Disclaimer : Non, les personnages ne m'appartiennent pas. Oui, je m'amuse énormément à les tourmenter :)
Remerciements : Je remercie ici les anonymes particulièrement parce que je ne peux pas leur répondre par message :D Merci de me suivre et de me donner votre avis, ce sont les reviewers qui font vivre les fictions, mais vous le savez sans doute. Pour ceux qui écrivent aussi du moins ^^
Bonne lecture !
Le noir. Le visage de mon père. Son poing qui se lève. Sa bouche qui s'ouvre.
-Tu vaux rien !
Un coup. Le noir. Le visage de ma mère, le visage ensanglanté.
-Bella... Tu protègeras Lina hein ? Tu la protègeras toujours ? Je t'aime, ma petite fille. Je vous aime tant, toute les deux...
Je veux répondre. Pourquoi est ce que je ne peux pas répondre ?
Sa tête qui cogne le sol, ses yeux qui se révulsent. Le noir. J'ai peur du noir. Un coup par derrière. Je tombe. Mon père. Encore. Il rit, ivre. La ceinture. Un coup, un coup, un coup. Le noir. Pas le noir. Pourquoi est ce que je ne peux pas crier ? Lina. Qui pleure, qui pleure, qui pleure. Ne pleure pas, mon ange... Sa joue qui s'ouvre, son sang qui coule. Pas elle ! Pas elle... Le noir. Lina qui se roule par terre, qui crie, son dos, son visage, son ventre, qui s'ouvrent. Lina qui grandit, toujours marquée. Lina dont les yeux noirs me transpercent. Lina qui se relève, toujours en sang. Lina qui tend le bras, qui me montre du doigt. Elle ouvre la bouche, mais ce n'est pas uniquement sa voix qui sort. C'est comme un concert funeste, sa voix, celle de mon père et de ma mère.
-C'est ta faute. Ta faute.
Je me réveillai en sueur.
Je mis quelques minutes à me reconnecter entièrement avec la réalité. Hébétée, je restai là, assise sur mon lit, raide comme un piquet, les yeux grands ouverts et le cœur battant. La nausée me tordait les entrailles. Dès que mes pensées redevinrent suffisamment cohérentes, je m'appliquai à reprendre le contrôle de ma respiration. Ce n'était absolument pas le moment de faire une crise d'angoisse. Lina dormait à côté, et j'avais mieux à faire que passer une heure à mordre mon oreiller pour essayer de me calmer. Une main fermement appuyé sur ma poitrine, je commençai à compter. 1, 2, 3, 1, 2, 3... Au bout d'un moment mon coeur cessa ses folies. Je m'en tirai de mieux en mieux, notai-je en essuyant mon front trempé de sueur. Je passai encore quelques minutes immobile, histoire de reprendre définitivement le contrôle de ma respiration. Je jetai ensuite un coup d'œil au réveil. 6 heure 38. Génial. Je ne me rendormirai jamais à cette heure-ci, pourtant il était si tôt que je passerais probablement toute la journée à bailler à m'en décrocher la mâchoire. M'appuyant contre le mur derrière mon dos, je laissai mes pensées divaguer vers Claus, le patron du bar dans lequel je travaillai. Pour l'instant tout allait bien de ce côté-ci; je n'avais pas pris de jour de congé ; le lundi – que j'avais passé hier à la Cullen Corps – était un jour durant lequel je ne travaillais pas. Si l'agence – j'avais laissé à la Blondasse de l'accueil mon numéro de portable, j'étais plus accessible là dessus que sur le téléphone de l'appartement dont la ligne sautait quand il l'envie l'en prenait – si l'agence me contactait, il allait falloir que je sois prête à partir immédiatement si nécessaire. Et Claus n'aimerait pas ça. Du tout. Mon Dieu...
-C'est hors de question.
La voix avait claquée, sèche et sans réplique. Je tentai de d'attendrir mon interlocuteur, me doutant déjà de l'issue qu'aurait cette conversation :
-C'est une occasion en or... Essaye de comprendre. Je veux que Lina est une vie décente, ce qui est impossible avec le faible salaire que je gagne ici - il grogna, menaçant. Sans diplôme, sans rien, je ne pouvais pas espérer trouver mieux. Si l'agence me rappelle et que je suis prise, ma vie prendra un tournant, c'est...
