Genre: Romance

Pairing: Hermione Granger / Harry Potter

Disclaimer : Hélas ils ne sont pas à moi (quelques un sont à moi, mais ils sont secondaire), ils sont à : JK ROWLING !!

Note de l'auteur: Bonjour tout le monde ! Je voudrais savoir si la longueur sa allait ?? Parce qu'un chapitre doit faire 12 pages, ça doit être le plus long je ne sais pas trop encore. Dîtes-moi !

LEMON dans ce chapitre !!!


RaR:

Lapetiotesouris: Bah oui, mais si elle lui sauté dessus il n'y a plus d'histoire mdr. Merci pour ta review. Contente que mon chapitre tes plus. Tiens-moi au courrant pour ce chapitre là aussi. Kiss

Le Corre : Merci pour ta review. Je ne crois pas que tu es lu le chapitre 2 si ? Kiss

Littlebeattle : Oh non quelle horreur ! Lol ! Oui il est très sexy, il fait sauvage !! Comme je l'aime mdr, Ron est beau aussi, mais moins que Harry ou Drago mdr ! A oui je l'ai dit on rentre direct, pas de blabla inutile et tout lol ! Par contre je ne sais pas si tu réfléchie !! Mdr !! Oui elle réfléchie beaucoup, mais sinon il n'y aurait pas d'histoire non ? Mdr ! Oui, il est honnête parce qu'il en a marre d'attendre et de faire semblant, et puis il connaît Hermione, il faut être direct ! Lol ! Je suis contente que tu aimes bien. Merci. Kiss

Cygnus crew : Merci pour ta review qui m'a fait beaucoup plaisir ! Non je ne voulais pas de fic niant niant, et puis, je voulais montrer aux gens qu'ils ne sont pas frère et sœur et que donc ce couple est aussi bien que les Drago/Hermione (même si c'est mon couple préférée lol). Merci pour ta review en tout cas ! Je suis contente que ça plaise. Kiss

Ysa : A quoi pensais-tu ?? Lol ! Désolée, mais si je vois que tu parle de ce à quoi tu as pensé et ce à quoi je pence ce que tu penses, il est dans CE chapitre mdr !! Mdr ta review. Et je ne sais pas si je vais te prévenir mdr ! Mais si tkt ! Merci pour tes reviews. Elles me font toujours plaisir. Kiss

Di castillo de mortes : Je suis contente qu'elles te plaisent. Merci. Kiss

Sara82111 : Je ne te dirais rien mdr ! Tu sauras en temps voulu et plus tôt que tu ne le pense lol ! Moi non plus je ne me saurais pas sauvé ! Lol. Merci pour ta review. Kiss


Mini-fiction: Harry / Hermione

Partie 2

Brisé un tabou !

BoNNe LeCTuRe !


Elle s'arrêta devant la chambre d'Harry et essuya ses mains moites sur le coton léger de sa chemise de nuit. Puis, le cœur battant, elle pénétra dans la pièce. Les murs étaient de couleur blanc, décoré de photos de leurs 6 années entière à Poudlard, de l'après guerre, il y avait aussi des posters de joueurs professionnel de Quidditch, sur une de ses table de nuit, la photo de ses parents dansant sous les feuilles de l'automne, et sur l'autre table, une photos où était représenté, Ron, Hermione et lui, lors de leur 3éme année à Poudlard, c'était Collin Crivey, une autre victime de la guerre, qui l'avait prise pour compléter leurs album photos du « Trio d'Or ». Au dessus du lit à baldaquin, une banderole « Gryffondor » rouge et or était accroché au mur. Sur son lit, un dessus de lit avec un lion qui rugit sur un fond rouge, en or était encore écrit « Gryffondor ».

Au moment où une brise légère venait lui caresser le visage, elle vit se soulever les rideaux transparents qui lui habillaient une fenêtre entrouverte.

- Je n'ose pas te demander ce que tu fais dans ma chambre.

Harry venait d'arriver derrière elle.

- Alors ne me le demande pas.

