J'ai intégralement réécris le chapitre, suite à une review très pertinente qui m'a justement fais remarquer mon ... manque de pertinence! Voici donc la seconde version du chapitre 2 de "Tête à Tête avec un ange"


Chapitre 2: La petite nouvelle

-Mais enfin je ne suis pas votre sujet ou votre servante

-Effectivement vous êtes une voyageuse clandestine entrée sur mon territoire, je pourrais vous faire enfermer dans les cachots

-Pas cool

La jeune femme regarda l'épée posée sur la table et soupira, elle s'était bien faite avoir! Et évidemment protester lui semblait une mauvaise idée. Au mieux il la relâcherais seule dans la forêt au pire il la ferait jeter en pâture aux araignées ou enfermer dans un donjon très sombre et profond. De son côté le roi, satisfait comme son petit sourire satisfait et terriblement imbuvable le prouvait contourna la table qui trônait au milieux du salon et sur laquelle il avait déposé son épée. Reprenant une gorgée de vin il appela des servantes auxquelles il demanda de me trouver une tenue appropriée à ma nouvelle fonction. Puis, se penchant légèrement et discrètement

-Je lui ferais l'honneur d'être son professeur, ne vous occupez donc pas de cela

-Êtes vous sûr mon roi? C'est une humaine Demanda la servante

-Obéissez Advielle

-Bien mon roi

Avec un regard de dégoût l'elleth s'approcha de moi et me demanda de la suivre jusqu'aux thermes, elle m'y laissa quelques minutes, juste le temps de me laver rapidement. Une fois que je fus propre la femme me conduisit jusqu'à une chambre qui se situait, à mon grand étonnement, dans les quartiers royaux. Me donnant divers habits elle m'aida à essayer plusieures taille jusqu'à trouver la bonne. Elle prit également le partit de me tresser les cheveux en une longue tresse africaine serrée derrière la tête. Je portais donc une tunique blanche, une ceinture qui ceignait ma taille à la manière d'un obi japonais et des protections en cuir.

-Notre grand roi vous attend dans la cours, je ne peux malheureusement pas vous y conduire Expliqua la servante en me désignant d'un mouvement de tête la cours que l'on voyait depuis ma chambre

-Oh, d'accord, euh… eh bien j'y vais alors, merci… Advielle?

Sans répondre l'elleth sortit de la chambre. Restée seule, les bras ballants je regardais par la fenêtre. En effet "notre grand roi" était dans la cours, il discutait avec des serviteurs. Je décidais de me dépêcher et en demandant mon chemin à quelques gardes très coopératifs je pu me rendre en quelques minutes au lieu de rendez vous. Thranduil discutait avec un garde et je ne jugeais pas utile de les déranger, j'attendis donc quelques minutes. Levant la tête je me rendis compte que nous étions encore sous terre et malgré qu'une lumière dont je ne connaissais pas la provenance éclairait la cours j'avais l'impression d'être une fourmi dans une fourmilière.

-La lumière des Vaalars est magnifique en cette saison Murmura une voix près de moi

-P-pardon?

-Vous êtes bien tendue Avelen, avez vous quelque chose à cacher?

A mes côtés, l'elfe qui devait me servir de professeur et accessoirement de roi avait également levé la tête. Qu'il était beau, contemplatif comme un enfant de cinq ans devant la beauté de la lumière dorée face à lui. Cependant il se ravisa rapidement comme si ce qu'il venait de faire était une erreur. Reprennant son sérieux il me donna un long bâton de bois à l'aspect résistant d'environs un mètre de long, peut être un peu plus. Au début j'eu un peut de mal à comprendre puis je soupirais: chez les assassins c'est le genre d'exercice que le mentor commençait à faire faire à son disciple lorsque celui ci était tout juste arrivé pour se former. Orgeuillement je pensais que ce n'étais pas mon cas et comme dans mon monde j'avais l'habitude de me battre je baissais la garde.

