Fin du chapitre 2 :
Bruce soigna la cheville avec une crème et une bande. Il en mit également sur les hématomes, puis la hanche. Ensuite, il lui injecta un produit pour qu'il continue à dormir encore quelques heures. Après avoir fait cela, il repartit au salon, où Thor et les autres attendaient des nouvelles. Barton était près de la baie vitrée. Captain discutait avec Thor et Tony. Les discussions se stoppèrent quand il entra.
-Alors, Doc' ? Comment va-t-il ? Demanda Tony.
-Ça devrait aller, mais d'anciennes blessures n'étaient pas correctement soignées, ce qui a rajouté au fait qu'il n'avait plus ses dons de magie pour se soigner. Il faudra qu'il se repose et qu'il porte un masque à oxygène, le temps que ses poumons se soignent.
-Il va bien, dans l'ensemble ?
-Oui, bien qu'il soit affaibli…
-Okay, quel petit-déjeuner mouvementé !
Chapitre 3 :
Réhabilitation : Courrier.
Quand Loki se réveilla, il sortit quelque peu désorienté. Il se rappelait bien être allé changer de vêtements, dans les appartements de l'homme de fer, puis il s'était senti mal. Il avait manqué d'air, puis, la seule chose dont il se souvenait, était son frère, accourant auprès de lui et le trou noir. Ensuite, ce fut un sentiment d'engourdissement qu'il le prit. Il bougea ses membres. Il se sentait bien. Peut-être un peu trop, vu qu'il n'avait plus ses pouvoirs magiques et aussi, vu les séquelles qu'il portait depuis la fin de la bataille.
-Bonjour, Loki. Vous sentez-vous bien ? Pas de douleur ?
-Comment faites-vous cela, guérisseur ?
-Faire quoi, Loki ? Et appelez-moi donc par mon prénom, c'est Bruce.
-Les douleurs sont parties, même avec la magie, ça ne peut pas être aussi rapide…
-Combien de temps pensez-vous avoir dormi, Loki ?
-Peu, mais ce n'est pas ça, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, intrigué.
-Oui, pour tout vous dire, vous êtes resté endormi, presque trois jours. Votre état de faiblesse y a aidé, je pense. Votre corps en a profité pour récupérer un peu, mais je crains que vous ne deviez garder l'aide respiratoire. Vos poumons n'ont pas l'air de récupérer à la même allure, lui conseilla Bruce, Loki faisant une drôle de tête. L'appareil sur votre nez vous aide à respirer correctement. Pour ce qui est de l'incident, nous avons pu constater que vous êtes allergique aux choses moisies.
-Où est mon fr… Thor ?
-Votre frère est en mission. La routine comme l'appelle Tony, rien que quelques Doombots à détruire et il m'a laissé un message pour vous, au cas où vous ne seriez pas réveiller. Je le cite « Mon frère, sois sage, après la bataille, je vais quérir dame Jane et reviendrai de suite après ».
-Cette saleté d'humaine ! Je l'exècre !
-Serait-ce là de la jalousie, que je perçois ? Taquina Bruce. Ou simplement de la colère, qu'elle ait réussi là où vous avez échoué, malgré toutes vos ruses ?
-Cela ne vous regarde pas, guérisseur, cingla Loki.
-Sachez Loki, que Thor ne cessera jamais de vous aimer. Il est resté à votre chevet, la plupart du temps, enfin jusqu'à l'ordre de mission.
Loki entendit des bruits venant du dehors, puis des bruits de pas et enfin Tony apparut à l'embrasure de la porte.
-Oh, la Belle au Bois dormant est réveillée, ironisa-t-il. Et désolé de t'avoir abimé, pas fait exprès. Bruce, il est apte à se lever ? Il a reçu du courrier.
-Il peut sortir de l'infirmerie, mais ne peut pas marcher. Sa cheville n'est pas complètement remise.
-Okay, doc' !
Bruce aida Loki à se lever. Il était habillé d'un pyjama de Tony. Le brun fit venir un fauteuil au malade et l'embarqua, non sans emmener tout l'attirail respiratoire. Sur le chemin, Loki posa la question qui tue :
-Etes-vous sûr que ce courrier m'est destiné ?
-Pour sûr, Biquette. Un mec avec des vêtements bizarres est apparu de nulle part et m'a remis le coli, en me disant que c'était pour toi. Je n'ai même pas eu le temps de répliquer, qu'il avait disparu de nouveau.
Tony amena donc Loki à la cuisine, où reposait une boite sur la table. Une fois devant elle, le brun eut un temps d'arrêt, en remarquant la marqueterie de la boite et pour sûr, c'était lui qui l'avait faite.
