Eh les gens !
Des fois je me déprime, je passe plus de temps à écrire qu'à bosser. En même temps c'est pas (vraiment) de ma faute : je bossais cet après midi sur la fonction d'excrétion (ouais, je passe mon CAPES de SVT, cool hein =D -_-) et y'avait marqué le mot "alcool". Et me voilà partie à écrire ce chapitre ;)
Breffons ! Donc voici le chapitre 3, en espérant qu'il vous plaise (bon perso j'ai pas spécialement apprécié mais on sait jamais [la fille bizarre qui n'aime pas ce qu'elle écrit.. erm])
Merci aux reviewers non inscrits, Max et Lovehoe, et à tous les autres bien sûr =)
On se retrouve en bas?
Bonne lecture!
Chapitre 3
POV Tyler
Ce fut le son du vibreur de mon portable qui me réveilla. Je gardai les yeux fermés et me tournai sur le côté, le plus loin possible de la source du son. Il était hors de question que je me lève maintenant, j'étais bien trop fatigué pour qu'il soit une heure convenable à laquelle se réveiller. Et j'avais la bouche pâteuse, sans parler du mal de crâne qui me déchirait le cerveau, ce qui n'arrangeait rien.
Je recommençai à somnoler quand je reçus à nouveau un message. Et un autre. Et bien sûr, le vibreur avait fait bouger mon portable qui se retrouvait maintenant contre le cadre photo de ma table de chevet, et ça faisait un bruit pas possible à chaque message. Je grognai, ouvris les yeux et me retournai encore une fois, me retrouvant face au visage souriant de Brittany. La photo datait de quelques mois, on avait décidé ce jour-là de faire un pique-nique et il avait plu comme vache qui pisse. Mais ça n'avait pas gâché sa journée et elle avait décidé de me faire une petite danse sous la pluie. J'avais, bien sûr, pas pu résister à la prendre en photo, elle était si belle...
Un nouveau message m'arracha de mes pensées et je fronçai les sourcils, prêt à engueuler l'inopportun qui me dérangeait dans mon sommeil à – je jetai un coup d'œil au réveil – 13h07. Bon, ok, il était peut-être temps que je me lève. Je balançai les jambes hors du lit, retenant au passage un gémissement lorsque mon mal de tête s'amplifia. Je passai une main fatiguée sur mon visage portant les traces des draps, et tendis le bras vers l'engin du diable. Alors que je le prenais, je pus apercevoir une coupure sur mon pouce, entaille sur laquelle restait un peu de sang séché. Je plissai le front, tentant de me souvenir de la soirée d'hier. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes - quand même!- que je me rappelai.
J'avais décidé de noyer mon ennui dans une bouteille de tequila. Lorsque j'étais rentré chez moi hier, j'avais commencé par zapper devant la télé, affalé sur mon canapé. Et puis j'étais tombé sur un des films de Brittany. J'étais resté scotché devant pendant au moins une demi-heure, avalant shot sur shot dès que sa voix se faisait entendre. Complètement pitoyable. Je me souvenais, je ne savais pas comment, m'être blessé avec le verre de la bouteille...
Je me décidai, après quelques secondes de flou, à sortir de mon lit pour aller dans le salon, lieu de déprime. Alors que je m'approchai de la pièce, je me rendis compte que la télé était toujours allumée, aboyant de la musique pour enfants. Lorsque j'arrivai devant celle-ci, je pus m'apercevoir des dégâts : un canapé entièrement foutu car trempé d'alcool et des morceaux de verre un peu partout au pied du mur, comme si j'avais jeté la bouteille contre celui-ci. Génial. Et comme j'avais l'alcool.. amnésique, dirons-nous, j'étais même pas sûr de ce que j'avais pu faire.
Alors que je me penchai pour ramasser le plus gros du verre, mon portable dans ma main se remit à vibrer. Tiens, je l'avais oublié celui-là. Je le débloquai et pus voir que j'avais reçu huit messages. Ah ouais, quand même ! J'allai dans le fil des conversations et je buguai lorsque je vis que quatre d'entre eux venaient de la personne qui hantait la plupart de mes pensées : Brittany.