Il m'attaqua, puissant, souple, agile. Il me frappais à répétition et bien que je parais beaucoup de coups avec le bâton il m'envoya un coup puissant dans la mâchoire et je tombais au sol. Le sable amortit un peu ma chute mais je sentis mes os craquer. La douleur qui me scia le dos m'empêcha de me relever. Je sentis mon dos craquer et la voix de mon médecin souffler dans ma tête. En même temps il m'avait prévenu que mon dos était fragile et que malgré les activités de sport qui ne m'avaient posé aucun problème jusque là mon corps avait besoin de repos. Cependant l'idée d'apprendre les techniques de combats d'un autre monde et échanger des coups avec le roi des elfes était trop tentant pour que j'y résiste.

-Avelen? Tout va bien… ?

-Oui, oui

Avec un peu de difficulté je me relevais et le regardais en face époussetant ma tunique. Mon dos craqua et cette fois l'image du médecin m'apparut clairement, furieux et tout rouge. Notre médecin familial était un petit homme rougeau et court sur pattes, cependant c'était un garçon d'une rare gentillesse et d'une sincérité rare dans le milieu ou il évoluait. Semblant remarquer mon trouble Thranduil se pencha et me fit m'assoir. Cela m'agaçait de me retrouver hors service dès le premier combat mais mon dos m'y forçait. M'étirant j'essayais de remettre en place mon dos maltraité cependant la douleur persistait.

-C'est bon, on peut reprendre, tout va bien

-Vraiment? Si vous avez besoin de repos ce n'est pas un problème

-Ne vous inquiétez pas, ca ira et puis au pire il y a des médecins ici, non?

-Effectivement…

Avec une réticence certaine l'elfe s'écarta et se mit en garde. Cette fois ci je ne fis pas l'erreur de sous estimer mon adversaire et remontais ma garde. Je me sentais encore plus prête et la douleur avait fait monter une dose importante d'adrénaline dans mon organisme. Cette fois je pu placer un ou deux coups ce qui était pour moi une petite victoire. Seulement au bout d'un moment je prit un autre coup dans le dos. Au lieu de demander une pose je me retournais comme la dernière fois et envoyait un coup à l'elfe le faisant tomber en arrière, sûrement de surprise. Prenant le bâton j'appuyais sur sa gorge très légèrement.

-Avez vous besoin d'une pause majesté?

-Mh… la question t'est retournée Rit l'elfe en chuchotant

Je sentis une petite pointe juste au dessous de mon nombril qui me fit grincer des dents. Il avait habilement glissé sa lame juste sur mon bas ventre. Le coeur battant à toute allure je maudis mon impudence et mon orgueil. C'est uniquement au bout de quelques minutes que je me rendis compte à quel point nous étions proches et à quelle point cette proximité était gênante. J'étais complètement collé à lui et je reculais brusquement me redressant avec toute la prestance que je pouvais avoir en ce genre de moments. Amusé l'elfe se redressa, je remarquais que ses cheveux étaient emmêlés et qu'il avait le souffle un peu plus précipité. Encore une petite victoire pour la petite humaine que j'étais.

-Vous êtes une arme… encore émoussée mais je pense que nous allons pouvoir vous proposer un poste intéressant au sein de la garde

-Je ne suis pas émoussée, ca fait dix ans que je m'entraine! Protestais-je vigoureusement

-Pour une humaine cela fait sûrement beaucoup mais nos plus jeunes gardes ont eu des centaines d'années pour s'entraîner Rétorqua le souverain en passant sa main dans ses cheveux

-Pardonnez moi de ne pas avoir deux milles ballets dans les fesses votre majesté!