Sans se retourner, elle croisa les bras et souleva lentement sa chemise de nuit.

- Hermione... Murmura-t-il dans un souffle. Dis-moi que tu ne fais pas ça pour me faire plaisir.

- Arrête de dire des bêtises ! Répondit-elle en jetant la chemise de nuit sur le lit.

Elle resta immobile, offrant son dos à la vue d'Harry. Et si elle tremblait un peu, ce n'était pas de froid mais de peur, d'impatience et de d'excitation.

Il vint contre elle, appuya son sexe tendu sur le haut de ses fesses, étant plus petite que lui, puis attrapa ses seins comme pour les peser. Lentement, avec une grande douceur, il se mit à en effleurer les mamelons avec ses pouces. Elle se cabra et se frotta contre la dureté et la chaleur de son érection, avec un petit mouvement circulaire du bassin pour descendre vers son ventre.

Hermione renversa sa tête en arrière et la laissa reposer sur le torse d'Harry, bras ballant. Sans précipitation malgré le léger tremblement qui trahissait son désir, il commença à caresser son corps arqué. Le cœur d'Harry battait si fort qu'elle pouvait en sentir les pulsations contre son dos. Quant à celle de son propre cœur, elles bourdonnaient dans ses oreilles.

Les lèvres d'Harry se posèrent sur sa nuque, puis descendirent lentement vers ses fesses. Lorsqu'il arriva au creux de ses reins, il sortit sa langue et la laissa glisser vers le bas. Il remonta ensuite empruntant le même chemin, puis l'agrippa à la taille avant de se promener ses mains sur son pubis, son ventre et de nouveaux ses seins.

Hermione avait besoin de s'allonger. Ses jambes ne la soutenaient plus, et d'étranges picotements envahissaient des parties de son corps qu'elle n'aurait imaginé partager un jour avec cet homme.

- Par terre... Murmura-t-elle. Je ne tiens plus debout.

- Viens...

Il l'aida à s'étendre sur le tapis soyeux posé au bas du lit. La langue d'Harry s'invita dans son oreille, irradiant tout son corps de délicieux frissons. Chacune des caresses qu'il lui prodiguait avec un savant mélange de douceur et de fermeté la préparait à le recevoir en elle.

Lorsqu'il glissa les mains dans son sexe, les derniers arguments de résistances de sa conscience tourmentée furent balayés par une vague de plaisir. Tandis qu'ils s'embrassaient à pleine bouche, elle bascula et vint s'asseoir sur lui. Elle glissa la main entre ses cuisses et attrapa le pénis lisse et dur qu'elle sentait battre sous elle.

- Hermione. Murmura-t-il d'une voix rauque. Je... Je ne sais pas comment j'ai fais pour attendre aussi longtemps.

Sans paraître l'entendre, elle frotta son sexe sur le sien jusqu'à ce qu'ils se mettent à gémir ensemble :

- Hermione...

Une expression proche de la souffrance passa sur le visage d'Harry. Il se redressa d'un coup et l'embrassa furieusement sur les yeux, les joues, la bouche. Puis il glissa sa langue entre ses lèvres, comme une ultime répétition avant la grande première (Ndl : Merci Nenette de m'avoir aidé pour cette phrase lol). Lorsqu'elle rompit le baiser, il se mit à sucer et à mordiller sa lèvre inférieure.

En guise de réponse, elle se souleva légèrement et guida le membre impatient avant de retomber sur lui. Alors qu'il s'enfonçait profondément en elle, Hermione poussa un cri. Leurs corps se mirent à bouger à l'unisson, frénétique, éperdue, ivres l'un de l'autre.

Le plaisir, venait par vagues, d'abord concentré là ils ne formaient plus qu'un, puis la gagnant tout entière. Ses efforts pour garder l'exquise sensation qui la transperçait ne résistèrent pas au rythme de plus en plus vite de la pénétration.

