Chapitre 2: La moisson


William couru et couru essayant d'arriver tôt à la maison Cynthia avait, toutefois, de la chance, elle, qui n'avait rien fait, n'avait que porter une jolie robe et attendre, mais lui qui avait préféré s'entraîner, comme si c'était un jour normal, devait prendre une douche coûte que coûte. Il arriva à la porte fatigué et inspira, reprenant son élan avant de rentrer.

–Maman! Je suis de retour!–S'écria t'il, sa mème se manifesta alors, joyeuse, jusqu'au moment de le voir, quand elle le jugea du regard et dit:

–¡Vraiment William on te laisse pas du tout joli dans cette académie! Allez! Va prendre un douche, vite! On n'a pas de temps à ravir!–Ses mains sur la tête, comme si c'était un châtiment d'être empli de sueur le jour de la moisson. William soupira avec un petit sourire et obéît, lui adressant un «Oui maman», avant de partir.

Il eut un moment de remord, pensant qu'il devait parler à son frère avant qu'il soit trop tard, le dissuader de faire une idiotie à la moisson, mais il pourrait le faire après non?

La douche lui servit de détente, ne penser a rien qu'a la moisson, sa dernière année, c'était étrange, mais il ne voulait pas être chopé. «Rien qu'une année, s'il te plaît» C'était tout ce qu'il se permettait de supplier, ne pas aller au jeu était un sacrifice insignifiant comparé au fait de vivre heureux avec Cynthia toute sa vie. Une chance, il n'avait que sept papiers à la moisson, à moins que le Capitole pense à ce qu'il a fait à la Tournée de la Victoire, et lui en rajoute une. Mais, même ainsi cela ne faisait aucune différence. La chance était de son coté, croyait-il, elle devait l'être.

Une fois bien habillé et prêt, il rejoignit sa famille, voyant sa mère en train de bien préparer son frère, pour qu'il fasse une jolie impression à la moisson, Bryan n'avait que seize ans et des cheveux lises comme sa mère, au lieu de bouclés mais après était presque identique à lui. Seize ans, cinq papiers, mais comme même une grande détermination, et c'était ce qui l'inquiétait.

Il y avait quelques temps Bryan était un garçon tranquille et doux, qui, même s'il profitait des Jeux de la Faim, comme la plupart des carrières, n'éprouvait pas se désir incontrôlable d'y aller jusqu'à l'année passé. Quand l'aînée de la famille, sa sœur, fuit chopée, Rubí avait alors dix-huit ans, belle et prometteuse, elle reçut pleins de cadeaux, comme tous les carrières de son district. Elle aurait pu gagner, William, le croyait, Bryan aussi, jusqu'à ce qu'il connu ce garçon du district quatre.

Finnick Odair, le vainqueur plus jeune maintenant, qui l'avait pris dans ces filets pour la tuer, et pas seulement physiquement. Lui niant la capacité de se battre à égalité, même si elle se voyait incapable de le tuer avant, elle l'aurait sûrement fait à ce moment pour revenir. Elle avait tué beaucoup d'enfants avec plaisir, après tout.

La raison par laquelle les deux frères l'appréciaient et méprisaient Finnick, sa façon de la séduire et l'utiliser pour sa survie, du moins Bryan, William avait finit par le comprendre et, maintenant, ne pouvait que sentir du remords.

Car, même si c'était Bryan qui se passa toute l'année a s'entraîner dur pour le droit de participer aux jeux, surpasser tout le monde et ainsi se venger, ce n'était pas lui qui avait perdu le contrôle. Manqué d'attaquer Finnick Odair lui criant dessus, «Était-elle un poisson pour toi?» après l'avoir entendu parler de Rubí comme si c'était un grande amie a qui il devait beaucoup. «Un poisson pour que tu l'attrapes dans un filet?» Entre autres injures et insultes, c'était William.

Une attitude plus qu'insensé d'ailleurs, les pacificateurs le lui avaient bien appris, on n'attaquaient pas à un vainqueur. Mais c'était pas pour cela qu'il se sentait coupable, juste l'acte, la rage qui l'avait poussé à l'attaquer pour une simple technique. S'enfuir, capturer tous ce qu'il affirmait comme ses amis dans des filets, et les tuer un à un avec ce trident. À ce moment il ne l'avertit pas, mais, s'il aurait réfléchi, regardé un seul moment le jeune vainqueur en dehors de sa mascarade obligée de carrière, il aurait vu qu'il ne voulait pas ça, jouer, tuer… Seulement survivre.

Tout ce que voulaient les tribus à un moment des Jeux de la Faim. Mais le faire n'était pas facile, on devait accepter le fait de se convertir en un monstre et faire le plus abominable. Vingt-quatre tribus entrent pour se battre, seul un ressort vainqueur et, pour cela, tout est valable.