Thranduil haussa un sourcil exaspéré. Ah! Le pauvre s'il savait combien je pouvais être exaspérante lorsque je m'y mettais! Il n'avait encore rien vu. Cependant je vit un petit sourire amusé se dessiner sur ses lèvres pâles. Il m'invita à me diriger vers les cuisines royales. Sans que je m'en rende compte la lumière avait baissé et le soleil se couchait désormais sur Mirkwood. Fascinée je contemplais un instant la lueur jaune passer à orange, rose puis rouge et enfin disparaître au couchant. J'eu le droit à un bon dîner et mon professeur s'éclipsa. En même temps cela me semblait normal, ce il ne tenait pas le rôle de ma nounou…

J'appris ainsi de jours en jours, soignant mes nombreux bleus résultant de mes entraînements avec l'aide du médecin du palais. Celui ci désespérais chaque jour et me soignais avec encore plus de consternation à chaque fois. Cependant je n'avais jamais autant appris. La dure formation du clan Lordwale me semblait maintenant une promenade de santé face à la mortelle agilité de l'elfe qui m'entraînait. Pourtant au bout d'un mois ou deux, j'avoue avoir perdu le compte du temps à force de m'entraîner, j'étais plus forte que jamais. Je me sentais renouvelée comme remodelée et purifiée. J'appris un peu plus à connaître les elfes et leurs complexes traditions et j'eu même la chance de contempler une éclipse de lune rouge.

Petit à petit je me sentis chez moi dans cette forêt pourtant sombre. J'aimais particulièrement aller au cuisine et apprendre la recette d'un gâteau, la manière de cuire une viande, de découper les légumes ou passer à l'infirmerie et en apprendre encore plus à propos des herbes médicinales. Ce jour là je me promenais dans le palais ayant finis mon entraînement je passais à ma chambre pour me laver. Je pris un rapide bain dans un bac d'eau chaude commandé à l'avance. Je revêtit ensuite une robe de cour simple: bleue claire et et verte eau. J'allais ensuite vers la bibliothèque pour mon cours de lettre. Vraiment! J'avais l'impression d'être retournée à l'école mais ce n'étais pas désagréable cette sorte de douce quiétude qui me changeait beaucoup de ma terre d'origine.

Soudain, au détour d'un couloir j'entendis plusieurs chuchotis. C'était étrange, j'avais une vision des elfes discrète et doux. Cette fois je pu voir la servante qui m'avait habillée ainsi qu'un autre elfe à l'air plus âgé qu'elle. Je m'approchais intriguée de savoir ce qu'il se murmurait. La pénombre rendait le tableau digne d'un film hollywoodien. Au début je n'entendais absolument rien d'autre que des petits chuchotis mais petits à petits je pu discerner plus distinctement les paroles que s'échangeait les deux elfes.

-Tu est prêt?

-Oui, j'ai pu me procurer de l'Aowe mais on en aura pas beaucoup

-Ne t'inquiète pas, je lui donnerais ce soir, je suis de service pour le dîner Ricana la femme en secouant ses cheveux roux

-Parfait, nous en serons enfin débarrassés… par contre il faudra s'occuper de son fils

-Et de l'humaine Ajouta son comparse en jetant des regards inquiet autour de lui

-Elle ne sera pas un problème, une fois le pouvoir entre nos mains il nous sera facile de la faire exécuter

Je dû prendre quelques secondes pour réaliser ce que je venait d'entendre. Ce "il" dont ils parlaient était-ce Thranduil? Ils avaient parlé d'un fils et de prendre le pouvoir, c'était sûrement cela mais ça me semblait tellement bizarre, tellement hollywoodien… En effet on m'avait laissé entendre que Advielle était l'une des nombreuses "maîtresses" du roi. Une sorte de concubine qui répondait au moindres désirs de son souverain. Cependant je la suivis, le soleil se couchait et si c'était bien chez mon roi qu'elle se rendait elle devrait se préparer. Je la vit entrer dans son alcôve (les simples sujets n'avaient pas le droit à des appartements complets) et je me dépêchais d'aller dans la bibliothèque.