Les mains tremblantes, j'appuyai sur chacun d'entre eux.
Vendredi, 0h03 : « ... »
Vendredi, 1h04 : « Va falloir qu'on discute. »
Samedi, 13h : « Je peux t'appeler ? »
Samedi, 13h22 : « Quand tu seras levé, envoie un message, je passerai chez toi. »
Ah.
Merde de merde !
Qu'est-ce-que j'avais fait, bordel de merde, hier soir ? Je fis défiler la conversation vers le haut et ouvris grand les yeux lorsque je tombais sur les messages que je lui avais envoyé.
Vendredi, 23h50 : « T mr manq tro^ »
Vendredi, 0h29 : « Je t'aume, revienss !:! »
Alors là, pire que ça, c'était pas possible. Déjà, c'était la honte d'envoyer des messages de ce type à sa copine quand on faisait une pause - même sans pause d'ailleurs. Mais en plus, bourré, ça donnait des messages encore plus...J'avais pas de mots pour ça. Mais pourquoi j'avais bu de la tequila au fait? Ah oui, pour oublier... Bah ça avait pas trop marché apparemment !
Je fixai mon portable encore quelques minutes avant d'enfin me décider à bouger. Je tapai rapidement une réponse à Brittany, lui disant qu'elle pouvait venir dans une heure et commençai à ranger le foutoir de mon appart'. Bon, pour mon canapé, je pouvais pas faire grand chose, mais pour le verre cassé, ça c'était dans mes capacités. Au bout d'une demi-heure, j'avais ramassé tous les morceaux de verre, vaporisé le canapé de parfum - note à moi-même : ne plus JAMAIS faire ça : ça puait encore plus maintenant. En même temps, mettre de l'alcool sur de l'alcool, c'était pas ce qu'on pouvait appeler une bonne idée... Puis j'avais recouvert celui-ci d'une couette triple épaisseur et aéré tout l'appartement dans le faible espoir que ça ne sente pas trop « l'après rave »...
Je me dirigeai alors vers la salle de bain, pour me décrasser et enlever cette foutue odeur de tequila qui ne me quittait plus, mais malheureusement, comme j'ai un peu la poisse, la sonnette de l'entrée se fit entendre. Merde merde et re-merde. M'étonnerait pas que ce soit elle ! Brittany était du genre à venir toujours trop tôt.
Je me dirigeai alors d'un pas lent vers la porte d'entrée - tellement lent qu'elle eu le temps de sonner deux fois - attrapant au passage un menthos pour cacher la mauvaise haleine.
Lorsque j'ouvris, je ne fus donc pas surpris de la voir dans l'encadrement de la porte, bien propre sur elle - ce qui était toujours le cas - me fixant, les sourcils et le nez froncés.
« Tu n'as pas pris de douche. »
Quel charmant accueil, j'avais oublié à quel point elle était tendre et gentille. Elle avança vers moi, visiblement décidée à forcer le passage de la porte. Je me décalai donc et la laissai rentrer.
« En même temps j'avais dit une heure, pas trente minutes.. » marmonnai-je.
Elle me jeta un coup d'œil. « Hum... J'étais dans le coin, j'allais pas poireauter devant chez toi. Enfin peu importe. »
Ouais. Peu importe. Ça c'était l'expression qu'elle adorait. ''Je t'avais dit d'aller chercher du pain. Enfin peu importe.'' ''J'ai dû ranger ton appart' moi-même, c'était le foutoir. Enfin peu importe.''. Vous voyez, c'était le « peu importe » qui voulait dire : « Bien sûr que ça importe, je vais te le faire regretter d'ici peu. Mais pour l'instant, je te fais croire que tout va bien pour mieux me venger plus tard. » Ou bien, dans le cas actuel, « J'ai pas envie d'en discuter, j'ai raison, tu as tort, point. »
Elle s'avança dans le salon et je la vis froncer de nouveau le nez. Bon, ça puait toujours autant apparemment. Elle fixa quelques secondes le canapé et finit par s'en détourner, un air dégoûté sur le visage. Puis elle alla se percher sur un des nombreux tabourets entourant le bar de la cuisine, croisant ses jambes interminables et superbement bronzées.
