Auteur : asrial

Base : FF8

Genre : délire génétique et familial

Rating : R

La faute du père

Chap 2



Avec un gémissement étouffé, Seifer se laissa tomber sur son sofa puis posa sa jambe malade sur la table basse.

"- tient.

Une tasse de tisane relaxante apparus a coté de lui en même temps que Laguna qui n'avait pu resister a l'envie de prendre d'assaut la cuisine du jeune homme.

Le blond la prit avec plaisir puis la sirota tranquillement sous le regard attentif du président, aveugle a l'inquiétude croissante emplissant ses yeux de béryl.

Rares étaient ceux qui connaissaient vraiment l'ex-chevalier de la sorcière. Encore plus rares étaient ceux qui s'en souciaient…Squall l'aurait pu, s'il n'avait pas été a ce point centré sur sa petite personne, Zell aussi, s'il n'avait pas préféré l'image calme, professionnelle et stable que le blond projetait autour de lui, simple masque pour se proteger des autres… un parmi tout eux qu'il avait usé sur le douloureux chemin de son existance sans que quiconque se soucie de le lui ôter ou simplement de voir par delà…

Laguna savait son fils profondément blessé…Par lui, par la mort de sa mère, par Linoa, par l'existance même de Jander…Mais jamais, quand bien même il devrait encore vivre un siècle, jamais Squall ne parviendrais a toucher du doigts l'abîme de douleur dans lequel son cousin navigait depuis sa plus tendre enfance.

Il soupira.

Tendrement, il posa une main sur la jambe morte du jeune homme et lui dispensa un soin max. Non que la magie puisse faire quoique ce soit pour ses os détruit ou ses nerfs broyés, mais la douleur, elle, serait tenue a distance quelques heures…

Encore une chose qu'il avait toujours tu a ses individus qui n'étaient ses amis que de nom. Aucun n'avait la moindre idée de la douleur permanente dans laquelle il vivait. Squall encore moins que les autres. Jamais il ne comprendrais pourquoi Seifer l'avait protégé. Jamais il ne comprendrait pourquoi le blond l'avait toujours bousculé, le fortifiant de sa violence pour les temps a venir… Comme sachant d'instinct que son cadet aurait besoin de toute sa force e, plus de celle qu'il lui abandonnait.

Seifer lui-même ne savait pourquoi il agissait ainsi.

Mais il le faisait.

Instinctivement.

Parce que ce besoin de protection faisait partit de lui au même titre que la cicatrice qui lui barrait le front, sans plus d'espoir de voir ce besoin assouvit que la marque de son attachement a son fils palir et disparaître….

"- Laguna ?"

Le président sursauta et tira un petit bout de langue.

"- Désolé, je pensais."

Le blond eut un sourire tendre pour son ainé qui le remercia silencieusement qu'il n'ai pas sacrifié au lieu commun de lui demander s'il s'était fait mal.

"- que puis-je pour vous ?"

"- Tu peux me tutoyer, Seifer. Tu es le plus ancien ami de mon fils après tout. Tu es un peu comme un fils adoptif pour moi."

"- Je…..Merci, Laguna…"

Hésitant, le président s'assit a coté de lui et lui passa un bras autour des épaules avant de l'attirer contre sa poitrine.

Surprit, Seifer se laissa faire.

"- Considère toi comme mon fils, Seifer…Tu es la fils de mon frère après tout…."

Somnolant, Seifer ne releva pas.

Les yeux fermés, soupirant de détente, il s'endormit sans craindre les cauchemars qui ne laissaient pas de le poursuivre depuis sa sortie de l'hôpital, quatre mois plus tôt.

***

Jander rampa sous le lit, sauta sur ses pieds, rangea sa peluche dans le petit trou dans le mur, puis repositionna sa penderie devant le trou.

Sans un bruit, il se faufila a la salle de bain, prit quelques vetements propres, se lava aussi doucement que possible pour ne pas reveiller son père endormis dans la baignoire, prit son petit sac de cours, puis sortit de l'appartement avant de courir le long des couloirs.

"- Hé, gamin…"

L'enfant arreta sa course et salua posément le pilote de la BGU.

"- Monsieur ?"

"- Tu ne devrais pas courir dans les couloirs et il est bien tôt pour que tu ailles en cours, encore plus aujourd'hui…"

"- j'allais a la cafétéria, monsieur."

Nida lui ébourrifa les cheveux et lui tendit la main.

"- les enfants n'ont pas le droit d'aller a la cafet sans leur professeur."

Jander soupira.

"- Tu dejeune avec moi ?"

L'enfant s'illumina largement.

"- Je peux prendre un chocolat ?"

Vaincu par les manières adorables de l'enfant, le timide pilote rit gentiment avant de le prendre a cou.

"- Ce que tu veux, poussin, ce que tu veux.

Ravis, le bout de chou se laissa trimbaler, rassuré de voir les couloirs deserts.

"- Allez, descent de là…" Murmura le jeune homme en le posant a terre devant la porte de la cafet.

