Disclaimer

Rien ne m'appartient. La fic est de Adah, les personnages connus de JKR...

Résumé

Après une nuit riche en événements dix ans plus tôt, Voldemort a été détruit et Harry Potter a disparu. Où est-il parti ? Qu'est-il arrivé cette nuit-là ? Un seul homme connaît la réponse : un enseignant nommé James. Et lorsque que le dixième anniversaire de la chute de Voldemort approche, Ron et Hermione pensent de plus en plus à leur ami…


¤ ¤ ¤ Hidden Beneath ¤ ¤ ¤

Chapitre 3 : Résolutions et nouveaux amis

Harry se leva en chancelant. "Alors les gars..." il essayait de les raisonner. Il recula quand il comprit qu'ils continuaient à avancer vers lui. Certains avaient gravé sur leur visage un sourire malveillant, les plus sobres semblaient seulement déterminés.

Harry trébucha sur une chaise tandis qu'il reculait vers la porte. Les hommes s'avançaient toujours. Harry sentait encore plus le pouvoir s'éveiller en lui. Harry réfléchit aux choix qui s'offraient à lui. Il pouvait se sauver de cette foule grâce à son pouvoir en les métamorphosant tous en cafards, mais ensuite le Ministère de la Magie devrait se montrer afin de lancer quelques sorts d'Amnésie aux hommes-cafards et tout remettre en ordre, d'abord en recherchant celui qui a prononcé le sortilège, ce qui signifie que le Ministère se lancerait à sa poursuite, ou bien prendre quelques pilules et se faire tuer par ces voyous.

Des sorciers du Ministère étaient probablement déjà en chemin pour s'assurer qu'aucun moldu n'avait été blessé par le sort accidentel d'Harry contre le voyou au couteau. Donc il choisit d'avaler ses pilules et de courir, préférant se faire tuer qu'affronter le passé.

En glissant contre la porte, Harry fouillait dans ses poches à la recherche de son flacon. Une fois trouvé, il attrapa une bière tiède, encore à moitié pleine, se retourna, se leva, avala quelques pilules, jeta la bouteille de bière, et courut hors du pub.

La bande le poursuivit, lui hurlait après. Harry sentait que ses pilules faisaient effet à l'intérieur de lui. Harry courait à l'aveuglette, sans aucune idée d'où il se dirigeait. Il était trop ivre pour reconnaître la rue qu'il avait empruntée pour aller jusqu'au pub, et en plus de ça, trop ivre pour distinguer le ciel du sol. La seule chose qui lui donnait la force de continuer était le fait que s'il s'arrêtait, il serait tué dans la minute qui suivait, et tant qu'il courait, il vivait.
Harry traversa une rue en courant, plusieurs voitures le klaxonnèrent et l'évitèrent tant bien que mal. Harry trébuchait et tombait, mais après un regard en arrière, il rampa en avant, se releva, et courait à nouveau. Il courut vers le bois enneigé à l'autre bout de la ville. La bande de voyous ne se trouvait pas très loin derrière lui et ils commencèrent à lui jeter des objets. Un morceau de bois atteignit son dos, mais il courait toujours. Ils lancèrent alors des objets plus lourds. Une brique toucha Harry au bras et il tomba.

Poussant des cris de douleur et tenant son bras ensanglanté, il ferma les yeux, ne souhaitant pas voir ces hommes arriver sur lui. Il entendit des clameurs de triomphe lorsqu'ils le trouvèrent là où il était tombé, et se mirent à le frapper.

Harry voulait que sa douleur cesse. Il voulait que ces hommes s'arrêtent. L'engourdissement gagnait tout son corps à force d'être meurtri. Harry n'arrivait pas à comprendre pourquoi ils continuaient à le tabasser, le cogner, le blesser. Pourquoi font-ils ça? Voulaient-ils réellement le tuer? Ne voyaient-ils pas qu'il avait déjà extrêmement mal? Ou était-ce le sang qui les excitait autant, et aussi longtemps qu'ils se battaient, la moindre petite parcelle de raison qu'ils possédaient les quittait-elle?

Harry distingua vaguement des sirènes, aperçut des lumières aveuglantes à travers ses yeux mi-clos. Le groupe se dispersa. Harry ne voulait pas non plus être retrouver par la police.