-J'ai dit non, répéta t-il plus fort en tapant de son gros poing sur le comptoir, me faisant sursauter. Claus n'étais pas du genre violent, en tout cas je ne l'avais jamais vu frapper personne, mais disons que quand il s'y mettait il était...impressionnant. C'était la première fois que je lui tenais tête. Personne ne tenait jamais tête à Claus, par ici. Et malgré l'air déterminé et froid que je me forçai à prendre - j'obtins d'ailleurs un résultat que j'estimai assez satisfaisant - j'étais morte de trouille. Je me lançai :
-Tu ne décides ni de mes actes, ni de mes décisions, Claus. Si cette boîte me recontacte, je serai au rendez-vous, point. Ce n'est pas comme si je m'absentais un mois, il s'agit juste de se rendre là-bas et de passer un entretient d'embauche. Il n'y a strictement rien qui garantit que je sois retenue.
Claus était tout rouge et il tremblait de colère. Ses gros sourcils étaient tellement froncés qu'ils s'étaient rejoint et formaient désormais une ligne droite, sous ses yeux noirs qui lançaient des éclairs. Ses poings étaient fermés, et j'eus un instant peur qu'il m'en colle une. Il serra soudain les dents, regarda autour – tout le monde nous fixait, à croire que le monde s'était arrêté – et aboya :
-Qu'est ce que vous regardez ? Tout le monde au travail, on ouvre dans 5 minutes !
Me fusillant une dernière fois du regard, il partit dans l'arrière boutique. Me ré-ajustant un peu, je pris ma place derrière le bar, comme d'habitude.
-Vous désirez ?
Le client, mal rasé et décoiffé, tira sur sa cigarette et balaya mon corps – ce qu'il pouvait en voir – de son regard lubrique avant de planter ses yeux dans les miens. Je frissonnai de dégoût. Qu'est ce que je pouvais détester ce job ! Les lèvres de l'abruti qui me faisait face s'étirèrent dans un sourire pervers.
-Je désire beaucoup de choses...
Que voulez-vous répondre à ça ? J'allais pour répondre à monsieur en faisant comme si je ne saisissait pas le double sens de ses questions déplacées, quand je sentis une vibration dans la poche arrière de mon jeans, suivie du son de Penny Lane, des Beatles.
Mon portable !
-Max, appelai-je en filant vers l'arrière boutique, un client pour toi !
M'enfermant dans les toilettes comme une gamine de 12 ans, je tirai en vitesse mon portable de ma poche. Un sms. Numéro inconnu. « Sainte Marie mère de Dieu », priai-je, la tête entre les mains. Ne pouvant plus attendre, j'affichai le message.
« Mademoiselle Swan, la Cullen Corporation Corps a le plaisir de vous annoncer que vous faîtes parti de la trentaine de filles sélectionnées par l'agence comme étant une possible future... Bla bla bla... »
Au fur et à mesure que mes yeux parcourait l'écran, le froid m'envahissait de plus en plus. Je m'appuyai contre le carrelage et me laissai glisser au sol, relisant encore et encore le sms qui venait de marquer un tournant dans ma vie. Ma respiration se fit plus hachée, mes yeux se remplirent de larmes. « Idiote ! » me rabrouai-je mentalement. Ça n'était que la première étape, rien ne me certifiait que je serai prise. Pourtant j'avais intérêt. Mais le voulais-je vraiment ? Je relis une dernière fois le message. Je faisais parti de la trentaine de filles qu'ils avaient choisi, sur les quelques centaines qui s'étaient présentées ! Je m'étais démarquée des autres, j'ignorais comment et je n'en avais rien à foutre, mais les faits étaient là : je devais me rendre à la Cullen Corporation... je cherchai le morceau qui mentionnai le jour et la date du rendez-vous... Après demain, à 14 heure. Il ne perdaient pas de temps, eux ! Respire, Bella, respire. Ça va bien aller. Une partie difficile s'annonçait maintenant.