J'attendis qu'elle prenne la parole durant quelques longues secondes, mais elle attendait vraisemblablement la même chose de ma part. Je soupirai discrètement et allai la rejoindre, nous servant deux verres d'eau avant de m'accouder au bar, de l'autre côté.
Pour rompre ce silence embarrassant, je me raclai la gorge et entamai la conversation.
« Je... je suis désolé pour hier soir. Vraiment. J'étais bourré et je me rappelle pas de tout, mais j'ai relu les... messages que je t'ai envoyés et c'était vraiment stupide de ma part et je le ferai plus et.. » Ma voix s'était amenuisée au fur et à mesure de ma phrase et elle n'était plus qu'un murmure lorsque je la terminai. Et ce, parce qu'elle me clouait sur place avec son regard bleu sévère. Elle avait posé une de ses mains sur le marbre du bar et le seul bruit qui résonnait cruellement dans la grande pièce était celui du cliquetis de ses ongles sur la surface polie. Après ce qu'il me sembla des heures, elle prit une grande inspiration et se lança enfin.
« Écoute, Tyler. Ça va faire deux mois. Et je t'avais demandé de l'espace pour pouvoir réfléchir. » Je fis mine de l'interrompre et elle me cloua le bec, juste en levant une main. Que j'étais faible. « Et tu ne l'as pas fait. Combien de fois tu m'as appelée en pleine nuit pour avoir de mes nouvelles ? Et tes messages, comme ceux d'hier, j'en ai reçu des tonnes ! » J'ouvris la bouche mais n'osai parler. À vrai dire, j'avais rien pour me justifier. « Et pour finir, le coup de fil d'hier... » Cette fois-ci je me récriai.
« Je t'ai jamais appelée ! » Enfin pas hier du moins..
Elle me lança un regard dubitatif où perçait une légère pitié. Sympa pour moi. Puis elle plongea la main dans son sac, en ressortant quelques secondes plus tard son portable qu'elle me tendit après en avoir trituré les touches. Je le fixai un instant avant de le porter à mon oreille.
«Un ancien message Aujourd'hui, 0h53.Bri... Brittaany.. Faut que tu viennes, je sais pas je. Je te jure jure jureque je le ferai plus et et je ferai comme tu veux. Tu sais, je t'aime très très fort moi quand même et et.. ». Bruit étrange « mais pour ça baaaah faut que tu viennes et puis on ira manger là où tu sais, tu sais ? Bah oui tu sais, c'est toi qui savais où on allait. Tu te rappelles ? Moi j'avais bien aimé, et toi toi aussi et. Tu sais que je t'aiiime je t'aime tu le sais. Et je sais pas où t'as rangé le truc, tu sais pour le linge, alors faut que tu rev- » bruit de verre brisé « Aaaah merde j'ai cassé la.. non ma chérie faut tu pardonnes. Le pardon c'est fait pour ça, pour pardonner, alors faut que tu le fasses, pour le bien de tout le monde. Parce qu-Tu sais que Dylan a dit que t'étais pas super sympa ? Enfin » rire stupide « il a plutôt dit que t'étais une con-connasse. Enfin non pas une conne connasse, juste une connasse. » rire encore plus stupide « Mais moi je te jure, je le pense pas, parce que je t'aime, et y'a que toi qui-qui oui, voilà. Donc voilà, en plus tu chantes bien et, eh c'est re toi à la télé ! T'es trop belle, mais là t'es moche quand même.. »
Je fixai maintenant le téléphone, les yeux écarquillés et dans l'incapacité totale de parler. La honte me rougissait les joues et je faisais un peu d'hyperventilation. Je comprenais maintenant le pourquoi de son comportement. À sa place, j'en aurais fait de même. Je parvins à lever légèrement les yeux mais j'aurais peut-être pas dû : Brittany me regardait intensément, semblant attendre une quelconque réaction de ma part. Mais qu'elle n'attende pas trop, mon cerveau était absolument incapable de la moindre réflexion. Au bout d'un instant assez long, elle tendit la main vers moi, reprit le téléphone et le posa sur le bar.
