Me voici de retour avec le chapitre trois cette fois-ci.

Soren : Elle veut plus nous lâcher, c'est pas possible ça.

Stefan (calme) : Cesse donc de te plaindre à tout bout de champ. Et encourage un peu l'auteur de temps en temps.

Soren : ...

Stefan : Ben quoi, c'est vrai !

Soren : Je ne parle pas à un " SPOILER de la suite de la fiction ".

Ilyana : J'ai faim...

Moi (surprise) : Ilyana ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? T'es pas censée apparaître avant au moins une dizaine de chapitres ! Et encore, si tu apparais. XD

Nephenie : Bon, alors qu'est-ce qu'on a comme reviews aujourd'hui. " fouille dans le bureau bordélique de l'auteur " Ah ! En voilà une de IthilWilwarin qui te dit qu'elle aime beaucoup ta fiction et qu'elle veut vite savoir la suite. Elle aimerait aussi en apprendre plus sur cette lettre.

Moi : Bon, alors ne la faisons pas plus attendre ! Enjoy !


Chapitre 3 : Départ

Les premiers rayons du soleil ne tardèrent pas à faire leur apparition le lendemain très tôt, éclairant le visage pâle du jeune stratège déjà debout. Vérifiant qu'il avait pris un minimun d'affaires, il boucla le tout et jeta un dernier regard à sa chambre, histoire de voir une dernière fois s'il n'avait rien oublié. Rassuré, il prit rapidement la lettre au contenu mystérieux, la fourra dans sa poche tout en se promettant d'y repenser très prochainement, avant d'enfiler une cape sombre et de sortir de chez lui pour partir en direction du château. Quel ne fut pas son étonnement en voyant Stefan déjà présent. Ce dernier, en apercevant le sage, s'empressa de le saluer d'un signe de tête.

" Tu es bien matinal, lâcha Soren d'un ton neutre.

- Tu as bien dis que nous partirions très tôt, non ? rétorqua le bretteur, malicieux.

Soren ne répondit rien et s'adossa à un arbre, les bras croisés, attendant patiemment que le reste du groupe daigne arriver. Stefan l'observa un moment à la dérobée avant de se mettre à astiquer l'une de ces lames à l'aide d'un chiffon propre.

- Quelle est la véritable raison pour laquelle tu m'accompagnes ? lança soudainement le stratège.

- Comment ? s'étonna le bretteur en se tournant vers lui.

- Tu m'as très bien entendu Stefan.

- Hé bien, c'est pourtant simple à deviner, non ? J'avais juste envie de te donner un coup de main. Est-ce un crime ? interrogea son interlocuteur d'un ton badin.

- Ne me prends pas pour un imbécile !

- Hé, ne t'énerve pas Soren, tenta-t-il. Tu sais, j'ai parfaitement compris la première fois que tu me l'as dit : tu ne veux pas rejoindre les Marqués je sais. Tu ne penses tout de même pas que je vais essayer de t'obliger à en faire partie ?

Soren hésita un moment à répondre avant de finalement laisser tomber. Il réglerait tout cela plus tard. Le bretteur l'observa encore un instant avant de reprendre minutieusement son travail. Nephenie accompagnée d'Astrid fit bientôt son apparition. Les deux jeunes gens les saluèrent briévement alors qu'Astrid laissait gambader son cheval un peu plus loin en attendant le départ. La jeune femme aux cheveux verts, quant à elle, entreprit d'astiquer le tranchant de sa lance pour passer le temps.

- Salut la compagnie ! s'écria une voix aigue.

Mia ne tarda pas à surgir de l'arbre derrière lequel elle s'était cachée, saluant les personnes déjà présentes d'un immense sourire. Soren soupira profondément devant l'enthousiasme flagrant de son amie, mais ne fit aucun commentaire. Stefan, en revanche, abandonna son travail avant de se diriger vers la jeune fille, pointant le tranchant de son épée vers elle, un léger sourire aux lèvres. Mia l'observa, intriguée.

- Un petit duel entre amis, ça te dit ?