Lentement il roula sur le ventre, et rampa derrière un tronc d'arbre. La neige recouvrait tout, et Harry savait que la température était négative cette nuit-là. Il portait seulement un pantalon et un T-shirt à manches longues déchiré. Il se souvint qu'il avait laissé son manteau et son écharpe au pub. Au moins ses chaussures étaient intactes. Et il avait eu une chance incroyable que ses pilules soient restées dans la poche de son pantalon. Je parie que M. Westin a jeté un sort sur ce flacon pour qu'il ne me quitte jamais, du même genre que le sort de Remplissage continu, pensa Harry. Doucement il lui vint à l'esprit qu'il allait mourir de froid s'il restait allongé sur le sol gelé. Il se força à se relever. Cela lui prit un moment : son corps était si douloureux, et il saignait tellement qu'il imaginait très bien mourir d'une hémorragie. Toutefois il gardait à l'esprit la résolution qu'il avait prise dans le bar. Il ferait la différence dans ce monde, même s'il empruntait un voie si petite soit-elle. Il ne s'attendait pas à trouver le remède contre le cancer, ou un vaccin contre le SIDA, ni de découvrir une forme d'intelligence sur une autre planète, ni de résoudre la problème de la faim dans le monde. Il désirait seulement faire quelque chose à son échelle. Sauver des animaux. Donner des vêtements et de la nourriture à des sans-abri. Nettoyer le voisinage. Etre quelqu'un de bien.

Ces pensées en tête, il recommença à marcher. Il avança pendant des heures. Il tombait parfois, il se relevait toujours.

Il parcourait les bois, ses pas le guidaient vers une destination mystérieuse. La lune était pleine. Immense, blanche, aussi nette qu'une image. Il voyait tant d'étoiles. Pas un nuage n'obscurcissait sa vue. Le ciel n'était pas noir, mais bleu marine, ou est-ce d'un violet profond? Il pouvait voir la cime des arbres, leurs sombres silhouettes heurtaient le ciel. La lune renvoyait une étrange lumière sur la forêt, tout semblait gris argenté. Et il continuait à marcher.

Il marcha jusqu'au moment où il pensait qu'il rêvait, il était encore un petit garçon, c'était le matin de Noël. Il se précipitait dans les escaliers, étonné par la présence de cadeaux sous l'arbre de sa Maison. Ses deux meilleurs amis lui souriaient, et riaient avec lui. Il était en sécurité, il n'y avait pas de réel danger. En ce temps-là, le plus grand de tous était le cours de Potions.

Un peu plus tard, Harry ouvrit les yeux et vit une lueur dans le lointain. Il dévia légèrement pour suivre cette lumière, n'ayant nul autre lieu à atteindre, et il désirait un but pour ôter de son esprit la douleur et le froid.

Lorsqu'il arriva près de la lumière, il ne savait que faire. Il sentait extrêmement faible et tremblait violemment. Encore un effort, s'encouragea-t-il, j'y suis presque. Il réfléchit encore et encore à ce qu'il allait devenir pour faire une différence dans ce monde. Mes parents ne sont pas morts en vain, pensa-t-il avec acharnement, je suis le fils de Lily et James Potter, et je ferais unedifférence dans ce monde, j'aiderai, je ferai quelque chose de ma vie.

Harry oublia pourquoi se diriger vers cette lumière était si important, mais il savait qu'il devait y parvenir; c'était son but. "Je suis le fils de Lily et James Potter [NdT: ''I am Lily and James Potter's son''], et je ferais la différence," prononça-t-il à haute voix. Il répétait sans cesse ces mots comme un mantra, en cherchant toujours à atteindre la lumière. Finalement, il s'aperçut qu'elle provenait d'une maison. Il s'agissait d'un éclairage électrique suspendu à la porte de derrière. Il sourit faiblement. Il avait réussi.

Il monta vers cette porte, frappa, et s'évanouit.

Quand Harry se réveilla, il remarqua qu'il était allongé sur un lit, dans une blouse d'hôpital. Une infirmière s'approcha de lui lorsqu'elle s'aperçut qu'il avait repris ses esprits.

"Vous vous sentez bien?" demanda-t-elle.

"Oui," répondit Harry, "Où suis-je?"

"A l'hôpital. Vous aviez quelques sérieuses blessures et vous étiez en hypothermie."

Harry observa ses bras : quelques points de sutures sur son bras gauche, et son bras droit dans le plâtre. La brique lui avait probablement cassé l'os.

"Vous vous êtes évanoui en face de la maison des Harding, et heureusement quelqu'un vous a entendu et vous a emmené ici," ajouta l'infirmière. "Juste à temps. Vous avez perdu beaucoup de sang."

Harry resta à l'hôpital plusieurs jours, et puis il fut libre de partir à condition qu'il revienne une semaine plus tard pour se faire retirer ses points. Il n'avait nulle part où aller, mais les Harding lui proposèrent de bon cœur de s'installer chez eux aussi longtemps qu'il en aurait besoin.

M et Mme Harding étaient sûrement les gens les plus aimables de tout le Canada. Ils avaient trois enfants, tous adultes, deux garçons et une fille. Ryan était l'aîné, puis ensuite venait Peter, et enfin Olivia. C'étaient Ryan et Peter qui avaient retrouvé Harry. M et Mme Harding préparaient le petit déjeuner quand Harry entra chez eux.

