Hello tout le monde,

j'espère que vous allez bien et si ce n'est pas le cas, pour vous, un nouveau chapitre ^.^

Disclaimers: Les persos ne m'appartiennent pas, sinon je serai riche et, Jensen et Jared seraient à mes côtés... ce qui n'est pas le cas. L'histoire, par contre, est bien de moi.

Je remercie ceux qui m'ont reviewé la dernière fois: Clem's, Lydean, Lilou et Milael.

Merci beaucoup à vous, ça me fait très plaisir.

Voilà, pas de moments d'attendrissement ou chick-flick moment (pour ceux qui aiment la VO XD) et voici la suite.

Bonne lecture.


Chapitre 3 :

Les lumières s'allumèrent dans la pièce principale du bâtiments. L'esprit se plaça au centre de la pièce. Soudain, devant lui apparurent des images, tout d'abord, floues, elles devinrent plus concrètes. Les personnes passaient sans s'apercevoir qu'il était là.

Une jeune femme lui passa devant afin de rejoindre l'un des bouchers. Ce dernier s'amusait à découper la viande. Les bêtes passaient les unes après les autres devant lui, accrochées au piège rotatif. Un pistolet à projectile captif avait déjà fait son travail auparavant : la bête ne réagissait plus, ne ressentant plus rien, alors que l'homme lui faisait des saignées. L'animal regardait son sang partir petit à petit de son corps, sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher.

Les images disparurent pour laisser la place à d'autres.

Un jeune homme était attaché à l'une des tables de la pièce. Toujours la même. L'homme qui était apparu dans les images précédentes, s'avança vers sa proie, le couteau à la main et le sourire mauvais sur le visage. Le plus jeune v tout juste d'avoir seize ans. Brun aux yeux marrons, maigre et pourtant, une carrure assez forte, il essaye de bouger les bras, les jambes… le moindre muscle qui lui permettrait de s'échapper, de s'éloigner de ce malade, mais en vain. La dose d'anesthésiant avait déjà fait son œuvre : il allait finir comme la bête un peu plus tôt. Les yeux emplis d'effroi, il vit la lame lui entrer dans la chaire de ses bras et le sang couler avant que la vie ne quitte à jamais son corps.

L'horreur disparut pour en faire place à une autre.

Il se voit, lui, en train de parler désespérément avec les membres du personnel de l'abattoir, mais personne ne l'écoute. C'est comme s'il n'existait pas. Pourtant, il les voyait et les entendait comme s'il se trouvait dans la pièce. Une idée, qui lui faisait peur, germa dans son esprit. Il respira profondément, enfin c'est ce qu'il lui semblait, et posa sa main sur l'épaule de la jeune femme qui écrivait sur son bureau dans une pièce à part. Et là, ces craintes furent fondées. Sa main au lieu de toucher de la chaire, traversa complètement la femme, qui ne s'en aperçut pas. Il recula terrorisé et en pleurs. Mais, c'était bien connu, les esprits ne peuvent pleurer comme les vivants.

La scène disparut une bonne fois pour toute. L'esprit regarda en l'air. Il ne savait plus quoi faire. Son regard se posa doucement vers la porte de la chambre froide derrière laquelle se trouvaient les deux enfants qu'il avait enfermé. Au départ, il n'avait pas souhaité leur faire du mal, mais ils étaient arrivés avec des armes différentes de celles de policiers. Leurs balles à eux pouvaient l'atteindre et lui faire mal. Il ne souhaitait pas souffrir.

Pourtant, il aurait voulu qu'ils partent, sans demander leur reste. Il ne voulait pas les tuer comme il avait dû le faire avec elle. La jeune fille qu'il avait tué, l'avait bien mérité. C'était sa fille. Il n'avait eu que ce qu'il méritait. Elle avait le même âge que lui lorsqu'il avait été tué par lui. Peut-être qu'il avait déjà fait le lien entre le meurtrier de sa fille et celui qui l'avait tué il y a quelques années déjà.

Il jeta un dernier regard vers la chambre froide et disparut.


John s'assit dans sa voiture tout en soufflant profondément. La porte du côté passager s'ouvrit et il n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que Bobby s'était installé à ses côtés.

« C'est enfin fini. J'ai crû qu'on y arriverait jamais.

-Si tu m'avais écouté dès le départ, John, on serait déjà dans nos lits en train de récupérer de notre journée plus qu'éreintante. »

John ne fit aucun commentaire, sachant d'avance où cela allait les mener. Il attrapa son portable afin de voir l'heure plus qu'avancée de la nuit. Il était près de vingt-deux heures mais ce qui attira son attention fut le petit icône d'un appel en absence. Il fronça les sourcils.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Bobby, à ses côtés. »

John l'intima au silence tandis qu'il appuyait sur écouter. Aussitôt, la voix plus qu'agaçante de la femme résonna à travers le combiné.