Il allait falloir que je fasse part à Claus des faits et de ma décision. Je sortis des toilettes et me dévisageais un instant dans la glace immense qui faisait face aux cabines. Une vraie tête de déterrée. J'allais devoir faire quelque chose pour ça. Il fallait absolument que je sois à mon avantage le jour J. Pas de là à ressembler à P.B (pouffiasse blonde), mais tout de même. Je me passai rapidement un peu d'eau sur la figure, replaçai une mèche de cheveux derrière mon oreille et ré-ajustai mes vêtements. Une fois que tout ceci fût fait, je risquai un œil depuis l'arrière boutique dans le bar. Je repérai vite Claus, qui, à son poste d'observation habituel ( la table du fond, reculée, située dans l'ombre, elle lui permettait d'avoir une vue d'ensemble sur la salle de service ), sirotait une bière. Il dût sentir que quelqu'un le fixait car son regard balaya bientôt la salle, comme à la recherche de quelque chose. Ses yeux eurent tôt fait de se planter dans les miens. Me détournant légèrement, je lui fis signe de venir me rejoindre, avant de partir me poser dans un des canapé de la pièce qui servait de salle de repos. On souffle un bon coup et on y va, Bella ! Il entra bientôt, énorme, menaçant. Toute mon assurance envolée, je gardai mes yeux fixés sur la table basse.
-L'agence m'a rappelée.
Claus grogna.
-Si tu pars, tu ne reviens pas.
Je ne répondis pas. Soudain, il explosa.
-Tu ne reviens pas, c'est clair ? Même si tu me supplies, même si ta soeur et toi êtes sur le point de crever je ne te reprends pas !
Sans un mot, je me levai. Mes jambes tremblaient légèrement, mais je pensais pouvoir atteindre ma voiture sans tomber dans les pommes. J'étais sur le trottoir, sur le point de sortir mes clés quand une poigne de fer me saisit le bras et me plaqua contre la portière avant. Claus. Le visage plus rouge que jamais, les dents sorties, prêt à mordre. Je tentai de me dégager, sentant la panique monter. Il fallait qu'il me laisse. Il n'avait pas le droit de faire ça.
-Lâche moi, gémis-je. Tu me fais mal, lâche-moi.
-Tu. Es. A. Moi. Tu ne pars pas d'ici. Je t'ai ramassé alors que personne ne voulait de toi. Comment peux-tu me faire ça ? Tu crois quoi, que tu jour au lendemain, tu vas passer du stade de presque clocharde à celui de vedette de cinéma ? Rugit-il avant d'éclater de rire. Il était fou, ou quoi ?
-Lâche-moi, pleurai-je en me débattant.
Pourquoi personne ne réagissait ? Les gens passaient, nous jetaient parfois un regard, et, gênés ou indifférents, passaient leur chemin. Ce genre de chose arrivait tous les jours ici. La poigne de Claus se faisait plus forte. Pitié, quelqu'un. Il était vraiment en train de péter un plomb.
-Elle vous a demandé de la lâcher, lança soudain une voix d'homme.
Merci Dieu ! Je tournai la tête, tentant d'apercevoir mon sauveur. Malheureusement, la boule énorme qui servait de crâne à Claus me cachait la moitié de la rue. Claus qui tourna d'ailleurs très lentement la tête vers le gêneur.
-T'es qui, toi ?
Traînante et un brin menaçante, la voix répondit :
-Celui qui va t'apprendre les bonnes manières si tu ne lâches pas tout de suite mademoiselle.
Lentement, très lentement, Claus desserra son emprise sur mon bras. Toute ankylosée, je me massai un peu. J'étais sûre que ce soir encore j'aurais la trace de sa main. Claus était pour l'heure en train de jauger son adversaire. Me décalant lentement, je pus enfin admirer celui à qui je devais mon bras entier et à peu près sauf. Il était grand, et fort c'était clair, même s'il n'étais pas du genre superman taillé en V. Ses cheveux blonds qui tombaient en boucles jusque sur ses épaules et ses yeux bleus clairs, qui toisaient Claus avec une froideur qui nous arrivait tout droit du Pôle Nord, me rappelèrent vaguement quelque chose. Il était bien habillé, beaucoup trop bien habillé pour quelqu'un traînant dans ces quartiers. Claus dût décider qu'il n'était pas de taille face à cet homme que je passerais le reste de ma vie à adorer, car finalement, ne quittant pas son adversaire des yeux, il commença à reculer vers le bar. Son regard convergea vers moi, me glaçant les sangs. Puis il rentra, se coupant de ma vue. Je regardai mon sauveur. Qui me fixait lui aussi. Ou plutôt qui fixait, sourcils froncés, un point sur mon épaule. Regardant moi aussi, je m'aperçus, horrifiée, que pendant l'accroche que j'avais eu avec Claus mon sweater avait glissé et qu'on pouvait apercevoir un bout de peau de mon épaule droite. Sur laquelle était collé une de mes deux cicatrices les plus moches. Sentant la nausée m'envahir, et le rouge me monter aux joues, je replaçai rapidement mon vêtement, évitant le regard de mon interlocuteur pendant un moment. Quand je me résolus à l'affronter, la familiarité de son visage me frappa une fois encore. Lui abordait un air gêné, sans doute savait-il pertinemment qu'il venait de voir quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir. Je haussai les épaules. Bien habillé et canon comme il l'était, je ne le reverrai sans doute jamais, alors après tout, quelle importance ? La logique aurait voulu que je le remercie. Mais le seule chose que je me suis entendu lui dire fût :
-On ne s'est pas déjà croisé quelque part ?
