Note de l'auteure : les événements dans cette histoire sont basés sur des faits réels que les lecteurs reconnaîtront facilement, mais je me suis permis une certaine liberté avec la chronologie de ces faits. Des événements tragiques peuvent se produire à tout moment et en tout lieu. Ce qui importe le plus, c'est comment nous sommes en mesure de gérer ces événements.
Les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephenie Meyer, et la traductrice de Scintilla est Milk40.
« Tirez le meilleur parti de vos regrets. N'étouffez jamais votre chagrin, mais choyez-le jusqu'à ce qu'il offre un intérêt distinct et intégral. Regretter profondément, c'est vivre à nouveau. » Henry David Thoreau
Chapitre 3 : Puzzle (Jigsaw)
Juillet 2004
Edward sépara les documents en trois piles et les mit dans des enveloppes qu'il tendit à Jasper tout en parlant.
« Celle-là est pour Anderson Cooper à CNN. Il enquête depuis le déversement, et je pense qu'il serait le plus disposé à inciter la colère du gouvernement. »
Jasper hocha la tête en guise de réponse.
« Celle-là est pour Larry Schweiger à la Fédération Nationale de la Faune. Il risque d'avoir l'écume à la bouche quand il va lire ça. Et celle-là… »
Il glissa la dernière enveloppe sur la table.
« … ira à Stuart Smith à La Nouvelle-Orléans. Il est l'avocat qui représente l'Association des Pêcheurs Commerciaux Unis et le Réseau d'Action Environnementale Louisianais. Qu'il utilise cette information pour aider ceux dont les moyens de subsistance ont été affectés. »
« Je pense qu'il est sage que tu fasses ceci sous le couvert de l'anonymat, Edward. Tant de gens ont quitté BP, et avec tous les entrepreneurs impliqués, il sera impossible d'identifier qui a révélé quoi. »
« Fais-moi une faveur et envoie la copie destinée à Anderson Cooper quelques jours avant d'envoyer les autres. D'après les documents internes sur la clé USB, BP craignait qu'il ne découvre quelque chose très bientôt. Faisons en sorte qu'ils pensent qu'il a tout découvert par lui-même. Il avait déjà toutes les pièces du puzzle, je ne fais que l'aider à les mettre ensemble. Je pars au Zimbabwe demain matin pour travailler avec Habitat pour l'humanité pendant quelques mois, peut-être plus. »
« À ce propos, je voulais que tu saches qu'Alice a envoyé un communiqué de presse aux stations de nouvelles et aux journaux locaux pour expliquer que tu as démissionné de ton poste de haut niveau chez BP à cause de la mauvaise gestion de la crise du Golfe, et que tu redirigeais tes efforts avec Esmée pour fonder une nouvelle banque alimentaire pour la région de Forks. »
« Quand est-ce que cette nouvelle va être annoncée ? »
« Elle sera mentionnée demain matin dans le Seattle Times et le Peninsula Daily News. »
« Génial. Je serai sur mon vol pour l'Afrique, et toute interview devra avoir lieu à mon retour, après que la tempête de merde qui menace d'éclater chez BP se soit apaisée. Ce sera plus sûr pour vous tous si je ne suis pas ici de toute façon. Sans leur cible sur le continent, j'espère qu'ils vous laisseront tranquilles. Alice pense vraiment à tout, n'est-ce pas ? »
Le grand sourire de Jasper montrait la fierté qu'il éprouvait envers sa femme.