-Mae Govannen Fyn, excuse moi pour mon retard Saluais-je l'elfe en rentrant dans la bibliothèque

-Tu n'a que quelques minutes de retard, ce n'est pas grave, assied toi

Mon professeur était quelqu'un de patient et de passionné, deux éléments indispensables pour me faire cours. Cependant au fur et à mesure que j'apprenais à écrire en langue commune ou ancienne mon intérêt pour cette civilisation grandissait. Fyn était le dernier elfe a savoir parler les langues anciennes et il prenait beaucoup de plaisir à les enseigner. Au bout de deux heures entrecoupées d'une pause le cours se termina. Je remerciais mon professeur et ami et retournais dans mes quartiers. La nuit était tombée et il était environs 19h30, je devais dîner avec notre roi à 19h45, j'avais donc juste le temps de poser mes livres et d'aller vers ses appartements. Je me dépêchais et me présentais à sa porte cinq minutes avant l'heure convenue. Il était tranquillement assis à son bureau une main soutenant sa tête et l'autre feuilletant ce qui semblait être un ancien livre.

-Ihr-nîn?

-Ah! Avelen, tu est enfin là, ne reste pas dans l'ombre approche, le dîner va nous être servi dans quelques minutes

Obéissant je m'approchais et tirais une chaise pour me mettre en face. Le document qui préoccupais tant mon elfe était une carte, une carte dessinée comme dans mon monde mais qui ne ressemblait en rien à celles que je pouvais voir dans les livres de géographie elfique. Je penchais la tête et faillit me tordre le cou. La carte indiquait le chemin pour aller vers un pays nommé Ashrat. Un pays ou plutôt une île de ce que je pouvais voir. Les indications étaient très précises et même dans mon monde la réalisation de cette carte aurait donné des boutons aux meilleurs géographes.

-Pourquoi lisez vous cette carte? Vous voulez lancer une expédition vers Ashrat? Demandais-je en me servant un verre de vin

-Vous arrivez à lire cette carte Avelen?

-Oui, nord, sud, est, ouest, courants, marées, etc. Après je suis pas géographe du coup je sais pas tout lire mais oui, j'étais bonne en histoire-géo

-Je ne comprend absolument rien Protesta mon elfe complètement largué

-En fait chez moi on dit qu'il y a le sud, soit en bas, le nord, en haut l'est à droite et l'ouest à gauche, on se dirige grâce aux vents et aux marées, les mouvements de la mer … Cet Ashrat, c'est une île? On dirais des récifs là… Expliquais-je heureuse d'étaler ma science comme de la confiture sur une tartine (science=confiture, Thranduil=tartine)

-Expliquez moi Avelen…

Finalement je passais une heure à lui expliquer comment on se dirigeait sur une carte. Il s'avèra être un élève très attentif et appliqué. Cependant je ne pouvais pas oublier ce que j'avais entendu dans le couloir et cela me torturais au plus haut point, est-ce que je devais en parler à Thranduil? Ou attendre un peu et essayer d'éclaircir l'histoire? Remettre ainsi en doute l'innocence d'une servante du palais ne ferait que m'attirer des ennuis et je n'en avais vraiment pas besoin cependant je ne pouvais laisser cette femme lui faire du mal. Mes pensés devaient être assez bruyante puisque l'elfe qui avait fait débarrasser la table pour laisser les serviteurs apporter le repas me prit le bras.

-Vous me semblez très pensive Avelen Me dit l'elfe en me regardant dans les yeux

-Je me demandais… Ca ne pose aucun problème à vos sujets que vous accueillez une humaine?