Harry se laissa tomber sur le dos et elle s'abandonna aux mouvements euphoriques qui lui dictait son corps avide de volupté. Lui soupirait bruyamment tandis que ses va-et-vient têtus, profond, déclenchaient en elle des spasmes de plus en plus violents. Alimenté par ses mains qui frôlaient, caressaient, par ses doigts qui s'introduisaient, par sa bouche qui embrassait son cou et murmurait des mots impudique, le plaisir connut en elle une 1er apogée.

.oO°°Oo.

- Tu as froid ? Lui demanda-t-il en la sentant frissonner.

Elle répondit d'abord par un grognement de plaisir.

- Ca veut dire oui ou non ?

- Ca veut dire non. Pourquoi t'imagines-tu sans cesse que j'ai froid ? C'est une véritable obsession par Merlin.

- Mon obsession, c'est toi. Répliqua Harry en lui mordillant le lobe de l'oreille.

Il roula sur le côté et ils se levèrent ensemble. Une fois debout, il la prit dans ses bras et la déposa sur le lit. Rejetant la couette aussi loin que possible, il s'allongea à côté d'elle, le souffle court et se mit à la caresser de nouveau.

Après l'orgasme, la peau et le sexe d'Hermione étaient si sensible que c'en était presque douloureux. Elle se recroquevilla machinalement, pensant qu'elle était allée au bout de son plaisir.

- Laisse-toi aller. Murmura-t-il, la tête dans son cou. Ca va être bon, tu verras. Je sais que tu n'es pas encore rassasiée.

Lui non plus, à en croire la spectaculaire érection qu'il pressait contre sa cuisse.

Elle ouvrit la bouche pour protester quand elle se rendit compte que l'action de ses doigts réveillait en effet son désir. Elle essaya de l'attirer sur elle, mais il se lova contre son dos. Sans cesser de la stimuler avec sa main enfouie entre ses cuisses, il lui fit l'amour jusqu'à ce qu'elle se mette à hurler. L'espace d'un instant, l'extase l'avait fait passer dans une dimension où la raison n'avait plus droit de cité. Lui-même avait poussé un râle recouvert le long cri d'Hermione. Pressées l'un contre l'autre, ruisselant de sueur, ils s'assoupirent sans avoir échangé un mot. Comme s'ils avaient compris qu'on ne pouvait rivaliser d'éloquence avec des corps amoureux.

.oO°°Oo.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la lumière du jour éclairait le visage endormi d'Harry. Ses cils noirs bougeaient par intermittence et sa bouche bien dessinée, souvent crispée lorsqu'il était réveillé, exprimait dans son sommeil une surprenante douceur. L'haleine tiède qui s'échappait de ses lèvres entrouvertes chatouillait agréablement le cou d'Hermione.

C'était Harry, songea-t-elle, incrédule. Le garçon qui s'était occupé d'elle au temps de Poudlard et après la guerre. Le garçon qu'elle avait vu grandir, devenir un homme et auprès duquel elle était devenue femme. Harry qu'elle avait toujours considéré comme son frère... Et ils venaient de tout foutre en l'air.

Une petite voix en elle lui soufflait de se nicher au creux de ses bras, de profiter de l'instant et de ne pas penser au lendemain.

Peine perdue.

Tout à l'heure, elle allait devoir affronter Ginny... Ginny qui avait passé sa vie à être toujours là à ses côté, quand les autres lui tournait le dos. Et en guise de remerciement, elle venait de faire l'amour avec l'homme dont sa meilleure amie était amoureuse depuis ses dix ans.

La respiration d'Harry était profonde et régulière.

Lorsqu'elle se détacha doucement de lui, il resta sans réaction. Hermione se déplaça jusqu'au bord du lit en se félicitant de ne pas l'avoir réveillé. Ses sentiments à l'égard d'Harry ne seraient plus jamais ce qu'ils avaient été.

Elle tourna le visage vers lui et sursauta quand son regard croisa deux yeux grands ouverts.

- Tu m'as foutu une de ces trouilles ! Dit-elle. Je croyais que tu dormais.

- J'aimerais bien. Mais j'ai trop peur que tu en profites pour t'en aller.