« Vous avez un nouveau message. Aujourd'hui, à 20 heures 25… »

La voix horripilante laissa place à celle de son fils aîné :

« Papa, c'est moi. Ecoute, je ne sais pas quand est-ce que tu regarderas ton portable mais sache qu'il y a eu des meurtres en ville. D'après ce qu'on a compris, ce serait dû à un esprit qui se trouverait dans la vieille bâtisse qui servait d'abattoirs, il y a encore quelques temps. Sam et moi allons y faire un tour, afin de savoir si c'est réellement un esprit. Il est environ vingt heures et demi. Si tu n'as pas de nos nouvelles d'ici ton arrivée au motel, c'est qu'il nous ait surement arrivé quelque chose. Voilà.»

Il raccrocha et chercha dans sa liste d'appels ou messages reçus mais rien. Cela faisait une heure et demie au moins qu'ils étaient entrés dans cette soi-disant bâtisse hantée et aucun message depuis. Il composa le numéro de Dean et attendit. Seulement, ce ne fut que des longs bips qui lui répondirent. Il grommela dans sa barbe alors qu'il mettait le contact.

« John ! Qu'est-ce qu'il y a ?

-Une affaire de meurtre, là où j'ai laissé les enfants. Dean a voulu mener son enquête et ils sont allés dans un ancien abattoir. Cela fait plus d'une heure et demie. J'ai pas de nouvelles depuis alors qu'il m'a dit qu'il m'en donnerait une fois sortis. »

Bobby n'ajouta rien. Il savait très bien ce que ressentait son ami, à cet instant. La peur de perdre les siens. Il ne dit rien pour une fois sur le fait que John ne respectait pas les limitations de vitesse. C'était une question de vie ou de mort et on ne rigolait pas avec ça.


Dean jeta un regard autour de lui. La lumière vacillait depuis quelques minutes déjà. Il resserra ses bras autour de son cadet.

« Sammy ?

-Mmmh…

-Il ne faut pas que tu dormes, Bonhomme.

-…arrive…pas…

-Je sais, mais essaye.

-Mmh… »

Dean fronça des sourcils puis se dit qu'il n'avait pas le choix. Il retira sa veste et entoura le corps recroquevillé et tremblant de son petit-frère avec. Puis, il le serra fort contre son torse alors qu'il le voyait ouvrir les yeux.

« Dean ? Qu'est-ce… que …tu fais ?

-Tu es complètement gelé, Sammy. Je préfère te réchauffer du mieux que je peux au lieu de te voir mourir de froid.

-Non…. Fou… »

Il essayait d'enlever la veste de son grand-frère mais celui-ci l'en empêcha en le serrant un peu plus. Ainsi, il ne pouvait plus exécuter le moindre geste, enfermé comme il l'était dans ses bras.

« Dean…moi…veux pas…meurs…

-Je vais pas mourir et puis, je suis plus résistant que toi. Alors, maintenant, tu vas me faire le plaisir de te taire afin d'économiser notre chaleur. Je remettrai ma veste un peu plus tard.

-Promis ?

-Oui. Promis. »

Sur ce, il baissa sa tête contre les cheveux de son cadet et ils se serrèrent un peu plus. Sam entoura de ses bras le cou de son aîné, dans l'espoir de lui prodiguer de la chaleur. Il savait pertinemment que Dean tiendrait le plus longtemps possible sans sa veste, tout cela, dans le seul et unique but de le sauver, lui.

Seulement, Dean comprit la technique de son cadet et passa ses bras à l'intérieur de la veste tout en entourant son corps. La veste en cuir le protégeait un peu du froid et le corps de son cadet également. Il sentit ce dernier poser sa tête contre son cou et il en fit de même, ne stoppant pas un seul instant, ses prières adressées à son père, dans l'unique but qu'il arrive plus vite, avant qu'ils ne meurent. Pourtant, il ne croyait pas à tout ce qui touchait Dieu mais, là, il avait envie d'y croire un peu. Juste pour Sammy.

Il ferma les yeux alors qu'il respirait le parfum de son petit-frère. Cela lui permettait de se calmer alors qu'il voulait crier à cet esprit de les laisser partir ou du moins Sam. Car, s'il y avait quelque chose qui l'effrayait en ce monde empli de créatures de toutes sortes, toutes aussi dangereuses les unes des autres, c'était de voir mourir son frère sous ses yeux. C'était quelque chose qu'il espérait ne jamais voir de sa vie. Il voulait le protéger et il y arriverait, foi de Winchester.

Il y parviendrait et ce, même s'il devait aller à l'encontre de son père ou de son destin.


Voilà, la fin de ce chapitre.

J'espère qu'il vous a plu, bien entendu.

Si vous avez des suggestions faites-le moi savoir, ce sera avec plaisir que j'en prendrai compte.

Merci de l'avoir lu et à bientôt j'espère pour le prochain chapitre.

Bisous.

Jubei/Kazuki.