-Je ne leur ai pas demandé leur avis Avelen

-Et Advielle? Demandais-je en penchant la tête

-Ne vous en faite pas à propos d'elle, seul mon avis compte pour moi, c'est ma servante pas ma femme

-Vous êtes dur

-Je suis roi, le dîner est servi allons manger

J'hochais la tête et me déplaçais jusqu'à la table que nous avions laissée le temps que les serviteurs la dressent. Ils apportèrent quelques plats notamment du riz ou ce qui y ressemblais fortement ainsi que quelques poissons puis une servante apporta le vin. C'était Advielle! Elle servit une coupe à Thranduil puis non sans une certaine réticence à moi. Je la vis glisser un sachet hors de sa manche et en verser le contenu dans le verre de l'elfe. Elle sortit ensuite sans oser me regarder. Alors que son attention était détournée j'échangeais nos verres, c'était mieux, mieux que me tromper et accuser une dame de la cour elfique. Il bu tranquillement et m'invita à me servir. Une boule se noua dans mon ventre et je portais mes lèvres à la coupe.

Le goût du vin restait inchangé il avait seulement une texture granuleuse: je m'étais sûrement trompée et cela me soulageais mais alors que je finissais mon assiette un terrible mal de tête m'assaillis. Je soupirais pensant être fatiguée mais la douleur en plus d'une terrible sensation de chaud froid m'envahit. Je me levais et titubais, m'appuyant contre une colonne. Thranduil s'approcha pour vérifier mon état et en regardant mes mains je me rendis compte que des veines noires parcouraient mes bras et remontais dans mon cou. Il me regarda et m'allongea immédiatement sur le sofa le plus proche. J'avais tellement froid et chaud à la fois.

-Je vais faire venir le guérisseur Avelen

-Advielle… dans votre vin… elle a mit de la poudre, j'ai prit la coupe… je voulais être sûre de ne pas m'être trompée.. Murmurais-je en me relevant

-C'est impossible, pourquoi…?

-Elle voulait… vous tuer… la poudre… elle a dit que c'était rare, qu'elle s'en était procuré… de l'Aowe Crachais-je en me retournant de douleur

-Si vous dites vrai Avelen elle doit être punie, je vais demander à ce qu'une enquête soit ouverte… mais j'en doute sérieusement

Je lui jetais un regard furieux et saisit la coupe servie par la servante quelques minutes auparavant, j'avais sentit en buvant quelques petits grains, je vidais la coupe au sol et lui montrait l'intérieur de la coupe. Un léger résidu de poudre avait collé au fond et teintait le fond d'une couleur noire. Il prit la coupe à deux mains et furieux la jeta au sol. Il me souleva et me porta jusqu'à l'infirmerie, étonnés de voir leur roi entrer ainsi et à cette heure les soigneurs se précipitèrent vers lui. Thranduil leur expliqua que je souffrais d'un empoisonnement à l'Aowe et qu'il fallait vite me soigner. Aussitôt je fus transportée sur un lit et je perdis connaissance.

A mon réveil je me sentais déjà mieux et je pu me relever. Un médecin qui avait veillé à mon chevet m'expliqua que j'avais été sauvée in Extremis mais que je devais encore me reposer. Il me donna à manger puis sortit de la pièce pour me laisser tranquille. Le repas terminé je me laissais tomber dans le lit épuisée et inspirait longuement: Mais qu'est-ce qui m'avait prit de boire le vin? Je me prenais pour quoi? Une héroïne de roman à l'eau de rose? Oui, j'avais envie de faire mes preuves! Oui j'avais envie d'avoir ma place à Lasgalen mais pas comme ça, ce n'était pas normal, je devenais complètement folle ou quoi?

C'est Legolas qui mit fin à mes tergiversations en rentrant dans la pièce,il me salua et m'expliqua qu'une dose importante d'Aowe avait été volée dans les réserves du palais et qu'on avait trouvé des empreintes et des cheveux roux. Malheureusement rien ne permettait de traiter les empreintes cependant employé de la réserve avait témoigné avoir été payé pour faire passer à Dame Advielle de l'Aowe. Son procès était en cours et venait juste de débuter.

-Vous plaisez à mon père

-Pardon?

-Vous plaisez à mon père, ca ce voit gros comme le nez au milieux de la figure Continua l'elfe avec un petit rire gêné

-Même si c'était le cas ce n'est pas réciproque

-Vraiment?

