Hello !
Je vous retrouve aujourd'hui pour un chapitre que je trouve personnellement assez drôle, puisque Hermione va rencontrer les serpentards, et même discuter avec Pansy - et cette discussion risque d'être intéressante !
Je ne vous en dis pas plus et vous laisse lire, Bonne Lecture !
Chapitre 3 : le diner
Dire qu'Hermione était un peu mal à l'aise n'était pas faux, surtout à cause des regards insistants de Molly à chaque fois qu'elle la voyait. Sans parler de ses sourires en coin, surement parce qu'elle s'imaginait des choses sur leur rencard – Molly ne l'avait pas entendu rentrer, alors elle avait conclu qu'Hermione avait passé la nuit chez Ron. Ça la mettait profondément mal à l'aise, et elle décida d'aller rendre visite à Ginny pour faire un débriefe de son rencard avant que la rouquine ne débarque en réclamant d'elle-même tous les détails. Comme on n'était samedi, elle se douta qu'il y aura aussi Harry, mais ça ne la dérangeait pas parce qu'il était aussi son meilleur ami. D'ailleurs, c'est ce dernier en caleçon qui lui ouvrit, encore à moitié endormi :
- Salut Hermione ! Tu as déjà petit-déjeuner ?
- Oui, mais je prendrais bien un café …
- Sers-toi, je vais chercher Gin', surtout, fais comme chez toi !
La jeune femme s'exécuta et fit même un café pour ses hôtes, et elle les retrouva à table. La rouquine, visiblement à peine plus réveillée que son petit-ami, s'exclama :
- Alors ce rencard ? Je veux tous les détails !
Harry et Hermione échangèrent un regard complice, habitués à l'enthousiasme de la rouquine surtout quand il s'agissait de la vie privée de sa meilleure amie et de son frère. Soupirant, la jeune femme expliqua en buvant son café :
- C'était vraiment génial, le restaurant était super bon, on a pu bien discuter, et on va au cinéma mercredi …
- Ha oui, d'ailleurs, lundi soir, tu viens manger ?
- Il y aura les serpentards ?
Demanda-t-elle à son meilleur ami, qui le confirma :
- Oui, on voudrait te les présenter. Mais ne te sens pas obligée d'accepter, si tu n'en n'as pas envie …
- Non, ça ira, je suis curieuse de voir comment ils sont. Surtout Parkinson …
- Ha, Ron t'a parlé d'elle.
Conclu Ginny, qui n'ignorait rien, surtout pas quand ça concernait son frère – ou plutôt ses frères. Mais sentant qu'on s'éloignait du sujet, elle revint à la charge :
- Alors, qu'est-ce qui s'est passé entre vous ? Il t'a raccompagné ? Vous vous êtes embrassés ? Allez, dis-moi !
Rougissant comme à son habitude, Hermione n'eut pas d'autre choix que d'avouer :
- On est allé chez lui après le dîner, pour finir de discuter. Et oui, on s'est embrassé, et après, il m'a raccompagné jusqu'à ma chambre …
- Alors vous l'avez fait ? Ho merlin, ne me dis pas que t'as fait ça dans ma chambre ! Beurk !
- Ginny, arrête ! Il ne s'est rien passé de plus que quelques baisers, et Ron n'est même pas rentré dans ma chambre ! Harry, est-ce qu'elle a toujours les idées mal placées, ou c'est juste quand il s'agit de moi ?
- Heu ….
Le brun préféra ne pas répondre, surtout quand il voyait que sa moitié attendait qu'il réponde avec un œil sceptique. Il préféra filer, et laisser les filles discuter entre elles – après tout, il avait lui aussi un débriefing à faire avec son meilleur ami. Sans attendre, la rouquine repartit à la charge :
- Alors, qu'est-ce que tu as prévu pour mercredi ? Tu sais déjà ce que tu vas mettre ?
Riant, la brunette ne répondit pas et l'ignora, ne préférant pas rentrer dans son jeu.
