Hello, hello
Fort fort lointain est une fic à quatre mains, que je fais avec chocobi6 (elle est dans mes favoris). Je m'occupe des chapitres impairs, elle s'occupe des chapitres pairs.
Alors alors... l'idée de base est un gros n'importe quoi donc, forcément, le reste est aussi un gros n'importe quoi (tant qu'à faire, hein)
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à nous. L'univers et les personnages ne nous appartiennent pas, tralalatsouintsouin. J'ajouterais aussi que Shrek ne nous appartient pas non plus, bien sûr, et qu'on ne fait que s'inspirer de tout ça pour en faire un gros ça :D
Chapitre 03 (par Skayt)
Derek était content d'avoir pu décider Peter.
Derek avait aussi les boules (les mégas boules, s'il-vous-plaît) d'avoir su décider Peter.
Convaincre Peter de faire quelque chose n'avait jamais été tâche facile, par le passé, et y avait pas de raison pour que ça ait changé maintenant.
Si l'Enfer et le Paradis avaient décidé de ressusciter Peter car il était trop chiant... le loup-garou voyait vraiment pas comment son oncle aurait pu devenir plus facile à convaincre. Nope. Pas du tout.
Humain, et loup-garou à mi-temps mais passons, son aîné était un chieur... un chieur comme on en faisait peu des comme ça.
Et quelque chose disait à Derek (la petite voix dans sa tête, bien sûr, mais nous ne la citerons pas) qu'être âne n'arrangerait rien.
Vous connaissez ces machins « tous les mille ans, un artichaut rose poussera dans un pommier. Ce sera alors l'âge d'or pour le peuple qui, le premier, saura le cueillir et le mettre dans un bocal de miel de bison » ?
Ce genre de trucs qui, sur le papier, sont méga trop tops génials (géniaux ? On s'en fout. On est dans la tête de Derek, il a le droit de se gourer) mais qui, en vrai, le sont à peu près autant que de se cogner le petit orteil dans un meuble du salon, en pleine nuit, alors qu'on descendait pisser et que, vraisemblablement, on était teeeeeellement bien réveillé qu'on avait (encore) réussi à nous perdre dans notre propre maison ?
Bon, l'avantage étant qu'on était hypeeeer bien réveillé ensuite.
La positive attitude !
Bref... donc... ça avait l'air génial, tout ça, mais oui mais non.
Un artichaut pareil, ça attise les convoitises, voyez-vous.
Du coup... tout le monde voulait cueillir l'artichaut et PAF ça fait des chocapi...
Non. Pas des chocapics. Ce serait bien mais non.
C'était plus un truc du genre « et PAF ça se casse bien sur la tronche pendant treize ans »... et jamais un artichaut – rose ou non – ne restera frais aussi longtemps. Surtout s'il n'est pas conservé dans son bocal de miel de bison albinos.
Oui, le bison devait être albinos. Peu de monde avait connaissance de ce détail donc faudra pas le répéter.
Dooonc, on va bien finir par y arriver, un jour... donc ça paraît chouette mais en fait non.
Et bah Peter, c'est pareil.
Sauf que lui, dès le départ, on sent que l'avoir dans les pattes, c'est à peu près aussi chouette qu'une mouette qui vous chie dans les yeux en guise de « on se réveille, tocaaaaaard ».
- Derek ?
- Non.
- Tu sais même pas ce que j'allais te demander...
- Peu importe : la réponse est toujours non.
Ses épaules se crispèrent.
C'est même le pépère tout entier qui se crispa.
On ne se demande pas pourquoi.
Pas. Du. Tout.
Si tel est le cas : retournez lire les deux premiers chapitres.
- Doooonc... si je m'apprêtais à te demander si tu voulais que je me taise... la réponse est non ?
- Mon dieu... souffla Derek, les yeux levés au ciel. Pourquoi m'infligez-vous ça ?
- Il a laissé ta famille se faire cramer et tu te demandes encore pourquoi tu t'en prends plein la tronche ? Marmonna Peter. Puis... ils préfèrent que ce soit toi qui ais à me supporter plutôt qu'eux, hein. Hey ! Ils sont pas les cons, les deux, là, hein.