-Bon, alors un tout petit peu mais … Enfin ce serait trop bizarre, surtout pour vous… votre mère… enfin… Essayais-je d'expliquer en m'embrouillant

-Vous êtes quelqu'un de bien Avelen, je pense que vous ne voulez que des bonnes choses à mon père mais il faut que je vous mette en garde, les elfe de la cours sont pire que les Orcs Me mit en garde l'elfe en souriant

-J'ai cru comprendre… puis-je me lever? J'aimerais assister au jugement

-Oui, évidemment, j'étais venu vous chercher, il nous faut votre témoignage, les servantes vont vous habiller

Deux jeune elleth entrèrent et me passèrent une magnifique robe rouge lie de vin et une sou tunique blanche, les broderies dorés soulignant à merveille son charme. On me brossa les cheveux et je pu enfin sortir. Legolas m'attendait à l'extérieur, il me sourit et me tendit son bras puis m'accompagna jusqu'à la salle du trône. Nous entrâmes discrètement et je pu m'assoir sur le côté. Advielle et son acolyte dont le doux nom de Gwarth était assez ironique. Je promenais mes yeux sur l'assistance, ce n'était que des elfes nobles, que j'avais déjà croisé pour certains et totalement inconnus pour d'autres.

Alors qu'on entendait le témoin qui accusait Advielle d'avoir volé l'Aowe dans les réserves médicinales j'aperçus enfin Thranduil. Il était sur son trône, le regard sombre et préoccupé, je lui adressais un sourire et il me le rendit. Au bout de dix minutes au cours desquelles différentes questions furent posées au témoin je fut appelée à la barre. Tendue je me levais, m'inclinais devant le jury et devant mon roi puis m'assied face à l'homme qui tenait le rôle du procureur. Il me salua et je répondis dans un sindarin tremblant.

-Avelen Lordwale?

-Oui Répondis-je en tremblant

-Jurez vous sur Illuvatàr de dire la vérité, rien que la vérité? Demanda l'elfe en me tendant le Silmarillion

-Sur Illuvatàr je le jure Confirmais-je en posant ma main sur la Bible locale

-Bien, confirmez vous avoir perçu une discussion compromettante parlant d'un éventuel complot contre notre roi?

-Je le confirme

-Et confirmez vous avoir absorbé de l'Aowe ? Continua le procureur apparemment satisfait

-Oui, et je confirme également en subir les conséquences

-Avez vous autre chose à dire?

-Il n'était pas uniquement sujet de notre roi, j'ai entendu aussi parler de son fils, notre prince et d'une éventuelle élimination Ajoutais-je en tremblant

-Bien, je vous remercie, vous pouvez aller vous asseoir

Je m'inclinais encore comme l'exigeait le protocole puis regagnais ma place aux côtés de Legolas qui conservait un air stoïque bien que ses oreilles s'agitent dans tous le fut ensuite entendue par le jury ainsi que son comparse qui l'accusa immédiatement prétextant qu'il l'avait obligé et menacé. Les trace d'Aowe retrouvées sur sa jupe et ses mains qu'elle n'avait pas eu le temps de laver achevaient de la faire paraître coupable. Quelques minutes après Advielle et Gwarth furent appelés devant le roi. L'elleth était furieuse, elle me jeta un regard sombre mais essayant de garder une certaine prestance elle n'alla pas plus loin.

