se redressa tristement. En quittant la chambre d'hôpital, non sans avoir lancé un dernier regard inquiet à son amie, Harry tomba nez à nez avec Ron et Ginny. Celle-ci se jeta dans ses bras dans un tourbillon de cheveux roux :
- Oh, Harry…
Elle se mit à sangloter, ce qui était particulièrement rare chez elle. Le brun referma ses bras autour de celle qu'il aimait et la berça doucement :
- Ça va aller, Gin. Je vais tout faire pour la guérir, tu verras…
La jeune fille hocha la tête et se recula, sans pour autant le lâcher. Elle fixa son regard sur celui du jeune homme qui lui sourit avec tendresse avant de replacer une mèche rousse derrière son oreille. Elle rougit, sourit, et l'embrassa tendrement sur la joue avant de se détacher. Ron se racla la gorge pour leur rappeler sa présence. Ginny leva les yeux au ciel tandis qu'Harry se retenait de rire. Le roux ignora leur réaction et s'adressa à son ami d'une voix déterminée :
- Tu as apprit quelque chose, là bas ?
Harry comprit qu'il parlait du Manoir Malefoy et il secoua la tête :
- Pas grand chose. J'ai discuté avec lui, mais il n'a pas l'air d'en savoir beaucoup plus que ce qu'il a dit au médicomage…
- Quoi ? Comment ça, tu as discuté avec lui ? Le ministère l'a relâché ?
Harry acquiesça et Ron leva les mains en l'air, bouillonnant de rage :
- Mais c'est pas possible ! Alors tout ce qu'on a fait n'a servit à rien ? Ils vont relaxer les mangemorts comme s'ils n'avaient rien fait ?!
Ginny tenta de calmer son frère :
- Ron, tu es dans un hôpital, bon sang ! Calmes toi !
Mais le roux ne voulut rien entendre. Il fulminait et Harry posa une main ferme sur son épaule :
- Ecoute moi, Ron. Les Malefoy ne sont pas aussi impliqués que tu le penses dans cette guerre…
Son ami haussa les sourcils, perplexe. Le brun grimaça :
- Enfin, à part Lucius. Mais Narcissa et Drago m'ont sauvé la vie, Ron. Ils nous ont sauvé la vie…
- Comment ça ?
Harry soupira, impatient :
- Drago nous a sauvé en cachant nos identités, il y a deux mois…
Ron voulut protester, mais le brun l'en empêcha :
- Laisse moi finir. Même si tu crois que c'était par lâcheté, je suis certain du contraire. Et puis, Narcissa m'a sauvé, cette nuit…
Il leur raconta alors les événements qui s'étaient déroulés depuis qu'il s'était rendu dans le bureau de Dumbledore. Les souvenirs de Rogue dans la pensine, le fait qu'il était un horcruxe involontaire de Voldemort, et qu'il devait mourir de sa main pour pouvoir en être libéré. Son sacrifice dans la Forêt Interdite, et comment il avait fait semblant d'être mort pour tromper son ennemi.
- Narcissa s'est approchée de moi pour vérifier que j'étais bel et bien mort et elle a menti pour me protéger, parce qu'elle voulait que toute cette folie s'arrête. Ils l'ont cru, et c'est ce qui nous a laissé suffisamment de temps pour que Neville puisse tuer Nagini, et me permettre en suite d'affronter Voldemort une bonne fois pour toute.
Ron et Ginny le regardaient, les yeux écarquillés, bouches bées. Harry avait volontairement fait l'impasse sur le petit échange qu'il avait eu avec Narcissa, au moment où elle s'était penchée sur lui pour sentir son souffle. Savoir qu'elle s'était inquiétée pour son fils n'aurait pas aidé Ron a croire à ses bons sentiments…
Au bout de quelques instants de silence, le roux finit par reprendre contenance et lâcha simplement :
- Je ne leur fais pas confiance pour autant…
Harry soupira :
- Je sais, et je ne t'en demande pas autant.
- Parce que toi tu leurs fais confiance, vraiment ?
Le brun secoua les épaules. Il n'en savait rien. A dire vrai, il ne savait plus quoi penser, et la proximité des deux Weasley ne l'aidait pas à se concentrer sur ses sentiments…
- Je suis fatigué, je vais rentrer au square me reposer.