Dès qu'il le comprit William arrêta de le haïr et essaya de ne plus y penser, mais son frère était plus têtu et rancunier.

C'est pour ça qu'il avait peur, pas de sa moisson, ou de celle de son frère, mais de que Bryan se porte volontaire. Les jeux de la Faim ne faisaient pas honneur à son nom, c'était un défi, une incroyable bataille à mort, parfois il ne fallait même pas s'affronter a quelqu'un pour mourir, juste faire un pas de faux, car l'arène était rongée de pièges mis pour la diversion du Capitole.

Ceci était quelque chose que William appris à force de voir les jeux, l'impossibilité de se détendre dans un endroit pareil.

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En s'approchant il pu voir la scène de plus près, la tension cachée de sa mère qui boutonnait sa chemise, résignée, et celle plus qu'évidente de son père. Dans d'autres circonstances, sans la perte de sa sœur, ils auraient peut être appuyé ce volontariat, mais, maintenant, c'était différent.

William soupira, saluant avec son sourire ferme et fort, enviable pour tous, le sourire masqué de la victoire et annonça:

–Maman, papa, je suis prêt. –Sa mère s'approcha, lui peignant mieux ses boucles, ferme mais silencieuse. –Qu'est qui se passe?–Demanda t'il, avec une tranquillité qui fit exploser son père.

–Ton frère veut se proposer volontaire ! C'est cela ce qui se passe ! –Bryan soupira, lassé de que tous agissent de la sorte, ce n'étaient que des jeux, après tout.

–Papa, arrête, il ne passera rien du tout ! Je gagnerai, pas vrai, William? –Il lui fit un clin d'œil, imbu de confiance, quand son propre frère intervint.

–On ne sait jamais. C'est un jeu dont la perte signifie la mort absolue alors réfléchi un peu avant de te lancer. –Serein malgré la situation, il avait l'autorité de l'aîné après tout.

–Mais je veux juste me… –Protesta le plus jeune, quand sa mère les interrompit.

–Mon garçon ! Suit les règles de ton frère! –Ordonna. –Il vaut mieux qu'aucun des deux se présente volontaire, j'ai déjà perdu une fille. C'est suffisant! –William sourit, satisfait à l'entendre, il ne voulait pas perdre Bryan pour une insensée. –Et, maintenant, dépêchons-nous ou nous arriverons en retard.

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Quand ils arrivèrent la file était un peu avancée mais, du au nombre de jeunes, ils purent se coller sans problèmes. William chercha Cynthia du regard, sa raison de ne plus participer aux jeux et la trouva entre la file des filles de quinze ans. Elle portait une robe à dentelles longs jusqu'au genou et, malgré sa nervosité, son doux sourire s'afficha le faisant penser à un ange, son ange beau et dévoué.

Il était si hypnotisé qu'il n'avertit même pas la piqûre et le garçon de derrière du le pousser pour le faire avancer, mais, en le voyant, le maire du district qui réalisa son discours, il se situa à sa place et attendit, après lui vint son hôtesse.

Mystie, une jeune fille de cheveux bouclés qui s'amusait a se teindre les cheveux de la couleur de l'année, aujourd'hui c'était le bleu, comme la mer et les yeux du gagnant du district quatre, puis si c'était seulement les cheveux mais la robe, ses ongles… C'était trop a affronter pour lui.

A ses cotés on pouvait voir tous les vainqueurs que possédaient le district un, Gloss et Cashmere était les plus jeunes, gagnants des Soixante troisième et quatrième Jeux de la Faim. Deux vainqueur du même district d'affilée, presque un miracle. Nadia, une de ces étranges vainqueurs qui succombaient à des médicaments pour oublier, gagna les Soixantièmes, Sam les Cinquante huitièmes, du moins c'était lesquels remémoraient William. Mystie faisait de la vraie publicité de chaque gagnant, montrant même un passage de ses jeux, le lac navigable des jeux de Cashmere et Gloss, c'était si étrange le fait de que les arènes se paraissent, donc la change avait été du côté de la gagnante des Soixante quatrièmes. La forêt tropicale des jeux de Sam, le combiné de déserts et marécages de ceux de Nadia, puis autre chose, un terrain de terreur qui lui fait remarquer un vainqueur différent, Evans Mcartney, qui paraissait nerveux et ne cessait de regarder la file des garçons de douze ans. Le vainqueur des Cinquantes troisièmes jeux de la Faim, selon l'hôtesse, William ne se rappelait pas de lui, mais c'était naturel, il n'avait que neuf ans quand il à commencé à s'entraîner et regarder les jeux de la Faim. L'âge dont ses parents le considèrent suffisamment mature pour tout assumer, tuer des enfants dans un futur proche y compris.

