Ze suis désolée de vous zavoir fait souffrir avec la phrase de fin du dernier chap' (ou pas 3) Bonne lecture ! :3 MAIS JE SUIS SURTOUT DÉSOLÉE DE CETTE ABSENCE ! ZE VOUS ZAAAAIME

J'étais troublé. Choqué. Excité. Excité de savoir si c'était vrai. Excité de me dire qu'il m'aimait. Qu'on m'aimait. Qu'importe, il s'était attaché à moi, comme je l'avais toujours rêvé.

J'inspirais, et rentrais dans l'enceinte du lycée. Les hyènes ne me feraient plus peur. Elles ne m'avaient rien fait pendant ces vacances. Et tant mieux. J'étais resté chez moi après que Mathieu soit venu dormir...

Je traînais dans les couloirs, quand une fille me bouscula :

"D-désolée ! Je suis désolée ! Vraiment...
-C'est pas grave."

Je ne savais pas qui elle était. Je ne connaissais personne, a part mes bourreaux. En tout cas, cette fille aux cheveux bruns et aux yeux verts ne me laissa pas indifférent. Mon cœur tressauta dans ma poitrine, et tout d'un coup je voulu la serrer contre moi, qu'elle entende mon cœur, et l'embrasser.
Mais elle était déjà partie. Laissant derrière elle, un parfum d'été, un parfum de mangue.

Je détournais mes yeux d'elle et m'en alla vers ma salle de cours. Tous était installé. Ne restait plus que ma place : premier rang, hors ligne de mire du professeur, le plus près de la porte.

Je m'y installais en soupirant. Finalement... Ces dernières semaines de cours allaient être trèèèès longues... Toujours personne à mes côtés. Je n'avais pas connu un ami depuis trop longtemps.

Les cours de la matinée passèrent trop lentement. Toujours trop lentement. Comme un sablier qu'on s'amuse à retourner, et retourner, empêchant ainsi le temps de s'écouler.

Je mordis dans mon sandwich avec un air triomphant. Enfin je pouvais l'envoyer en enfer. Seulement, j'étais apparemment le seul à le vouloir. La bande de Mathieu s'approcha de moi, et Émilie attrapa mon casse-croûte en ricanant ;

"Et alors ? T'étais où pendant ces vacances ?! scanda-t'elle
-Tu nous fuyait ?
-Quelle tapette !
-Tu m'étonne !
-Hhahaahaha !"

Je les écoutais rire, et se moquer de moi. Finalement... Ces dernières semaines de cours allaient vraiment être les pires de toute cette année. Je jetais un coup d'œil à mon sandwich, en espérant pouvoir me nourrir avant la sonnerie.

"Ah ! Voilà Mathieu !
-Et Benjamin !"

Je sursautais et observais du coin de l'œil Mathieu et son meilleur ami. Je me souvins alors d'une de ses phrases : "T'inquiètes, la bande d'attardés n'est pas avec moi !". Je souris. Ben' et les autres ne devaient vraiment pas être ses amis pour qu'il dise ça.

Soudain une main m'empoigna. Benjamin me fixait férocement.

"Alors Antoine...! On nous a fuit ?
-Lâche moi.
-Quoi ? T'as parlé ?
-Achète un sonotone mec.

Il écarquilla les yeux.

-Ben quoi ?! T'es surpris ? Te crois pas surpuissant mec, t'es pas le seul à savoir se battre !
-Toi ? Tu sais te battre ? Vous entendez ça les autres ?
-C'est un bouffon ! approuva Émilie en dévorant Ben' du regard
-Dégage Antoine si tu tiens à la vie...!
-J'ai pas peur de toi Ben'.
-Je t'interdis d'utiliser mon surnom. Connard.
-Ah oui excuse moi. Seul les attardés ont ce privilège."

On pouffa de rire à côté de nous. Benjamin se tourna férocement, tandis que je me contenta de tourner la tête : Mathieu cachait sa bouche d'une main, et pouffait de rire sans pourvoir s'arrêter apparemment. Il se calma et nous regarda avec des yeux rieurs, pleins de larmes de malice.

"Ça t'amuses Math' ce qu'il vient de dire ? cracha Benjamin
-Ouais. Ses punchlines sont bien mieux trouvées que les tiennes mec.

