Titre : Jusqu'à temps que sa femme nous surprenne
Auteure : Marie-Ève M.
Date d'écriture : 12 septembre 2005
Résumé : ''Durant mes années à l'université, j'ai fait de nombreuses expérimentations avec un de mes professeurs, jusqu'à temps que sa femme nous surprenne…'' (saison 2)
Thème : La rentrée
Valence n'avait pu s'empêcher de boire chacune de ses paroles brillantes, remplies de sens, des phrases à analyser pendant des heures, de le contempler de sa place en prenant ses premières notes, dès son premier cours.
Tout ce qu'elle avait en tête, c'était ce professeur et son enseignement pour ainsi dire envoûtant sur l'inconscient qui rendait ces trois heures beaucoup trop courtes.
À chaque fois qu'il avait porté le regard en sa direction, c'était comme s'il lui semblait qu'il était pour elle. Ses yeux pétillaient.
Et il avait fallu qu'elle ait discuté avec lui après que les autres aient quittés. Elle avait pris tout son temps pour ramassé ses affaires et se diriger vers lui en lançant :
- Monsieur Dussault, j'ai adoré votre cours. Je trouve que vous avez abordé d'une très belle façon le sujet des rêves, c'est passionnant comment on peut apprendre tant de choses en les décodant.
Il sourit, exhibant discrètement des dents blanches, en jetant un coup d'œil à sa liste d'élèves.
- Valence, c'est ça ? Oui, c'est vrai que le cerveau leur donnent une très grande importante et il faut s'en préoccuper.
- Je me suis toujours demandé si on pourrait explorer véritablement les rêves, pas juste les étudier, les vivre sans être endormi. Pensez-vous que c'est réalisable ?
- Ce serait possible avec toute la technologie dont on possède, mais faudrait-il encore trouver un moyen d'y arriver. Et un rêve, ce n'est pas que la nuit, Valence…
-Oh, bien sûr, il y a les illusions, les désirs, les utopies, les fantasmes….
À ce mot, la gêne refroidie affreusement la salle d'un trouble entre les deux. Finalement, monsieur Dussault se décida à ouvrir la bouche.
- J'ai bien envie de quelque chose de particulier, moi, en ce moment. Vous permettez ?
En rougissant comme une pivoine, elle approuva d'un signe positif de tête.
Sans finesse, il glissa son joint de mariage dans sa poche et attira, par la taille, la jeune fille perturbée vers lui.
- Vous savez, Valence, je crois qu'on pourra faire de grandes choses ensemble pour la psychologie...
Et la première chose qui lui venu à l'esprit, au moment où il commença à déboutonner sa chemise en l'embrassant de pleine bouche, c'est qu'elle aimait déjà cette connaissance des rêves.
C'était vraiment sa voie…