Elle enfouit son visage dans ses mains pour essayer de faire le vide, pour trouver ce qu'il fallait dire.

Harry se redressa sur un coude et passa un bras autour des épaules d'Hermione, essayant de l'attirer à lui. Elle se raidit, mais il insista jusqu'à ce qu'elle cède et se laisse tomber sur le lit.

Quand elle fut allongé, il retira les mains dont elle couvrait encore son visage et plaqua ses poignets fins contres l'oreiller.

- Arrête ! Dit-il en se penchant sur elle.

Hermione voulut se libérer, mais ses efforts restèrent vains.

- Lâches-moi, Harry ! On a fait assez de bêtises comme ça.

- Oublie les relations qu'on avait jusque-là. Dit-il d'une voix rocailleuse. Ou ne conserve que notre complicité et le respect qu'on a toujours éprouvé l'un envers l'autre. Pour le reste, une nouvelle ère vient de s'ouvrir. Quel que soit l'endroit où elle nous mènera, je veux qu'on aille au bout de cette histoire. Ca peut être merveilleux, tu sais ? Pourquoi prendre le risque de passer à côté de quelque chose d'important ?

- Laisse-moi me lever. Je dois me préparer pour aller au ministère.

- Qu'est ce que tu racontes ? Il est beaucoup trop tôt.

- Non Harry. Il est beaucoup trop tard. Trop tard pour toi et moi. On vient de commettre la pire erreur qui soit. Une erreur dont on ne se relèvera jamais.

Il lâcha les mains d'Hermione et se laissa retomber sur les oreillers.

- Dans ce cas, pourquoi es-tu venue dans ma chambre ?

Elle soupira.

- Je serais partie si tu ne t'étais pas réveillé. Mais quand je t'ai vu, la tentation a été trop forte. Moi aussi, j'en avais envie. Je suis consciente d'être aussi fautive, que toi, si c'est ce que tu veux m'entendre dire.

- Ne t'en vas pas ! Murmura-t-il d'une voix douce, lorsqu'elle sauta du lit.

Hermione ne se retourna pas tout de suite. Sa gorge lui faisait mal parce qu'elle se retenait de pleurer. Harry avait raison : elle n'aurait jamais dû venir dans sa chambre.

- Par Merlin, Hermione !

Elle se retourna vers lui.

Il était assis sur le lit, un oreiller posé sur ses cuisses.

- Ecoutes-moi, s'il te plaît. Tu vas surmonter ta culpabilité. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu n'as aucune raison de te sentir coupable. Nous sommes juste deux êtres humains qui allons peut-être un jour...

Il s'éclaircit la voix.

- ... Deux êtres humains qui se plaisent énormément.

- Si tu sais que je me sens coupable. Rétorqua-t-elle. C'est que tu éprouves toi aussi des remords. Et comment pourrait-il en être autrement ? Nous venons de briser un tabou, Harry.

Il descendit à son tour du lit et elle crut qu'il allait essayer de la prendre dans ses bras. Mais il resta à l'endroit où ses pieds avaient touché terre, et elle le vit se détendre, chasser la colère qui crispait son visage et réguler sa respiration.

- Je veux que tu saches une chose Hermione. Ce qui vient de se passer entre nous n'est qu'un début.

Elle attendit sans mot dire, le cœur battant, tandis qu'il avançait en pointant l'index dans sa direction.

- Et je ne suis pas ton frère.

.oO°°Oo.

Au Terrier, des travaux avaient été effectué, certaines chambres étaient devenues des pièces à vivre, bibliothèque, bureau... Hermione, Ginny attendaient tranquillement, dans le salon, l'arrivé d'Harry pour un diner chez Molly Weasley, après la mort de son mari, Molly, malgré Charlie qui passait sa vie en Roumanie avec ses Dragons, Bill avec sa femme et ses 2 filles, George dans différents pays grâce à ses boutiques farces et attrapes, Ron en professionnel au Quidditch et Ginny qui bossait dur, se sentait seule, très seule. Ginny avait demandé à Hermione et Harry de venir lui tenir compagnie pour un parfait dîné. Hermione aimant Molly comme sa deuxième mère et Harry la considérant comme telle ne put refuser. D'ailleurs celui-ci était en retard, ce qui était rare. Ginny en avait assez d'attendre son ex en sentant la bonne odeur de cuisine de sa mère.