Lui me décocha un sourire éclatant – ce qui éclaira d'ailleurs tout son visage – et me répondit :
-Une jolie fille comme vous, je m'en serai souvenu, je pense.
Non, je n'ai pas rougis. Pourquoi ? Parce que j'étais réellement intriguée, maintenant, par cet air sur son visage, qui me semblait vaguement familier. Je le détaillai, lui semblait très amusé par la situation.
-Je vous ai déjà vu quelque part, conclus-je fermement au bout d'un moment.
-C'est possible, oui, rigola t-il.
Je levai un sourcil. J'avais loupé une bonne blague ou quoi ? Finalement il me tendit la main, son sourire Max White toujours collé sur son visage d'ange.
-Salut. Je suis Jasper. Jasper Hale. Est-ce que ça va ?
-Isabella Swan, lui renvoyai-je en prenant sa main. Enfin, Bella, je préfère. Je vais bien, je vous remercie.
Je crus percevoir une lueur étonnée dans ses yeux, avant qu'ils ne se fassent curieux. Il montra sans la regarder le bar de Claus derrière lui et s'enquit :
-Il était enragé. Que lui aviez-vous fait ? Aurions-nous été dans une pièce de Molière que j'aurais cru à un mari jaloux !
Je me retins de rire. C'était quoi, ce mec qui sauvait les demoiselles en détresse et qu'il parlait comme un gentilhomme du XVIII siècle ? Me maîtrisant, je lui répondis, comme si je le connaissais depuis des lustres :
-J'ai démissionné du bar qu'il tient. Quand je suis arrivée ici, ce job m'a tiré de pas mal de galères, mais maintenant, j'ai...juste... trouvé mieux ailleurs ? Je n'ai pas le droit d'hésiter. Je ne compte pas passer ma vie ici, et pour sortir de là, j'ai besoin d'argent, finis-je autant pour moi que pour lui.
-Vous vivez ici ?
Il avait l'air étonné. Je me renfrognai, me demandant mentalement ce qu'il m'avait pris de raconter si ouvertement ma vie à cet homme que - bien qu'il m'ait rendu une fière chandelle - je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam.
-Malheureusement oui. Plus pour longtemps, j'espère.
Je m'étais remise à réfléchir. Jasper Hale, ça ne me disais absolument rien. Pourtant j'étais certaine que...
-Au risque de paraître grossière, vous êtes sûre que vous n'avez pas un frère, une soeur, ou une cousine...
Il me regarda. L'amusement avait refait surface dans ses yeux, mais je notai aussi une pointe d'intrigue.
-Ma jumelle, Rosalie, me ressemble comme deux gouttes d'eau, mais je ne sais pas si...
Soudain, tout prit sa place. Cet air froid qu'il avait eu tout à l'heure, ses cheveux, ses lèvres... Son visage était le presque parfait reflet de celui de la photographe avec qui j'avais fait le shoot, mais en masculin ! Et ce nom, Hale... Mes yeux s'ouvraient au fur et à mesure que la lumière se faisait en moi. Je plaquai ma main sur ma bouche, priant pour que ça ne soit pas ce que je crois...
-Oh mon Dieu... Votre soeur... Elle n'est pas photographe pour la Cullen Corporation Corps, par hasard ?
Jasper sourit.