Le jeune homme aux yeux bleus s'avança vers son ami. Son aura dégageait une menace imminente. Ben' l'avait sans doute sentie car il recula, et me lâcha.

-Mathieu ? Qu'est ce que t'as ?
-Je veux que vous arrêtiez de le brutaliser.
-QUOI !? Tu te mets du côté des faibles maintenant ?!
-Tu sais très bien que je ne suis pas faible gamin...

Un frisson parcouru mon échine... "Gamin" ? Il parlait d'une voix rauque et avec des mimiques de gangster sur le visage. Une forte vague d'émotions noires me frappa de plein fouet, mais je ne fut pas le seul vu la réaction des hyènes et de Benjamin.

-Laisse moi ! S'il te plaît ! Je le laisserai promis !
-Alors barre toi et ne m'approche plus gamin...!"

Un canif glissa de sa manche pour atterrir dans sa main. Il eu un horrible sourire assassin. Ses yeux pétillaient d'une façon narquoise. La bande de Benjamin partit en courant, et j'en profita pour reprendre mon sandwich.

Une main se posa sur mon épaule. Je sursautais et me figeais. Si Mathieu était toujours dans une sorte de phase de type "assassin" mieux valait pas traîner longtemps dans les parages. Je me relevais doucement et me tournais vers lui.

Il était comme avant. Le Mathieu que j'avais connu en une soirée. Je lui souris.

"Hey... murmurais-je faiblement
-Ça va ? il me regardait avec une once d'inquiétude
-Ouais... Merci j'aurais jamais pu manger sinon !

Il rit et me regarda avec sympathie. Mais alors... Il m'aime oui ou non ?

-Je te devais bien ça !
-Hein ?
-Tu m'as hébergé chez toi alors que je te battais... Ici... Donc.. Voilà.
-Tu ne me battais plus.
-Presque plus disons alors !
-J'ai bien peur qu'Émilie soit amoureuse de Benjamin...
-On s'en branle.
-Mais tu sortais pas avec elle ?
-L'année dernière...
-Désolé je suis en retard..
-C'est pas grave t'es pardonné Toinou.

Je rougis légèrement. "Toinou" ? Pas mal ! Ça me va. Enfin un surnom ! Ça fait si longtemps !...

-Merchi Matichou !
-Argh ! Horrible surnom !
-Tu préfère Math' ?
-Nan ! Surtout pas !
-Alors on est d'accord Mathichou ?
-Je ne crois pas non gamin !
-Même pas peur !

Je riais avec quelqu'un. Et encore mieux ; avec la personne avec qui je l'avais toujours voulu. Ce moment était parfait. Je priais pour que quelqu'un remue le sablier du temps.

-Ça te dis qu'on se voit après les cours ?
-Heu... ben... oui! bafouillais-je
-Cool !"

Il se retourna, et partit rapidement. La sonnerie retentit dans mes oreilles alors que je l'observais en rougissant. Je secouai ma tête et partis à mon tour vers ma salle.

"Heu... Antoine Daniel ?
-Oui ?

La fille de ce matin ! Qu'est ce qu'elle est mignonne !

-Je.. Voulais m'excuser pour ce matin...
-Mais tu es pardonnée tu sais !
-Oui mais... Bon... Tiens !"

Elle me tendit un bout de papier. Je le pris et elle partit en courant. Étrange fille... Bon j'ouvrirais ça en classe.

Je suis vraiment désolée. D'avoir troublé ta matinée. Je sais... Ce n'est sans doute pas vrai. Mais pour moi ça l'est. Je t'avais déjà vu tant de fois. Mais jamais je ne t'avais parlé. Et je crois que j'aurais dû. J'étais dans mes pensées. Mais Cupidon m'a frappée. D'une de ses flèches enflammées. Ressens-tu comme je t'aime ? Comme je suis troublée ? La jalousie m'a étreinte alors que tu parlais avec...Mathieu je crois. Pourquoi lui parlais-tu ? Alors que tout le monde sait qu'il te mène à la dure ! Fait attention à toi ! Je te dis ça pour te préserver. Je ne veux pas te perdre de vue...