- J'ai faim ! Mais que fait Harry !

- Bonsoir !

La porte venait de s'ouvrir sur un Harry mal rasé, vêtu d'un sweat-shirt informe et d'un jean qui avait connu des jours meilleurs. Il entra dans la pièce et délaissa le jus de citrouille pour se verser un grand verre de whisky pur feu.

- A ce qui vous chante ! Dit-il, tandis que ses yeux se posaient sur Hermione.

Ginny vint aussitôt se glisser sur la trajectoire de ce regard appuyé avant d'aller poser un baiser sur la joue d'Harry.

- Tu as tous les droits d'être triste du dépars de Ron, mais il reviendra vite, ce n'est que pour quelques mois. Et puis on est tous là, maman, Hermione et moi. Tu n'es pas seul Harry.

Voilà des paroles réconfortantes et pas convenues pour un sou. Songea-t-il, incapable d'endiguer sa colère.

Hermione ne put s'empêcher de noter la façon dont sa meilleure amie se vautrait sur Harry, comment elle le dévorait des yeux. Et cette voix qu'elle avait lorsqu'elle s'adressait à lui... Certes, elle exprimait tendresse et compassion, mais pas seulement. Se pouvait-il que Molly n'ait rien remarqué ? Il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir que Ginny était encore amoureuse d'Harry.

A moins d'un miracle. Songea tristement Hermione.

Ils allaient tout perdre, tout ce qui leur tenait à cœur, à savoir leur famille. Ils risquaient de devenir des îles qu'aucun pont ne relierait plus.

Harry regarda de nouveau Hermione par-dessus l'épaule de Ginny. Ses yeux vert viraient au sombre.

Il se sentait triste et alors ? Elle aussi vivait mal ce qui s'était passé entre eux. Ils étaient aussi responsable l'un que l'autre.

Il leva son verre une fois de plus, mais le toast muet s'adressait clairement à Hermione.

- Bien... Dit Molly en secouant un torchon d'un geste théâtral. Venez manger.

Harry ne parvenait pas à détacher le regard sur Hermione. Elle ne semblait d'ailleurs guère plus sereine que lui... Et que dire sur l'attitude de Ginny ? Elle l'étouffait avec son attention et ses airs de toutou qui attend une caresse. Qu'est ce qui lui arrivait ? Elle n'était pourtant pas du genre à ramper devant quiconque.

Décidément, tout le monde filait un mauvais coton, ce soir.

Le repas se passa sans souci, Harry ne lâcha pas Hermione du regard, sauf à certain moment, à regret, par Ginny qui lui parlait. Hermione ne lui accorda que rarement un regard, absorbée par le contenu de son verre. Soit son cocktail avait des vertus hypnotiques, songea Harry, soit elle cherchait à tout prix à éviter son regard. Allez savoir pourquoi, il penchait plutôt pour la seconde solution.

Ginny, agrippée à son bras, ne le lâchait pas d'une semelle.

.oO°°Oo.

- Qu'est ce que tu fais là ?

- Quel accueil chaleureux ! Lança Harry en repliant la Gazette qu'il était en train de lire. Je pourrais te poser la même question.

Il était 7h du matin et ça faisait déjà 1h qu'il était dans la salle à manger de la famille Weasley. Vu l'heure tardive de leur repas du soir, Molly a insisté pour qu'ils dorment au Terrier, pensant encore qu'ils soient toujours élèves de Poudlard. Se rappelant de bons souvenirs, personne ne put décliner l'invitation.

Hermione avait tiré ses cheveux en arrière. Son chemisier blanc et son costume noir rappelèrent à Harry qu'il se trouvait devant une employer au ministère à haut poste. Ce matin, elle avait vraiment la tête à l'emploi.