Advielle Lugobog, le roi a délibéré avec le jury, vous êtes reconnue coupable de tentative de meurtre sur la famille royale et donc de crime de lèse majesté, pour ceci vous êtes condamnée à l'exil. Gwarth Lith pour complicité vous êtes condamné à passer un an dans les cachots du palais puis à servir dans l'armée pour un cycle entier, le jugement a été rendu Déclara l'homme en fermant ainsi la séance

Je soupirais soulagée, j'avais eu un instant peur qu'elle ne soit reconnue innocente, par quelque coups du sort, après tout je n'étais qu'une humaine et que sur mon témoignage une elfe de la cours soit bannie était exceptionnel. Elle accepta cependant son jugement avec humilité et ne broncha pas alors que les gardes l'emmenèrent à l'intérieur. Legolas me fit un signe de tête: il allait retrouver son père, moi je préférais retourner à l'infirmerie car ma tête me faisait assez mal. Le médecin me prescrit des cachets à base de plante et je pu retourner dans mes appartement. Là, je m'effondrais comme une masse sur mon lit serrant mon coussin contre moi puis me retournant sur le dos pour regarder le plafond.

Moi qui croyais avoir une vie mouvementée je n'étais qu'au début de mes surprises! J'étais contente, heureuse, enfin… Je me relevais et prit un verre d'eau pour avaler mes cachets lorsqu'on tapa à ma porte, j'allais ouvrir et tombais sur Thranduil. Il me salua et je l'invitais à rentrer, il était tellement majestueux et il portait encore les habits du jugement. Seule sa tiare était discrète, avec une petite gemme blanche au millieux.

-Comment vous sentez vous Avelen? Demanda l'elfe en me faisant face

-Fatiguée mais soulagée et vous?

-Moi?

-Vous avez essuyé une tentative de meurtre et vous avez bannie un de vos sujets… ce n'est pas une expérience facile Souris-je en l'invitant à s'asseoir

-C'était nécessaire mais je le regrette… enfin j'aurais aimé qu'il n'y ai jamais de tentative de meurtre... Ne nous épanchons pas sur le sujet, je suis surtout venu vous remercier et vous sermonner

-Me sermonner? Demandais-je étonnée

-Vous avez bu un poison qui m'étais destiné, bien que vous soyez assez évoluée pour une femme humaine… je me dois, en tant que roi vous mettre en garde, vous vous mettez en danger...

-Et qu'allez vous faire?

Je me rapprochais amusée par ses oreilles qui tremblaient: il ne savait absolument pas quoi faire. Me gronder? Ou me remercier? Je posais ma main sur son épaule et sourit en signe d'apaisement, peut être étais-ce inhabituel pour lui car il se tendit et me jetta un regard étonné. Je tendis la main vers ses oreilles qui étaient à présent légèrement rouges et les effleurait. Cette fois il prit mon poignet pour arrêter mon geste. Surprise, je le regardais sans comprendre, une intrusion dans mon espace vital ne m'aurait pour ma part, absolument pas dérangé. Sa main se serra légèrement autour de mon poignet et j'essayais de me dégager.

-Je pense que … je devrais vous récompenser Avelen

-Je n'ai pas fais cela pour avoir une récompense Soupirais-je en me levant

-Je le sais bien, en fait j'y réfléchissais depuis un bon moment

-A quoi?

-Eh bien… cela fait déjà cinq mois que vous êtes arrivée à Lasgalen et je vous observais chaque fois que je vous voyais… Commença l'elfe dans un léger sourire Vous vous êtes remarquablement bien intégré or ce n'est jamais arrivé qu'une humaine rentre à Lasgalen

-Et? Cela pose t'il un problème?

-Non, au contraire, je pense qu'en vous laissant dans la garde je vous restreint trop… je voudrais… comment dire… vous permettre de mieux vous exprimer

-C'est gentil mais je ne veux pas devenir artiste Je ris légèrement et me déplaçais sur le côté

Cependant je veux vous laisser dans l'armée… Avelen j'aimerais…

-Non

-Pardon?