Le loup-garou baissa les yeux vers l'âne et grogna.
Son oncle, l'âne.
Son âne d'oncle.
Son l'âne.
Dans tous les cas, ça marchait.
Bon sang... il détestait les ânes !
- Ils pouvaient pas t'envoyer à l'autre bout du monde, quitte à te faire revenir ici ?
- Non. Bah non. Réfléchis un peu, ça te changera. Tu verras, c'est rigolo.
Derek grogna.
- Ils m'ont foutu là car tu leur faisais un peu pitié, à rester tout seul dans ton marais qui pue.
- Tu sais ce qu'il te dit, mon marais qui pue ?
- Qu'il est heureux de faire ma connaissance ?
Ouaip.
Il le détestait.
Derek détestait son oncle et sa satanée manie de toujours (TOUJOURS) avoir quelque chose à lui répondre.
Dans le genre casse-couille, ça se plaçait plutôt bien...
Comme beaucoup de choses qui se rapportaient à son oncle.
- Puis, tu sais, y paraît que j'étais pas supposé mourir dans l'incendie, en plus. Tu te rends compte ? Je devais juste être un peu dans le coma, tout ça, tout ça, mais pas mort.
Les dents de Derek grincèrent.
Comme une vieille porte... sauf que c'était ses dents et pas une porte.
Donc pas vraiment comme une porte, à bien y voir.
- Je préfère être mort...
- Il te manque vraiment une case, à toi.
- Boarf, s'il m'en manque qu'une, j'peux m'estimer heureux, sourit Peter. Et hausse les épaules, Derek. Faut vraiment tout te dire, à toi.
Le loup obtempéra.
Pour sa santé mentale (le peu qu'il avait encore, s'entend. Il pouvait difficilement sauver celle qu'il n'avait plus) c'était préférable qu'il s'exécute sans rechigner.
C'était fou comme les vieilles habitudes revenaient vites !
Derek avait grandi en ayant conscience qu'il fallait toujours céder à Peter le chieur... et voilà qu'il recommençait !
Le plus triste, c'était de se dire que, quelques jours plus tôt, le loup-garou du marais qui pue aurait tout donné pour que Peter recommence à l'enquiquiner.
Maintenant que c'était chose faite... baaaaaaaah... il était plus en train de prier pour que ça cesse.
Jamais content, celui-là !
- Brave toutou.
- Peter... n'abuse pas de ma patience.
- Ta patience ? S'étonna Peter.
Avez-vous déjà vu... un âne qui hausse les sourcils ?
Non ?
Dommage pour vous.
Derek oui (maintenant oui, en tout cas).
- Parce que tu es patient ? Toi ? Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
- Si je ne l'étais pas, je t'aurais tué depuis longtemps, maugréa le lycanthrope.
- Boaaaaaaaarf...y en a qui ont été plus rapides que toi, sur ce coup-là, mais... je vais t'avouer que j'ai toujours cru que ce serait toi qui me tuerais. En mode « je t'arrache la gorge » mais avec les griffes et pas les dents. Puis, tu tomberais un peu dans le mélo-pathetico « je suis l'alpha, maintenant, groaaaar ».
Un âne qui fait « groar », ça aussi ça vaut le détour.
- Pourquoi j'aurais été l'alpha ? Tu n'as jamais été l'alpha.
Peter ronchonna.
Ça aussi, c'était un truc qu'il savait bien faire.
« Mais tout ce que je fais, je le fais bien, Derek. C'est là la principale différence entre toi et moi, vois-tu » qu'il dirait...
Mais pour l'instant, Peter ne disait pas ça puisqu'il ronchonnait, à la place.
Il ronchonnait quelque chose du genre « méchant Derek, méchant ».
Ou encore « faut toujours que tu casses touuuuut. Pourquoi tant de haiiiiiiiiiine » aussitôt suivit d'un « je suis siiiiiii malheureux. Siiiiiiiiiiiiiii malheureuuuuuuuux ».
- Derek ? Tu me fais un câlin ?
