Note : Toujours aussi ravie des retours sur ce petit projet, je ne vous fais pas attendre plus longtemps :) En espérant que ça vous plaise toujours !

Ophelie.R

Merci beaucoup ! J'espère vraiment que mon histoire tiendra la route ! Tu as raison, si Ren l'apprend... ça va barder ! :D J'ai hâte qui l'apprennent !

Natsu Heel :

Voici ^^

Neliia :

Hahaha Oui, c'est un vrai malade... et c'est pour ça qu'il sera un personnage très intéressant à travailler !

Angie-Tenshi :

Merci pour le rectificatif... où comment faire mon boulet en une leçon... et en titre en plus de ça !

Je suis par contre ravie de lire ta review ! J'espère continuer à faire des chapitres qui te ferons écrire dans le même registre:P

Satozuki :

Et je ne te ferais pas attendre plus longtemps !:D Très bonne lecture !

Haelavel :

Niaha et c'est pas fini XD Bonne lecture !


Sur l'Autel de la Gloire

Chapitre 2 : Cette fois-ci

« Chère Kyoko,

Ma très belle princesse des ombres, j'espère que ta nuit a été agréable. Je n'ai, de mon côté, pas arrêté de penser à toi.

Poseras tu pour moi, aujourd'hui ? J'aimerais tellement un cliché de toi, me regardant directement...

Il me semble que tu vas au lycée aujourd'hui, n'est-ce pas ? Je suis impatient de te voir me montrer ton plus beau sourire !

Prends bien soin de toi,

à tout à l'heure !

Je t'aime.

Mr ? »

La jeune fille cacha rapidement le papier dans sa poche, paniquée par l'idée même que cette personne connaissait son emploi du temps. Sans tarder ce sentiment oppressant d'insécurité l'envahi. Elle se sentait espionnée. Les yeux écarquillés, les mains tremblantes, elle bataillait pour reprendre le contrôle de son corps. Cette sensation qu'elle connaissait la repris, la peur d'être la proie. L'envie d'être dans le périmètre de Ren s'installa alors de nouveau. Seulement, une simple kouhai ne pouvait pas le déranger...

Elle ne pouvait pas aller au lycée. Elle ne pouvait pas non plus aller à LME sans rien de prévu... et sortir actuellement... Kyoko se trouva coincée. Quel autre choix avait-elle que de rester à Daruyama ? Le regard triste, elle remonta dans sa chambre.


Le portable situé dans sa poche vibra avec insistance. L'ambiance sur le plateau était calme et dans sa loge, Ren était tranquillement installé, relisant son script. Plongé dans son travail, il hésita longuement à répondre. Cependant, espérant secrètement qu'il s'agisse de Kyoko, il prit le mobile en main.

Hm ? Le Président ?

« Allo ? »

Son ton était inquisiteur et alerte. Même le grand Ren ne savait pas ce qui l'attendait, avec le « Boss ».

« Ren... je ne vais pas tergiverser, as tu vu Mogami-kun ? »

Dans un froncement de sourcil brusque et avec une voix au ton résolument inquiet, l'acteur repris.

« Comment ? Non pas aujourd'hui... Pourquoi, quelque chose est arrivé ?»

« Sûrement rien d'inquiétant. Je te demande car je sais que vous finissez souvent ensemble... Le lycée a appelé pour demander si elle avait un travail imprévu, étant donné qu'elle n'était pas venue aujourd'hui. Elle n'en a pas de prévu aujourd'hui. Et son portable est éteint. Je ne sais donc pas où elle se trouve. »

Si le Président n'avait pas encore remarqué l'inquiétude de la star, ce qui était improbable en soi, le fait que Ren lui raccroche au nez était suffisamment évocateur. Un demi sourire aux lèvres, ne craignant rien d'important, il se frotta les mains. Tsuruga-kun allait bien vite la retrouver.


Le téléphone sonna à Daruyama dans un bruit répétitif. Et ce fut la femme qui, après quatre sonnerie décrocha.