« Jasper, j'aurais dû… j'aurais dû me concentrer depuis le début sur mes objectifs les plus importants, sur les efforts humanitaires. Tu sais que je n'ai jamais eu besoin de cet emploi chez BP, ou du salaire. Je pensais que je pouvais faire une différence tangible dans leurs opérations d'ingénierie. Je pensais que si je travaillais de l'intérieur vers l'extérieur, pour inspirer un changement… Mais quand je me suis rendu compte que leurs normes internes ne correspondraient peut-être jamais aux miennes, et puis le fait d'apprendre qu'on m'avait menti, qu'on avait menti à tout le monde… Je regrette de ne pas avoir écouté mon cœur quand j'ai réalisé que ma tentative de faire une différence pourrait être de peu d'importance. Je regrette tellement de choses… »
« Edward, ne regrette rien. Tu as fait ce que tu pouvais avec les meilleures intentions. Tu contribues à changer les choses maintenant, et c'est ça qui importe. Au final, c'est toujours ce que nous faisons après être tombé qui importe. Tout est dans la façon dont nous nous relevons après une chute. »
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Il frappa doucement à quelques reprises jusqu'à ce qu'il entende un mouvement derrière la porte. Quand il vit l'intérieur de sa chambre, il remarqua les livres éparpillés sur son lit.
« Tu étudies à cette heure, Bells ? C'est dimanche matin, et en plus ce sont les vacances d'été. Les adolescents ne sont-ils pas censés dormir jusqu'à midi ? »
« Pas cette adolescente. Je me prépare pour les cours du programme de placement avancé. Quoi de neuf, papa ? »
Il lui tendit les journaux, un sourire évident derrière ses épaisses moustaches.
« Il faut que tu lises ça. Je savais que les gens lui donnaient injustement une mauvaise réputation. »
« Tu parles de qui ? »
« D'Edward Cullen. »
Elle s'empara vivement des journaux dans ses mains et les ouvrit, les parcourant rapidement.
« En page trois du Times et en page deux du Daily. Tu veux un petit déjeuner ? »
« Je vais descendre boire un café dans quelques minutes. »
Elle s'assit sur son lit et commença à lire. Elle rougit à la vue de la photo du bel homme qui accompagnait l'article. Elle avait réalisé à un âge précoce qu'Edward était un adolescent séduisant… En tant qu'adulte, il était incroyablement beau, le plus bel homme qu'elle avait jamais vu. Elle continua de regarder la photo pendant de longues minutes après avoir lu les articles.
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Le reste de Forks fut bientôt en effervescence en raison de la nouvelle. Au fil des jours, Esmée et Carlisle se mirent à recevoir des éloges sur les actions et l'intégrité de leur fils. Certains offrirent de faire du bénévolat à la banque alimentaire, et beaucoup plus encore offrirent des dons. La générosité montrée par les habitants de Forks s'étendit à d'autres organismes de bienfaisance œuvrant pour diverses causes.
La communauté avait un cœur qui commençait à prendre forme.
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Février 2005
« Alice, quel genre de tartes devrais-je faire pour l'inauguration officielle de la banque alimentaire ? »
« La tarte aux cerises est la préférée d'Edward, et comme il a atterri hier soir, je suis sûre qu'il appréciera d'en avoir un morceau, Bella ! »
« Il est rentré du Zimbabwe ? »
« Ouaip, il ne raterait l'inauguration pour rien au monde. Il est tellement mince. Il a besoin d'être nourri, et je pense que tes tartes feront très bien l'affaire ! »
« Je vais aller au magasin tout de suite chercher la garniture aux cerises. As-tu besoin d'autre chose pendant que je serai là ? »
« Non. Tu sembles… plus heureuse, Bella. »
« Une semaine elle me manque vraiment, et la suivante j'y pense moins… mais c'est difficile de ne pas y penser avec l'anniversaire de sa mort la semaine prochaine. Dix ans, et je déteste toujours son cancer. Je passe par des phases… »
« … Je pense que cela se produit chez les gens qui pleurent la perte d'un être cher. Je sais que ta mère serait très heureuse de te voir travailler si fort à l'école, et passer tellement de temps à donner aux autres. Tu es en train de devenir une jeune femme très généreuse et déterminée. Je suis fière de toi, et je sais que ta mère le serait aussi. »
« Assez d'épanchement, Alice, je vais finir par pleurer. J'ai des tartes à préparer. On se voit demain ? »
« À la première heure. Je serai là à sept heures pour dresser la salle. Ça va me donner trois heures pour que tout soit parfait. »
« Je serai là à sept heures moi aussi. Papa va nous rejoindre après son quart de travail pour nous aider. »
« Super ! Va faire ces tartes ! Edward sera ravi ! »
Bella était heureuse qu'Alice ne puisse pas voir le rouge envahir son cou et ses joues. Elle avait hâte de le revoir après tant d'années.