-Ben alors, pourquoi tu fais cette tête ?
-Cette boite m'appartient, répondit Loki, perplexe.
-Ça, j'aurais pu le comprendre tout seul. Alors ?
-Ce que vous ne savez pas, c'est qu'il n'en existe qu'une et que je l'ai offerte au Royaume d'Helheim.
-Le Royaume des morts et ben, ouvre-la qu'on voit ce qu'elle contient.
-Si vous vous taisiez, ça aurait été déjà fait depuis longtemps, répliqua Loki.
-Pas la peine de bouder, tu sais.
-Stupide humain, dit Loki, en posant ses mains sur le couvercle de la boite, un sourire franc éclaira ses traits.
A cet instant, Tony pensa « Il n'est pas moche, quand il sourit, ce con ! » et une voix s'éleva.
-Mère, lorsque j'ai eu vent de la décision du Père de Toutes Choses, j'ai été furieuse. De quel droit vous force-t-il à vous faire enfanter sur Midgard. C'est une honte, une infamie ! Mais, ensuite, j'ai pensé à vous, votre détresse, vos douleur et j'ai envoyé mes gens à la conquête de votre destiné. Elle se trouve dans cette boite que vous m'avez si gentiment offerte. Elle se révélera à vous le moment venu. De plus, j'ai fait parvenir d'autres mondes, quelques petites choses, pour vous tenir compagnie. Sachez, Mère, que nous vous aimons du plus profond de nos cœurs. Je vous rendrai visite lors de ma prochaine sortie. Mes plus sincères sentiments, Hella Lokidotir, Reine d'Helheim.
Puis, la voix s'éteignit. Le Dieu était dans tous ses états. Les yeux brillants, les mains enserrées au couvercle, qu'il déposa sur la table. Puis, il prit la boite sur ses genoux et plongea sa main dedans. Il en ressortit un bracelet scintillant et en y regardant de plus près, Tony remarqua des impressions comme des écailles.
-Des écailles ?
-Oui, celle de mon fils. C'est un travail remarquable, dit-il en le plaçant autour de son avant-bras. Celui-ci lui colla une seconde peau.
-Fils ?
-Jörmungand, mon fils, le serpent géant, qui enserre votre Midgard autour de son corps.
-Ah bon ?
Loki ne répondit pas et plongea de nouveau sa main dans la boite et en ressortit un pendentif, au bout d'une chaine, qu'il plaça au creux de sa main. A présent, les larmes menaçaient de couler. Une réplique de son fils sculptée dans un de ses crocs de lait. Voilà ce que c'était.
-Mon second fils, Fenrir, dit Loki, alors que Tony n'avait rien demandé. Pouvez-vous ?
-Bien sûr, répondit Tony, attachant le pendentif. Voilà.
L'homme se replaça où il était et sans rien dire, Loki replongea sa main dans la boite, en sortant une enveloppe, qu'il ouvrit. Elle contenait une photo où il y avait écrit « j'ai pensé que ça vous plairait. Sachez que nous vous aimons tous et veillerons toujours sur vous ». Le brun retourna la photo et laissa couler ses larmes. Elle représentait ses enfants réunis. Il savait que ça ne se pouvait pas, mais c'était un miracle pour lui. Il sursauta quand il sentit une main sur son épaule. Il leva les yeux et vit l'homme de fer.
-Vas-y, lâche-toi. Profite, il n'y a personne, ça soulage.
Loki continua de le regarder, les yeux déversant ses larmes, puis craqua. Il laissa d'abord des gémissements, puis des cris sortirent et il sentit des bras l'enlacer. Il appuya sa tête contre la source de chaleur et de réconfort. Ils ne surent combien de temps ça avait duré, mais Loki arrêta de pleurer et reprit pied dans la réalité. Tony ne sut ni quoi dire, ni quoi faire et heureusement fut sauver par Jarvis lui annonçant une livraison.
-Monsieur, la livraison de chocolat vient d'arriver.
-Charge-t'en, Jarvis, dit Tony, faisant quelques pas. Et puis non, dis-leur de déposer la commande dans le salon.
-Bien, monsieur.
-Tiens, tant que j'y suis, scanne-moi cette photo et fais-en des duplicatas, en plusieurs formats et fais-les placer dans la chambre de Loki.
-Cela sera fait, monsieur.
-Allez, viens ce soir, c'est plateau-ciné.
