La suite, merci de suivre cette histoire !
Chapitre 2.
Je tourne les choses en ma faveur, je le concède. Mais je dois vraiment m'excuser. J'ai déconné et je m'en veux.
Mais j'en veux au moins mille fois plus à Malfoy de m'avoir laissé.
***
Malfoy m'ignore depuis dix jours et je n'en peux plus. J'ai des envies de meurtre chaque fois qu'il passe sans m'accorder un seul regard.
Ginny a mis une semaine à me reparler. On a couché ensembles hier soir, vendredi.
Mais elle est rousse, a de la poitrine et rien entre les jambes. Elle ne s'appelle pas Malfoy et je suis plus frustré encore qu'avant.
Je me dégoute. Je ne comprends pas ce que je fais. Je devrais arrêter de parler à Ginny, ne serait-ce que pour la préserver. Je ne veux pas lui donner de faux espoirs… En même temps, je veux me venger. Malfoy ne s'en sortira pas indemne.
Il a d'ailleurs enfin répondu à la lettre que je lui ai envoyée. Il s'est excusé, et veut passer ce soir pour s'expliquer.
Seulement, Ginny m'a demandé si l'on pouvait passer la soirée ensembles, et j'ai accepté. Alors je ne verrai pas Malfoy.
***
Les cris de jouissance de Ginny résonnent dans la pièce. Je la pénètre plus profondément que jamais, et pense à Malfoy à chaque instant. Je me déverse en elle dans un dernier cri.
Je jette un coup d'œil sur la table de nuit, où j'ai laissé la carte des Maraudeurs en évidence. Un petit point rouge nommé Malfoy stagne devant la porte de ma chambre depuis le début de nos ébats, avec Ginny.
J'ai un sourire triomphant. J'espère qu'il souffre comme j'ai souffert. Qu'il se sent trahit, seul, minable.
Je remets ça de nouveau avec Ginny. Chaque coup de rein est une vengeance. Chaque gémissement une insulte.
Tout l'amour que je feins de donner à Ginny est autant de haine envers Malfoy.
Je m'effondre sur son corps rouge. Nos respirations haletantes se mêlent, et je ne peux m'empêcher de sourire, en souvenir de cette époque. L'époque où nous étions heureux ensembles. Où j'étais amoureux d'elle.
Trop de sentiments se mélangent dans mon esprit, et je ne sais que penser. Ginny. Malfoy.
Ginny se lève, et s'habille.
« Harry, sommes-nous ensembles ? »
Je ne sais pas quoi répondre. Je me souviens de Malfoy, posté devant la porte. Je sais qu'il entend tout ce que l'on dit. Mon envie de le blesser reprend de plus belle.
« Peut-être Ginny. En tous cas, j'en ai envie. »
« Alors, tu me promets de ne plus voir Malfoy ? »
Je souris. Elle m'aide dans ma vengeance. Ce sera le clou du spectacle.
« Evidemment Ginny. Tu sais bien que je n'ai rien à voir avec ce putain de gosse arrogant. »
Je prends un malin plaisir à utiliser les propres mots de Malfoy.
« Alors, pourquoi attend-il devant la porte depuis une heure ? Tu mens comme tu respires, Harry. Tu me mens, tu lui mens, mais plus que tout, tu te mens à toi même. Je n'attends même plus d'excuse de ta part Harry. Mais je pense que lui en attends. Pas la peine de préciser que tu n'existes plus. Plus pour moi, en tous cas. »
Elle a les larmes aux yeux, et jette au sol la carte des Maraudeurs avant de partir.
Le point rouge Malfoy est toujours devant la porte. Moi, je sens les larmes monter.
Je me sens tellement misérable. Pourquoi j'enchaîne les erreurs, à ce point là ? Malfoy entre enfin et m'adresse un pauvre sourire. Il s'installe à mes côtés, sur le lit.
Je dois dire quelque chose, mais Malfoy me coupe au moment où je m'apprête à parler.