"Alors," demanda Ryan dès qu'ils commencèrent à se servir et à déjeuner, "vous disiez que votre nom était James Potterson?"

Harry avala précipitamment ce qu'il mâchait et essayait de comprendre comment Ryan eut cette idée.

"Votre nom," réessaya Ryan, "Vous marmonniez quand on vous a trouvé, quelque chose du genre que vous étiez James Potterson et que vous feriez la différence."

"Euh oui," répondit Harry, "Oui c'est mon nom." Bien, plus personne ne me retrouvera avec un annuaire maintenant, se dit Harry, devenu James.

"Encore des œufs, chéri?" demanda Mme Harding.

"Oui, bien sûr," répondit-il. "Merci beaucoup."

"Vous êtes Anglais?" interrogea Olivia.

"Comment le savez-vous?" dit-il stupidement.

Olivia rit. "Votre accent, il sonne anglais."

"Oh, oui, évidemment." Le nouveau James se donna mentalement une claque. "Oui, oui, je suis Anglais." Il rougit d'avoir été aussi bête.

"Et quand avez-vous quitté l'Angleterre?" reprit M Harding.

"Il y a environ six mois, je pense. Fin mai. Dans quelle ville sommes-nous?"

"Calgary. Le 16 décembre."

"James, mon chéri, avez-vous terminé?" demanda Mme Harding.

"Oui, merci."

"Bien, nous allons vous montrer votre chambre," dit M Harding. "Vous la partagerez avec Peter. Ca vous convient?"

"Oh oui, merci infiniment."

M Harding, Peter et James montèrent à l'étage.

"J'aurais bien monté vos sacs ici, mais vous ne semblez rien posséder qui ne soit pas déchiré sauf cette boîte de pilules que vous gardiez à l'hôpital," dit Mr Harding.

"Oh, où est-elle?" demanda James, on sentait la panique dans sa voix.

"Ne vous inquiétez pas," rit M Harding, "elle est en bas dans la cuisine."

James respira de nouveau, soulagé.

"Bon, les garçons, je vais vous laisser seuls un moment," dit Mr Harding, "Peter, aide James à s'installer, et ensuite descends pour m'aider à porter le sapin de Noël."

"Pas de problème," répondit Peter.

M Harding descendit les escaliers et un silence gêné s'installa entre Peter et James.

"Alors, est-ce que tu as un travail par ici?" tenta Peter, un instant plus tard.

"Euh, non, pas vraiment," lui dit James.

"Hum, laisse moi réfléchir. Tu pourrais toujours m'aider à la boulangerie. Ou alors mon frère Ryan peut essayer de t'obtenir un boulot au cabinet du dentiste où il travaille. Bien qu'il faille quand même une expérience dans le médical pour travailler là-bas. Oh, sinon mon ami Jacob travaille à l'école primaire, et ils ont terriblement besoin d'un instituteur."

"Vraiment?" Bien, pensa James, instituteur. Voilà où je pourrais faire la différence. Je ferais une différence dans la vie de ces enfants, si petite soit-elle.

"Ouais," continua Peter, heureux d'entendre un certain intérêt de la part de James, "Il n'est pas nécessaire que tu aies de l'expérience en tant que professeur. Ils t'enverront assister à plusieurs stages pendant les vacances, qui ont débutées hier, et tu pourras enseigner dès janvier. Le salaire n'est pas extraordinaire, mais suffisant pour en vivre!"

"Ca paraît génial!"

Les mois qui suivirent, James devint ami avec les Harding. Il s'appliqua à l'apprentissage de son nouveau métier, et on l'accepta. Il commença par enseigner aux cinquièmes années, dont l'instituteur était parti à la retraite. Il obtint un prêt et loua un petit appartement grâce à sa paye d'enseignant. Finalement, il s'était bâti une vie bien à lui, et était très heureux.

Visiblement Peter se remémorait aussi sa rencontre avec James, il était muet depuis quelques minutes, perdu dans ses pensées.

"Bon," dit-il soudain, "Nous allons rester planté là toute la journée, ou on va préparer les éclairs?"

"C'est parti!"

"Ouais, et pendant ce temps nous avons laissé ces clowns travailler sur ces éclairs," plaisanta Peter, "ils ont dû en faire trois au grand maximum."

James regarda derrière lui, où Sarah, Emma et Jacob faisaient une bataille de farine.

"Viens, on va leur montrer comment on s'y prend!" s'exclama Peter.

Peter et James saisirent tous deux une pleine poignée de farine et se joignirent à eux.


Mise à jour le 19-03-2013