"- Salut Nida."

Déjà assis en train de se goinfrer de bretzels, Zell salua la SeeD en le voyant entrer avant de se lever pour venir embrasser son neveu par adoption.

"- 'Jour tonton Zell…"

Le zébulon blond le percha sur une table.

"- Tu sais que tu as de la chance toi ?"

Jander se raidit immédiatement, inquiet.

"- ha ?"

"- Tu lui fait peur ! Zell !"

"- Hu ?"

Nida lui jeta un regard noir.

"- Du calme, poussin. Qu'est ce que tu avais a dire, Zell ?"

"- heu… Juste que Laguna est arrivé hier soir. Il c'est retiré avec Seifer. Je crois qu'ils avaient pas mal de choses a ce dire."

Jander poussa un petit cri de ravissement et sauta de la table juste comme nida le récuperait au vol et l'asseyait sur une chaise.

"- Tu dejeunes AVANT d'aller voir ton papi."

Avec un grand sourire, l'enfant hocha la tête, aveugle au regard inquiet échangé entre les deux adultes.

"- Vi, M'sieur !"

***

Squall émit un grognement tenant plus de l'ours mal léché que de l'hominidé puis bougea un peu dans la baignoire.

Glacé jusqu'aux os, ses sous-vêtements collant a sa peau et répandant une odeur désagréable de sueur rance, il se força a trouver la force de se lever et d'ouvrir la bonde.

L'eau souillé s'évacua lentement par les canalisations, le laissant avec une fine pellicule huileuse collée a la peau.

Avec un grondement de fauve blessé, il jeta ses derniers vetements directement dans la poubelle puis ouvrit l'eau chaude a fond, s'ébrouant sous le liquide comme une jeune chiot. A taton, il attrapa la bouteille de shampoing puis de gel douche et se décrassa vigoureusement a s'en mettre la peau a vif.

Un peu rasserené, il s'habilla de propre puis se mit a la recherche de son fils.

Trouvant sa chambre vide et rangée, il haussa les épaules. Le gosse avaient du aller en cours.

Se vautrant sans grace aucune sur le sofa, il attrapa la plus proche bouteille avant de la porte a sa bouche. Une violente contraction de son estomac le jeta a genoux, incapable de controler sa nausée.

Les yeux injecté de sang, frémissant de fièvre, il rejeta la bouteille au loin.

Aussitôt, ses crampes s'apaisèrent, le laissant have et fatigué.

Comme il pu, il se traina dans la cuisine pour se faire un café. L'odeur de l'amer liquide lui monta aux narines. Soudain, le jeune homme se rendit compte qu'il mourrait de faim.

***

Seifer ouvrit les yeux.

Il était au chaud, installé confortablement sur un oreiller ferme qui montait et descendait et faisait boum-boum…

Avec un juron silencieux, il se redressa lentement. S'il avait passé la nuit avec quelqu'un, il ne se souvenait absolument pas avoir rabattut un quelconque individu dans sa chambre depuis….longtemps….Trop pour son organisme qui se rappela a son bon souvenir lorsqu'il passa a une position assise, le tissu de son pantalon se tendant douloureusement sur la preuve de sa frustration.

"- bien dormit ?"

Le baryton leger vibrant d'amusement autant que de sommeil faillit le faire sortir de sa propre peau comme deux mains fines aux cals anciennes passèrent sur ses flancs.

"- Laguna ? Que;.."

"- On c'est endormit sur le canapé…Tu doit craquer de partout qu'une vieille paire de bottes je suis désolé…"

Le blond secoua la tête et s'étira, soulagé.

"- Je vais prendre une douche. J'ai un cours dans…"

"- 27 heures. On est dimanche, garçon.

"- Dimanche ? Ha oui, c'est vrai… "

On toqua a la porte.

"- Bouge pas" Intima a Seifer en lui posant une maint sur l'épaule tandis qu'il se levait.

"- Oui ?"

"- PAPI !!!"

Une bombe brune miniature lui sauta au cou en gazouillant comme un sauvage.

"- Tient donc, un bout de chou…Comment saviez vous que je serais là ?" Lanca le président

"- Alors là, je ne cherche même pas a comprendre" Soupira Nida, Zell derriere lui; "Bonjour, monsieur le président."

"- Laguna. Alors, bout de chou, comment m'as tu trouvé ?"

"- Je savais que tu étais là…"

"- Ha ?"

"- Vi… Ca sentait toi."

Laguna fronça les sourcils, inquiet.

"- Je vois…"

"- 'Jour, tonton seif."

"- 'Lut poussin."

Le gosse passa sans complexe des bras de Laguna a ceux de Seifer et se bouina contre lui.

"- ils sont choupi.. On dirait un père et son fils." Lacha Zell sans réflechir.

Laguna soupira devant le justesse de la constatation.

Avec une grimace, il retint un mouvement d'humeur et se massa le poignet.

Il devait voir son fils au plus tôt.