Note de l'auteur: Coucou, voici le troisieme chapitre...maintenant que l'histoire est en plca,e c'est partit pour les ennuis. Merci beaucoups pour les reviews, petite note spéciale pour Fiind Love...c'est pas la peine de menacer, j'ai pas peur !!!! Vilaine...
A votre plaisir,
Azaazeal
MA FRANGINE
Chapitre 3. Mon père, ce héro.
J'ai jamais aimé les repas de famille. En fait, j'en vois pas réellement l'intérêt. S'asseoir comme quatre pauvres cons autour d'une table, jouer, l'espace de 2 heures interminables, à la famille parfaite simplement pour offrir au sombre crétin qui à eu le malheur de croiser un jour la route du compte en banque surpeuplé de mon père, une « bonne impression » est aussi inutile et stupide que de mettre une veste en temps de canicule. Même si, dans ce genre de manifestation, l'air est plutôt glacial.
Ma mère, comble de l'hypocrisie par chez nous, rappelait à ma sœur et à moi-même, pour peu qu'elle eu fait seulement attention à ma présence, autrement que pour réprimander mon allure d'SDF au sortir d'un centre d'entraide catholique, en gros toujours crado mais déjà plus présentable, à quel point le « mariage » et « l'amour de l'autre » étaient deux institutions primordiales pour la bonne société, comme si ELLE avait eu le choix du mari quand elle à épouser mon père...
Alex, comme toute digne représente des filles de bonne famille, était plutôt ridicule dans sa « jolie et bouffante robe rose », profondément culcul. Ca lui donnait un drôle d'air. Un genre d'Alice au pays des Merveilles étouffant sous des kilos de guimauve. La pauvre, pour peu qu'elle ne l'eu pas choisie je l'aurais plainte, mais, soit dit entres nous, le bon goût, ça s'apprend, et elle, elle à du rater quelques leçons. Enfin, c'est toujours la frangine toxico qui parle.
Ainsi, tous nous ressemblions aux photographies made in « Maison et Jardin », flairant bon le factice, avec, figées maladroitement dessus, ces familles fortunées, faussement heureuses en ménage, dans leur joli décor rococo, aux tentures antiques à 2 millions de dollars pièce, tout aussi antiques que le serre tête en velours rembourré, posé, comme une merde, sur l'immonde permanente de ma génitrice.
Et dire, que mon père a banni toutes les bouteilles d'alcool de mon champ de vision…
La vie est une vraie salope.
20h00 sonnait à la grande horloge postée dans l'entrée, lorsque trois coups, prudents, retentirent au dehors.
Il était là.
Lui, ce type formidable que ma sœur n'avait rencontrer que dans ses fantasmes. Durant de longues semaines précédent cette soirée, elle s'était construite un portrait de lui qui se voulait rassurant, elle l'espérait bon, doux et passionné. Elle le voulait beau, même si l'apparence physique n'était pas un critère des plus essentiels à son regard. Alors qu'Alex savait que les mariages arrangés n'arrangeaient jamais vraiment personne, elle priait pour que le sien soit une réussite. Et je priais avec elle, si peu croyante que je fus.
Pour ceux que ça intrigue, c'était notre père qui avait trouvé et préparer les fiançailles dans son coin, il avait ainsi, à plusieurs reprises, rencontrer celui avec qui sa chère et tendre irait convoler en justes noces, loin du nid. Jamais il n'a voulu nous donner le moindre détail, pas même un nom.
Seulement un maigre « Nous allons toucher le Jackpot ! »
C'était ma mère qui avait ouvert. Comme la grande bourgeoise qu'elle se plaisait d'être. Elle fit passer le jeune homme dans un petit salon, tandis qu'elle allait chercher Alex, trépignante d'impatience dans sa chambre de jeune pucelle, ornée de rideaux aux motifs fleuri. Je n'étais pas loin, à quelques mètres, au ras du sol, sous mon lit, essayant de repêcher le cadavre d'une bouteille de Bourbon pas tout à fait vide que j'avais caché là un soir d'intense cuite solitaire.
- Hermione ?
Ma tête cogna l'armature en chêne de mon pieu. Foutue boiserie. Foutue génitrice.
- J'arrive !
- Si c'est une bouteille que tu cherches, sache qu'elles sont toutes parties pour un fabuleux voyage, dans le fond de la cuve à ordures. Maintenant sors de là, nous avons de la visite.
- ….
Je rampais, non sans mal, vers la lumière. Me mettait debout, face à ma mère, qui, pincée me lança un sec :
- Sache dès à présent que je te défend d'essayer se soir la moindre idiotie. Humilier tes proches par ton comportement immature et vulgaire est une chose, gâcher le mariage prochain de ta sœur, sur qui nous avons fondé tant d'espoir en est une autre que je ne te laisserais jamais atteindre. Maintenant arrange tes cheveux…
Elle s'approcha, plus encore, dans une accolade hypocrite. Je sentais presque ses horribles faux ongles manucurés s'enfoncer dans la chaire de mes épaules :
- …et je te conseille de retourner te brosser les dents. Les jeunes filles qui boivent de l'alcool on toujours une mauvaise haleine et même si je doute que ton futur beau frère ne souhaite s'approcher de toi de plus près, je n'aimerais pas qu'il en vienne à tenter de s'enfuir à cause de l'odeur répugnante que tu dégage.