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Néanmoins, le lundi soir, elle était un peu anxieuse à l'idée de rencontrer les serpentards. Même si elle serait en présence d'Harry, Ron et Ginny, elle n'était pas franchement réjouie de devoir les fréquenter. Elle hésita également sur la tenue à porter : d'un côté, elle voulait plaira à Ron, qu'il la regarde comme lors de leur dîner en tête à tête, mais de l'autre, elle ne voulait pas paraître déplacée auprès des serpentards. Et aussi, elle redoutait Parkinson. Elle n'aimait pas du tout la relation de complicité qui s'était créée entre Ron et elle, alors elle voulait bien lui faire comprendre qu'il était à elle. Finalement, malgré des températures chaudes de l'été, elle opta pour un jean qui mettait ses fesses en valeur, ainsi qu'un joli caraco décolleté et une paire de compensé comme elle aimait. Lorsqu'elle arriva, elle fut soulagée d'être la première là, et Harry l'accueillit avec joie :
- Hermione, tu es toujours aussi superbe ! Qu'est-ce que tu dirais qu'on mange ensemble, demain midi ? On n'a pas eu le temps de discuter depuis ton retour, entre Ron et Ginny …
- Bien sûr, ça me ferait plaisir !
Ils furent coupés par Ginny qui était contente d'encore voir sa meilleure amie, et impatiente de voir comment se déroulerait la soirée. Peu de temps après, ce fut justement les serpentards qui arrivèrent, et Pansy annonça immédiatement :
- Ron aura un peu de retard, il a été retenu au bureau des aurors.
- Salut Pans ! Charlie n'est pas en Angleterre ?
Interrogea Ginny, tout en lui faisant la bise. La brune soupira et maugréa quelque chose que personne n'entendit, avant de saluer Harry, et de se tourner vers Hermione :
- Ha, Granger, t'es enfin rentrée de tes vacances au soleil. Ravie de te revoir.
- Heu, contente de te revoir aussi.
Hésita la brune, un peu déstabilisée par cette arrivée étrange, mais tout s'enchaina. Malfoy entra à la suite de la brune et salua poliment -avec moins d'entrain – le couple, avant de saluer la gryffondore :
- Bonjour Granger. Je suis ravi que tu aies mis nos anciennes rancœurs de côté.
- Heu, ravie aussi, surtout si tu es à la hauteur des dires de mes amis.
Il lui adressa un petit sourire amusé, et fut bousculé par le métis qui entra et élança le couple, avant de l'élancer :
- Ben dis donc Granger, Ron avait raison, t'es grave canon ! Et en plus, t'es fringué comme une bombe atomique ! Si jamais ça t'intéresse plus d'être avec lui, je suis …
- Tais-toi Blaise, tu vas l'effrayer et Ron va t'en vouloir …
Le coupa Pansy, et Ginny renchérit :
- Elle a raison, Hermione est la chasse gardée de Ron, alors pas touche à la copine de mon frère !
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Mal à l'aise au possible, Hermione ne rata pas le soupire exaspéré de Pansy, et Harry détendit tout le monde en leur proposant de prendre l'apéritif en attendant Ron. Ils s'installèrent autour de bièraubeurres, et après un long moment gênant, Blaise finit par demander :
- Alors, Grangie, qu'est-ce que tu as prévu de faire maintenant que tu es rentré ?
- Hé bien, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture, enfin, j'ai déjà commencé à écrire, mais je ne suis pas encore sûre d'être prête à publier quelque chose …
- Ha, aurions-nous donc trouvé un domaine dans lequel tu n'excelles pas ?
La taquina Drago, ce qui détendit légèrement la jeune femme. Puis, Pansy revint à la charge, apparemment très hargneuse :
- Et sinon, t'es pas revenue avec un petit-ami ? Un plan cul peut-être ? Tu as dû te faire tellement de mec là-bas, il parait que les australiens sont torrides …
Gênée comme jamais, Hermione sauta sur ses pieds et bredouilla une excuse pour aller aux toilettes, vraiment trop mal à l'aise pour répondre quoi que ce soit à une attaque aussi directe et frontale. Elle sursauta encore plus lorsqu'elle sortit des toilettes et tomba sur la serpentarde qui visiblement l'attendait :
- Parkinson, qu'est-ce que tu me veux ?
- Comprend bien que personnellement, je n'ai rien contre toi Granger. Mais j'ai la ferme intention de devenir Madame Weasley un jour, même si Charlie ne le sait pas encore. Et je ne veux pas que mon beau-frère ait le cœur brisé, parce que même s'il a très mauvais goût en matière d'équipe de Quidditch, je l'apprécie.
- Et moi, tu ne m'aimes apparemment pas.