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Finie cette présentation l'hôtesse se révéla comme la seule qui souriait, traitant tout comme le spectacle que voyait le Capitole. Cynthia ne comprenait pas comment pouvait-elle faire ça, accompagner des enfants a une possible mort, année après année, et souriant comme si de rien n'était.

–Après cette annonce directe, je vous donne la bienvenue au Soixante sixièmes jeux de la faim, qui, par chance, pourrait nous donner un autre vainqueur. Bien, comme toujours, les filles d'abord. –Cynthia envisagea William, qui avait l'air de supplier la femme, et se dit que peut être elle devait le faire aussi, mais il était déjà. Son nom venait d'être appelé:

–Cynthia Talvot. –Et, sans s'empêcher de trembler, la jeune fille avança…

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William ne peut qu'observer la scène choqué, son nom résonant dans sa tête d'une manière répétitive. Une impossibilité, un cauchemar, son ange, qui n'osait même tuer une mouche, dans les jeux. Ce n'était pas une opportunité mais une sentence, l'hôtesse demanda des volontaire mais, malgré la peur évidente de la jeune fille, sa supplie, personne ne répondit.

Cynthia le regarda s'efforçant pour ne pas pleurer, elle se savait filmée, les caméras plantée sur sa peur, c'était suffisant. Elle avait tout un voyage pour le faire de toute façon, pleurer, faire ses adieux, se repentir… Parce que, c'était sur, elle n'allait pas gagner.

–Belle. –Jugea la femme à ses côtés souriant, comment pouvait-elle le faire ? Affronter sa détresse avec un si beau sourire, Cynthia ne le comprenait pas. –Maintenant nous allons choisir nôtre chanceux tribut mâle.

Chanceux? De quoi? C'était à cela que pensait la jeune tribut pendant qu'elle voyait l'hôtesse approcher du bocal des papiers avec les noms des garçons. La place en un silence absolu, les filles que la méprisaient souriaient, surtout ces « rivales », pour William, les autres habitans l'envisageaient avec tristesse, d'autant que quelques vainqueurs. Sauf lui, l'homme vainqueur si différent, presque rebelle, qui se contentait de regarder un enfant de la file des douze ans, son petit garçon. Evans souriait pour le calmer, Cynthia savait pourquoi, c'était sa première moisson, une chance entre mille, il ne pouvait pas être l'élu.

Mais, étant famille d'un vainqueur les chances se multiplient, quelque chose prouvée quand le nom du garçon résonna des hauts parleur.

–John McCartney –En le voyant Cynthia voulu crier au Capitole qu'il n'était qu'un enfant, il ne le méritait pas, pendant que le petit se retenait de craquer aidé par son père. Mais, un seul regard au garçons de son district suffit pour comprendre sa chance. Les jeunes s'avançaient réclamant son désir d'être volontaire, Cynthia eu un moment de culpabilité en voyant William et son frère entre eux, pendant que Mystie gagnait des points en haine en criant de joie.

–Le fils d'un vainqueur! N'es tu pas orgueilleux, Evans? –Mais le vainqueur la foudroya du regard, paraissant plus rebelle que jamais. – Allez, viens mon petit ! –Elle invita l'enfant avec douceur et le présenta à son district. –Il y a t'il des volontaires?

Et, comme Cynthia l'avait, prévu, au moins six mains se levèrent, puis quatre, trois, et deux, les derniers garçons William et Bryan s'intimidaient du regard, jusqu'à ce que le second la baissa, résigné, Cynthia ne pouvait pas le croire, voire renoncer Bryan, qui ne cessait de hurler pour son opportunité, était une chance entre mille. Bien, sur, William ne le permettrait jamais, le même qui profitât de la terreur que lui éprouvait l'académie pour réclamer sa place :

–Moi ! Je suis volontaire comme tribut!

L'hôtesse sourit, criant que c'était ça l'esprit des jeux, «courage, sacrifice, sauvetage,...» des mots qui ne firent qu'encourager le jeune garçon, il l'avait fait, réuni le courage de se présenter volontaire à sa dernière année, pour sauver son amour.

–Quel es ton nom, jeune homme? –William eu un petit sourire, se demandant si vraiment elle ne le savait pas ou jouait la comédie, le Capitole ne pouvait pas oublier de sitôt le spectacle qu'il avait provoqué à la tournée, ou Oui?

–William Turnner! –Dit-il, fier de lui, des applaudissement qu'il recevait dès ce moment, c'était lui, un garçon insensé mais déterminé à emmener sa petite amie à la victoire coûte que coûte. Donnant ainsi l'entrée au Soixante sixièmes jeux de la Faim.