« Ne dis rien Harry. Tes gestes en disent long sur ce que tu penses. C'est à moi de parler. Juste une petite chose, avant de commencer, je tiens à te préciser que je ne sais absolument pas ce que je fous là, et que je ferais mieux de te balancer quelque chose à la gueule. Ginny est décidemment une chouette fille. Mais je t'ai promis quelque chose, et je ne veux pas avoir de dette envers toi. Je suis né dans le manoir Malfoy. Mon père m'a éduqué strictement, mais m'a tout de même aimé. J'étais son unique enfant, et c'est moi qui allais le remplacer, porter son nom, tenir ses affaires. Je devais être parfait, respirer le mépris et inspirer le respect. Ne pas ressentir les choses. Je pas avoir de faiblesses. Je n'ai que rarement parlé de moi, Harry. »
Il regarde dans le vide et semble chercher les mots.
« Tout ça pour en arriver à quelque chose : je suis désolé d'être parti comme un voleur, l'autre soir, mais je ne me sentais pas prêt à tout te raconter. J'imagine que c'est fait, maintenant… »
Je ne pouvais plus parler. Je me sentais tellement misérable.
« Bon, Harry, on fait quoi maintenant ? On baise ? »
« Je m'excuse Draco. Je te traitais de gamin arrogant, mais j'ai été pire que ça ce soir. Ma vengeance était puérile. Je… Je n'ai qu'une envie, c'est de m'enfermer dans cette chambre à vie. Ne plus voir personne. »
« Je peux rester avec toi ? »
Petit moqueur… Il parvient tout de même à me faire sourire.
« Tu m'en veux Draco ? »
« He, je suis pas Ginny, mec ! Pas de ça entre nous, je t'en supplie ! »
Comment dois-je interpréter ça ?
« Draco, c'est quoi en fait, nous deux ? »
« C'est fini avec ces questions ? Tu poses les mêmes questions que ta copine ! Ou plutôt de ton ex, si j'ai bien compris. Désolé. Donc, nous… Je dirais un homme qui crève d'envie de coucher avec un autre homme, qui lui ne peut pas s'empêcher de parler ! »
« Merci de m'éclairer. Je ne coucherais pas avec toi ce soir Draco. Ginny m'a épuisé. »
« Et voilà qu'il remue le couteau dans la plaie ! T'es vraiment pas fin comme garçon.»
« Alors ça t'a blessé que je couche avec elle ? »
« Ne sois pas fier de tes erreurs, je t'en prie. »
« Et toi, Draco, ne détourne pas mes questions. Ca t'a blessé ?»
Il ne répond pas. Je fais peut-être une connerie en insistant. De toutes façons, je ne suis plus à une près…
« Bien, disons que je comptais coucher enfin avec toi ce soir, et lorsque je débarque, je me rends compte que tu es avec une autre. Merde, je me fais baiser par une Weasley, ce n'est pas très agréable ! »
« Blessé dans son honneur le Malfoy ! »
« En quelques sortes… Il se fait tard Harry, et si tu ne veux pas coucher avec moi, je pense que je vais y aller. Néanmoins, je ne partirais pas sans de petites compensations… »
« C'est à dire ? »
Pas besoin de paroles pour s'expliquer. Il me sort son sourire ravageur, et fond sur moi. Il m'embrasse. Nos lèvres et nos langues se redécouvrent. Ce n'est que douceur. C'est différent de la dernière fois, mais aussi excitant. Il descend le long de ma mâchoire, et je sens qu'il me laisse en cadeau un joli suçon.
« A plus tard Harry ! »
Et il s'évapore, comme une ombre. Je n'ose même pas lui en vouloir de me laisser dans tous mes états, tellement il fait ça avec classe. Je prends cette fois le temps de me déshabiller avant de me coucher, la tête emplie d'images de lui.
J'ai l'impression de sentir sa salive sur ma peau s'évaporer, et je désespère de ne pouvoir la retenir. Je sens que je vais faire de beaux rêves…
***
Je n'ose pas sortir de la chambre. Je vais devoir affronter les regards méprisants de Ron, d'Hermione…
Je me décide enfin à aller les rejoindre en début d'après midi. Le château me paraît étrangement vide, et je ne trouve pas mes amis dans notre salle commune.
En les cherchant, je croise Luna, qui chantonne, seule.