- Ma foi... Pourquoi pas ? approuva Mia en lui adressant un clin d'oeil.

La jeune fille dégaina rapidement son épée avant de se mettre en garde. Le bretteur eût un léger sourire en la voyant se mettre en position de défense, avant de s'élancer vers elle à toute vitesse. Mia contra un premier coup vertical avant d'en bloquer un deuxième cette fois-ci horizontal. Mais le jeune homme ne s'en arrêta pas là et poursuivit l'assaut, manquant de toucher son adversaire qui parvenait parfois à esquiver seulement d'extrême justesse.

- Tu es plutôt douée, dut admettre Stefan en parant un coup de la lame adverse.

- Tu n'es pas mal non plus. Tu ferais un bon rival, lâcha Mia en se mettant de nouveau en garde.

Et ils repartirent de nouveau tous deux à l'assaut, animés d'une énergie nouvelle. Les autres finirent par abandonner leurs occupations respectives pour pouvoir regarder les deux amis se battre. Tout n'était que contres, parades, offensives. Aucun ne cédait à l'autre et les spectateurs hésitaient à donner leur avis sur le gagnant. La lame de Stefan frôla soudainement la joue gauche de Mia qui eût tôt fait de reculer, le souffle haletant.

- C'est bon, tu as gagné pour cette fois, dut-elle admettre en rangeant l'épée dans son fourreau.

- Tu t'es démenée comme un beau diable, bravo, la congratula le bretteur en rangeant également son arme.

- Joli duel, les complimenta Nephenie.

- Merci ! s'exclama vivement Mia, sourire aux lèvres.

- Oui, Nephenie a raison. Ca ressemblait presque plus à une danse qu'à un duel, ajouta Astrid en taillant la pointe d'une de ses flèches.

- Et toi Soren ? Qu'en as-tu pensé ? interrogea Stefan en se tournant vers le stratège.

- Fais comme tu veux, mais évite de me demander mon avis.

- Parviendrons-nous un jour à le sortir de sa morosité habituelle ? lâcha Stefan, faussement désespéré.

Amusée, Mia posa une main sur l'épaule du bretteur avant de fixer Soren.

- T'en fais pas va, un jour ou l'autre je parviendrais à le faire rire ou sourire, assura-t-elle.

- Hé ! Les amis ! s'écria une voix au loin.

Tous se retournèrent et aperçurent Tormod qui accourait dans leur direction accompagné d'un chat bleu.

- Hé, mais ne serait-ce pas Ranulf qui accompagne notre jeune mage ? demanda Nephenie à l'adresse d'Astrid.

- J'en ai bien l'impression. Soren ?

- Oui, il s'agit bien de lui. En revanche je m'interroge sur la raison de sa présence ici.

Tormod les rejoignit finalement au bout de quelques minutes avant de porter les mains à ses genoux, haletant. Le chat à ses côtés reprit alors forme humaine et tous purent aisément reconnaître Ranulf. Soren se dégagea de son appui et s'avança vers le Laguz pour pouvoir lui poser quelques questions.

- Je te coupe tout de suite. Je suis ici pour la simple et bonne raison que je reviens d'une mission qui m'avait été confiée par le roi. Ne me demande pas de quoi il s'agissait, c'est confidentiel.

- D'accord, alors je te demanderai simplement ce que tu fais ici, déclara calmement le stratège.

- J'ai croisé Tormod alors que je m'apprêtais à rejoindre Gallia. Il m'a gentiment proposé de me joindre à vous pour une mission de la plus haute importance. Et puis de toute manière vous allez forcément passer voir Lethe ou Mordecai pour leur demander un peu d'aide. J'en profiterai pour aller tout expliquer au roi Caineghis qui me permettra sûrement de rester avec vous. Satisfait ?

Soren ne trouva rien à redire et recouvrit sa morosité habituelle. Tormod alla saluer ses compagnons et adressa un léger signe de tête au premier ministre en guise de salut. Shinon et Sothe ne tardèrent pas à faire leur apparition à leur tour une vingtaine de minutes plus tard. Soren lança un sourire narquois à l'archer d'élite qui préféra l'ignorer. Sothe ne dit pas un seul mot au groupe, se contentant de les saluer briévement de la tête.