Ron et Ginny acquiescèrent et il les enlaça à tour de rôle.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter l'hôpital, il fut bousculé violemment par une personne qui venait d'entrer précipitamment. Il se tourna pour s'excuser, bien qu'il n'était en rien responsable, et se figea :
- Professeur McGonagall ?
La vieille femme le regardait d'un air à la fois surpris et ému :
- Harry…
Elle fit un pas vers lui et se figea, une expression d'hésitation sur le visage. Le brun, qui comprit rapidement la gêne que ressentait son professeur, franchi la distance qui les séparait et prit la vielle femme dans ses bras. Minerva McGongall en fut totalement surprise, mais elle se détendit rapidement, savourant ce contact embarrassé. Lorsqu'ils se séparèrent, l'enseignante essuya maladroitement une larme au coin de ses yeux avant de sourire tristement à son élève. Celui-ci lui répondit à l'identique :
- Vous venez voir Hermione ?
La vielle femme écarquilla les yeux et bégaya :
- Non, je… En fait, je viens voir Severus Rogue…
Harry sursauta :
- Il est toujours en vie ?
Minerva hocha la tête :
- Son Elfe de Maison l'a sauvé de justesse, c'est un miracle…
Elle lui fit un signe de tête, l'invitant silencieusement à le suivre, ce qu'il fit d'un pas pressant. Il était à la fois heureux, inquiet et mortifié. Il avait été tellement persuadé de sentir le cœur du mangemort repenti s'arrêter, qu'il n'avait pas pensé à s'assurer de son état avant de partir. Si son Elfe n'était pas intervenu… Harry frissonna à cette idée et reporta son attention sur la directrice de sa maison :
- Après les révélations que vous avez faites ce matin, pendant votre joute verbale avec Tom Jedusor, je crois que Severus mérite que je lui fasse quelques excuses…
- Comment ça ?
La vieille femme grimaça :
- Je n'ai pas été très tendre avec lui, cette année. Si j'avais sut…
Harry s'arrêta de marcher et retint son enseignante par le bras. Il la regarda avec tendresse en souriant :
- Vous ne pouviez pas savoir, professeur. Vous n'êtes en rien responsable…
Elle hocha la tête, les lèvres pincées, sans dire un mot.
Quelques minutes plus tard, ils entrèrent dans une petite chambre sombre. Minerva hoqueta et se plaqua la main sur la bouche, le visage horrifié.
Sur le lit d'hôpital, Severus Rogue dormait, le visage tiré de douleur. Des dizaines de plaies béantes, purulentes pour certaines, défiguraient son visage. Harry grimaça, Nagini, le serpent de Voldemort, ne s'était pas privé de son festin…
Ils s'approchèrent silencieusement. Le jeune homme n'hésita pas une seconde avant de s'asseoir au chevet de son enseignant et de lui prendre la main, avec e plus de délicatesse possible, néanmoins. Minerva l'observa quelques instants, totalement surprise. Puis elle lui sourit avec tendresse. Il rougit, embarrassé, avant de reporter son attention sur son insoupçonné protecteur.
L'homme gesticula pendant son sommeil, ce qui sembla raviver sa douleur. Il grimaça, comme sous l'effet du sortilège de Doloris, le visage crispé de douleur dans un cri silencieux. Instinctivement, Harry posa sa main libre sur le front du souffrant, pour tenter de l'apaiser un peu. Ce qui sembla d'ailleurs fonctionner, puisque Severus se détendit considérablement avant de souffler :
- Lily… ma Lily…
Minerva écarquilla les yeux à nouveau, comprenant que cette histoire d'amour à sens unique entre son collègue et la mère d'Harry n'était pas un mensonge. Elle sourit au jeune homme :
- Je crois que votre présence l'apaise, Monsieur Potter. Je vais vous laisser, je repasserai quand il se sentira mieux.
Harry hocha la tête sans rien ajouter et Minerva s'en alla en silence.
Alors qu'Harry s'apprêtait à s'en aller à son tour, presque une heure après le départ de son enseignante, il sentit un mouvement sur le lit qui retint son attention. Il se tourna alors vers Severus Rogue qui l'observait avec espoir :
- Harry ?