- Où est Molly ? Demanda-t-elle.

Son visage s'était légèrement coloré lorsqu'elle avait aperçu Harry.

- Elle ne sait pas encore réveillé.

- Comment ça, pas réveillée ? Elle est debout à 5h tout les matins ! Je vais voir ce qu'elle a !

- Elle ne veut pas être dérangée !

- Si tu sais qu'elle ne veut pas être dérangée, c'est qu'elle est réveillée ! S'écria-t-elle.

- Tu parle comme une avocate.

- Je suis presque avocate ! Répliqua-t-elle sans esquiver le moindre sourire.

- C'est indéniable. Mais je ne suis pas votre témoin, cher « presque » maître.

- Très drôle. Dit-elle, l'air courroucé.

Comment pouvaient-ils se disputer après le moment magique qu'ils avaient partagé ? Songea Harry.

- Puis-je dire ou faire quoi que ce soit sans que tu te mettes encore plus en colère ? Demanda-t-il d'une voix douce.

- Non.

- Alors, tu reconnais que tu m'en veux.

Il estimait qu'elle n'avait aucune raison de lui en vouloir, mais il comprenait la manière dont elle fonctionnait.

- Je sais que c'est ta façon de réagir face aux émotions que tu n'arrives pas à gérer. Dit-il encore. Tu es submergée de colère.

- Je ne suis pas submergée de colère.

Elle releva la tête et il la vit déglutir.

- Ginny est dans sa chambre ?

- Tu avais envie qu'on fasse l'amour, Mione.

- Arrête ça !

Elle jeta un coup d'œil en direction de la porte, comme si elle craignait que quelqu'un surprenne leur conversation.

- Je t'en prie ! Reprit-elle. N'en parlons plus.

- As-tu couché avec moi simplement parce que tu étais excitée ? Demanda Harry en baissant la voix.

Elle ouvrit grand les yeux et porta la main à sa bouche.

- Pardon, c'était trop direct... Et merde ! S'emporta-il soudain. Je ne suis pas plus à l'aise que toi dans cette situation, mais il faut bien faire face à ce qu'on ressent l'un pour l'autre. Bien sur, il se passe en ce moment des choses assez importantes pour prendre le pas sur nos vies sentimentales. Toute cette affaire finira bien par se terminer et il faudra alors s'occuper de ce qui existe entre nous. A quoi bon reculer pour mieux sauter ?

Hermione prit une chaise et la plaça face à lui avant de s'y laisser tomber lourdement. Elle lui savait gré de ne pas avoir mis de mots trop définitifs sur l'attirance qui les avait amenés à se sauter comme des animaux. Après tout, il s'agissait peut-être que de cela : d'un désir bestial qu'il avait fallu assouvir pour passer à autre chose.

Elle leva les yeux vers Harry. Impossible pour lui d'ignorer la détresse qu'ils exprimaient. Elle se contenta de le regarder en silence, de crainte d'exploser en sanglots si elle ouvrait la bouche.

- Calme-toi ! Dit-il. Respire...

Il remplit une tasse de café, la poussa vers Hermione.

- Tiens, bois ça.

Elle porta la tasse à ses lèvres et but plusieurs gorgées.

- Je t'en prie. Reprit Harry. Ecoute ce que j'ai à te dire. Je vais essayer d'être moins maladroit dans mes propos...

As-tu couché avec moi simplement parce que tu étais excitée ? Parfois, il se demandait ce qui lui passait par la tête.

- Si ça pouvait nous aider, je te proposerais d'oublier ce que nous avons fait.

Il était content que cela ne serve à rien, parce qu'il n'avait aucune envie d'oublier ces instants merveilleux.

- Il y a eu beaucoup de tendresse entre nous, Hermione.

- Ca n'aurait jamais dû arriver.