- Alors Soren, vas-tu te décider à nous expliquer le but de cette mission à présent ? interrogea Tormod, mettant ainsi fin au silence qui régnait.

- Attendons d'abord Rhys, je vous expliquerai tout en détail ensuite.

- Si tu ne te sens pas d'attaque je peux très bien leur dire, tu sais ? déclara moqueusement Shinon.

- Je me passerai de ton aide. Et puis ils risquent de ne pas comprendre ta manière d'expliquer, riposta le premier ministre.

- Qu'est-ce que tu insinues encore, jeune stratège ?

- Que tu es un imbécile profond, lâcha le sage.

Astrid et Nephenie échangèrent un regard amusé devant la scène avant de reprendre leurs activités respectives, tout en prenant grand soin de ne pas pouffer de rire. Une demi-heure plus tard, Rhys parvint enfin à leur hauteur. Soren fut un moment tenté de lui demander pourquoi il avait autant de retard, mais il n'en fit rien. Donnant l'ordre aux autres de l'écouter, il commença à expliquer la mission sans oublier le moindre détail. Il y eût des hochements de tête compréhensifs alors que le sage achevait ses explications et prenait déjà la tête de la petite armée.

- Comme l'a si bien dit Ranulf, nous allons faire un détour par Gallia avant de faire route vers le port de Toha et embarquer sur un bateau pour nous rendre à Begnion. Est-ce que ça pose problème à quelqu'un ?

Seul le silence lui répondit. Jugeant celui-ci comme une réponse affirmative, la petite troupe entama enfin la route sous le regard curieux de quelques gens du peuple. Soren les ignora tout simplement comme il en avait l'habitude alors que Stefan, Mia ou Tormod les saluaient d'un léger sourire. Après plusieurs heures de marches, ils parvinrent finalement à l'orée de la forêt qui séparait Criméa et Gallia. Le Laguz se mit alors à la hauteur du stratège avant de s'adresser à celui-ci.

- Je vais vous servir de guide. Je connais beaucoup mieux la forêt que vous tous.

Le premier ministre acquiesça sans problèmes alors que Ranulf prenait momentanément la tête du groupe. Shinon avançait en grommelant contre les branches basses qui venaient sans cesse lui barrer le passage alors que Stefan et Mia discutaient calmement. Tormod, lui, s'amusait à pulvériser les branches qui gênaient, à coup d'éclairs, tout en prenant garde de ne pas y mettre trop de puissance. Il ne voulait pas non plus mettre le feu à toute la forêt. Nephenie se débrouillait déjà mieux que ses camarades et évitait habilement tous les petits pièges de la nature malgré le poids de son équipement pourtant déjà bien conséquent. Astrid se débrouillait plutôt bien et sa monture contournait autant que possible les obstacles qui se dressaient devant elle. Rhys marchait d'un pas assez lent, mais progressait tout de même à un bon rythme. Sothe était celui qui devait cependant être le moins gêné de tous car il progressait à une allure étonnante à travers cette immense verdure. Et c'est dans cette ambiance pour le moins chaleureuse que le petit groupe en provenance de Criméa poursuivit sa route. Au bout de très longues heures, ils parvinrent finalement à la sortie au plus grand soulagement de certains d'ailleurs.

- Nous y sommes, les informa le Laguz. Ne reste plus qu'à rejoindre Sa Majesté Caineghis au château.

- Attendez, je crois avoir entendu quelque chose, déclara soudainement Rhys.

Tous se tournèrent vers lui, interrogateurs alors que Ranulf tendait l'oreille pour vérifier les dires du prêtre.

- Soren, je crois bien que quelqu'un est en danger, le bruit provenait de là-bas, l'informa le Laguz en désignant une direction un peu plus au nord-est.

- Nous n'avons pas le temps de partir à la rescousse d'une personne dont on ignore même l'identité, déclara Soren.

- Mais on ne peut pas partir comme ça comme si de rien n'était ! protesta vivement Mia.