« Voilà. Ça continue pendant cinq minutes, et la plupart du temps tu me racontes ta vie passionnante avec Dylan et ses blagues foireuses à mon sujet. » Elle décroisa les jambes et se laissa tomber au sol d'un geste fluide. Puis elle partit sans un mot vers la chambre à coucher.
Je la suivis à une distance raisonnable. Je l'observai alors fouiller les tiroirs et en sortir des vêtements qu'elle déposait en petites piles sur le lit.
« Je suis juste venu récupérer mes affaires » lança-t-elle par-dessus son épaule. « J'aurais dû le faire bien avant, il y a un mois déjà. J'ai trop traîné. » Elle partit vers la salle de bain et revint quelques secondes plus tard avec sa trousse de toilette et une valise. Elle y entassa le tout et la referma dans un « clic » sonore.
Durant ce processus, j'étais resté à la porte de la chambre, n'osant faire un geste de peur que la situation empire. Comme si c'était possible. Pourtant je restais figé. Elle se redressa et me fixa quelques secondes puis s'approcha de moi, se mit sur la pointe des pieds et embrassa légèrement ma joue. Lorsqu'elle se détourna, je réussis enfin à émettre quelques mots.
« Je... mais... Pourquoi ? »
Elle me regarda à nouveau avec pitié, et soupira.
« Tu sais pourquoi. » Et là, elle partit sans un regard en arrière, ses talons résonnant sur le parquet. La porte claqua.
Eh bien... non, c'était justement ça le problème, je ne savais absolument pas pourquoi elle avait décidé de me quitter – enfin, de « faire un break » sans aucune intention de revenir. La première fois que je lui avais demandé, elle m'avait répondu exactement la même chose. « Tu sais pourquoi, Tyler, ne fais pas comme si tu ne l'avais pas vu venir. » Et je n'avais fait qu'acquiescer comme un imbécile, me disant que j'allais sûrement comprendre après quelques jours. Eh ben laissez-moi vous dire que, même après deux longs mois, j'y comprenais toujours rien...
Alors que je m'effondrais sur mon canapé, pensant fortement à aller chercher une nouvelle bouteille d'alcool dans le bar, la poche de mon jean vibra. Une, deux, trois fois.. ah ok c'était un appel. Je décrochai sans y penser et portai l'appareil à mon oreille.
« Hey Tyler, t'étais mort ou quoi ? Ça fait vingt-mille fois que j'essaie de t'appeler. »
J'étais tellement à l'ouest que même la voix enjouée de mon meilleur ami ne suffit pas à me rendre, comme d'habitude, le sourire.
« Ty' ? » Dylan semblait soucieux de ne pas entendre ma voix. Je soupirai une fois, puis deux, et enfin je me décidai à parler.
« Elle est partie » murmurai-je, un sanglot remontant du bas de ma cage thoracique.
« Quoi ? »
« Brittany. Elle m'a quitté » Cette fois-ci, je commençais à pleurnicher comme un gosse, et j'étais tellement déprimé que je n'arrivais même plus à me trouver pathétique, c'est dire.
« Ah. J'arrive. »
Re les caribous! Alors, que pensez-vous de ma Brittany ? Ouais, l'est pas gentille je sais, mais moi je l'aime bien (et puis elle est surtout trop belle, vous avez vu The Hit Girls ? Non ? Bah regardez-le, l'est trop cool =))
Prochain chapitre du point de vue de Dylan, vous vous en doutez, avec peut-être un petit tout léger Dyler (mais je sais pas trop, c'est mes doigts qui décident la plupart du temps).
En espérant vous lire dans les reviews =D
Daelys, qui vous aime mais qui devrait peut-être réviser un peu plus...