J'ouvris et fermais la bouche. Que... QUOI ? En quelques jours j'avais deux déclarations d'amour !? Une directe et franche qui m'avait transporté sur un nuage doré, et l'autre longue, avec des rimes, et étrange. Et cette dernière me laissait plutôt indiffèrent. Pourtant mon cœur tressautait tout à l'heure ! Je ne l'aimais pas. J'aime quelqu'un d'autre alors ?

Je souris à toutes ses pensées. J'était content qu'elle est des sentiments pour moi, mais triste de ne pouvoir les lui rendre. Que faire ? Lui faire comprendre que c'est à sens unique ? Je ne sais rien d'elle...

La pauvre.

Le soir, je restai traîner dans la salle des casiers, en attendant que tout le monde s'en aille, mais surtout que Mathieu arrive.

"Antoine ?

Ah. La fille. Au doux parfum. Je me retournais et lui souris.

-Salut...
-Alors ? Tu l'as lu ?!

Elle trépignait d'impatience apparemment. Je me sentis très mal. Mais il ne fallait pas que je m'attire d'emmerdes.

-Oui...
-Et ?
-Et je ne ressens rien pour toi... Du côté amour en tout cas.
-D'accord... Je vois...
-On peut toujours... Non... Non rien.

Mieux valait ne rien dire. J'allais dire quelque chose de stupide qui m'avait détruit le cœur quand on m'avait éconduit au collège.

-Je t'aime vraiment Antoine Daniel ! Je t'aime de tout mon cœur ! Je ne comprend pas ! Pourquoi l'amour est-il comme ça !?

Elle avait dit cette phrase avec des larmes dans les yeux et sur les joues. Je me demandais s'il fallait que je la prennes dans mes bras, mais je repoussais aussitôt l'idée.

-Je suis désolé..." chuchotais-je

Elle partit de nouveau en courant. Mais cette fois, en laissant une triste odeur derrière elle. Merde... Je l'ai fais pleurer putain ! J'aime pas ça moi... Putain... Je déteste faire pleurer les gens... J'aurais tant voulu être son ami...
Ma gorge se nouait de plus en plus, au fur et à mesure que ce genre de pensées me submergeait.

"Mec, ne va surtout pas lui dire qu'en faite tu l'aimes. Ça pourrirais beaucoup de choses. Et puis un couple menteur ça ne sert à rien tu sais ?
-Oui t'as raison."

Mathieu passa son bras autour de mes épaules et planta son regard dans le mien. Ses yeux débordaient de compassion, et d'une pointe de jalousie. Il m'entraîna dehors, et là, il dégagea son étreinte. Il changea de sujet, et me fit rire à maintes fois. Et sincèrement.

Je ne savais pas où on allait mais je lui faisait confiance. On changeait perpétuellement de rue. Ses pas me guidèrent bientôt dans les ruelles de la ville. Et à partir de là, je me sentis étrange. Une pulsion de méfiance s'était emparée de moi.

"On va où là Math' ?
-Secret !
-Ok...

Il me tira la langue, et attrapa ma main. Il la serra contre la sienne. Un décharge électrique traversa mon corps et mon cœur battis à tout rompre.

-Ferme les yeux Toinou..." chuchota-t'il

Je fermai les yeux, me plongeant dans le noir le plus total. Je me sentais affreusement faible et comme une proie qui n'aurait pas dû s'aventurer là. Mais sa main me fis une pulsion, et il m'encouragea à avancer, et me promit qu'il me guiderait.

Je suivis une voix et une main. Mon cœur ne battait presque plus, tant j'étais stressé, apeuré et amoureux...?

"Tu peux ouvrir les yeux...

Sa voix s'était glissée avec délice au creux de mon oreille. J'appliquai l'ordre, et un bâtiment mystérieux me fis face. Imposant, blanc/gris, avec une multitudes de fenêtres.

-On est où ?
-Secret !

Il rit de bon cœur.

-On est devant chez toi c'est ça ?
-Nope.
-Aller dis moi !
-Ok, ok. On est devant un bâtiment qui organise des concerts. MAIS ! Ce n'est pas le bon que tu regarde en fait. C'est le noir là...!