- J'avoue que Mia n'a pas vraiment tort, appuya Nephenie.

- Qu'est-ce qu'on fait Soren ? C'est à toi de décider, intervint Sothe.

Le stratège prit un moment pour réfléchir. Il décida finalement de partir à la recherche de cette personne en danger sous la pression de ses compagnons. Stefan posa une main sur son épaule.

- Allons Soren, dis-toi que tu fais une bonne action. Qu'aurais-tu fait si ça j'avais été à la place de cette personne en danger ?

- Je t'aurais laissé te débrouiller, répondit simplement le sage en dégageant la main du bretteur.

- Toujours d'une aussi grande amabilité on dirait.

- Le jeune stratège ne connaît pas ce mot, déclara moqueusement Shinon qui s'était rapproché.

- Ne vas pas t'y mettre toi aussi, lâcha Soren de mauvaise humeur.

Un peu à l'arrière, Astrid, Nephenie et Mia pariaient en silence sur celui qui parviendrait à sortir le dernier mot :

- Ca ne fait aucun doute que Soren parviendra à leur clouer le bec à tous les deux, déclara Mia.

- Pas sûr, Shinon ne lâche pas si facilement l'affaire, tu sais ? rétorqua la jeune femme aux cheveux verts.

- Personnellement, Stefan a aussi ses chances, intervint Astrid.

- Je peux me joindre à vous ? interrogea Tormod qui les écoutait jusque là.

- Bien sûr ! approuvèrent-elles en choeur.

Un peu plus loin encore Sothe et Rhys marchaient côte à côte en silence, accompagnés de Ranulf.

- C'est une bien joyeuse troupe que nous avons là, nota le Laguz avec amusement.

- Je me demande si elle va bien ? murmura Rhys.

- Tu as dit quelque chose Rhys ? interrogea Sothe en le fixant.

- Ah non, je parlais tout seul...

- Tu t'inquiètes pour cette personne en danger, n'est-ce pas ? insista le voleur.

- Oui, admit finalement l'évêque.

- Nous devrions arriver à temps, le rassura-t-il.

- Je pourrais toujours partir en éclaireur ? proposa Ranulf.

- Excellente idée ! approuva Rhys.

- Je vais en informer Soren.

Sur ces dernières paroles, il passa en tête de groupe et s'adressa briévement au stratège. Celui-ci approuva rapidement la proposition de Ranulf qui ne tarda pas à se transformer. Une fois sous sa forme de chat bleu, il s'élança à toute vitesse vers le nord-est tout en essayant de capter de nouveau la présence de la personne qu'ils avaient entendu crier. C'est ainsi qu'en passant rapidement au travers d'un buisson, il manqua de tomber nez à nez avec une petite armée de Beorcs armée de haches, d'épées et de lances. Visiblement ils étaient en train de menacer une jeune fille qui ne semblait pas avoir plus de seize ou dix-sept ans. Cette dernière avait de longs cheveux d'or extrêmement pâles et de magnifiques yeux bleus qui semblaient briller tels des saphirs. Elle était simplement vêtue d'une longue robe blanche et portait autour du cou un étrange médaillon dans lequel avait été incrusté un joyau d'une étrange couleur améthyste. Ranulf estima rapidement le nombre d'ennemis et hésita un instant à venir en aide à la jeune fille qui semblait réellement en très mauvaise posture. Les autres arriveraient-ils à temps ? Il en doutait, mais il n'avait pas le choix. Il devait prévenir le reste du groupe, il n'avait aucune chance de victoire face à tous ces soldats armés jusqu'aux dents, même s'il était un Laguz. Il rebroussa donc prudemment chemin en prenant garde de ne faire aucun bruit avant de s'élancer à toute vitesse à la rencontre de ses alliés.

- Voilà Ranulf qui revient, lâcha Stefan en l'apercevant au loin.

- Tu es parvenu à le voir à cette distance ? demanda le sage, sceptique.

- On m'a toujours dit que j'avais une bonne vue, argumenta le bretteur.