Elle attrapa ses clés et sauta dans son camion, roulant jusqu'en ville pour acheter les cerises et les autres ingrédients pour les tartes.
En tournant sur la route principale qui menait en ville, elle aperçut un cycliste en V.T.T plus loin devant elle. Il était grand, très en forme, et ses jambes robustes pompaient furieusement tandis qu'il roulait sur l'herbe vers le haut de la butte. Elle rougit à nouveau en réalisant qu'il s'agissait d'Edward. La vigueur de son corps alors qu'il pédalait était indéniable, et le rouge à ses joues s'accentua quand il se tourna pour lui sourire.
Embarrassée pour lui qu'il la voie rougir, elle agita la main dans le rétroviseur et appuya sur la pédale d'accélération pour s'éloigner en vitesse avant qu'il ne puisse être témoin de la réaction de son corps à sa présence.
Elle fut à l'épicerie en quelques minutes. Elle saisit son panier et parcourut les allées, prenant les choses dont elle avait besoin le long du chemin.
« Bella Swan, veux-tu bien en laisser pour moi s'te plaît ? »
Il lui sourit alors que la sueur coulait sur son front.
Elle craignit de s'évanouir sur le champ. Elle mit une autre boîte de garniture aux cerises dans son panier.
« Celles-ci sont pour toi, en fait. Je fais des tartes aux cerises pour la cérémonie d'inauguration demain, et j'ai pensé que je pourrais en faire quelques-unes en extra pour toi, pour emporter à la maison. »
« C'est gentil de ta part ! Je viens ici de temps en temps, quand elles ne sont pas en saison, pour faire une provision de boîtes afin de pouvoir en mettre sur la crème glacée ou d'autres desserts. Tu savais que les cerises sont mes préférées ? »
« Alice me l'a dit. »
Il émit un petit rire, son sourire s'élargissant.
« Bien sûr. Tes cheveux… Tu as l'air tellement différente avec cette longueur. »
« Je pensais justement à les faire couper. Je ne peux plus les supporter. »
« S'il te plaît ne fais pas ça. Ils sont jolis comme ça. Alice te tuerait si elle entendait dire que tu songes à les couper. Elle regrette d'avoir coupé les siens. Elle prétend qu'ils n'ont jamais repoussé de la même façon. »
Il tendit la main pour attraper une boîte pour lui-même.
« As-tu passé un moment agréable à son mariage ? »
Il hocha la tête en réponse.
« Les Keys en Floride sont magnifiques. Nous avons regardé les dauphins nager tout près de la plage. Alice et moi avons tous les deux pensé à toi en les voyant. »
Sa rougeur revint en force. Elle méprisait son corps pour être un tel traître.
« J'ai lu les articles au sujet de ta démission dans le journal. J'ai aussi vu les rapports récents concernant les bébés dauphins qui s'échouent sur les rivages de la côte du Golfe. »
Il acquiesça une fois de plus, la tristesse anéantissant son expression autrefois heureuse.