Ma mère est une vraie salope.
C'est 15 minutes en retard et le souper déjà servis, que j'entrais dans la salle à manger. Je me dépêchais de rejoindre la tablée, sans tellement faire attention aux membres de l'assistance, à vrai dire, l'allure de mon futur beau frère m'importait peu. Un gosse de riche, cupide et malhonnête sûrement. Je m'asseyais. Levait les yeux. Il était devant moi.
Alors que je pensais avoir touché le fond question existence, Merlin trouvait le moyen de me faire creuser encore un peu. Le type, assit juste en face, dégustant avec perfectionnisme un Bordeaux de 15 ans d'âge, c'était Drago.
LE Drago.
- Mon autre fille, Hermione ! Elle est un peu étrange, c'est…l'artiste de la famille disons…
Mon père et son tact commercial faisaient des ravages en société. Malfoy, dans un monologue que je jurerais de répété, se leva, et tendit vers - moi sa main droite :
- Enchanté, moi c'est Drago.
…que je serrais maladroitement, si bien que j'en renversait la vasque d'eau qui nous séparait.
- Merde !
J'essayais d'éponger, il me vint en aide, pendant que maman s'exaspérait à l'autre bout de la table et que papa s'esclaffait discrètement.
- Je vous l'avais dit ! Une vraie Artiste, la tête dans les nuages !
IL, sourit, me sourit. A moi.
Je me rasseyais feintant de n'avoir rien vu, et me tournait vers ma sœur, assise à sa gauche. Visiblement ravie de la prise de son patriarche. Cela brillait dans ses prunelles, et me faisait mal au cœur à tel point que j'en eu la nausée.
- Je…euh…excusez-moi…
- Hermione !
Je me levais, sortait et couru presque jusqu'aux toilettes les plus proches.
Les larmes me montaient aux yeux et ce n'était pas dû à l'éclairage, ni au trop plein de désodorisant d'ambiance qu'un foutu spray lâchait lorsque que je passais devant lui. Je ne pris pas la peine de fermer la porte, pour peu que quelqu'un en eu à faire de ce qui avait pu me pousser à sortir précipitamment. Je ne faisais pas parti de la fête.
Je ne suis pas de ces nanas qui chialent, dès que leurs plans sont contrariés. Je suis plutôt de celles qui luttent contre la rancœur et se remettent à marcher, après une chute. Mais je n'arrivais plus à me battre.
J'aurais tout supporté et Merlin sait que je m'en suis déjà pris plein la gueule. Tout, absolument tout, mais pas ça.
Je m'accoudais au rebord en marbre rouge du lavabo lorsque j'aperçu dans le reflet du miroir accroché au dessus, le visage de celui qui venait de détruire à jamais ma vie, de briser mon cœur et d'hacher mon âme à la petite cuillère.
Son regard acier me fixait. Je baissais la tête.
- Alors c'était ça, le truc qu'il fallait que tu me dises.
- C'était ça.
Ni lui, ni moi n'avons jamais été des personnes particulièrement loquaces, à vrai dire, les discours ça n'a jamais été notre truc. Nous étions même plutôt pitoyables dans le domaine en fait.
La pièce était plutôt ambiguë, puisqu'elle ne contenait que des cabinets et de quoi se rafraîchir le maquillage. Il, Drago, était derrière moi, je pouvais sentir sa présence, sans avoir le désir de me retourner pour lui faire face. Il reprit :
- J'aurais aimé que ça se passe autrement.
- J'imagine.
- Je…
Et alors que cette conversation, Ô combien passionnante aurait pu s'éterniser, un bruit, sourd, comme celui d'une porte qu'on referme, avait attiré l'attention de Malfoy, qui, pour une raison qui m'est encore obscure à l'heure actuelle, entra dans le cabinet en clôturant l'entrée, sans la verrouiller. L'espace fut alors plus infime encore qu'il ne l'avait été jusqu'à présent.
- Une vieille habitude…
Dans le passé, il n'avait pas été rare, que certains bien pensants, proche de son patriarche, eurent manqués de nous surprendre dans nos moments les plus intimes lorsqu'en soirée nous ne pouvions nous retenir de nous jeter l'un sur l'autre. Nous avions ainsi appris la précipitation.
La proximité d'avec son corps m'était tout à coup étrange, presque gênante. Il allait épouser ma sœur, devenir, un membre de ma famille à par entière. Bientôt, je n'allais plus jamais pouvoir être aussi proche de lui, comme je le fus à cet instant. Bientôt, jamais plus je n'allais pouvoir le toucher, comme ma main le toucha, lorsque je vins la poser timidement sur son torse. Dans quelques jours, j'allais perdre la liberté de pouvoir, embrasser ses lèvres comme je les ai embrassées l'instant qui suivit.