- Je te le répète, ça n'a rien de personnel. Mais Ron est devenu important pour moi, au même titre que Drago et Blaise, comme un frère. Et tant que je ne serai pas sûre que tu ne lui feras pas du mal, je te verrai comme une menace.
Soupirant, Hermione posa la question qui la taraudait depuis son retour :
- Parkinson, est-ce que tu as couché avec Ron ? Est-ce que vous êtes sortis ensemble ?
La brune éclata de rire, et finit par se calmer pour lui répondre :
- En effet, tu es perspicace. Oui, nous avons couché ensemble, une fois, après une beuverie dont personne n'est très fier. Et ça s'est arrêté là, parce que Ron est amoureux de toi, et que je suis amoureuse de Charlie.
- Laisse-moi rire Parkinson, pourquoi Charlie et pas Ron ?
L'expression de la jeune femme brune changea et elle lança un regard sévère à la gryffondore :
- Parce que j'ai eu le coup de foudre pour lui lorsque j'ai eu 14 ans, et que Ron a toujours été fou de toi ! Même si une fille parfaite débarquait, avec un physique de déesse, il ne verrait que toi ! On s'adore, comme un frère et une sœur, mais on ne sera jamais rien d'autre parce que c'est pas comme ça qu'on doit être.
Pas convaincue, la jeune femme amorça un pas pour retourner au salon, mais Pansy la retint par le bras :
- On n'a pas fini Granger. Est-ce que tu as l'intention de le faire souffrir ? Est-ce que tu es sincère avec lui ?
- S'il y a bien une chose dont tu ne dois pas douter, c'est que mes sentiments pour Ron sont vrais et sincères. Je suis amoureuse de lui, depuis … je ne sais même plus quand, peut-être mes douze ou mes treize ans. Est-ce que tu es rassurée ?
La serpentarde sourit, et elle l'invita d'un geste de la tête à retourner au salon. Mais au dernier moment, elle la retint, prise d'un doute :
- Il y a eu quelqu'un d'autre ?
- Non, jamais.
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Cette fois, elles retournèrent dans le salon, et rirent même ensemble comme deux vieilles copines. Évidemment, tout le monde était surpris, mais personne n'osa rien dire. La discussion fut plus légère, et le courant passa bien entre les anciens serpentards et l'ancienne gryffondore. Puis, le si tant attendu Ron arriva enfin, légèrement gêné par le regard qu'Hermione et Pansy lui lancèrent. S'il y avait bien une chose qu'il aurait voulu à tout prix éviter, c'était de laisser sa nouvelle meilleure amie discuter seule à seule avec sa petite-amie, et il espérait que ça ne s'était pas produit et qu'Hermione ne soit pas au courant de certains détails. Mais au vu de leurs têtes, c'était très probablement raté pour lui, alors il allait devoir s'adapter à la situation. Ils passèrent directement à table, et Ron se retrouva entre Ginny et Pansy, et face à Hermione, autant dire qu'il était très bien entouré. Harry décida d'emmener la discussion sur les parents d'Hermione, et la jeune femme expliqua :
- Oui, ils ont encore quelques détails à régler, mais ils devraient rentrer en Angleterre d'ici la fin de l'été … Ho, et ils sont tellement impatients de vous revoir !
- Ils se souviennent de nous ?
S'étonna Ginny, qui ne les avait croisés que quelques fois sur le quai du Poudlard Express. Sa meilleure amie confirma :
- Oui, ils se souviennent de tout, et ils ont hâte de revoir Harry et Ron, pour discuter … et Molly aussi, ils en ont un très bon souvenir, ce qui ne m'étonne pas.
- D'ailleurs, en attendant, où vis-tu Granger ?
Questionna Malfoy, pour ne pas que la discussion retombe. Un peu gênée, la brune expliqua :
- Pour l'instant, je suis au Terrier, dans la chambre de Ginny …
- Et un peu dans celle de Ron !
Rajouta Ginny, mais après lui avoir lancé un regard noir, Hermione poursuivi comme si elle n'avait rien entendu :
- Mais je cherche un appartement, et j'espère ne pas déranger Arthur et Molly trop longtemps …
- Tu sais bien que tu ne déranges jamais mes parents, en plus, je suis sûr qu'ils adorent t'avoir à la maison !