« Les chiffres sont beaucoup plus élevés que ce qui survient naturellement au cours de la saison de vêlage, et parce qu'ils sont trouvés sur une zone tellement étendue… c'est… c'est tragique que l'impact continue d'être si répandu. »
« Nous en avons discuté un peu en classe vendredi. Tu… Comment vas-tu, après tout ça ? »
« Je… »
« Edward Cullen ! Je pensais bien que c'était toi qui roulais en V.T.T dans la rue ! Quand es-tu revenu en ville ? »
« Bonjour, Mme Lewis. Je suis rentré hi… »
« Mme Lewis est la mère de mon mari, alors s'il te plaît ne me fais pas penser à cette garce. Appelle-moi Linda. »
Bella regarda la posture vorace de Mme Lewis alors qu'elle se rapprochait d'Edward, ses seins se bombant pour rencontrer son regard. Elle se sentait extrêmement mal à l'aise et savait qu'elle devait fuir cette conversation au plus vite.
« Je dois aller faire ces tartes. À demain, Edward. Bon après-midi, Mme Lewis. »
Elle leur sourit à tous les deux et s'éloigna, sentant un malaise au creux de son ventre. Elle aurait voulu poursuivre cette conversation, et elle espéra avoir l'occasion de le faire dans la matinée.
ooo
Bella dirigea son panier vers le bas de la petite rampe menant au parking, les boîtes métalliques de garniture aux cerises cliquetant contre la grille en métal du panier. Il y avait un groupe de femmes en train de commérer derrière elle.
« Elsa a dit qu'il est énorme, et qu'il possède une endurance ahurissante. Toute la nuit, Margaret. Toute la nuit. Elle dit que même à l'école secondaire, il était un amant très habile. Elle est sortie avec lui pendant les vacances d'été une année, durant ses études universitaires, et elle dit qu'il était encore meilleur. Regardez-le maintenant. Imaginez l'expérience qu'il a. Je pense qu'il a aussi couché avec… »
Bella poussa son panier plus vite afin de s'éloigner de leurs chuchotements. En dépit des dix années qui les séparaient en âge, elle avait toujours été consciente du charme qu'il exerçait sur ceux autour de lui. En vieillissant, il était devenu encore plus beau… de façon indéniable. Jessica et ses autres copines parlaient souvent de lui, ou répétaient ce qu'elles avaient entendu leurs mères dire à son sujet, si bien qu'elle savait qu'il détenait une sorte de pouvoir sur les femmes qui croisaient son chemin. Elle savait qu'il avait ce même pouvoir sur elle, mais elle ne pouvait pas mettre le doigt sur ce que c'était ou comment elle pourrait l'entraver. Elle savait seulement qu'elle réagissait à lui chaque fois qu'il était à proximité, et elle attendait avec impatience les occasions d'être en sa présence.
Ce qu'elle savait, surtout, c'est qu'elle avait hâte de le revoir dans quelques heures.
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« Quel succès ! Les équipes de télévision se sont pointées et les entretiens avec les journalistes se sont bien déroulés. Bella, ces tartes étaient incroyables ! »
« Merci, Esmée. Je suis heureuse que tant de gens soient venus pour montrer leur soutien. »
Esmée hocha la tête, ramassant les ordures jonchant le sol en se dirigeant vers l'arrière.
Bella sortit une paire de ciseaux et entreprit de couper les anneaux sur les bouteilles qu'elle avait mises de côté en servant les boissons pendant la fête. Elle s'affaira à la tâche rapidement, plaçant les piles dans des sacs de recyclage à ses pieds.
« Est-ce que tu fouilles toujours les poubelles ? »
Il riait en prononçant ces mots, mais elle sentit la nausée déferler sur elle. Ses pairs faisaient les blagues les plus pénibles de toutes, mais elle avait supposé qu'Edward la comprendrait. Elle regarda les matières recyclables qu'elle avait triées. Le ton d'Edward ressemblait à une réprimande. Elle se sentit soudain très jeune.
Elle se hérissa face à ses paroles taquines, un froncement de sourcils apparaissant sur son visage.