Toujours pas remis de ses émotions, Loki se laissa faire, posant donc cette photo entière sur un support. Puis, Loki replaça la photo dans la boite et Tony l'emmena au salon où il l'installa sur le sofa, un coussin derrière le dos et le plaid sur les genoux. Ensuite, il alla à la rencontre des livreurs.
-On vous posa ça, où, monsieur ?
-Là, par catégorie, si possible.
-Bien, monsieur.
Les livreurs déposèrent donc une trentaine de cartons dans un bout du salon. Une fois terminés, Tony s'évertua à ouvrir la plupart et de les placer dans les plats, prenant ensuite plusieurs bouteilles. Il repartit après cela vers Loki.
-Voilà, dit Tony, en déposant tout son bazar sur la table. Tu vas goûter à un peu de tout et tu me diras ce qui te plait le plus. Jarv', il faudrait deux verres, s'il te plait et mets-nous un truc sympa. Tiens, pourquoi pas Ratatouille ? Je suis sûr que tu vas aimer.
Il avait sa dernière phrase en se tournant vers Loki. L'un des robots de Tony déposa les verres sur la table et Tony ouvrit une bouteille et servit, puis ouvrit un paquet de biscuits anglais, au chocolat-caramel et lui tendit.
-Tiens, goûte-moi ça, tu m'en diras des nouvelles. Commence par le gâteau.
Une fois le gâteau dans sa bouche, le visage du Prince changea, puis s'illumina, quand il prit une gorgée. Le film commença et le Jotun fut pris par les images et l'histoire. Parfois, il posait des questions, parfois encore, Tony lui fourrait les mains avec des chocolats, biscuits et autres. Il réussit même à le faire rire. C'est ainsi que le reste de l'équipe, excepté Thor les retrouva. Loki était assoupi sur les genoux de Tony, lui-même endormi. Le plus drôle dans cette histoire, c'était peut-être qu'ils étaient barbouillés de chocolat.
-Alors là, on me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru, s'exclama Natasha.
-Laissons-les dormir, répondit Clint, Steve acquiesçant.
Ils se rendirent à la cuisine, pour prendre un encas. On ne croirait pas, comme ça, mais c'était du sport de défoncer une horde de Doombots. Sur le plan de travail, Clin allait s'installer, mais Jarvis le lui déconseilla.
-Okay, mais, tu m'expliqueras.
-Oui, M Clinton.
-Jarv', appelle-moi « Clint ».
-Bien, monsieur.
Une heure après, Thor fit son apparition, la mine sombre. Mais, quand il vit le visage serein de son frère, ça lui réchauffa le cœur. Depuis combien de temps ne l'avait-il pas vu ainsi ? Il se dirigea vers la cuisine.
-Déjà rentré ? Demanda Nat'.
-Oui, amie Natasha. Dame Jane part pour Londres continuer ses recherches. Elle n'avait pas de temps à me consacrer.
-Je suis désolé pour toi, dit Steve.
-Merci, ami Steve.
-Installe-toi et prend quelque chose à manger.
Le blond alla pour s'installer auprès de ses compagnons, mais resta en bug devant la boite marquetée. Il tourna son regard vers ses amis.
-Savez-vous d'où vient cette boite ?
Tous répondirent par la négative. Il n'avait jamais vu cette boite. Jarvis n'eut le temps de dire à Thor de ne pas la toucher, qu'il le faisait déjà. Une fois les mains dessus, une aura violacée s'en échappa et Thor se retrouva à valdinguer à l'autre bout du salon, contre un mur. Il tomba, étalé au sol, inconscient. Le bruit réveilla les deux endormis.
-Hein ? Quoi ? Que ? Se demanda Tony, perdu.
Steve et Clint accoururent pendant que Natasha restait en retrait. Devant Tony, Thor se trouvait étalé au sol et son mur était complètement fissuré. Ce fut le cri de Loki qui le fit sortir de ses pensées.
-Tout doux, là. Reste assis, je vais voir ce qui se passe.
-Mais… ?
-Pas de « mais ». Qu'est-ce qui s'est passé, ici ? C'est quoi ce bordel ?
-C'est ce qu'on aimerait bien savoir, figure-toi. Blondi a touché une boite qui l'a fait valdinguer.
-Quelle boite ?
-Sur la table de la cuisine, cette boite.
-La boite de Loki ? Mais, elle ne m'a rien fait, à moi, s'exclama Tony, surpris.
-Monsieur, il serait de mon avis de la mettre dans la chambre de monsieur Loki.
-Bonne idée, Jarvis et dis à Bruce de monter. Vu la secousse, Point Break doit être assommé.
-Bien, monsieur.
A suivre…