Le jeune homme lui sourit et revint s'asseoir à ses côtés. C'était bien la première fois que Rogue l'appelait par son nom, ça méritait au moins qu'il reste encore un peu à son chevet…
- Où suis-je ?
L'homme semblait totalement perdu, complètement désorienté. Harry prit une voix apaisante pour lui répondre :
- A l'hôpital Ste Mangouste, Monsieur. Votre Elfe de Maison vous a fait transplanné juste à temps pour vous sauver…
- Lilas ? Où est-elle ?
Harry secoua les épaules, il n'en savait rien. L'ancien mangemort se tenta de se relever, en vain. Le Gryffondor s'empressa :
- Vous avez besoin d'aide ? Vous voulez que j'appelle un médicomage ?
Rogue le regarda comme s'il était devenu fou, puis un éclair de lucidité passa dans ses yeux et il souffla :
- Alors je n'ai pas rêvé ? Voldemort, Nagini, mes souvenirs…
Harry grimaça :
- Non, professeur. Vous n'avez pas rêvé…
- Vous avez réussi.
Ce n'était pas une question. Simplement une constatation soufflée, comme si c'était une chose absolument impossible, merveilleuse… Harry hocha la tête, le cœur serré. Pour la première fois de la journée, il ressentit en lui une fierté sans nom, là, devant cet enseignant qu'il avait tant détesté, mais qui s'était révélé être l'un de ses plus précieux alliés. La fierté qui suintait du regard de Severus était tellement puissante qu'elle ému le jeune homme comme s'il s'était agit de son propre père. Il tenta de reprendre son calme, et souffla à son tour :
- Grâce à vous.
Rogue sourit légèrement. Harry réalisa que c'était la première fois qu'il le voyait sourire ainsi. Il le trouva plus beau, plus jeune, plus humain. L'homme finit par se détendre avant de demander :
- Mes souvenirs, étaient-ils au complet ?
Le jeune homme fronça les sourcils :
- Comment ça ?
- Savez vous le dernier secret de votre famille ?
Le Gryffondor ne voyez pas où voulait en venir son enseignant :
- Vous parlez de vos sentiments pour ma mère ?
Rogue grimaça, comme si le sujet l'embarrassait :
- Non. Ca, je sais que vous êtes au courant, puisque c'était l'un des premiers souvenirs que je vous ai confié… Non, je parle de…
Il s'arrêta et observa longuement le visage du Survivant, comme s'il cherchait à déterminé ce qu'il savait ou pas. Il changea radicalement de sujet :
- Comment va Mademoiselle Granger ?
Harry sursauta. Où était le rapport avec sa famille ? Il fronça les sourcils, perplexe, mais répondit malgré tout :
- Mal. Elle est dans le coma, à cause d'un sort que lui a lancé Bellatrix Lestrange…
L'homme grimaça de plus belle, comme s'il était réellement attristé de cette mauvaise nouvelle. Il soupira longuement avant de reprendre :
- Monsieur Potter, il y a une chose que vous ignorez, au sujet de Mademoiselle Granger. Et cette information risque de vous faire un choc…
Le jeune homme sursauta. Une boule d'angoisse s'empara de tout son corps, insidieuse, sourde, violente. Il déglutit difficilement :
- Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Severus l'observa longuement, avant de répondre d'une voix grave et sans appel :
- Hermione ne s'appelle pas Granger, mais Potter…
Il se tut quelques instants, pour laisser le temps au Gryffondor de comprendre ces mots. Harry se figea, se sentant tomber dans un gouffre sans fond. Ne voyant aucune réaction sur le visage de son ancien élève, Severus insista :
- C'est la fille cachée de James et Lily… C'est votre sœur, Harry.
NA : Je tiens à préciser que cette méga-information n'est pas tiré de ma seule et unique imagination. C'est une théorie bien sérieuse, qui existe depuis des années, celle du Lien Fraternel. Je vous conseille d'ailleurs de vous renseigner là dessus, parce que même si ça semble complètement invraisemblable à première vue, en réalité, ce n'est pas autant tiré par les cheveux... Enfin bref. Je vais beaucoup m'inspirer de cette théorie, en la remodelant à ma sauce, pour cette fiction. Et j'espère que le résultat vous plaira !
Sur ce, je vous dit à demain pour la suite des événements ! J'attends vos réactions avec impatience !
Bonne soirée, Dabisous !
YumiKate