« Luna, t'aurais pas vu Hermione ou Ron ? »
« Ils sont partis au Terrier ce matin ! Sur quelle planète tu vis Harry ? Planète Draco, je suppose… Mon père m'a dit qu'il y avait des ondes euphoriques dans la région en ce moment. Tu es peut-être touché ! Au fait, joli suçon !»
Et elle part, sautillante, comme une fleur. Je pense que je suis totalement largué. Luna Lovegood, la fille la plus perchée de l'école, vient de me demander sur quelle planète j'étais. L'heure est grave.
J'ai été ignoble avec Ginny. J'ai embrassé Malfoy. Et, putain, j'ai oublié le départ de mes meilleurs potes.
Je sens que mon cercle d'amis est en train de rapetisser lentement et sûrement, pour bientôt ne plus exister. Je vais essayer de m'excuser, tout de même. J'ai la désagréable impression de m'excuser en permanence depuis quelques semaines…
Je crois que je devrais réellement arrêter ce jeu avec Draco. Ca na peut finir que mal. Mais c'est en même temps la seule source de réconfort que je trouve en ce moment, y renoncer serait vraiment dur…
J'aimerais parler à Hermione ou Ron. Et a Ginny. Mais je ne pense pas qu'elle le veuille…
Me voilà devant un parchemin, pour écrire au Terrier. Et je n'ose écrire un seul mot. Putain, je n'arrive même plus à écrire à mes meilleurs amis ! Tout va de mal en pis depuis ma séparation avec Ginny. Ou plutôt, depuis cette soirée en boite avec Malfoy…
Cher Ron, chère Hermione,
Je suis désolé d'avoir raté votre départ, j'avais totalement oublié que vous partiez aujourd'hui…
Votre arrivée s'est bien passée ? L'école est presque vide, c'est d'un ennui ! Rassure toi Hermione, je pense que je vais beaucoup travailler !
Quand rentrez-vous ? J'aimerais que l'on discute un peu…
Grosses bises à vous, et à tous les Weasley.
Harry.
***
Harry,
Nous sommes bien arrivés au Terrier, et c'est couvert de neige ! Je compte bien apprendre à Ron à faire du ski. Je pense que je vais bien rire ! Je prendrais des photos, ne t'inquiètes pas.
Au fait, je ne sais pas si tu es au courant Harry, mais … nous sommes des sorciers ! C'est à dire que si tu veux nous voir, tu n'as pas besoin d'attendre notre retour! Génial, n'est-ce pas ? En plus, j'ai maintenant mon permis pour transplaner, donc on pourrait se voir à Pré au Lard. Demain, à 16 heures au trois balais, ça t'irait ? Pas besoin de m'envoyer de lettre pour confirmer, si tu peux venir.
J'aimerais que tu fasses part à Ron de tes envies de travailler, car il n'en fout pas une. Il pense que les vacances sont seulement faites pour se reposer !
Cela dit, je suis très contente que tu te sois déjà mis au travail.
Bisous Harry, a demain (normalement).
PS : Molly, Arthur et Ron te font de grosses bises.
Hermione a le don de me mettre de bonne humeur ! Après ces deux jours de remise en question, la légèreté de sa lettre est la bienvenue. En plus, je la voie demain, c'est génial ! Un peu de compagnie ne me fera pas de mal, je suis resté seul, depuis le soir avec Draco.
Je n'ai pas répondu à ses lettres. J'essaie de ne plus le voir, au moins par respect pour Ginny. Je le vois quand même à tous les repas, et ses regards lourds de reproches me font chaque fois un peu plus mal. Tant et si bien que je me suis mis à manger dans les cuisines, ma vie sociale s'est donc réduite à néant.
Je pense que je vais craquer. Nous sommes lundi, et je n'ai vu personne depuis vendredi soir. A part pour les repas, bien sûr.
Je vais aller à la bibliothèque, bien que mes devoirs soient déjà bien avancés. Histoire de faire quelque chose de ma journée, sinon je vais finir par moisir ici.
A suivre…
Petite info : je ne réponds pas à toutes les reviews, bien qu'elles me fassent toutes très plaisir, néanmoins je promets de répondre à celles qui me posent des question. A la semaine prochaine !
(croisez les doigts pour moi s'il vous plait, j'ai mon oral de français dans deux jours !!)
Ju_
