Merci encore à vous toutes(tous?) d'avoir laissé un commentaire, je me répète peut-être mais ça fait toujours plaisir d'avoir un quelque chose en retour et puis pour vous, un autre merci de reconnaissance on va dire ! :)
SO SORRY pour la big attente, je pense qu'on est d'accord ? Et non, vous ne rêvez pas c'est un nouveau chapitre !
C'était très moche de ma part, trop occupée et manque d'inspiration. Vraiment désolée, en espérant que ce chapitre vous plaira aussi. Je ne vous cache pas, que Will est maintenant le seul à savoir pour son plan, ah oui parce que j'ai oublié o: ce qu'il avait en tête la dernière fois (shame ding ding shame) mais ça me reviendra...
Bleu-ah : Merci à toi d'avoir laissé un petit commentaire et pour m'avoir montré cet énorme enthousiasme que tu me portes (enfin tout cela revient à ma fiction...) Wow, j'ai trouvé une passionnée encore plus investie que moi sur la série et sur certains personnages en plus. Voilà le chapitre pour te servir ! Je te laisse lire tranquillement maintenant !
Will-emo-death : Merci d'avoir commenté à toi aussi ! Tu as tout à fait raison, on ne voit pas assez les autres (arf, moi qui les aime bien en plus) mais c'est choisi de ma part ^^ donc désolé de te décevoir à mi-chemin. Mon choix pour cette fiction se base sur Will et un peu Whispers (bah il est sympa en bad guy), je suis restée sur ma faim à la fin de la saison et le lien qu'il y a entre eux me fait imaginer pleins de trucs pour une saison 2, j'ai choisis de ne pas trop développer les autres personnages de peur de mal interpréter leur personnalité à chacun. Donc les seuls personnes qui peuvent répondre à tes attentes sont les autres fanfictions ou la saison 2 de sense8 (moi aussi je veux trop savoir ce qu'il va se passer pour eux!). Les autres personnages vont plutôt faire des petites apparitions dans ma fiction en tout cas. J'espère t'avoir répondu comme il le faut ! ^^
Bonne lecture !
[/!\ Information : Cette histoire se focalise plus sur Whispers et Will, donc pour ceux qui pensaient trouver une fanfic sur toute l'équipe, c'est manqué car vous ne les verrez pas fréquemment par ici. Merci d'être passé en tout cas pour voir (au cas où vous vous en allez...) ]
''C'était mon destin de faire le tourment des personnes dont j'aurais dû faire la joie. ''
Un père, anciennement policier, et à présent sous-traité sous médocs et retiré par une retraite remontée avec pour cause, injures profondes par un groupe de délinquants. Une simple personne, vieillie par les bières et le temps passé dans un bar miteux de la ville. Se remémorant des vieux souvenirs du bon temps, lorsque la justice portait à merveille son emblème, prêt à mettre ses agents prés du danger en risquant leur vie. Qu'est-ce qu'il restait après lui ? Après ça ? Plus aucun respect et un nom oublié, la loi de la jungle s'emparait des petites ruelles et bientôt le quartier serait le royaume des petits dealers.
Son fils, un jour fier de son papa chéri pour avoir résolu plusieurs enquêtes et heureux de l'image qu'il transmettait aux autres. Dorénavant, le regard rempli d'étoile et de confiance avaient disparu, lassé pour son attitude acerbe et de cette fameuse affaire classée sans suite. La disparition d'une fillette, ça devait être une enquête banale or il n'y avait aucune trace pour commencer et aucun témoin crédible pour retrouver le coupable. Un dossier abandonné avec les autres, et une fille ainsi que sa famille qui n'auront jamais le repos après leurs morts. Mes condoléances pour la victime et à sa famille, puis bon débarras.
Et la pire situation qui pouvait ne jamais arrivée était que je l'avais vu, elle était petite, mignonne, blonde et surtout encore en vie. Les sourcils épais, le visage pourpre elle portait un pyjama blanc et tenait une peluche à la main quand elle apparaissait. Sarah m'avait demandé de garder le secret car elle savait les problèmes que j'allais avoir si je continuais à le crier sur les toits. Lorsqu'elle m'avait emmené dans son monde, cette table où elle m'avait dit de m'échapper lorsque le grand méchant loup était arrivé pour l'ouvrir, tout ça devait rester un secret scellé dans ma mémoire de petit garçon. Quand je l'avais vu, cette fois pour la dernière fois, elle semblait si blanche sur cette table, comme si elle était déjà morte physiquement mais aussi vivante ailleurs, à mes côtés. Sarah se tenait assise sur le canapé quand le psychologue m'avait posé des questions sur mon état, sur elle et surtout mes visions. J'avais dit la vérité mais ils ne m'avaient pas cru, alors j'avais finalement accepté de mentir pour qu'on me laisse tranquille. Je ne pouvais rien faire jusqu'à aujourd'hui, le monstre courrait toujours et le voilà m'emmenant à mon tour dans son antre.