La rassura le rouquin, qui aimait bien l'idée qu'elle passe du temps dans sa vieille chambre. Comme à son habitude, Zabini proposa avec un enthousiasme non feint :
- En tout cas, si t'as besoin, tu peux toujours venir chez moi, je suis sûr que tu adorerais la vie avec moi !
Tout le monde pouffa, apparemment habitué au cinéma du métis, et Pansy le recadra :
- C'est ça, tu la rendrais folle surtout !
- Oui, complètement folle de moi ! Enfin, le prend pas mal Ron …
Rajouta-t-il à l'intention de son ami, mais le rouquin avait l'habitude de ses blagues et il ne s'en vexa pas.
- Toujours est-il qu'Hermione ne vivra certainement jamais avec toi Blaise, et ça vaut très certainement beaucoup mieux pour tout le monde !
Conclu Drago. Le reste de la soirée se déroula relativement bien, ils discutaient de tout et de rien, riant et mangeant de bon cœur. Hermione appris donc que Drago avait fini ses études de droits et travaillait au Ministère, Pansy avait monté sa propre entreprise d'évènementiel et espérait que Charlie rentrerait bientôt en Angleterre pour qu'ils s'installent ensemble. Et Blaise, en parallèle de ses études de psychologie, profitait pleinement de sa vie de célibataire endurci, au plus grand dam de ses amis. Elle avait également compris que Drago fréquentait actuellement une ancienne serpentarde, mais qu'il attendait avant de leur présenter que ce soit un peu plus sérieux entre eux.
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Après le dîner, alors que Blaise et Drago raccompagnaient Pansy – bon, à vrai dire, c'était plutôt Drago et Pansy qui raccompagnait leur ami un peu éméché – Ron se proposa naturellement de raccompagner Hermione, ce qu'aucun de ses amis ne contesta. Ils firent un transplanage d'escorte jusqu'au Terrier, et comme la dernière fois, le rouquin la raccompagna jusqu'à sa chambre. Sachant pertinemment qu'elle allait lui poser des questions gênantes à cause de Pansy, il préféra prendre les devants. Il la taquina en lui demandant :
- Alors comme ça, il parait que tu passes du temps dans ma chambre ?
Rougissant, la jeune femme fut contrainte d'avouer :
- Oui, ça m'arrive … Il y a ton odeur, et puis, ça me rappelle le bon vieux temps, notre adolescence, les étés ici, tout ça …
Il lui sourit tendrement, la trouvant absolument adorable, et il se pencha pour déposer un baiser sur sa joue. Il allait repartir, mais la jeune femme n'était pas idiote, et elle le retint :
- Ron … pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais eu une histoire avec Pansy ?
- Parce que je ne voulais pas que tu penses qu'il y avait quelque chose d'autre que de l'amitié entre elle et moi. Elle est importante, mais moins que toi, ce n'est même pas comparable … Et puis, je suis pas très fier de ce que j'ai fait … J'avais honte et peur, de ce que tu allais penser …
Elle s'approcha de lui et glissa sa main sur sa joue avec douceur, avant de se mettre sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres. Elle recula et lui adressa un sourire timide :
- On avait dit qu'on était libre, je ne peux pas t'en vouloir pour ça. J'aimerai juste que tu n'aies plus aucun secret pour moi. A mercredi ?
Il lui rendit son sourire trop craquant, et confirma :
- A mercredi Hermione.
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Le lendemain, c'est avec joie qu'Hermione retrouva Harry pour déjeuner. C'est vrai que depuis son retour, un peu plus d'une semaine auparavant, elle n'avait pas vraiment eu le temps de passer du temps avec son frère de cœur. Ils s'installèrent en terrasse d'un petit restaurant moldu pas loin du ministère, et alors qu'Harry allait lui poser une question sur elle et Ron, elle lui demanda :
- Est-ce qu'on pourrait ne pas parler de Ron et moi avant le dessert, mais plutôt parler un peu de toi ?