-Si, c'est bien ça. Vous la connaissez ?
-Oh mon Dieu, gémis-je en me prenant la tête entre les mains.
-Bella ?
-Vous... Vous êtes Mr Hale ? LE Mr Hale ? Le partenaire en stylisme de Alice Cullen dans la Cullen Corps ?
-C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, non ?
Oh. Mon. Dieu.
-Euh...bafouillai-je comme une idiote en essayant de trouver mes clés, excusez-moi, il faut que j'y aille.
Rouge tomate, je déverrouillai ma voiture. Me rappelant la raison de notre rencontre, je me retournai une dernière fois vers mon sauveur. Qui ne se départissait pas de son sourire amusé.
-Merci. Pour tout à l'heure. Il..., je grimaçai, je ne crois pas qu'il m'aurait lâché sans vous.
Mr Hale fit une petite pirouette avant de déclarer d'un faux ton solennel :
-C'était un plaisir. Peut-être nous reverrons-nous un jour, belle demoiselle.
Puis, plus sérieux :
-Je vous souhaite de réussir. Dans votre nouveau métier.
Je sourit faiblement. Il fallait que je quitte ces lieux de toute urgence, j'allais tomber dans les pommes.
-Au revoir, le saluais-je poliment.
-A une prochaine fois, me renvoya t-il avec un petit signe de la main et un clin d'œil. Je démarrai le moteur. J'étais dans une merde noire !
La première pensée cohérente qui me vint, lorsque je fus rentrée avec Lina et que cette dernière fût dans sa chambre à faire ses devoirs pendant que je préparai mécaniquement le diner, fût que j'étais foutue. Malgré mes efforts pour me convaincre du contraire, j'avais dit à Mr Hale des choses compromettantes. Du plus grave au moins grave : 1) Il avait vu ma cicatrice. Ou du moins un morceau. J'aurais dû en parler à l'agence certes, mais là, ça avait quelque chose de...prématuré en fait ! Il n'avais pas vu grand chose certes, si on considérait le nombre de marques que j'avais sur le corps mais... Rhaaa, merde ! Je n'aurais pas le temps de plaider ma cause, ce Jasper Hale avait l'air sympa, mais je connaissais bien les réactions des gens quand on à affaire à des cas comme moi. Les idées toutes faîtes, les scénarios... Bref... 2) Il savait que j'habitais ici, dans un des quartiers les plus pourris de New York, et que je sortais tout droit d'un bar. Pour la bonne image de l'entreprise c'est foutu. 3) Je m'étais faite passé pour une idiote aux yeux d'un des plus grands stylistes du monde en ne le reconnaissant pas alors que je l'avais devant les yeux. Donc, il serait inutile lors d'un possible entretient d'embauche de sortir la précieuse carte "Je suis fan de mode depuis toute petite, je rêve de faire ce job !". J'étais cuite, si j'avais un jour eu une chance d'être engagée, elle venait de partir en fumée. Mon Dieu, juste après avoir reçu ce message...
J'avais deux solutions à présent. Abandonner, la solution la plus sensée que j'ai jamais eu à envisager. Me rendre malgré tout à cet entretient, en espérant : 1) que Jasper ne soit pas présent. J'ignorais encore en quoi consistait le deuxième test, je pouvais toujours prier. 2) Que s'il soit là, il se taise. Il avait l'air assez sympa. Mais en même temps, j'avais rencontré tellement de gens qui "avaient l'air sympa" et qui fuyaient dès qu'ils en apprenaient un peu de moi. Jasper Hale ferait peut être - c'était probable d'ailleurs - de la catégorie de gars qui pensent en me voyant : Ouais, elle est bien, mais pas chez nous, quoi...
Quelle galère. J'avais jusqu'à demain soir pour réfléchir. Ensuite, il faudrait faire un choix.
Ceci vous a t-il plu ? La semaine prochaine, je ne vous dis pas quand, comment ni où, mais Alice entre dans la fic. Enfin ! Sinon, comment trouvez-vous Jasper ? J'avais envie qu'il sorte de l'ordinaire, mon cow-boy. Et encore là, vous avez rien vu x) Mais dîtes-moi un peu, quelles sont vos attentes ? C'est vrai que je pourrais toujours les prendre en compte, ça serait marant x) Comme vous voulez... So... Review ! :)