Il me désigna avec fierté un petit immeuble. Il attirait du regard... Mystérieux. Bien plus que l'autre.

-Et on fout quoi ici monsieur Sommet ?
-On va écouter. Et voir. Un groupe de métal.
-Nan... Attend t'es sérieux mec là ?!

Je fixais ses yeux bleus en guettant sa réponse. J'espérais que oui, mais surtout que non en fait. Me retrouver là dedans se serait un rêve devenu réalité, mais d'un côté, je n'en avait pas vraiment envie.

-Non. Je n'ai pas d'argent pour payer les places. Et à cette heure là y'a rien de toute façon. Mais je voulais te le montrer. Il est si... charismatique ce bâtiment. Tu trouves pas ?
-On parle d'une salle de concert là mec...
-Plus tard je me marierais avec elle ! Personne ne s'opposera à mon amour pour elle !
-Si.
-Qui ? Benjamin ?
-Nope.

Il sourit. Amusé, et soulagé. Du moins c'est ce que je lisais dans ses yeux.

-Alors qui ?
-Secret !"

Il prit une nouvelle fois ma main et m'entraîna cette fois, à un arrêt de RER. Le mien en fait. On était si proche de la fin ?

"Ta mère doit s'inquiéter.
-T'as sans doute raison.
-Tu voulais rester ?
-Ben... Oui ?!...
-Moi aussi je voulais que tu reste tu sais.
-Je croyais que tu m'avais emmener ici parce que ta salle de concert voulait des préliminaires plus tôt que prévu.

Son regard croisa le mien, et nous éclatâmes de rire. Il se calma longtemps après moi et essuya nerveusement une larme de rire.

-Non, mais.. Je dois rentrer aussi voilà tout.
-C'est chiant...
-Tu m'étonne.
-Bon... Ben salut Matichou !?
-Salut..."

Il s'avança timidement et posa ses lèvres sur les miennes.

Beaucoup plus tard

Je me réveillais en sueur. C'était pas la première fois que je rêvais du lycée. Des années ignobles en tout cas. A part toi bien sûr. Mon petit ange aux yeux bleus. Enfin... Ange... Tu étais plus un diable.

Mon téléphone vibra non loin de moi. Je regardai avec indifférence le message ;

Maéva ; Hey ! T réveillé ? G besoin de toi !
Antoine ; Pq faire ? ^^
Maéva ; Bah ! Mon déménagement... è_é
Antoine ; A oui c vrai! Zarrive
Maéva ; Thank's

Je regardais autour de moi en soupirant. Tapisserie de merde. J'allumais mon ordinateur pour guetter l'activité des commentaires de ma chaîne YouTube. Rien de très passionnant. Bah. C'est normal. Si des gens regardent ça, c'est qu'ils sont cons comme moi. Donc. C'est loin d'être étonnant.

Trois lettres. Encore et toujours les mêmes. S.L.G. Mais qui êtes vous ? Et que signifiez-vous ?! Pourquoi me poursuivez vous donc ainsi !?

Je tapais les trois lettres et cliquais au hasard sur une des vidéos.

Mon cœur s'arrêta. Mes lèvres frémirent. Elles n'avaient pas oubliés. La saveur des tiennes. Mes yeux papillonnèrent. Et se plantèrent dans tes yeux. En y cherchant une émotion quelconque. Une larme roula sur ma joue.

Tu étais là. Devant moi. Tu étais toujours là. Dans mon cœur. Tu m'avais tant manqué.

Bien avant

Je mouvais mes lèvres avec passion et amour. Le baiser dura ainsi quelques minutes, nous liant un instant. On s'écarta pour respirer.

"Mathieu ?
-Antoine ?
-Je t'aime aussi tu sais...
-A demain mon prince..."

Woilà ! Bon je sais les derniers paragraphes sont étranges. C'est pourquoi je vais vous expliquer : l'avant dernier "Beaucoup plus tard" nous téléporte aux côtés d'Antoine qui se réveille en sursaut suite à un rêve retraçant certains moments de son lycée. Dont un baiser en particulier. Le "Bien avant" nous ramène au passé du coup, pour la suite du baiser. Antoine lui, ne revois pas cette suite. Il n'y a que nous. C'est spé' hein ?

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