- Tu rêves.
- S'il-te-plaît.
- Non.
- Te plaît. Te plaît.
- Même pas en rêve, non.
- Ouais, non, mais mes rêves sont pas non plus aussi pourris que « ooooh, je rêêêve que Derek me fasse un câlin ». Merci bien.
Celui qui marchait sur deux jambes ne répondit pas.
Parler, c'était superflus. Marcher c'était tellement mieux !
Du coup, ils marchaient (et Peter parlait et parfois Derek répondait mais c'était un autre problème).
Enfin... Derek marchait. Peter était, lui, plus en train de flâner.
Il regardait les cailloux ; faisait peur aux écureuils, qui se vengeaient ensuite en lui balançant des noisettes. Et des glands, aussi, de temps en temps. Fin du gros gâchis, quoi.
De temps en temps, l'âne courait pour rattraper son traître de neveu qui osait ne pas l'attendre.
- Dereeeeeeek.
- Grouille, sinon je te laisse là.
- Hun hun. C'est moi qui connais le chemin, tête de noix. Tu m'abandonnes et tu peux dire adieu à ton marais qui pue.
- Mon marais. Ne pue. Pas.
- Tu dois avoir le nez sacrément bouché pour pas l'avoir remarqué.
Calme.
Il fallait rester calme.
Égorger l'âne maintenant serait un mauvais calcul de sa part.
Mieux valait le garder pour plus tard. Quand il crèverait de faim, par exemple.
Peter n'avait pas tort, en plus.
C'était lui la boussole.
C'était lui qui était supposé les amener à Lord Gérard.
Ouaip, z'étaient pas dans la merde...
- Bon... c'est par où, alors ?
Gros silence.
Un silence, chez Peter, était souvent annonciateur de gros soucis.
Peter ne se taisait jamais donc, forcément, c'était mauvais signe.
Alors un gros silence, pensez bien...
- Je sais pas.
- Comment ça tu sais pas ?
- Bah tu as oublié que je connaissais le chemin et pas toi. Tu étais devant et tu m'attendais pas. C'est ta faute. Fallait me laisser devant.
- Tu traînais...
- Mais tu nous as paumé.
- Tu pouvais me dire que c'était pas la bonne direction, imbécile d'âne.
Un... deux... trois... nous irons au bois.
Et Peter rua.
Ses sabots arrière percutèrent avec force et fracas le derrière de Derek qui, tête en avant, tomba dans des ronces.
- Y a pas à dire... tu es nul.
- Peter ? Je vais te tuer, grinça Derek en se relevant – et, heureusement, son visage commençait déjà à guérir.
- Des mots. Des mots. Tu parles beaucoup, Derek, mais tu agis peu.
Peter fronça les sourcils.
- Enfin « tu parles beaucoup »... tu m'as compris.
- Peter, soupira Derek. On fait quoi, maintenant, du coup ?
- Tu cueilles des mûres. J'ai un petit creux.
- Tu te fiches de moi ?
- A propos de la nourriture ? Jamais. La bouffe, c'est sacré. Je te vendrais contre une tarte, tu sais.
- Je te vendrais AVEC une tarte, marmonna le loup-garou, entre ses dents. Je te donnerais au premier venu. Je t'abandonnerais. Je...
- Bla... blaaaaaaaaaa...
La langue de Peter était bieeeen pendue et ses yeux exorbités au possible.
Il ne croyait pas un traître mot de ce que disait son neveu... et pour cause !
Tout ça, là, c'était que des menaces. Et même pas des bonnes, en plus.
- Cueilles les mûres. Je vais voir si y a pas des bananes quelque part.
- OK.
Peter s'était déjà mis à courir pour faire fuir des rouges-gorges qui étaient en train de papoter avec des vers de terre... lorsque Derek percuta.
- Attends. Quoi ? Peter !
Et donc... fin du troisième chapitre.
Le chapitre 4 arrivera donc aux alentours du 4 mai
Et, en attendant, vous pouvez aller lire les fics et OS de chocobi6 ! Le lien est sur mon profil, dans mes favoris !