C'est vrai que depuis son retour, tout le monde ne faisait que lui parler d'elle et du rouquin, mais elle n'avait même pas eu le temps de discuter d'Harry et Ginny, des autres Weasley ou tout simplement de boulot. Ils discutèrent d'abord de Ginny, qui adorait son métier de joueuse de Quidditch professionnelle, ainsi que de leur récent emménagement ensemble. Harry lui avoua qu'il était parfois un peu perdu, mais qu'il était heureux d'être et de vivre avec la rouquine, et ça le rassurait de savoir sa meilleure amie pas très loin. Ils discutèrent aussi un peu de sa formation d'auror qui ne durerait plus trop longtemps avant qu'il devienne officiellement auror. Ils discutèrent aussi un peu des peurs d'Hermione concernant son envie d'écrire et d'être publiée. Puis, ils passèrent aux Weasley, à Arthur et Molly qui vivaient sereinement depuis la fin de la guerre, de Bill et Fleur qui allaient accueillir leur première fille, de Charlie qui était complètement fou amoureux de Pansy et qui songeait vraiment à rentrer pour s'installer en ménage avec elle, un peu de Percy et de ses ambitions politiques, et enfin, de Georges, son deuil et ses boutiques. Et puis, on leur apporta les desserts, et Harry se hasarda sur le sujet tendance :
- Est-ce que je peux parler de Ron, où tu vas me balancer ton tiramisu à la tête ?
- Non, je ne vais pas t'agresser, on peut en discuter un peu maintenant …
- Alors, comment ça se passe entre vous ?
Prenant une bouchée de son dessert, la jeune femme répondit :
- Je pense que ça se passe bien, on y va progressivement, c'est agréable …
- Mais ?
- Mais tu ne trouves pas qu'il a quand même beaucoup changé ? Parfois, j'ai vraiment du mal à reconnaître notre meilleur ami, il n'a plus rien à voir avec celui qu'on a connu, non ?
Mangeant également son dessert – une tarte aux pommes maison -, le Survivant haussa les épaules :
- C'est vrai que Ron a énormément changé ces deux dernières années et qu'il n'a plus rien à voir avec l'adolescent qu'il était. Mais je pense que c'est bien. Bizarrement, fréquenter les serpentards lui a permis de grandir et de murir, et il a pris de lui-même sa vie en main. Tu sais, je crois qu'il aime celui qu'il est devenu, il en est même fier, alors je ne vois pas où est le problème …
- C'est juste que … j'ai peur qu'il ne fasse ça que pour plaire, qu'il ne soit plus lui-même. Tu sais, j'adore celui qu'il est devenu, il me plait beaucoup mais … je ne veux pas que ce soit au détriment de son bonheur. Mais si tu me dis qu'il est heureux comme il est, alors ça me va.
Ils continuèrent de déguster leur dessert, et Harry aborda un autre sujet sensible :
- Et sinon, comment tu le prends, l'arrivé des serpentards dans nos vies ?
- Ha vrai dire, c'est pas terrible. Mais je vais m'y faire. Étonnement, celui qui me met le moins mal à l'aise, c'est Malfoy.
- Ça ne m'étonne même pas. Blaise a vraiment un humour … très lourd. Et Pansy a un caractère de dragon, je comprends pourquoi Charlie en est dingue !
- J'arrive même pas à comprendre comment Ron a réussi à s'entendre avec eux !
- Tu sais, Ron s'est retrouvé très isolé … Tu n'étais pas là, mais moi aussi, et Ginny, et même George, nous étions tous occupés avec nos projets, il n'y avait pas grand monde pour lui à ce moment-là. Je ne suis pas sûr qu'il s'en serait aussi bien sorti s'il n'était pas tombé sur eux. Enfin, si Pansy n'avait pas monté son plan complètement rocambolesque, si tu vois ce que je veux dire ?
La brunette rit, parce que c'était quand même fou ce que Pansy avait fait juste pour avoir une chance de rencontrer un jour Charlie Weasley, le dresseur de dragon qu'elle avait à peine entraperçu lorsqu'elle avait quatorze ans et pour lequel elle avait eu un vrai coup de foudre. Ils finirent leur dessert et se quittèrent, tous deux attendus par les autres préoccupations.
Et voilà pour ce chapitre !
Qu'avez-vous pensé de ce dîner ? Et des serpentards ? Et surtout, de la relation entre Pansy et Ron ? Evidemment, Ron n'est pas parfait, les erreurs ça arrivent, et surtout, il reste humain, ce n'est pas un homme parfait (ça n'existe pas et c'est ennuyeux !), donc je pensais que c'était important pour lui d'avoir vécu d'autres choses, un peu qui fasse l'intermédiaire entre le Ron adolescent et le Ron adulte, mature et responsable ;)
Pour le prochain, ce sera donc le rencard entre Hermione et Ron, et on va encore et toujours en apprendre plus !
A samedi ! :D