-Non, je ne me marierais pas avec vous Répliquais-je catégorique

-Arrêtez de dire n'importe quoi… je voudrais que vous soyez mon général… le précédent est partit dans les Havres gris il y a deux semaines… les élections sont désastreuses.. je préfère que ce soit vous à mes côtés

-Ca doit vraiment être catastrophique

Le roi des elfes noirs hocha la tête et haussa les épaules. Pour qu'il fasse appel à moi il y avait vraiment un problème ou alors les candidats étaient tous mauvais. J'étais très heureuse qu'il me le propose et j'avais mortellement envie d'accepter cependant j'étais aussi réaliste. J'avais dix neuf ans, j'étais encore jeune. J'avais déjà géré un clan d'assassin mais contrôler une armée c'était très différent… Aurais-je les capacités de les mener au combat? J'en doutais beaucoup, surtout avec mon expérience, la théorie je pouvais l'acquérir en lisant et en étudiant mais pas la pratique! Et je refusais que ce soit au prix du sang des elfes que mon apprentissage se fasse. Pourtant je savais bien que la proposition était réfléchie car je commençais à connaître Thranduil.

-Êtes vous sûr de vouloir confier vos hommes à une enfant inexpérimentée?

-Vous êtes jeune Avelen mais j'ai confiance en vos capacités et puis je serais à vos côtés pour vous aider… acceptez ma proposition

-Je… J'accepte! Criais-je presque en me levant

Il fallait que j'apprenne à me faire confiance! Et accepter cette proposition était, je pense une bonne idée. Même les autres généraux, avec toute l'expérience qu'ils avaient faisaient des erreurs. Thranduil se leva et me tendis les bras, j'hochais la tête, j'avais lu quelque chose à ce propos, je serrais ses mains et la naissance de ses avant bras et m'inclinais. Je dû réciter un serment puis je me levais, j'étais devenue la générale de Eryn Lasgalen! Bordel de merde! (NdA: Que le lecteur me pardonne l'expression mais je pense que c'est une pensée assez réaliste). Un immense sourire naquit sur mes lèvres, Thranduil pencha la tête en signe d'approbation puis disparut dans les couloirs. Ce soir là je dormis comme un bébé.

Le lendemain matin j'eu mon premier cours de stratégie, c'était une des choses les plus intéressante que j'ai jamais étudié. Ensuite j'eu entraînement et je passais pour la première fois la garde en revue, elfe par elfe. Je déjeunais rapidement et partit avec le soigneur principal de la garde pour un premier cours d'herbes médicinales et ne revint au palais qu'à la fin de l'après midi. Dès que je fus arrivée une nuée de servante m'entoura et me kidnappa pour me brosser, me coiffer et m'habiller, j'eu juste le temps d'entendre un "Fête des étoiles, vous allez être en retard Général" avant qu'une vague de bijoux ne m'envahisse. Je réussi à faire valoir un peu d'autorité et optait pour une simple tiare d'or avec ce qui ressemblais à une gemme rouge. En fait c'était la fête du passage de l'automne à l'hiver, la fin de firith (l'étiolement) et le début de rhîw (l'hiver).

Sans que je m'en rende vraiment compte je fus habillée comme une vraie dame de la cour, une robe assortie à la gemme qui ceignait mon front et des bottes en cuir souple que je trouvais extrêmement confortable, bien plus que les escarpins de mon monde! Une servante m'accompagna jusqu'à la salle du banquet ou résonnais une musique agréable et entraînante. Dès que je franchis la porte le silence se fit dans la salle, je progressais grâce à un serviteur qui me guida vers une table placée un peu en hauteur, sur une sorte de balcon sans barrière. Assis à la table, Thranduil, Legolas, le conseiller et d'autres nobles que je n'avais jamais vus, je fus placée entre un petit ellon et Thranduil. Je saluais chacun puis une servante vint déposer les mets à table. Je goûtais la nourriture puis me tournais vers les invités, le petit ellon se mit ensuite à tirer sur ma manche puis arrêta à cause du regard orageux jeté par mon autre voisin.

-Ce n'est pas grave Ihr nîn…Souris-je en faisant signe à Thranduil qui haussa les épaules que veux tu petit?

-Je me demandais pourquoi tu n'étais pas sale ou grossière…