'' - Comment va mon protégé ? ''
Il enleva soigneusement sa veste noire, dénoua la cravate autour de son cou puis plia l'ensemble pour le ranger sur le canapé en cuir noir. En enlevant ses lunettes un instant, il se frotta les yeux et après un silence interminable, alla chercher une bouteille de vin dans l'armoire. Dans la cuisine, il l'ouvrit et se servit deux verres qu'il remplit. D'après notre semblant de cohabitation, je pouvais affirmer qu'il savait que je n'allais pas lui répondre. J'ignorais toujours ses mots, ses questions et aussi sa propre personne si j'y arrivais. Cependant, même le dos tourné, je sentais son regard continuellement sur moi. Me scrutant dans le moindre détail, et déterminé à trouver une ouverture dés que l'occasion se présentait. Ça pouvait être un geste, un tic inhabituel ou bien un soupir. Tout pouvait être utilisé à double tranchant, il fallait juste savoir comment mener sa proie dans le piège aiguisé. Il était fort à ce jeu, mais j'avais appris à rester de marbre m'obligeant à ne pas transgresser les règles que je m'étais imposé pour me protéger, et ne pas risquer leurs vies.
En jetant un œil des lieux et sur cette grande vue panoramique, j'étais dans un appartement. Le plus personnel dont il était propriétaire en tout cas d'après son apparence spacieuse mais monotone et intime. Ses dizaines de gardes qui le suivaient constamment n'étaient pas présents. Cet appartement respirait l'argent facile dans l'illégalité, ce dont mon salaire de policier ne me permettrait jamais d'avoir.
Whispers avança un verre tandis qu'il prit l'autre, je pouvais voir ce qu'il faisait grâce au reflet par la fenêtre mais je n'avais que faire de ses avances car celle-ci donnait une vue imprenable sur une ville la nuit. Je le vis apporter l'autre coupe au salon où il s'assit avec politesse alors qu'il s'était décontracté en rentrant.
Jonas était attaché, à moitié inconscient alors qu'on était ici à observer la ville sous son autre aspect. Cela me m'était en rogne car ma place n'était pas ici. Ce faux aspect de calme et pourtant cette face était toujours dangereuse, c'était son côté sombre qui se révélait ce soir. Mais de qui parlais-je exactement ? Le liquide rouge me narguait sur ce comptoir, m'invitant à s'approcher pour le porter sur mes lèvres afin de goûter ce raisin finement fermenté. Malgré l'appel de la tentation, je me retins de faire un pas pour boire la boisson de mon ennemi, il me fallait beaucoup plus qu'un verre de vin pour tenir le coup de cette matinée ou de cette soirée ici. Je n'avais pas soif, c'était juste l'envie de vouloir tout oublier pour un moment, en le noyant dans chaque goutte coulant dans ma gorge, qui m'attirait le plus.
'' - Crois-moi ce n'est pas un verre qui te rendra alcoolique comme ton pauvre père. À moins que tu veuilles vraiment cette bouteille, néanmoins en dépit de son prix, si j'étais toi je préférerai le déguster avec modération. ''
Il leva son verre à mon honneur sûrement et apprécia l'odeur avant de faire glisser l'élixir. Légèrement sucré et âpre surmonté d'une touche d'amertume, c'était exquis et de haute qualité comme je l'avais imaginé. Il m'arrivait souvent comme cette fois-ci d'oublier qu'on partageait. À force d'être captif, je devenais presque ignorant de mon environnement et ce que je percevais moi seul. Même avec un mur que je m'efforçais à maintenir dans mon esprit, il le transperçait avec aisance.