« Je ne suis plus une enfant, Edward. Je suis capable d'être mieux préparée. J'essaye juste de faire ma part pour… »
Elle abandonna sa phrase avant de pleurer devant lui. Elle laissa ses ciseaux sur la table et tourna les talons en vitesse pour quitter l'immeuble, montant rapidement dans son camion et démarrant.
Edward sourcilla en regardant le vieux camion s'éloigner, troublé par le soudain changement de comportement de Bella et par son départ.
« Elle est fragile en ce moment. La semaine prochaine marque le dixième anniversaire de la mort de Renée. Était-il nécessaire de la taquiner de cette façon ? Elle a travaillé si dur toute la matinée, et elle était fière du système qu'elle a mis en place pour récupérer toutes les matières recyclables. »
Sa sœur réussissait toujours à être là dans les moments significatifs.
« Je plaisantais avec elle, Alice. Tu dois admettre que c'était hilarant de la voir passer à travers nos déchets. »
« Il y a eu une époque où tu trouvais une noble qualité dans ses actions, à un si jeune âge. Pourquoi te moques-tu d'elle à présent ? »
Il se tourna pour regarder sa sœur, mais elle marchait déjà dans le couloir. Il aida à nettoyer le reste du désordre, souriant en voyant la paire de ciseaux et les anneaux en plastique coupés à côté d'eux sur la table.
La voix de sa mère interrompit le cours de ses réflexions.
« Elle a fait des tartes supplémentaires pour toi. Elles sont dans le réfrigérateur. Elle a pensé que tu pourrais apprécier quelque chose de sucré après tant de mois passés dans les régions sauvages d'Afrique. N'oublie pas de les prendre avant de partir. »
« Je passerai chez elle pour la remercier, maman. »
« Fais ça, mon fils. »
ooo
Il se gara devant la résidence des Swan ce même après-midi et frappa à la porte. Il resta là pendant quelques minutes avant de réaliser que le camion de Bella et la voiture de patrouille de Charlie n'étaient pas dans l'allée. Il retourna à sa voiture et s'apprêtait à ouvrir sa portière quand le véhicule de Charlie vint se garer.
« Edward ! Quel bon vent t'amène ? »
« Je suis venu remercier Bella d'avoir aidé avec la fête aujourd'hui, et aussi pour les tartes en extra qu'elle a faites pour moi. »
Charlie plissa le front, confus.
« Je croyais qu'elle était avec Esmée ? »
Edward secoua la tête.
« Elle est partie il y a un bon moment de ça. »
« Cette fille… elle est étrange ces derniers jours. Je ne sais pas où elle pourrait être. Je suis désolé que tu l'aies manquée. Tu veux entrer prendre une bière ? »
« Merci, mais il faut que j'y aille. Je dois me rendre à Seattle demain matin pour donner quelques interviews. Pourrais-tu s'il te plaît lui dire que je suis passé la remercier pour les tartes ? »
« Sans faute ! J'ai vu le reportage d'Anderson Cooper au sujet de BP aux nouvelles il y a quelques mois. Il semblerait que tu aies quitté le navire au bon moment et que tu aies pris la meilleure décision en partant quand tu l'as fait. »
« C'était vraiment quelque chose, n'est-ce pas ? Je suis content que la presse s'intéresse enfin à la vérité et ne régurgite plus la désinformation que les parties concernées lui donnaient à bouffer. On a finalement l'impression qu'une certaine justice a été rendue, en particulier pour les personnes vivant sur le Golfe. Rien ne changera ce qui est arrivé, mais ils méritent la vérité. »
Charlie acquiesça d'un signe de tête.
« Bonne chance avec tes interviews ! Je lui dirai quand elle reviendra. »
Habitat pour l'humanité a fermé sa subdivision du Zimbabwe à la fin de 2005 en raison de troubles politiques et économiques. Vous verrez comment les troubles en Afrique jouent un rôle dans les vies d'Edward et de Bella (et dans les nôtres) plus tard au cours de cette histoire.
À bientôt
Milk