Le Laguz reprit sa forme humaine et informa le groupe de la situation. Nos amis furent tous d'accord sur un point. Il allait falloir faire vite, cela ne faisait aucun doute. C'est ainsi que le petit groupe pressa l'allure, parvenant au bout d'une vingtaine de minutes à peine à l'endroit décrit par Ranulf. En revanche l'étrange fille avait disparu et quelques soldats ennemis étaient en train de plier bagages alors que d'autres paraissaient surveiller quelqu'un. En y regardant mieux, notre petit groupe put voir que ce qu'il gardait n'était autre que l'adolescente décrite par le conseiller du roi Caineghis.

- Bon, voilà la marche à suivre. Mia et Stefan vous allez vous débarrasser des gardes qui utilisent des haches, commença Soren.

Les deux combattants hochèrent positivement la tête. Le mage se tourna vers Astrid et Nephenie.

- Vous deux j'aimerais que vous attaquiez à distance. Nephenie tu n'auras qu'à utiliser ton javelot.

- D'accord, acquiesçèrent-elles.

- Sothe, essaie de voir si tu ne peux pas leur voler quelques armes ou autres objets de valeur.

- Bien.

- Rhys, reste en arrière et essaie de soigner à distance avec ton bâton, poursuivit le stratège.

- D'accord, approuva l'évêque.

- Ranulf, j'aimerais que tu te charges d'attaquer les renforts s'il y en a, sinon essaie d'éliminer quelques soldats. Et enfin moi je m'occuperai des gardes qui retiennent la prisonnière, Shinon j'aimerais que tu me couvres avec tes flèches. Et n'essaie pas de me tirer dessus " par accident ".

- Pourquoi as-tu toujours de telles pensées à mon égard ? L'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit, lâcha l'archer d'élite, ironique.

Soren ne préféra rien ajouter et le plan mis en place par le stratège put enfin débuter. Stefan et Mia furent les premiers à se mettre à découvert alors qu'Astrid encochait déjà une flèche. Nephenie s'arma de son javelot et visa l'un des gardes qui alla s'écrouler raide mort au sol. Les actions qui suivirent furent extrêmement rapides. En l'espace d'à peine dix minutes, cinq soldats armés de haches s'écroulaient déjà sous la lame de Stefan. Mia, de son côté, parvint à faire quatre victimes. Les flèches d'Astrid mirent à terre cinq ou six épéistes. Nephenie, elle, avait été dans l'obligation de se mettre à découvert, étant à court de javelots elle s'était armée d'une lance d'argent. De son côté, Ranulf décimait ceux qui venaient se mettre en travers de son chemin avec une facilité déconcertante. Sothe se glissa furtivement près des tentes installées par les soldats ennemis et se retrouva nez à nez avec un épéiste avec lequel il entama un combat armé d'un stylet. De son côté, Soren avançait tant bien que mal vers les gardes qui retenaient la prisonnière tout en évitant les javelots qui fusaient dans sa direction. Shinon encocha une énième flèche qui vint se ficher droit dans le coeur d'un soldat armé d'une lance. Le sage, quant à lui, fit usage de magie de vent pour se débarrasser d'un ennemi qui se dirigeait rapidement dans sa direction, épée en avant. Rhys, qui avait fort à faire, soigna hâtivement Mia avant de se diriger vers Sothe pour l'aider à se débarasser de son opposant. Et le combat continua à battre son plein encore une bonne demi-heure avant une victoire écrasante du groupe en provenance de Criméa. Soren détacha la jeune fille aux cheveux blonds qui recula instinctivement, les deux mains posées sur son pendentif comme pour le protéger.

- Comment t'appelles-tu ? interrogea le stratège.

Elle ne répondit rien.

- Attends, laisse moi faire, conseilla Nephenie en écartant un peu le stratège. J'ai l'impression que tu l'effraies plus qu'autre chose.

- J'avoue qu'elle n'a pas vraiment tort, appuya Mia.

- N'en rajoute pas, grogna Soren.

- Alors quel est ton nom jeune demoiselle ?

- Emeline."

A suivre...