'' - Après tout, il ne faudrait pas aggraver ton état de santé, continua-t-il en déposant son verre sur la table basse. On te drogue assez bien, n'est-ce pas William ? ''
Mon dos se mit à frissonner malencontreusement en entendant mon nom complet. Seul mon père était entêté à l'idée de m'appeler ainsi car ça lui paraissait logique si j'étais né sous ce nom, j'avais toujours indiqué aux autres de m'appeler Will car mes amis devaient m'appeler ainsi et que mon père m'avait donné une assez mauvaise image de mon enfance avec ce nom. Ça me permettait d'un autre côté, de montrer que je n'étais pas le portrait craché de lui, que j'existais et que c'était le vrai moi qu'ils avaient devant eux. Malgré mes méthodes de flic à ne rien faire transparaître, Whispers l'avait remarqué et au final, ça ne servait à rien de rester le dos tourné pour jouer l'impassible quand le mal lui-même prenait un bien fou à vouloir tenter de garder le masque.
Je me retournai, le faisant face les yeux droits dans les siens. D'une certaine manière, il me rappelait mon père. Je me demandais bien s'il s'inquiétait pour moi en ce moment ou qu'il me croyait en bonne compagnie. Ils étaient presque pareils, c'était surtout avec les cheveux blancs qui prouvaient qu'ils avaient vécu longtemps pour connaître les aléas de la vie. L'appétit de réussir était une autre, vouloir réussir dans chaque domaine se lisait dans son regard. C'était familier à tous humains qui ne se mentaient pas, dans chacun d'entre nous elle existait. Et parfois, plus vivante d'en d'autres. Cet appétit était plus prononcé et quand cette envie était nourrie, c'en devenait une obsession à assouvir pour toujours. Mon père voulait tellement bien faire qu'il n'avait pas tenu sa promesse qu'il avait faite à la famille de la victime, et voilà dans quelle situation il se trouvait. Désespéré, se sentant inutile, ça c'était la cause de la perte de mon père mais lui, quelle était sa raison ? Que c'était-il passé quand il avait trépassé cette ligne ? Qu'est-ce qu'il craignait à partager cette information ?
'' - Autant de questions sans réponses, agaçant hum ? ''
Frustrant.
Je ramenai mes bras vers moi, les croisant au niveau du buste. Je devrais normalement pouvoir lire en lui comme il lisait en moi cependant quelque chose m'en empêchait. La relation ne se faisait pas, la connexion était perturbée par quelque chose, je ne savais pas quoi exactement ce n'était pas moi l'expert en science de l'Homme mais cela avait tout l'air de se rapporter à des éléments chimiques dans notre organisme. Des médicaments sans doute, ça pourrait l'aider à diminuer voire couper ce lien sensoriel qui devait censé tous nous réunir.
Whispers contempla son verre sous toutes ces coutures, le tournant entre ses quatre doigts. La manière dont il fixait l'objet le rendait énigmatique, et troublant à la fois. Jonas ne m'avait jamais raconté les fois où ils étaient connectés, je ne connaissais pratiquement que trois personnes dans son cercle et le plus intéressant c'était de savoir s'ils avaient toujours eu de bonnes relations entre eux ? Était-il continuellement en harmonie comme le nôtre ?
En outre, dans mon état je ne pouvais pas rencontrer Jonas pour discuter avec lui. Coincé dans cette pièce blanche depuis bientôt 1 mois alors que lui était pareil mais physiquement et enfermé dans une cellule. Rage et souffrance ne faisait plus qu'un seul élément qui convergeait vers Whispers.
Alors qu'il ne prêtait plus attention, je me décalai doucement sur le côté et arrivai prés d'une commode. Je me mis en tête de trouver l'invraisemblable, il n'aurait pas pu le cacher ici mais c'était la première fois qu'il m'emmenait ici. Il devait forcément les prendre ici, quelque chose, n'importe quoi. Pilules, liquides étranges ou comprimés. Une feuille ou une note qui pourraient me mettre sur la voie.
J'ouvris les tiroirs à mes côtés, et rien d'important ce n'était que de la paperasse rangée soigneusement. Ils parlaient de virements d'argents sur différents comptes en banque ou des formules de physique à moitié terminé. Je n'y comprenais rien et ce serait du suicide de penser qu'il n'avait pas encore remarqué mes agissements derrière son dos. Parler avec lui pour lui faire sortir ses informations ? Non, inimaginable ce n'était que dans les dessins animés que le méchant de l'histoire allait cracher son plan diabolique. Et qui étais-je ? Le gentil héros confiné ? Il y a longtemps que je n'y croyais plus, personne n'était blanc mais chacun d'eux était libre de prendre la bonne décision pour ne pas sombrer et j'espérais avoir pu le faire en sauvant ce garçon de la mort alors que mes collègues n'y croyaient plus. Et si en suivant cette logique, Whispers avait une raison derrière cela qu'il fallait écouter ? Devrais-je lui laisser la parole pour en savoir plus ?...