« Daruyama bonjour ! »

« Ah...Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Je suis un collègue de travail de Mogami-san... Je cherche à la contacter mais son portable est éteint... »

« Ah, Kyoko-chan est ici ! Y a t-il un problème ? Elle m'a dit qu'elle pouvait rester ici aujourd'hui ! »

Ren tiqua. La jeune fille n'était absolument pas du genre à s'octroyer une journée de la sorte, oubliant ses responsabilités et ses rendez-vous. Il l'imaginait déjà faire de longs discours sur l'importance d'aller à l'école.

« Excusez-moi pour le dérangement mais, serait-il possible de lui parler ? »

« Oooh oui bien sûr, ne quittez pas ! »

Le sourire aux lèvres, qui se ressentait dans son intonation au téléphone, la femme posa le combiné et se dirigea vers la chambre de la jeune femme. Aucun son n'en sortait, pas même les étranges bruits si familiers à la jeune femme. Elle frappa doucement et ouvrit la porte, donnant sur une Kyoko occupée à des travaux manuels.

« Kyoko-chan ! Il y a quelqu'un de ton travail au téléphone »

La jeune actrice afficha un air coupable. C'était un incroyable manque de sens des responsabilités que d'avoir loupé l'école aujourd'hui et, en plus, d'avoir coupé son téléphone. Cela allait contre tous ses principes. Pourtant, ce jour, elle ne se voyait absolument pas sortir. Pire, son sang lui criait de se cacher. C'était un démon, c'était certain. Un démon qui se cachait et l'épiait. L'un de ces monstres qui vous trouve quand bien même vous essayez de vous dissimuler du mieux possible... Kyoko se leva doucement et descendit prendre le coup de téléphone. Dans sa voix se sentait toute la culpabilité qu'elle ressentait.

« Mogami au téléphone, j'écoute »

« Bonjour, Mogami-san... »

Le combinet manqua lui échapper des mains. A l'autre bout de la ligne, Tsuruga Ren et sa douce voix s'adressait à elle. Kyoko se sentit misérable. Vis à vis du professionnalisme de son sempai, ce qu'elle avait fait aujourd'hui était pire que tout. Pourtant, pourquoi ne sentait-elle aucun reproche dans sa voix ? Elle l'entendit poursuivre après lui avoir renvoyé ses salutations.

« Le Président était inquiet de savoir ou tu te trouvais. »

Ren ne l'avouerait sûrement jamais, mais il avait été bien plus inquiet que le Boss. Après tout, il ne s'agissait que d'une journée d'école. Mais ceci et son message mystérieux sur son répondeur... puis la voix coupable qu'elle possédait à ce moment précis mettait tous les sens de Ren en alerte. Mais qui disait qu'elle ne ferait pas comme à Karuisawa ? Peut être allait-elle simplement lui dire que tout allait pour le mieux quand, au final, rien n'allait ? Comment pouvait-il arriver à ce qu'elle lui parle de son problème ?

Il l'entendit se confondre en excuse, l'imaginant très bien se courber autant que possible afin d'expier sa faute.

« Mogami-san... Il n'y a pas de raison de s'excuser autant. A dire vrai, j'étais inquiet depuis le message que tu as laissé sur mon répondeur et voulais te demander si je pouvais t'être d'une quelconque aide ? »

Elle le savait. Il avait parfaitement lu dans son jeu du faux numéro. Il n'y avait pas pire excuse. Mais elle ne pouvait pas se permettre de le gêner dans son travail pour quelques lettres anonymes d'un démon venu des enfers. Elle s'esquiva donc.

« Je suis désolée Tsuruga-san de vous avoir dérangé dans votre travail à cause d'une inquiétude qui n'avait pas lieu d'être. Mais cela va beaucoup mieux maintenant. »

« En es-tu sûre ? »

« Parfaitement ! Faites-moi confiance, tout va bien ! »

Le ton était enjoué mais n'était pas sans lui rappeler Karuisawa. Il insista.

« Tu m'en parlerais cette fois-ci si quelque chose n'allait pas, n'est-ce pas, Mogami-san ? »

« Oui bien sûr ! Je ne voudrais pas répéter la même erreur ! »

... ce n'est sûrement rien... Se murmura t-elle alors que Ren prenait congé de la conversation. D'ici demain et le tournage de Box R, tout serait rentré dans l'ordre.