Il failli s'énerver, mais se domina in extremis. Il attendit d'être parfaitement calme avant de reprendre :

- Pour moi, c'était magnifique. Je ne peux pas regretter un tel moment de bonheur. Mais si tu l'as vécu autrement, je suis prêt à m'éloigner de l'Angleterre le temps qu'il faudra. Est-ce que ça pourrait t'aider ? Je ne veux pas que tu sois malheureuse, Hermione. Et encore moins à cause de moi.

- Les menaces n'arrangeront rien à l'affaire.

Les menaces ? Ainsi, elle ne voulait pas qu'il s'en aille. Il sourit intérieurement en s'efforçant de ne rien laisser apparaître de sa joie.

- De toute façon. Dit Hermione. Si l'un d'entre nous doit s'en aller, ce sera moi.

- Alors, c'est ton tour de menacer, maintenant ?

Si elle quittait la ville, il la suivrait. Après tout, c'était peut-être la meilleur solution...

- Pourquoi te mets-tu dans des états pareils ? Reprit-il. Ce que nous avons fait est parfaitement normal. Je trouve ça même que c'est très sain. En tout cas, ça l'a été pour moi. Je ne sais pas combien de temps encore j'aurais pu contenir le désir que...

- Et si tu t'en tenais là ? Coupa-t-elle en reposant délicatement sa tasse. Tes mots ne font qu'aggraver la situation. J'aimerais que tu ne parles plus de... de cet incident. Si on le décide vraiment, je crois qu'on réussira à tourner la page et à oublier cette erreur. Ni l'un ni l'autre n'étions dans notre état normal. Les circonstances particulières et notre sensibilité à fleur de peau nous ont joué des tours, voilà tout.

Belle plaidoirie ! Songea-t-il. Mais il s'abstient de le dire à haute voix. Inutile de mettre de l'huile sur le feu.

- Comme je viens de le dire, le mieux est de ne plus en parler. Conclut-elle.

Il était si facile de comprendre pourquoi elle était devenue une importante agente du ministère. Se dit-il devant la conviction qu'exprimait l'or de ses yeux.

- Tu as raison. Répondit-il.

Mais il n'avait pas l'intention d'en rester là. Il devrait juste trouver le bon moment pour revenir à la charge. Il n'était pas Gryffondor pour rien, il avait du courage à revendre. Il continua de la fixer et elle se sentit rougir. Parfois, une peau pâle pouvait devenir une véritable malédiction.

.oO°°Oo.

- Je ne sais pas quoi dire.

- Merci fera très bien l'affaire. Répondit Harry.

Il venait de transporter les sacs et les cartons empilés à l'arrière de sa voiture, dans le nouvel appartement d'Hermione, du côté moldue, voulant rester dans son 1er monde et le monde de la magie ensuite.

- Ca m'a fait plaisir de t'aider. Dit-il avec un sourire. Tu as tout ce qu'il te faut, maintenant. Tu as mis une alarme dans ton appartement, on ne sait jamais ?

- Bien-sûr !

- Et il est sur ?

- Introduis-toi et tu verras bien.

Harry sourit en se demandant si le double sens était intentionnel. Hermione sourit à son tour. Ils étaient parfaitement à l'aise ensemble, décontractés et complices, mais la guerre froide ne t'arderait sûrement pas à succéder à la détente, songea-t-il avec un brin de tristesse.

La tête posée sur le bras du canapé en velours blanc où elle était lovée. Hermione fit une moue agacée.

- Pourquoi a-t-il fallu que ce médecin sexy me fasse des piqûres ?

Médecin sexy ? Si elle essayait de le rendre jaloux, c'était raté.

- Le médecin sexy sait ce qu'il a à faire. Dit Harry en souriant avec les yeux. Et puis ce n'est pas si douloureux.

- Que tu dis !

Elle laissa échapper un bâillement.

- Merci beaucoup de ton aide Harry. Tu ferais bien mieux de rentrer chez toi et de dormir.

- Où sont les draps ? Demanda-t-il, comme s'il n'avait pas entendu la suggestion d'Hermione.

- Dans la caisse verte. Mais tu en as assez fait comme ça, Harry. Je vais me débrouiller seule, maintenant.