Brusquement, une vision me prit par surprise coupant ma respiration. Mes yeux étaient toujours ouverts mais je ne voyais rien, juste le noir complet qui me poussa à penser que j'étais aveugle à force de s'injecter de la drogue. Alors, c'était comme ça qu'on était lorsqu'on fait une overdose ? Pourtant, je ne me sentais pas en l'air ou d'avoir la tête en coton. Puis un vent me bouscula ailleurs, j'étais comme projeté vers un autre lieu alors qu'un rayon blanc s'occupa de me brouiller la vue. L'appartement n'était qu'un vague souvenir en arrière tandis que ce tourbillon froid me caressa le creux de la nuque. Mes yeux ne pouvaient pas voir exactement où j'étais même après la disparition de la lumière blanche, c'était trop flou pour que je puisse m'être un nom à ce lieu. Au fond de moi, j'avais l'impression d'avoir connu cette place. Je sentis le vent salé s'introduire dans mes narines, tandis que le bruit des vagues faisaient écho au loin dans mes oreilles. Et puis, ma vision me vint un peu, les vagues tapaient sur les pierres avec furie. Mes pieds nus s'enfonçaient dans ce sable fin où j'aimais courir dans mon enfance. Ma peau frissonnait au contact de ces grains alors que ma main se mit à trembler quand une seringue fit son apparition. J'aimais cette plage, ce temps nuageux et son paysage mais je savais au fond de moi que ce souvenir deviendrait le pire que j'aurais dans ma mémoire. Il deviendra mon cauchemar tant que je serais encore en vie pour m'en rappeler.
Je ne voulais pas en arriver là mais je voulais en être sûr de mes propres yeux. Il nous avait poussé à bout mais on avait voulu lui donner une seconde chance. C'était le début de notre perte. Je pensais l'aimer de tout mon cœur mais mes craintes étaient trop encrées pour me laisser croire que je l'avais peut-être aimé. Il ne le saura jamais même s'il l'avait lu dans mon regard lors notre première rencontre. Puis mes mains se mirent à maigrir, à être fins comme ceux d'une femme. Pris d'une violence, j'arrachai la bague qui fit son apparition à son tour sur mon annulaire. Elle représentait ma prison en or mais j'étais un esprit libre. Un oiseau. Je le jetai le plus loin possible dans cette mer en colère tout en gardant la seringue serrée contre moi, je n'en aurais pas besoin car c'était trop tard pour moi. Mais je pouvais sauver les autres comme nous, et les derniers membres de son cercle. Je répétais à tue-tête la formule que mon vieil ami m'avait dit avant de disparaître, sûrement assassiné de ses mains. J'étais déjà morte quand je le vis courir sur cette plage pour me rejoindre. Le test avec cette formule avait marché, et il était au courant de la personne dont j'avais donné la formule. Sa patience envers moi était arrivée à bout, j'espérais qu'il m'avait pardonné comme on l'avait fait une fois pour lui lorsqu'il me prit dans ses bras. Il voulait me faire entendre raison que ce qu'il faisait était bon, mais après les avoir tous tués, c'était lui qui était fou. Son cercle n'existait plus et il voulait détruire le mien, cela me dégoûtait d'avoir partagé toutes mes émotions avec lui et je n'avais qu'une envie parler à Jonas ou Angelica même si c'était impossible dorénavant.
Lorsqu'il ne trouva plus les mots pour me convaincre, il sortit un couteau de sa veste pour me le planter dans le ventre ventre. Ce n'était pas son style de tuer de lui-même mais on dirait que j'étais une personne spéciale à ses yeux, il emmena ma tête se reposer sur son épaule. Son geste répondit à ma question. Son amour pour moi s'était éteint au même moment où il avait appris tout ce qu'ils pouvaient faire de nous et de nos capacités.
Mes longs cheveux noirs volèrent sur son visage, alors il les caressa une dernière fois pour les remettre en place tandis que mon corps s'écroula sur lui. Il ne me lâcha pas, j'avais l'impression qu'il allait m'embrasser pour revenir sur son geste mais il voulait juste entendre mon dernier souffle. Jusqu'à ce qu'il sera satisfait, le mot pardon ne sortira jamais de ses lèvres. J'éprouvais la douleur intense dans mon ventre, le sang chaud qui s'écoulait faisait opposition au froid dans le reste de mon corps. Je n'arrivais plus à respirer, j'allais mourir pour de bon.