Dans quelques jours, la simple idée de pouvoir faire l'amour avec lui, comme nous le fîmes, au fin fond des toilettes de l'appartement Londonien de mes parents, le soir de ses propres fiançailles, me serait pour toujours interdite.
Dans quelques jours, Drago Malfoy allait épouser ma sœur, devenant ainsi mon beau frère. Un étranger.
La passion est destructrice, tout autant que l'est sa fin. Je ne la regrette pas, elle m'est tellement précieuse. Jamais, de toute ma vie, jamais, je n'aurais de regrets au sujet de la relation passionnelle qui nous à liés lui et moi, même si ce ne fut qu'un temps. Cette histoire en valait la peine, la douleur n'est rien pour le prix qu'on en paie et je serais prête à payer encore si seulement je le pouvais.
- Je t'aime, tu sais ?
Merlin savait comme je le savais. Je le savais tant qu'il n'avait nul besoin de le dire. Je l'avais su dès lors où nos yeux s'étaient croisés un peu plus tôt. Je l'aurais su même si j'avais été complètement cuite.
- …J'voulais t'dire, je ne peux pas annuler, mon père…
D'un doigt je le faisais taire. Il faudrait être con pour se douter que l'autre vieille croûte de Malfoy accepterait qu'une alliance aussi précieuse soit rompue, simplement parce que son fils a eu la bête idée de tomber amoureux de la mauvaise fille, en l'occurrence, de la mauvaise sœur. Drago est comme moi, piégé.
Mais peu importe.
- Mr Malfoy ?
Là, quelque part dans le couloir, la voix de mon géniteur s'éleva, mais, prise dans le feu de l'action, j'eu la bêtise d'y être sourde.
- Mr Malfoy, où êtes vous ???
Ses pas approchaient. Bientôt il serait derrière la porte. Mais une fois encore, je fus sourde. Puis, ce fut trop tard :
- Mr Mal…
Je compris mon erreur, lorsque je croisais le regard horrifié, puis neutre de mon père, qui, la poignée dans la main, observait la scène du couloir. Se faire surprendre dans les bras d'un homme par son parent, un classique. Un classique tellement débile qu'on finit par ne plus faire attention.
- Mr Granger je…
Grand diplomate, mon patriarche le coupa, stoïque :
- Votre fiancée vous attend.
- Attendez, je voudrais m'expliquer…
- S'il vous plaît Monsieur Malfoy.
- Je suis un homme qui assume ce qu'il fait Mr Granger.
- Vous assumerez ceci – en me jetant un regard mauvais – en allant rejoindre celle qui sera sous peu votre épouse. En attendant j'ai à parler à ma fille.
Drago referma son pantalon, me murmura sa désolation et quitta les lieux. Mon père me lança :
- Remet ta robe, s'il te plait, tu est une pute certes, mais en avoir l'allure par pitié non…
- Pardon ? Je ne suis pas une…
Hors de toute image conservatrice du bon père de famille qu'il avait voulu vendre à Malfoy, il revêtit celle à laquelle je n'avais encore jamais eu droit, l'Homme en colère, le Mâle blessé dans son orgueil de grand manitou :
- De quel droit !!! De quel droit, petite garce, te permet tu de m'humilier de la sorte !
D'une main sèche, violente, il attrapa une poignée de mes cheveux, directement sur la nuque, me faisant tomber. Mes genoux cognèrent avec dureté le sol. Je savais qu'il n'aurait servis à rien que je me débatte, il était bien plus fort que moi. S'il n'avait pas eu l'intelligence de récupérer ma baguette à ma sortie de Poudlard, j'aurais probablement pu éviter ce qui arriva ensuite.
En l'espace de quelques minutes j'avais eu droit à une avalanche d'insultes aussi dures que : pute, garce, bâtarde, salope et autres traînée…
D'après lui j'avais manqué de détruire l'honneur de la famille, humilier son nom, bousiller son image, mais il demeurait serein à l'idée qu'il se faisait de la vengeance dont j'allais être victime. Certes, il allait étouffer « l'affaire » même s'il n'avait été que le seul témoin, avec autant de grâce qu'il avait tenter d'étouffer mon joli cou, mais je resterais à ses yeux la gosse indomptable qu'il regretterait toujours d'avoir pu engendrer. Comme il l'a si bien dit lui-même :
« - Une chienne telle que toi, on à beau la dresser, elle restera toujours une moins que rien se roulant dans sa crasse par complaisance. »
Ce fut seulement quand mon sang tâcha sa chemise, qu'il cessa. Il m'envoya dans ma chambre, s'assurant que je ne pourrais en sortir, en me promettant un vague « je reviendrais ». Je fus soulagée lorsque j'entendis le loquet de la serrure. Ici enfermée, je ne craignais plus rien. Enfin, pour le moment…