- Ca ne me dérange pas, Mione.

- Tu sais que tu es un type bien, Harry Potter ? Tu t'es occupé de nous, Ron, Ginny, moi et bien d'autre avant toi-même, et tu continues encore depuis. Ca compte beaucoup pour moi tu sais ?

- Je n'ai jamais ressenti ça comme une corvée. J'ai le sentiment d'avoir reçu plus que je n'ai donné. Des amis et un peu de famille.

Harry repéra la caisse verte. Il était déchiré : l'option la plus raisonnable aurait été de jouer au gentil garçon dénué de pensées coupables et d'espérer que leurs vies redeviennent comme avant. Hermione venait tout juste de lui tendre une perche à laquelle il pouvait s'accrocher pour retourner du bon côté de la rive. Sauf que même le bon côté de la rive n'était pas un endroit assez sûr. Peu importait où il se trouvait : il restait à la merci du faux pas qui le ferait plonger dans les eaux tumultueuses du désir. A moins que, on pouvait toujours rêver, ce ne soit-elle qui dérape. Après tout, qui avait pris l'initiative la 1ere fois ? Certes, il l'avait embrassé, mais personne ne l'avait forcée à aller dans sa chambre et à ôter sa chemise de nuit...

Les draps qui se trouvaient dans la caisse verte étaient de flanelle.

- Je crois que tu t'es trompé de caisse. Dit-il.

- Non, c'est parfait. Mais laisse-moi faire mon lit, Harry. Je peux encore bouger !

Harry sortit des draps et une taie d'oreiller.

- Tu dors vraiment là-dedans ? Tu vas mourir de chaud, Mione.

- J'aime cette matière.

Il sourit, fit quand même le lit. Puis partit dans le salon, Hermione le suivant de quelques secondes, assis tout les deux sur le canapé.

Silence. Puis elle le dévisagea en fronçant les sourcils.

- Qu'est ce qu'il y a ? Demanda-t-il.

- Rentre chez toi, Harry et fais attention, s'il te plaît.

Il la regarda fixement pendant de longues secondes.

- A quoi tu joues au juste ? Pourquoi ne pas me dire ce que tu veux vraiment ? Je ne peux pas croire que tu es envie de rester seule ce soir. Si on n'est pas honnête l'un envers l'autre, on ne s'en sortira jamais tu sais ?

- Oui je sais.

Ils restèrent un moment sans rien dire, et Hermione fut la 1ere à rompre le silence.

- J'ai un peu peur des conséquences. Avoua-t-elle en s'asseyant contre les coussins du canapé, les bras autour de ses genoux relevés. De la suite des évènements, toujours à cause de cette guerre. Je suis terrifiée, là, tu es content ?

- Espèce de mauviette ! Poule mouillée ! Redresse-moi un peu ce dos et relève la tête. Je veux voir...

- Boucle-la avant que je te saute dessus ! Coupa-t-elle.

- Je n'attends que ça. Dit-il.

Elle posa la joue contre les genoux d'Harry et ferma les yeux. Des larmes s'échappèrent bientôt de sas paupières closes.

- Ne pleure pas Mione. Dit-il à voix basse. J'essayais seulement d'alléger un peu l'atmosphère. Moi qui espérais te faire rire, on peut dire que c'est réussi !

Alléger l'atmosphère en faisant allusion au sujet qu'elle voulait éviter à tout prix ? Bien joué, Harry ! Songea-t-il, furieux contre lui-même.

.oO°°Oo.

Voilà la suite. Avec un Lemon ! Alors comment le trouvez-vous le chapitre ET le Lemon ?

Je continue toujours à poster ?

Aimez-vous l'Harry direct, franc ? Et Détestez-vous l'Hermione qui dit toujours non ?

Et je continue à dire MERCI à celle qui se mette en alert pour savoir quand je poste SANS mettre de review !!

Et je voulais remercier toutes les autres. J'ai hâte de lire vos :

.oO° Reviews °Oo.

Fiind-l0ve

Kiss