Ce n'était ni mon souvenir ni mon passé, de qui provenait-il ?
Soudain, je vis le visage de cette femme par les yeux de Whispers. Elle était asiatique, ses lèvres étaient petites sur son visage légèrement rond. Ses cheveux noirs étaient secouer au rythme du vent, de même que sa robe à fleurs. La pensant morte, lorsqu'elle ouvrit les yeux subitement pour me regarder au plus profond de mon être. Le choc m'obligea à prendre du recul, renvoyant mon esprit dans le monde qui m'appartenait.
[ Ne lui dit pas ce que tu as vu, et répète après moi cette formule. Elle peut te sauver de ce démon...]
'' - Will ! ''
Pris de panique, j'évite de justesse de basculer en arrière. Whispers était devant moi, et j'étais enfin revenu dans mon corps initial. Son visage était si proche du mien que je pouvais ressentir son souffle chaud. J'étais assis sur le fauteuil où il était auparavant, à nouveau dans l'appartement. La vision s'était évaporée laissant place à la réalité. Ses mains me tenaient étroitement par les épaules, je pouvais lire sur son visage qu'il se retenait de les mettre autour de mon cou. J'étais nécessaire pour lui.
'' - A l'instant, murmura-t-il. Qu'as-tu vu ? ''
Ses mains se refermèrent un peu plus à mesure qu'il prononçait sa phrase presque inaudible. Il était énervé parce que j'avais réussi à percer un souvenir intime et dont il ne savait pas quoi et comment. Ce n'était pas un rêve car au plus profond de moi, les images de la scène étaient vivantes ainsi que les émotions de l'instant.
'' - J'ai été patient avec toi. Tu sais très bien que ma patience est courte. ''
Une larme coula sur ma joue, ce n'était pas la conséquence de la douleur car elle ne m'appartenait pas. C'était son chagrin à elle d'avoir cru en lui alors qu'il l'avait trahi. Ces secondes m'avaient permis de retenir une formule dont j'ai pu la coder juste à temps pour ne pas la répéter encore.
'' - Will, je n'aime pas être ignoré et toi, tu n'aimes pas quand je m'attaque à toi de cette façon. ''
Je savais parfaitement ce qu'il me faisait, j'espérais dans ces moments-là qu'il me tue une bonne fois pour toute. Mais cette fois, tout ça allait changer.
Dans un élan de courage et d'espoir, j'écartai ses mains pour reprendre mon espace et la dignité qui m'avait longtemps échappé.
'' - Vous pouvez continuer à me torturer, me martyriser de toutes les façons qui existent si ça vous fait plaisir mais je suis à deux doigt de savoir la relation que vous avez eu avec...Aiko ? ''
Touché dans le mille, le masque commençait à perte de son épaisseur. Les miettes tomberont prochainement et à la vue de sa main en l'air, j'étais sur le point de me prendre une violente claque.
Au même moment, son téléphone vibra dans la poche de sa veste. Il attrapa celui-ci et répondit à l'appel. S'il ne pouvait transférer ses pensées aux miennes, je pouvais prendre sa place pour voir et entendre ce qu'il faisait sans pour autant être capable de contrôler son corps. À mon tour d'espionner.
[ Monsieur, nous avons un problème. Il fait une attaque après qu'on lui a injecté le test 0-12, devrions-nous...]
'' - Jonas. ''
Son nom échappa de ma bouche, je n'avais pas pris en compte qu'il pouvait être victime de tortures mais aussi d'expériences. Si seulement j'étais éveillé, il m'aurait été possible de revenir dans cet endroit pour lui venir en aide, mais je n'étais qu'un pantin qu'on emmenait partout où on voulait. Whispers ne manqua pas de remarquer puisqu'il ne me lâcha pas des yeux.
'' - Détachez-le et allez-vous en. Je veux rapport et échantillons sur mon bureau. ''
Il raccrocha sans dire un autre mot et lança son téléphone sur la table où le verre vide était présent. Être assis sur ce fauteuil ne me mettait pas à l'aise alors que lui, me submergeait de loin. Est-ce que j'étais vraiment à la fin de cette histoire pour connaître ses réelles intentions ?
'' - C'est pourquoi je t'ai toujours apprécié, mais je crains fort que lui possède la même résistance, murmura-t-il à mon oreille alors qu'il balaya la larme qui avait coulé. Allons lui rendre une visite. ''
